La foi mûre : une perpétuelle révélation

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La foi mûre : une perpétuelle révélation

Message par etienne lorant le Sam 9 Aoû 2014 - 18:21

Dix-neuvième dimanche du temps ordinaire

Premier livre des Rois 19,9a.11-13a
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Lorsque le prophète Élie fut arrivé à l'Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit. La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer. » A l'approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan ; et après l'ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre ;
et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n'était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d'une brise légère. Aussitôt qu'il l'entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne.



Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 9,1-5.
Frères, j’affirme ceci dans le Christ, car c’est la vérité, je ne mens pas, et ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint. J'ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante.
Pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais même être maudit, séparé du Christ : ils sont en effet les fils d'Israël, ayant pour eux l'adoption, la gloire, les alliances, la Loi, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c'est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement. Amen.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,22-33.
Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris.
Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »



Extraits de l'Evangile au quotidien

En contemplant ces textes que j'ai déjà tous parcourus de nombreuses fois, c'est la peine exprimée par saint Paul concernant ses frères juifs, qui a retenu mon attention. Car la tristesse exprimée par saint Paul ne vient pas seulement de son coeur d'homme -mais tout autant de son coeur inspiré par Dieu. Il le dit lui-même : ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint. Qu'est-ce que cela signifie ? Que la grâce qui a rejailli sur nous est issue directement du coeur navré et désolé du Père. Cela renvoie au cri de Jésus sur la croix, qui est encore une intercession : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font !"

Les lectures de la Liturgie continuent donc indéfiniment de nous associer - du moins, c'est ainsi que je le ressens, au manque de foi des juifs - du moins de manière à nous rappeler sans fin de ne pas y retomber !
Et dès lors, le lien que je cherche entre les textes, je le trouve aussitôt dans le doute qui saisit Pierre lorsqu'il veut rejoindre Jésus en marchant sur les eaux. Je crois entendre au fond de moi-même: "Je suis heureux parce que j'ai la foi. Mais ai-je vraiment la foi, qu'est-ce qui me le prouve ? Tout ce qui m'est arrivé depuis ma conversion, est-ce que cela vient de moi ou de mon subconscient ?" Car je crois, oui, mais je ne suis qu'un homme de peu de foi. Il me faut donc veiller à demeurer attentif à tous les signes. Nous croyons, mais notre foi doit être assez vive pour rejoindre celle d'Elie qui reconnut le passage de Dieu dans la brise légère...

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etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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