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Les instruments de la perfection chrétienne - Saint Benoit de Nursie (Extraits)

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Les instruments de la perfection chrétienne - Saint Benoit de Nursie (Extraits) Empty Les instruments de la perfection chrétienne - Saint Benoit de Nursie (Extraits)

Message par MichelT le Sam 21 Déc 2019 - 17:44

Les Instruments de la perfection chrétienne

Dom de Monléon  - Commentaire sur la règle de Saint-Benoit (Extraits)

Un petit rappel de quelques principes de la Foi chrétienne pendant ce temps de Noel


Les instruments de la perfection chrétienne - Saint Benoit de Nursie (Extraits) 601BenoitBranch
Saint-Benoit de Nursie ( 480 a 547 Ap J.C.) Italie - fondateur de l`ordre des Bénédictins


La Vraie Justice

Après avoir énuméré les Commandements de Dieu ( 10 Commandements) – Saint Benoit les résume dans cette formule : « Ne pas faire a autrui ce que l`on voudrait pas se voir faire a soi-même.» Tous les Commandements dérivent de l`unique charité; toutes les bonnes œuvres se ramènent à traiter le prochain comme nous voudrions être traité nous-même.  Si les hommes, chaque fois qu`ils éprouvent un désir ou une irritation ou une rancune avaient assez de force d`âme pour mesurer leur sentiment a la règle d`or, que de péchés et d`injustices seraient évités sur la terre! Mais le péché originel a ruiné notre nature et a aveuglé nos jugements. « Les fils de l`homme – dit le Prophète Royal – sont menteurs dans leurs balances.» Ils emploient des mesures différentes, selon qu`il s `agit de peser leurs propres actions, ou celles de leurs semblables. Rempli d`indulgences pour eux-mêmes, toujours prêts à se justifier, à trouver mille raisons d`excuser les fautes qu`ils ont commise. Ils sont au contraire sans pitié pour les défaillances d`autrui.


Le Renoncement ( l`Abnégation)

Il y a au fond de nous-même comme un double principe, un germe de vie et un germe de mort. Notre âme est marquée sur l`une de ses face du sceau divin, sur l`autre, de l`empreinte du «Moi», frappé par l`amour propre.  Il est extrêmement important de bien connaitre ces deux sources de notre activité, ce principe divin qui ne cherche que Dieu et ce fond corrompu qui ne cherche que soi-même. Ils sont comme deux jumeaux qui se font la guerre.  Ce « Moi» recherche en toute chose son propre intérêt au détriment de Dieu. Il poursuit sa propre satisfaction dans les plaisirs des sens et les richesses. Il se complaît dans les conversations frivoles, et l`amour des créatures. Il fait des bonnes œuvres, non pour plaire à Dieu, mais pour avoir des louanges des hommes. Le Renoncement consiste à se dépouiller de son amour des richesses, de nos défauts et mauvaises habitudes.


Modération dans les plaisirs

Il faut veiller sur nous-même pour éviter les excès. Contrôler le corps pour dominer ses caprices et ses lâchetés, faire honnêtement son devoir a chaque jour. Prenez garde aux plaisirs des sens, l`âme qui se laisse trop gagner par les plaisirs des sens devient faible et impuissante pour le bien. L`Écriture sainte donne comme exemple Samson qui perdit sa force dans les pièges de Dalila (plaisir et ivresse) et fut livré à ses ennemis les Philistins ( Juges 16 – Ancien Testament). Les armées de Carthage en guerre contre Rome perdirent toute leur discipline et leur constance dans les délices de Capoue en Italie.  Homère raconte que Ulysse, pour résister aux appels des Sirènes, fit boucher avec la cire les oreilles de ses rameurs et s`attacha lui-même au mat de son navire. Que la volonté prenne des mesures pour résister aux séductions du monde et qu`elle enlace la croix de Jésus-Christ. Notre chef est un roi couronné d`épines et nous voudrions vivre dans les délices? Celui que nous nommons notre Maître et Seigneur a été crucifié à une croix et aucun de ses sens ne fut épargné par la souffrance. Ses pieds et ses mains ont été percés de clous, ses yeux ont vu les souffrances de sa mère, ses oreilles furent saturées d`injures et de blasphèmes, sa bouche endura une soif terrible, son corps était disloqué par la crucifixion.  Fuyons l`excès des plaisirs des sens, parce que loin de nous fortifier, ils ne font qu`affaiblir le corps et engourdir l`esprit.


