Samedi : la parole et le geste

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Samedi : la parole et le geste

Message par etienne lorant le Ven 1 Aoû 2014 - 18:30

Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire

Livre de Jérémie 26,11-16.24.

A la porte du Temple, les prêtres et les prophètes dirent aux chefs et à tout le peuple à propos de Jérémie : « Cet homme mérite la mort, car il a prophétisé contre cette ville ; vous l'avez entendu de vos oreilles. »
Jérémie répondit, en s'adressant à tous les chefs et à tout le peuple : « C'est le Seigneur qui m'a envoyé prophétiser contre ce Temple et contre cette ville, et dire toutes les paroles que vous avez entendues.
Et maintenant, changez de route, conduisez-vous bien, écoutez l'appel du Seigneur votre Dieu ; alors il renoncera au malheur qu'il a décrété contre vous.
Quant à moi, me voici entre vos mains, faites de moi ce qui vous semblera bon et juste.
Mais sachez-le bien : si vous me faites mourir, c'est d'un sang innocent que vous allez vous charger, vous-mêmes et cette ville et tous ses habitants. Car c'est vraiment le Seigneur qui m'a envoyé prononcer toutes ces paroles pour que vous les entendiez. »
Alors les chefs et tout le peuple dirent aux prêtres et aux prophètes : « Cet homme ne mérite pas la mort, car c'est au nom du Seigneur notre Dieu qu'il nous a parlé. »




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,1-12.
En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
En effet, Jean lui avait dit : « Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. »
Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode.
Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.
La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.
Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus
.



Textes de "L'Evangile au quotidien"

Jean le Baptiste n'échappe pas à la mort, tandis que Jérémie demeure en vie. Mais Jean comme Jérémie ne devaient pas tenir plus à la vie qu'au message qu'ils avaient pour mission d'annoncer. Le messager est le porteur du message, mais à la fin, ne font-ils pas plus qu'un  seul ?   Car plus forte et plus haute est l'inspiration, plus le porteur de l'inspiration devient ce qu'il fait : il devient parole.

Ce que je dis ici, je ne l'avais jamais écrit, mais je pourrais dire que, moi-même, lorsque j'ai commencé de me laisser inspirer par les textes - c'était il y a quelques années déjà, je n'imaginais pas que je finirais par éprouver chaque jour, systématiquement, ce besoin de laisser les textes de la bible me rendre un peu "prophète" à ma manière.

On dira ce que l'on voudra: que j'exagère, que je me prends pour mieux que je suis, bah, peu importe le jugement. Mais je sais que si je devais cesser d'écrire, si j'abandonnais cet exercice, j'y perdrais la force et l'énergie qui donnent à ma petite existence un éclat de lumière auquel je n'aurais jamais pensé.

Et en définitive, tous les croyants sont un peu prophètes, ils sont tous et toutes quelque chose à proférer. J'aime ce verbe, "proférer",  qui vient du latin proferre, qui signifie « porter en avant ». Les croyants, tous ceux et toutes celles qui ont croisé Jésus dans leur vie, ne peuvent que Le porter en avant d'une manière ou d'une autre.

Et pour terminer, au-dessus de l'expression orale ou écrite, il y a le geste. Car le geste manifeste l'union de l'âme avec le corps. Et je termine donc en disant qu'au-dessus du témoignage par la parole ou l'écrit, il y a la miséricorde effectivement pratiquée envers autrui.  "Ma nourriture, dit encore Jésus, le Verbe fait chair, c'est d'accomplir la volonté de mon Père".


.

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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