LE ROI, PÈRE DU PEUPLE DE FRANCE

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Message par Hervé J. VOLTO le Sam 16 Fév 2019 - 10:21

Face à la violence sournoise qui s'exercent partoout, contre l'âme de nos enfants, contre les Catholiques, contre les traditions de notre Pays, contre son Histoire, contre la sécurité et l'honneur de la France, nous, Royalistes, nous devons opposer SANS RELACHE nos valeurs Chrétiennes, familiales et patriotiques.

La Famille est d'institution Divine et elle est la cellule de base sur laquelle repose la société Chrétienne tout entière. Monseigneur Delassus dans son admirable ouvrage L'ESPRIT FAMILIAL démontre cette vérité à tous les échelons de la société humaine : famille, corporation, cité, État. Il prouve que toutes les institutions qui s'appuient sur la famille et la favorisent sont dans l'ordre naturel, c'est-à-dire dans l'ordre voulu par Dieu et qu'au contraire toutes celles qui combattent la famille ou simplement ne reposent pas sur elle sont vouées à la disparition parce que contraires à la loi naturelle et donc à la volonté Divine.

-Si les peuples, écrit-il, ne sont construits que de familles vivantes et si les lois imposées par Dieu à la famille doivent être les lois de toute société, il est nécessaire que les États reproduisent en eux quelque chose du type primitif (Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité, dans l'Etat, p. 31).

C'est pourquoi la Royauté est le régime normal parce qu’elle a pour base la famille et ne se perpétue que par la famille ; elle repose donc sur la loi naturelle et est donc dans l'ordre voulu par Dieu: si LA NOBLESSE EST LA RECONAISSANCE PUBLIQUE DU ROLE SOCIEL DE LA FAMILLE, LA ROYAUTE EST LE COURONNEMENT DE LA FAMILLE ET DE L'ETAT. C'est cet ordre familial que la Révolution dite Française a renversé avec la Monarchie. Les nouvelles lois contre la famille traditionnelle participent d'une volonté de continuité de l'action révolutionnaire à notre époque.

La Patrie, ce fut à l'origine le territoire de la famille, la terre du père. Le mot s'étendit à la seigneurie, et au Royaume entier, le Roi étant le Père du peuple. L'ensemble des territoires sur lesquels s’exerçait l'autorité du Roi s'appelait donc «Patrie» (Franz Funck-Brentano, L'ANCIENNE FRANCE, LE ROI) . Dom Besse remarque que les Monarchies Chrétiennes ENCORE EXISTANTES en Europe, sont toutes l'oeuvre d'une famille, la Famille Royale. Cette famille est aimée et respectée comme la première du pays. Elle personnifie ses traditions et ses gloires. Sa prospérité et celle du pays n'en font qu'une. Elle porte en elle les espérances de l'avenir. Tous le savent et vivent en paix (Mgr Delassus, id note 1, p. 20) : C'EST CELA QUI JUSTIFIE LE RETOUR DU GRAND MONARQUE EN FRANCE.

Mais alors que la France, l'Allemagne et l'Italie sont toutes trois issues du démembrement de l'Empire de Charlemagne, il convient de remarquer que tandis qu'il fallut dix siècles aux deux dernières pour parvenir à leur unité, la France prit immédiatement figure de nation. A quoi notre pays dut-il ce privilège ? A la LOI SALIQUE et au mariage qu'il avait contracté de par la grâce et la volonté Divines avec sa dynastie. Aucune autre Maison Royale ne poussa aussi loin le respect de l'esprit familial, et c'est ce qui fit sa force.

Renan lui-même le reconnaît :

-A toute nationalité correspond une dynastie en laquelle s'incarne le génie et les intérêts de la nation ; une conscience nationale n'est fixe et ferme que quand elle a contracté un mariage indissoluble avec une famille qui s'engage par le contrat à n'avoir aucun intérêt distinct de celui de la Nation. Jamais cette identification ne fut aussi parfaite qu'entre la maison Capétienne et la France. Ce fut plus qu'une royauté, ce fut un sacerdoce (Renan, Réponse au discours de réception à l'Académie Française de Jules Claretie).

