Dimanche : notre faim comblée

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Dimanche : notre faim comblée

Message par etienne lorant le Sam 2 Aoû 2014 - 10:33

Dix-huitième dimanche du temps ordinaire

Livre d'Isaïe 55,1-3.

Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer.
Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses !
Prêtez l'oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec vous une Alliance éternelle, qui confirmera ma bienveillance envers David
.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,35.37-39.
Frères, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le supplice ?
Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.
J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir,
ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,13-21.
Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.
Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les-moi ici. »
Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.



Textes de "L'Evangile au quotidien"

Tous les textes de la liturgie de ce dimanche qui vient, désignent bien le "jour du Seigneur", le dimanche sanctifié.
En Isaïe : "Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? " C'est Dieu qui procure la seule nourriture indispensable à l'homme dans la faiblesse où il est. Par l'Eucharistie, nous sommes unis au Christ d'une façon que le monde est incapable de comprendre.

C'est bien la raison pour laquelle ce mot de saint Paul m'est doux à entendre, surtout dans l'époque que je vis et que nous traverserons ensemble, où que nous vivions. "Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur."

Enfin, lorsque Jésus entreprend de nourrir la foule venue l'écouter, c'est bien à ses disciples qu'il s'adresse : ce sont bien eux  qui deviendront les apôtres, lesquels sont les premiers de nos prêtres. Dieu seul sait combien de personnes, qui doutaient, se sont convertis  pour un seul mot, tout à fait anodin, prononcé par un prêtre au cours de la messe.

Ainsi, je me souviensi toujours de ce que m'a rapporté un homme qui n'allait à la messe que pour faire plaisir à son épouse.  Il n'allait pas communier. Mais un jour, une parole inattendue - qui n'eût de sens que pour lui, a été prononcée par le prêtre dans son homélie. Cette parole était : "Bon, tournons la page".  Le prêtre signifiait par là qu'il désirait aborder un autre sujet - mais pour l'homme en question, les mêmes mots avaient touché directement son âme et l'avait "réveillée".

Je termine en disant que si je suis devenu assidu à l'exercice qui consiste à écrire chaque jour une méditation ou un commentaie de texte, c'est à la suite d'une demande que j'adressée au Seigneur. Et celui-ci m'a répondu d'une manière semblable à celle que je viens de rapporter.

C'était un dimanche d'avril 2008.  Mon père venait de décéder.  Je ne cessais de prier : "Qu'est-ce que je dois faire, à présent ?" Car, des années durant, je lui avais servi de "bâton de vieillesse".  Je me sentais désemparé. Entre-temps, j'avais découvert le premier exemplaire du "Journal" de Julien Green et cela m'avait intéressé. Et puis, un jour, un dimanche, à la messe, j'ai prié pour demander une confirmation de l'utilité pour moi de me mettre à écrire, un peu comme Julien Green, jour après jour.  Eh bien, juste au moment où je formulais  intérieurement cette demande, le prêtre, dans son sermon, a tout d'un coup cité Julien Green.  Celui-ci, peu avant la seconde guerre mondiale, c'était adressé à un antisémite français et lui avait dit : "Un jour, vous pourriez vous trouver bien de la prière d'une juive  !"...  Je me suis incrit sur un premier forum le 8 avril de cette année-là.

Soyons donc confiants. Ne participons pas à la messe par obligation mais en étant persuadés que le Seigneur a toujours et chaque jour quelque chose à nous apporter pour notre bien !

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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