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UNE VRAIE FRANCAISE : AGNES DE LA BARRE DE NANTEUIL

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UNE VRAIE FRANCAISE : AGNES DE LA BARRE DE NANTEUIL  Empty UNE VRAIE FRANCAISE : AGNES DE LA BARRE DE NANTEUIL

Message par Hervé J. VOLTO Sam 17 Aoû 2019 - 12:07

AGNES DE LA BARRE DE NANTEUIL - Un grand témoignage de Foi !



AGNES, LOUISE, CLAUDE, MARIE, JOSPHINE DE LA BARRE DE NANTEUIL (1923-1944) est une résistante Française et Catholique, fille aînée de Gabriel de La Barre de Nanteuil (1891-1942) et de son épouse Sabine Cochin (1899-1972), d’une lignée d’élus parisiens et du Nord, députés et ministres, grands serviteurs de l’État, dont la Noblesse est attestée dès le début du XV° siècle, sinon avant. Les Armes des Barre de Nanteuil sont de Gueules, à trois merlettes d’Argent, posées 2 en chef et 1 en pointe.


Un Joachim-Raoul, dit Raoul IV de La Barre de Nanteuil (1743-1833) fut page de la Reine Marie Leszczynska (1757-1759), cornette au Régiment de Royal-Cravattes en la Compagnie de Roncherolles (1759-1761), jeune garde du corps du Roi Louis XV en la Compagnie de Montmorency-Luxembourg (1762-1771), lieutenant des maréchaux de France du Duché de Gisors (1772-1789), Chevalier de Saint-Louis en 1783, puis fut en 1790 le premier maire élu des Andelys et le premier président du Conseil Général de l’Eure . Après avoir servi en l’Armée de Condé, il reprit du service comme garde du corps du Roi Louis XVIII en la Compagnie de Croy-Havré en 1814. Nommé Chevalier de la Légion d'Honneur en 1815, il servit l’année suivante comme colonel de la II° Région de la Garde Nationale de l’arrondissement des Andelys.


AGNES DE LA BARRE DE NANTEUIL grandit entre Paris et la Bretagne, dans le château de Runiac à Theix, où sa famille s’installa en 1937. Elle est la petite fille d'Alfred de La Barre de Nanteuil (1879-1914), officier de marine et de fusiliers marins, disciple de Le Play, de La Tour du Pin, un des plus anciens amis de l' ACTION FRANCAISE, un Catholique Social mort pour la France.


Après avoir achevé ses études à Vannes, Agnès devient professeur d’anglais, non sans se dévouer aux malades, en tant qu’aide médico-sociale. CATHOLIQUE CAR ROYALISTE PAR TRADITION DE FAMILLE, passionnée par le service des autres et dotée d’une grande force de caractère, elle s’engage au sein de différents mouvements de jeunesse : cheftaine de louveteaux parmi les GUIDES DE FRANCE, membre de l’ACTION CATHOLIQUE et de la JEUNESSE ETUDIANTE CHRETIENNE féminine.


Pour elle, SERVIR est véritablement une vocation.


Avec la Seconde Guerre Mondiale s’ouvre une nouvelle page de l’histoire d’Agnès. En effet, après la défaite de la France, son père s’engage dans la Résistance et noue des contacts avec le réseau Libé-Nord dès 1940. L’année suivante, Agnès participe à une filière d’accueil et d’évasion d’aviateurs anglais fondée par sa mère, Sabine Cochin (1899-1972), et qui aidera à exfiltrer vingt à trente aviateurs alliés, cachés à la campagne et envoyés en Angleterre. En 1042, sous le nom de Claude , elle devint l’agent de liaison du capitaine de frégate Paul Chebnaillé (1904-1960), futur Compagnon de la Libération. Là, assurant notamment la liaison entre celui qui répondait au nom de " Colonel Morice " et le général Louis-Alexandre Audibert (1874-1955), réfugié à la clinique des augustines de Malestroit, transformé en hopital de fortune servant à accuillir de npombreux blessés, elle travaille également pour le DEUXIEME BUREAU DE L'ETAT MAJOR DE L'ARMEE SECRETE. Sa sœur cadette, Catherine (1924-1992), rejoindra le même réseau.


Après les bombardements de septembre 1943, Agnès participera à l’accueil des blessés à l’hôpital de Nantes et envisagera de gagner l’Algérie via l’Espagne. Dans la clandestinité, elle se procure de faux papiers pour les réfractaires du Service de Travail Obligatoire à Redon, Questembert, Paris et Malestroite. Le 13 mars 1944, elle effectue le balisage d’un terrain de largage de matériel pour le maquis.


Elle sert et elle est heureuse.


Mais, le 13 Mars 1944, à son retour d’une messe matinale chez les frères mineurs de Vannes, Agnès est arrêtée au domicile familial par les membres du service de sécurité allemand, SUR DENONCIATION. Elle dit alors à sa mère, ses frères et ses sœurs en larme :


- ON NE PLEURE PAS DEVANT CES GENS LA !


Très Français...


Emprisonnée à Vannes, Agnès sera ensuite mise entre les mains de la Gestapo de Rennes. Ne fléchissant pas sous la torture -elle est gifflée, fouettée, pendue une nuit entière par les poignés- elle impressionnera ses compagnes de cellule qui diront plus tard :


- ELLE AVAIT UNE TELLE FOI QU'ON NE POUVAIT VIVRE AUPRES D'ELLE SANS ESPOIR !


Bientôt, Agnès est déportée dans le dernier convoi au départ de Rennes. Ce convoi de deux mille personnes étant attaqué par voie aérienne, Agnès est blessée et meurt bientôt des suites de cette blessure, à l’âge de vingt-deux ans, en gare de Paray-le-Monial, centre spirituel de la France : Le Sacré-Coeur de N.S. ne voulut pas qu'elle servit de fille de joie pour les allemands, ce qu'elle serait devenue si le train arrivait Outre-Rhin.


Décorée à titre posthume de la Médaille de la Résistance, que le Général De Gaulle remet à son frère Benoît (1929-2009), Agnès est citée à l’ordre de la XI° région :


- Secrétaire et agent de liaison du commandement départemental du Morbihan, Agnès de La Barre de Nanteuil assura les liaisons les plus périlleuses. Dénoncée et torturée par la Gestapo, elle garda héroïquement le silence. Tuée au cours de son transfert en Allemagne, elle fit montre d’une foi patriotique dont ses compagnons FFI et FTP garderont le souvenir .


Elle reçoit la mention « Morte pour la France . »


Nommée marraine de la XXVI° promotion de l’Ecole Militaire du corps technique et administratif de Saint-Cyr Coëtquidan (2002-2003), elle est avec Sainte-Jeanne d'Arc, la seule femme à avoir donné son nom à une promotion de cette prestigieuse école d’officiers.


Un exemple de foi Catholique mise en action. Un exemple à suivre...




Hervé J. VOLTO, CJA

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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