Mais aussi, Dieu bénit manifestement la Famille de nos Rois :

-C'est Dieu en effet, dans ses desseins sur la France, qui a permis que dans cette grande lignée capétienne, où l'on ne compte pas pendant plus de trois siècles un seul prince adultérin, l'héritier direct ne manquât jamais au trône, en sorte que l'on a vu sans interruption, depuis Hugues Capet jusqu'à Philippe le Long, le Fils aîné du Roi défunt succéder régulièrement à son Père (Mgr Delassus, id., note 1, p. 26) .

C'est l'esprit familial de nos Rois qui présida à la formation de l'unité territoriale de la France :

-Le principe de la Monarchie Française était que rien de ce qui avait fait partie à l'origine ou avait été comme on disait du domaine de la couronne ne pouvait être aliéné. Lorsque, par droit d'héritage féodal, partage successoral ou constitution d'apanage, une province est distraite du domaine royal, elle ne cesse point pour cela de faire partie intégrante de la Monarchie et, quelque jour à venir, elle fera retour au domaine inaliénable de la couronne. Or, les juristes et les conseillers de nos Rois soutiennent sans admettre la discussion, que le fondateur de la Monarchie Française, le Franc Clovis, régna sur toute la Gaule et que toutes les terres qui avaient fait ,partie du Regnum Francorurn de Clovis doivent en droit faire retour à la Couronne (E. Babelon, LE RHIN DANS L'HISTOIRE) » .

Ce, parce que c'était la terre des Pères.

Or, Clovis régnait sur un territoire limité par le Rhin, le Jura, les Alpes et les Pyrénées. Il s'en suit donc qu'après les grands partages du Traité de Verdun entre les petits-fils de Charlemagne, nos Rois ne vont jamais cesser de tendre à se rapprocher de la frontière naturelle et à reprendre province à province la «Terre des Pères» et c'est par la famille qu'ils y parviendront. Dieu a permis en effet que les détenteurs de ces provinces les uns après les autres n'eussent plus d'héritiers mâles, et que leurs filles fussent demandées en mariage par les Fils de nos Rois.

Aussi, de Lionne remarque-t-il dans ses INSTRUCTIONS AU BARON DE BOISNEBOURG (7 juin 1659) que la France n'a jamais «rien retenu au seul titre de conquêtes et si elle a eu parfois quelques avantages, ç'a a été à des choses qui se trouvaient d'ailleurs appartenir à nos Rois, par succession, confiscation, échange ou même achat».

C’est qu'en effet, le Roi, en bon Père de Famille, ne veut arrondir son domaine que par des moyens honnêtes. Les instructions que donne le Cardinal de Richelieu à ce sujet sont admirables et méritent d'être citées. Il veut une «paix sûre,juste et raisonnable. On veut traiter de bonne foi et sans prétendre autre avantage que ce que la raison doit accorder à un chacun», écrit-il à son agent en Espagne, Pujol, le 8 novembre 1637. Le Grand Cardinal s'inspire des mémoires que les juristes de la Couronne, les Godefroy, les Dupuy, les Lebrait, les Delorme et autres ont établis. Il les fait contrôler par des docteurs en théologie pour savoir s'ils sont vrais «au point de vue de la conscience».

Pour prendre un territoire comme un particulier pour revendiquer un bien, le Prince doit invoquer des titres légitimes. Aussi réprouve-t-il toute conquête qu'il considère comme un acte violent et injuste et il se refuse à conseiller à son Maître des procédés que la conscience, l'honneur du Roi, la dignité et l'intérêt de l'Etat interdisent (Voir : Louis Batiffol, RICHELIEU ET L'ALSACE (Revue Historique, nov., déc. 1921): tout y est dit ! ). Tels furent les principes que les Rois de France s'efforcèrent toujours de faire triompher dans les relations internationales, afin que la justice fût satisfaite, parce que la justice, seule, respectant l'ordre voulu par Dieu, peut, seule, assurer la paix, l'apaisement des passions et la prospérité générale.

