La foi chasse la crainte devant elle

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La foi chasse la crainte devant elle

Message par etienne lorant le Sam 12 Juil 2014 - 17:55

Quinzième dimanche du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 55,10-11.

Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,18-23.
Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu.
Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu'elle l'a voulu, mais à cause de celui qui l'a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore. Et elle n'est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance ; nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,1-23.
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac.
Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur est sorti pour semer.
Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde.
Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il leur répondit : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné.
Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre.
Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le cœur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent !
Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin.
Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit.
Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
»


Cy Aelf, Paris

Rares sont celles et ceux qui entendent et qui comprennent le temps que nous vivons !  

On dira que le Christ est venu et que le monde n'a guère changé.  Tout du contraire, l'histoire ne semble-t-elle pas se reproduire et se recommencer sans fin ?  

Le Seigneur est venu, il a formé ses disciples, il en a fait des apôtres; Il est mort, Il est ressuscité, Il est monté aux cieux. Il a envoyé son Esprit sur les siens, ceux-ci ont essaimé dans le monde entier, ils ont proclamé partout l'Evangile... mais le monde demeure secoué en tout sens par des guerres fraticides. Mais le jeu des idéologies a repris de plus belle et combien d'hommes en ont sacrifié d'autres au nom de la liberté, du bien commun, de l'égalité, de la justice. En verrons-nous la fin ?

Mais pour quelques-uns, dont je suis, oui, vraiment la fin est venue, le temps est dépassé et l'histoire est dite !
Si j'ose écrire cela, c'est que je suis évangélisé. C'est que, par la rencontre personnelle et intime du Christ ressuscité, il y a bien longtemps que je n'appartiens plus au monde.

Qu'est-ce que ce monde peut désormais me faire encore ?  Me blesser, me faire connaître la faim, la soif, l'indigence, la maladie et finalement la mort ?  Eh bien, en tout cela, si j'ai bien entendu la Parole, si je l'ai bien laissée me transformer selon le dessein de Dieu, alors quoi ?  C'est tout simple:l  ma Joie demeure. Je peux peiner, ma Joie demeure; je peux souffrir, ma Joie demeure; je peux pleurer, ma Joie demeure.

Je songe souvent à celles et ceux qui contemplent les soubresauts du monde en essayant d'y repérer la proximité du retour en gloire du Seigneur. J'ai de la peine pour eux, car ils se laissent tirailler dans tous les sens.
Leur bibliothèque est remplie de révélations de dernière heure. C'est sans joie qu'ils viennent aux sacrements, car ils sont dans l'angoisse autant que dans une forme d'exaltation morbide de la "fin des temps".  J'y ai perdu quelques amitiés, car je ne parviens plus à reconnaître les personnes que j'avais rencontrées. Dans la plupart des cas, c'est desormais la peur de Dieu qui prédomine chez elles - hélas, elles encourent le risque d'être jugé ils seront jugées selon leurs craintes. Puisque Dieu est Amour, puisque Dieu n'est qu'Amour, et puisque l'Amour chasse toute crainte...





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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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