Notre force est dans notre docilité à l'Esprit Saint

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Notre force est dans notre docilité à l'Esprit Saint

Message par etienne lorant le Jeu 5 Juin 2014 - 10:11

Le jeudi de la 7e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 22,30.23,6-11.

Paul avait été arrêté à Jérusalem. Le lendemain, le commandant romain voulut savoir à quoi s'en tenir sur les accusations des Juifs contre lui. Il lui fit donc enlever ses chaînes, puis il convoqua les chefs des prêtres et tout le grand conseil, et fit descendre Paul pour l'amener devant eux.
Paul se rendit compte qu'il y avait là le parti des sadducéens et celui des pharisiens. Alors, devant le conseil, il déclara d'une voix forte : « Moi, frères, je suis un pharisien, fils de pharisiens. C'est à cause de notre espérance en la résurrection des morts que je passe en jugement. »
À peine eut-il dit cela qu'une dispute éclata entre pharisiens et sadducéens, et l'assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens prétendent qu'il n'y a ni résurrection, ni ange, ni esprit, tandis que les pharisiens y croient. Cela fit un grand vacarme. Quelques scribes du parti pharisien intervinrent pour protester vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Un esprit ou un ange lui a peut-être parlé. »
La dispute devint très violente, et le commandant craignit que Paul ne se fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l'arracher à la mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage ! Le témoignage que tu m'as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,20-26.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi.
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un :
moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »


Cy Aelf, Paris

Saint Paul renvoie ses accusateurs à leurs propres jugements et à leurs contradictions. Ces derniers ne sont pas d'accord entre eux sur la question de la résurrection. Il lui suffit donc de témoigner qu'il croit en la résurrection, tandis que ses adversaires ne savent même pas s'entendre sur le sujet. Il n'en suffit pas plus au commandant romain, qui peut voir les accusateurs eux-mêmes se disputer entre eux, pour dissoudre l'assemblée "manu militari" !

Or, c'est ainsi que procède jésus dans tout l'Evangile lorsque ses adversaires essaient de le prendre en défaut. J'ai trois exemples en tête, les voici :

- En saint Luc 20, à propos de Jean le Baptiste
Un de ces jours-là où Jésus, dans le Temple, enseignait le peuple et proclamait la Bonne Nouvelle, survinrent les grands prêtres et les scribes avec les anciens. Ils lui demandèrent : « Dis-nous par quelle autorité tu fais cela ? Ou alors qui est celui qui t’a donné cette autorité ? »
Il leur répliqua : « Moi aussi, je vais vous poser une question. Dites-moi : Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? ». Ils firent entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi n’avez-vous pas cru à sa parole ?” et si nous disons : “Des hommes”, le peuple tout entier va nous lapider, car il est persuadé que Jean est un prophète. »
Et ils répondirent qu’ils ne savaient pas d’où il venait.
Alors Jésus leur déclara : « Eh bien, moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais cela. »


- En saint Matthieu 22, concernant l'impôt à César
Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler.
Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? »
Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? »
Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
À ces mots, ils furent tout étonnés. Ils le laissèrent et s’en allèrent.

Et enfin, en saint Jean 8, lorsque les juifs traînent devant lui une femme prise en adultère, une réplique incontournable et toujours fondée sur la contradiction entre les pensées et les actes :
« Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol. Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre.
»

Ce qui importe pour nous, afin que nul ne puisse nous confondre, c'est de demeureur toujours en Jésus. C'est à cette condition que l'Esprit Saint vient en son heure à notre secours. J'ai déjà raconté comment un policier avait pensé obtenir de moi un aveu en me disant : "N'est-il pas écrit dans votre Bible : "Faute avouée à moitié pardonnée ?", mais à l'instant même, j'avais été inspiré et j'ai répondu: "Non. Ce que vous dîtes, n'est rien qu'un proverbe. Ce qui est dit dans la bible, c'est "La vérité vous rendra libre". Donc, puisque j'ai dit la vérité, je rentre chez moi" - et l'on m'a laissé partir !

Saint Paul est véritablement inspiré par le Seigneur et celui-ci va l'envoyer jusqu'à Rome, car désormais, il est prêt. L'élève est devenu comme son Maître. C'est ce que prédit Jésus dans la prière qu'il fait au Père. Et pour la seule fois, dans tout l'Evangile, Jésus se montre à ce point solidaire de ses disciples, qu'il va exprimer une volonté à son Père - et c'est la seule fois dans tous les textes:
"Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde."

Pour parvenir à bon port, ne comptons donc pas sur nos propres talents, mais sachons nous en remettre entièrement à Jésus.

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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