Quelle magnifique leçon de droiture et d'honnêteté ! Comme le monde a besoin que le Roi de France vienne rétablir le règne de Dieu afin que tout le reste lui soit donné par surcroît. C'est l'esprit familial, également, qui présidait aux rapports du Roi et de ses sujets. Le gouvernement royal avait conservé le caractère familial. L'autorité du Roi était à peu près celle du Père de Famille. Comme le Père de famille, il était la source de toute justice : «Summun justitiæ caput» écrit Fulbert de Chartres au XIè siècle.

Le Roi de France traitait ses sujets avec une entière familiarité, se promenait à pied, sans escorte dans les rues de Paris, comme le Père au milieu de ses enfants. On se souvient du Bon Rois Saint-Dagobert II, du Bon Roi Louis XIII, dit LE PERE DU PEUPLE, du Bon Roi henri IV, de Louis XIII le Juste, etc... Chacun abordait le Roi, lui parlait. Son palais était ouvert à tout venant. Il mangeait devant ses sujets, en famille. Car, écrit Lacatelle, en 1665, «Le Roi veut que ses sujets entrent librement». D'ailleurs, Henri III et Henri IV sont assassinés en pleine rue, jamais dans le palais Royal.

-Nommer le Roi Père du Peuple, dit La Bruyère, c'est moins faire son éloge que sa définition.

La Famille Royale ne s'appartenait pas, elle appartenait à la France et la France prenait part intensément à tous les événements heureux ou douloureux de la Maison de France ; pour tout le Pays, c'étaient des événements de famille. Comme on le voit d'ailleurs dans les Monarchies européennes encore existantes! Une naissance était-elle attendue, la Reine devait accoucher en public. Dès le XIIè siècle à la naissance de Philippe-Auguste, le 21 avril 1165, des scènes d'amour délirant se produisent, la maison du Roi est entourée, envahie «de palatins, de bourgeois qui attendent fiévreusement la délivrance de la Reine. C'est un fils !» ... La Reine pleure de joie ; la nouvelle vole de bouche en bouche ; elle court d'une extrémité de la France à l'autre avec une rapidité surprenante : Paris s'éveille dans la joie ; les rues et les places s'illuminent. Les trompettes retentissent au coin des carrefours ; les cloches sonnent à toute volée.

Un Anglais, Géraug de Barri, réveillé par la joie populaire, écrit :

-Je saute de mon lit, je cours à la fenêtre et j'aperçois deux pauvres vieilles qui, portant chacune un cierge allumé, gesticulaient et couraient comme des folles. Je leur demande ce qu'elles ont : «Nous avons un Roi que Dieu nous a donné! répond l'une d'elles ; un superbe héritier royal par la main de qui votre Roi à vous recevra un jour honte et malheur (Mgr Delassus, id., d'après Luchaire) .

Les Princes de la Maison Royale savaient mourir pour défendre la France. Les tables de marbre de Versailles en font foi : plus de trente d'entre eux furent tués, sans compter tous ceux qui, blessés, versèrent leur sang généreux. Il est un fait unique dans les annales de l'Histoire. Alors qu'en Angleterre, les Plantagenets, les Tudor, les Lancastre, les Hanovre, etc ... ; en Allemagne, les Hohenstanffen, les Habsbourg, les Lorraine, les Hohenzollern ... ; en Autriche, les Habsbourg et les Lorraine ; en Espagne, les Habsbourg et les Bourbons ; en Italie, de nombreux princes et notamment les Bourbons et les Savoie ; en Russie, les Romanoff.... etc., régnèrent sans jamais adopter le nom du pays, en France le premier de nos Rois, Francus, a donné le nom de sa race à la France et la France à son tour a donné le sien à notre Famille Royale en signe d'union indissoluble : nos Rois sont tous de la Maison de France, et alors même que cette Famille ne règne plus sur la Patrie, elle demeure et demeurera toujours la Maison de France et l'histoire a montré que la séparation momentanée entre les deux conjoints avait des conséquences désastreuses pour le Pays.