Le Jeûne

« Ce n`est pas du jeûne que nous devrions avoir peur, disait St-Jean de Chrysostome prêchant a ses fidèles, mais de la gourmandise et de l`ivrognerie. Ces vices nous rendent esclaves de nos passions et de nos appétits.» Le jeûne manifeste un vrai désir de pénitence et obtient la rémission des péchés. Notre Seigneur Jésus-Christ a commencé sa mission par un jeûne au désert pendant 40 jours. Nous devons jeûner ( selon les directives de l`Église) et faire pénitence pour nos péchés personnels et ceux de nos nations pendant le Carême. Le jeûne témoigne à Dieu que notre amour pour Lui est sincère et que nous prêts à sacrifier pour Lui plaire, des satisfactions permises a notre corps. C`est notre âme qui est faible et qui a besoin de se fortifier.  Le jeûne fortifie et enrichi l`âme qui apprend à mieux contrôler le corps. La prière monte plus facilement vers Dieu, l`esprit s`aiguise.


L`Aumône

Complétons le jeûne par des œuvres de miséricorde. Employons à faire la charité de ce que nous retranchons à nos plaisirs et que le fruit de nos privations serve à nourrir les pauvres. La civilisation païenne ( Égypte ancienne, Grèce antique, Rome antique, tribus et nations païennes d`Asie, d`Afrique, d`Europe, des Amériques) avait ignoré l`aumône et méprisé la pauvreté. Cette civilisation païenne était dure envers le pauvre comme elle était dure avec les vaincus, avec les infirmes et les déshérités de la vie.  Mais le Christ est venu, il naquit pauvre et choisit parmi les pauvres les fondements de son Église. Alors le pauvre devint, de la part des disciples l`objet de toutes sortes d` attentions. Les premières converties, les grandes dames romaines employèrent leur fortune à faire bâtir des hôpitaux, des hospices pour soulager les nécessités les plus pressantes. On vit des rois, des empereurs, des papes se dérober aux multiples occupations de leur vie pour rendre aux pauvres les plus humbles devoirs.

Le roi Saint Louis ( roi de France au 13 eme siècle) a tous les jours faisait nourrir 122 pauvres qui recevaient un morceau de viande, du poisson, du vin, deux pains, et de l`argent en aumône. Trois pauvres mangeaient a coté de la table du roi.  Si les puissants de la terre, lorsqu`ils sont éclairés des lumière de la foi ont témoigné aux pauvres une telle sollicitude, un tel respect, il faut chercher la raison de cette conduite dans la terrible sentence portée par Notre Seigneur : «Malheurs a vous riches, car vous avez reçu votre récompense» (Luc 6,24).

Ainsi la richesse, cette richesse que les hommes poursuivent avec ardeur et sur laquelle se concentre tous leurs désirs; elle qui obtient sans effort la considération, les honneurs, la gloire, qui ouvre toutes les portes, supprime toutes les barrières, permet tous les plaisirs, cette richesse est chargée pourtant du poids de la colère divine.  Saint Luc ne dit pas dans la parabole de Lazare que le riche eut commis de grands crimes. Il le montre seulement vêtu avec de beaux habits, donnant de grands festins mais qu`il n`avait aucun souci du mendiant étendu a sa porte. Cependant quand il meurt cet homme riche descend en enfer comme si la jouissance des biens terrestres entraînait de plein droit la perte du Paradis. Il n`est qu`un moyen pour les riches d`effacer la condamnation portée contre eux et c`est de se montrer généreux envers les pauvres. Il faut que renversant l`ordre des valeurs tel que le monde l`établit, leur foi découvre chez le miséreux, les frères du pauvre Lazare, les prédestinés à la gloire, les amis de Dieu.  L`aumône obtient la rémission des péchés, attire les bénédictions de Dieu, protège contre les tentations, augmente en nous la charité. Le monde aime à accumuler des biens matériels, sous la seule pression de l`avarice et de l`orgueil. Il entasse souvent pour étonner et éblouir. Quand l`accumulation égoïste dépasse une certaine mesure elle est un péché.


Contenir sa colère

Pour se mettre à l`école de Notre Seigneur Jésus-Christ, il importe d`abord de débusquer un adversaire que chacun rencontre en soi-même et qui détruit à tout instant le travail de la grâce. Cet ennemi est le penchant a la colère. « Apprenez de moi, dit le Sauveur, que je suis doux et humble de cœur» ( Matthieu 11,29). Remarquons que le Maître pose la douceur avant l`humilité, indiquant par-là que nul ne peut espérer venir à bout de l`orgueil, s`il ne commence par pacifier son âme et la guérir de ses emportements. Tous nos vices, tous nos défauts, toutes nos difficultés et nos imperfections proviennent de l`inclination au péché qui demeure en nous après le Baptême et que les théologiens nomment la concupiscence.

