La Joie, celle qui supporte tout avec amour

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La Joie, celle qui supporte tout avec amour

Message par etienne lorant le Ven 25 Juil 2014 - 10:32

]Fête de saint Jacques (le majeur), Apôtre

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,7-15. [/b]
Frères, nous, les Apôtres, nous ressemblons à des gens qui portent un trésor dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu.
À tout moment, nous subissons l'épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis.
Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle.
Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
L'Écriture dit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé. Et nous, les Apôtres, animés de cette même foi, nous croyons, nous aussi, et c'est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous.
Et tout ce qui nous arrive, c'est pour vous, afin que la grâce plus abondante, en vous rendant plus nombreux, fasse monter une immense action de grâce pour la gloire de Dieu
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-28.
La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »
Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »


Cy Aelf, Paris

La lettre de saint Paul peut sembler un peu morbide : "Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps." Il faut bien que je me pose la question : qu'en est-il pour moi ? Les souffrances que je porte, je les trouve souvent très légères, même si nombre d'entre elles ont un lien quelconque avec la manière de vivre que la foi a mise en oeuvre en moi.

Il est vrai que l'agression dont j'ai fait l'objet quelques jours avant Pâques, m'a beaucoup "remué" lorsque, cherchant une explication à ce qui était arrivé, un témoin m'a affirmé que c'était directement lié à la libre parole que j'avais eue, dans des groupes, à propos de la foi. Un homme, de confession juive, a traversé la route pour me dire: "Faîtes attention à vous ! Parler de religion dans cette ville, çà peut-être très dangereux !" Je l'ai remercié, mais ai-je vraiment cru ce qu'il m'a dit ? Une femme m'a aussi abordée en pleine rue, elle voulait que je l'attende "pour aller parler". Mais j'ai dit : venez me voir à la boutique, mais pas ailleurs - et elle n'est pas venue.

Finalement, ce qui est le plus souffrant pour moi, c'est de n'être pas reconnu par la Congrégation qui m'a permis d'apprendre tous les mots, les concepts et leur "articulation" entre eux au sujet du mystère de la miséricorde divine. C'est cela qui me fait souffrir beaucoup, car les obstacles qu'on me pose, lorsque je les franchis sont renouvelés aussitôt. Ainsi, il y a deux semaines, lorsque l'on m'a proposé de suivre une nouvelle formation de quatre années... Quel choc ce fut ! Est-il possible que le comité responsable de cet ordre religieux soit animé - lui comme tous les autres avant eux - de l'incompréhensible "nécessité" de me repousser, de me garder au dehors au ? De cela, oui, je souffre tout le temps, mais je ne crains pas pour ma vie, non, je n'y songe jamais.

Mais de toute manière, dans le quotidien, dans le temps qui passe, ce qui compte chaque jour, c'est de savoir saisir l'occasion de servir le Seigneur en rendant service au prochain. En ceci est la source de la joie de vivre.

.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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