C'est que Dieu avait choisi de toute éternité la race Royale des Francs pour la faire régner jusqu'à la fin des temps sur la France et que cette séparation est contraire à la volonté Divine. Jamais aucune Maison Souveraine n'a été passionnément aimée par son peuple comme l'a été la Maison de France, mais aussi, aucune n'a été digne et n'a mérité de l'être comme elle.

Michelet lui-même le constate, qui écrit :

-Des entrailles de la France sort un cri tendre, d'accent profond : « Mon Roi ! » .

La Nation avait pour le Roi tout à la fois la tendresse qu'on a pour un Père et le respect qu'on ne doit qu'à Dieu ! M. Franz Funck-Brentano a montré à quel point était demeuré vivant dans le coeur des Français l'amour du Roi lors de la Révolution :

-Issu du Père de Famille, le Roi était demeuré dans l'âme populaire, instinctivement et sans qu'elle s'en rendît compte, le Père auprès duquel on cherche soutien et abri. Vers lui, à travers les siècles s'étaient portés les regards dans les moments de détresse ou de besoin. Et voici que brusquement, par le violent contrecoup de la prise de la irréfléchi. «Oh, les rumeurs sinistres ! les brigands !... Et le Père n'est plus là ! La «Grande Peur» est la dernière page de l'histoire de la Royauté en France. Il n'en est pas de plus touchante, de plus glorieuse pour elle, il n'en est pas où apparaisse mieux le caractère des relations qui, traditionnellement, naturellement, s'étaient établies entre le Roi et le pays (Frantz Funck-Brentano, op. cit., p. 397) .

L'idée paternelle que l'on se faisait de la Monarchie avant la Révolution ne serait pas complète si nous ne rappelions la sublime page de dévouement des «otages de Louis XVI» (Ed. Pilon : Les otages de Louis XVI. (A. F. du 17 janvier 1935). Après le retour de Varennes, nombre de Royalistes sentirent planer la menace de mort sur le Roi ; l'un d'eux, Farmain de Rozoi, lança un admirable appel demandant que les vrais Royalistes s'offrissent en otage à la place du Roi.

L'appel fut entendu : de tous les points du Pays et de toutes les classes de la nation parvinrent des adhésions enthousiastes et d'autant plus méritoires que chacun de ceux qui répondait se désignait aux représailles des révolutionnaires. Les hommes se proposèrent comme otages du Roi ! ; les femmes, de la Reine. Nous citerons seulement deux de ces réponses particulièrement touchantes :

-Je suis pauvre, écrit un paysan de Vaas près Château-du-Loir, si l'on ne me juge pas indigne d'un tel honneur, j'irai prendre les fers (à la place du Roi) ; et si je n'ai point assez d'argent, je vendrai mes boucles, ma montre pour subvenir aux frais du voyage.

Et:

-Je ne suis point aristocrate, déclare une simple fille de la campagne, mais je suis jeune et sensible et les malheurs de Louis déchirent mon coeur. S'il est condamné, s'il doit périr, je m'offre comme victime à sa place. Julie.

Le voilà le vrai coeur de la France!

Aujourd'hui la France n'a plus son père: les Français sont déchirés, l'Eglise est divisée, l'Occident est menacé. Les Rois ont fait la France et elle se défait sans Roi : notre Etat est bradée, notre armée est déclassée, nos villes sont souillées, nos églises sont vidées, notre jeunesse gachée, livrée, abandonnée...

Alors... un Roi, pourquoi pas?!

Hervé J. VOLTO, CJA

A lire :

-Marquis de la Franquerie, La Mission Divine de la France (Ed. Sainte Jeanne d'Arc).
-Jean barbey, Etre Roi, le Roi et son gouvernement en France, de Clovis à Louis XVI (Fayard).

____
A paraître : Le principe Royal.

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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