Renoncer à se venger

Le premier emportement réprimé on pourrait garder au fond de soi-même la résolution de châtier celui qui nous a irrités, et ainsi : « se réserver un temps pour la vengeance ». Or, est-il besoin de dire que ce sentiment est tout l`opposé de l`esprit chrétien. L`oubli des injures tient une place fondamentale dans la doctrine du divin Maître, il en fait une des bases de l`Évangile.

Sur la Paix

Pour faire régner la concorde entre les hommes, il ne suffit pas de rétablir la justice dans leurs affaires : « La paix, dit St-Benoit, est le fruit non pas de la justice mais de la charité.» Qu`il s`agisse d`apaiser les conflits sociaux ou de rétablir entre les nations l`équilibre détruit par la guerre, c`est à la justice seule que l`on fait appel pour rétablir l`ordre. Cependant les solutions nées de ce labeur et d`une réelle bonne volonté demeurent précaires et instables. La justice ne peut atteindre la cause première du désordre qui est la triple concupiscence qui règne dans le cœur de l`homme et qui, avide toujours de nouveaux biens, de nouveaux plaisirs, de nouveaux honneurs, le porte constamment à sortir de sa sphère sans souci des intérêts du prochains.  L`amour cherche l`union. La charité diffusée dans les cœurs par le Saint-Esprit pénétrant ceux-ci par son onction, calme la concupiscence, apaise les ambitions, adoucit les désirs. Les contestations perdent de leurs âpretés et la paix a plus de facilité a s`établir.


La Compassion

La douleur est pesante comme un fardeau et celui qu`elle accable cherche d`instinct un compagnon qui puisse le soulager. Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même n`a pas échappé a cette loi. Au Jardin des Oliviers, il a pris à l`écart ses disciples les plus chers pour leur ouvrir son cœur; mais aucun d`eux n`a su comprendre son angoisse. Alors s`est réalisé cette parole du Psalmiste : « J`ai cherché un homme qui s`attristât avec moi, et nul ne s`est rencontré; j`ai cherché quelqu`un pour me consoler, et je n`ai point trouvé.» (Psaume 68,21) Ce besoin d`être consolé inhérent au cœur humain, se heurte trop souvent à l`égoïsme ou à l`incompréhension d`autrui. Toute épreuve est pénible en elle-même. Mais que de fois le fardeau se trouve aggravé par l`indifférence ou l`éloignement des proches, des amis. Les hommes évitent d`instinct tout ce qui porte le signe de la mauvaise fortune, de la ruine ou de l`adversité. Ils fuient celui que le malheur a frappé, soit qu`ils redoutent le malheur ou qu`ils se sentent impuissants à consoler. La première consolation que l`on doit aux affligés, c`est de les entendre avec bienveillance. L`homme qui se plaint demande avant toute choses à épancher son cœur dans un autre. Savoir écouter sans impatience en donnant au contraire des marques d`intérêt et de sympathie, c`est déjà apporter au prochain un soulagement. Quand bien même on ne trouverait rien a dire, on devrait tenir pour assuré d`avoir pratiqué la vertu de compassion : « Je pleurais sur celui qui était dans l`affliction, et mon âme souffrait avec celle du pauvre.» (Job 30,25)

L`Amour du Christ

Ne rien préférer à l`Amour du Christ. On voit au Premier Livre des Rois que l`écuyer qui portait les armes de Jonathas, au moment de s`engager, seul avec celui-ci dans une expédition des plus périlleuses, ne se mit en peine ni du danger à courir, ni de la raideur du chemin.  Mais il se contenta de dire à son maitre : «Faites tout ce qui vous plait. Aller ou vous le désirez, et je vous accompagnerai partout où vous voudrez.» ( 1 Samuel 14,7). Quiconque embrasse la vie religieuse devient par le fait même l`écuyer du Prince qui a vaincu le monde en se faisant obéissant jusqu`a la mort sur la Croix.  Dès lors, les yeux fixés sur son Roi, il suit ce dernier partout ou il va et n`a d`autre désir que d`exécuter ses ordres. L`Obéissance demandant à l`homme le sacrifice de sa liberté, c`est-a-dire du plus précieux de ses biens, est le plus grand témoignage d`affection que l`homme puisse donner à son Créateur. « Si vous m`aimez, dit le Seigneur, obéissez à mes Commandements.» Ce n`est pas à ceux qui crient : Seigneur, Seigneur, qu`il promet son Royaume, mais a ceux qui font la volonté de Dieu. ( Obéir aux 10 Commandements)



Fin de l`extrait de ce très bon livre chrétien de 390 pages

MichelT

Date d'inscription : 06/02/2010

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