Bientôt la fête du Bienheureux Charles de Foucauld, martyr.

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Bientôt la fête du Bienheureux Charles de Foucauld, martyr.

Message par etienne lorant le Sam 14 Nov 2015 - 18:46




Bientôt (1er décembre) la fète du Bienheureux Charles de Foucault  (le 1er décembre) et en cette occasion de très beaux textes qu'il nous a laissés :

1. Sa conversion

"Un homme d'une trentaine d'années entre dans le confessionnal de l'abbé Huvelin.
— «M. l'abbé, je n'ai pas la foi. Je viens vous demander de m'instruire.»
— «Mettez-vous à genoux, confessez-vous à Dieu et vous croirez.»
— «Mais, je ne suis pas venu pour cela.»
— «Confessez-vous.»

Charles de Foucauld s'agenouille et confesse toute sa vie.

L'abbé dit au pénitent absous:
— «Vous êtes à jeun, allez communier.»

Il fait une deuxième fois sa «première communion». Il sent son âme pacifiée, son coeur rassasié.»


2. Il s'en remet totalement à Dieu :

« « Mon Père, je me remets entre Tes mains ; mon Père, je me confie à Toi ; mon Père, je m’abandonne à Toi ; mon Père, fais de moi ce qu’il Te plaira ; quoi que Tu fasses de moi, je Te remercie, je Te dis merci de Tout. Je suis prêt à tout, j’accepte tout, pourvu que Ta volonté se fasse en moi, pourvu que Ta volonté se fasse en toutes Tes créatures, en tous Tes enfants, en tous ceux que Ton cœur aime.

Je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre Tes mains, je Te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je T’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre Tes mains sans mesure. Je me remets entre Tes mains avec une infinie confiance, car Tu es mon Père »..  (Méditations sur les saints Evangiles )


3. Une prière très humble

Mon Dieu,

Je ne sais s'il est possible à certaines âmes
De vous voir pauvre et de rester volontiers riches,
De se voir tellement plus grandes que le Maître
Et de ne pas vouloir vous ressembler en tout,
Autant qu'il dépend d'elles
Et surtout dans vous abaissements.

Pour moi, Seigneur, je ne puis concevoir l'amour
Sans un besoin impérieux de conformité,
De ressemblance et surtout de partage
De toutes les peines, de toutes les difficultés
Et de toutes les duretés de la vie.

Etre riche, à mon aise,
Vivre doucement de mes biens,
Quand vous êtes pauvre, gêné,
Vivant péniblement d'un dur labeur...
Pour moi, je ne le puis, mon Dieu
Je ne puis aimer ainsi

Il ne convient pas que le serviteur soit plus grand que le Maître


4. Eloge de la Miséricorde diviner

« Soyez Miséricordieux comme Votre Père est Miséricordieux »…

Que Vous êtes bon, mon Dieu, d’être si Miséricordieux…
Vous dites Vous-même que vous l’êtes !... Que Vous êtes bon de nous appeler à une telle perfection, non à celle d’un ange, mais à la ressemblance de celle de Dieu même ! Que Vous êtes bon, d’avoir pour nous un si haut idéal, de si grands désirs !... Que Vous êtes bon de nous dire de vous ressembler, de vous imiter ! L’être aimé peut-il faire à celui qui L’aime un plus doux commandement ?... Que Vous aimez les hommes, Vous qui prescrivez si fortement d’être Miséricordieux envers eux, Miséricordieux envers tous, envers « les bons et les méchants » et qui déclarez que Vous l’êtes, Vous-même ainsi envers tous… Que Vous êtes bon !

Soyons Miséricordieux, inclinons notre cœur vers toutes les misères, tous les maux de l’âme, du cœur et du corps ; compatissons-y, ayons en pitié, tâchons de les guérir dans la plus grande mesure possible, employons pour cela tous les moyens que nous pouvons et que nous permet la Sainte obéissance… Les âmes souffrent du péché, de l’ignorance, de l’erreur, de la faiblesse, de mille et mille maux, hélas ! La terre est couverte d’infidèles, d’hérétiques, de schismatiques, d’indifférents, d’incrédules, de pécheurs, d’âmes enfin qui vont à leur perte, et parmi celles qui sont en meilleure voie, combien peu sont fidèles, vraiment aimantes, vraiment courageuses, combien peu vont droit à Dieu ! Que nous devons être Miséricordieux pour tant et de si terribles misères, offrir à Dieu pour leur guérison des prières et des pénitences, tâcher de nous sanctifier pour faire du bien à ces âmes par la communion des Saints, par notre exemple et par le surcroît de prix qu’acquerront nos prières ! Comme nous devons, si notre devoir nous y appelle, tâcher de guérir ces âmes par nos paroles et par des œuvres propres à les tirer du péché, de l’erreur, de la langueur…

Les cœurs souffrent de douleurs sans nombre, douleurs venant de leurs propres misères, douleurs venant du prochain, douleurs de ce qu’elles voudraient aimer Dieu, douleurs de ce que Dieu est offensé, douleurs provenant des choses matérielles, de leur corps : « Faisons-nous tout à tous, pour les gagner tous »… » Pleurons avec ceux qui pleurent »… Tâchons de consoler tous ces pauvres cœurs comme nous voudrions l’être
par un tendre frère dans nos heures de tristesse ; soyons un frère très tendre pour tout cœur souffrant ; consolons nos frères en Dieu, comme nous voudrions être consolés par Jésus ; consoler ces membres souffrants de Jésus, c’est consoler Jésus Lui-même (Mt 25) …
Les corps souffrent et ont besoin de cent manières : considérons les pauvres, les malades, les enfants, les vieillards, les infirmes, les êtres délaissés, ou abandonnés, les voyageurs, les opprimés, les faibles, et tant d’autres infortunes et secourons toutes ces misères dans toute la mesure de nos forces, en les multipliant, et dans celle de la Sainte obéissance.

Extrait de « La Bonté de Dieu » du Bx Charles de Foucault, Editions Nouvelle Cité,


5. Son « Acte d'abandon total » en Jésus-Christ

Acte d'abandon du Bienheureux Charles de Foucauld

Mon Père, je me confie à Vous ;
Mon Père, je m’abandonne à Vous ;
Mon Père, faites de moi ce qu’il Vous plaira ;
Quoi que Vous fassiez de moi, je Vous remercie ;
Merci de tout ; je suis prêt, à tout ; j’accepte tout ;
Je Vous remercie de tout ;
Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi, mon Dieu,
Pourvu que Votre Volonté se fasse en toutes Vos créatures,
En tous Vos enfants, en tous ceux que Votre coeur aime,
Je ne désire rien d’autre, mon Dieu ;
Je Vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon coeur,
Parce que je Vous aime,
Et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
De me remettre en Vos mains sans mesure ;
Je me remets entre Vos mains avec une infinie confiance,
Car Vous êtes mon Père ».

Source : charlesdefoucauld.org

etienne lorant

Date d'inscription : 25/11/2010

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