Pourquoi le monde finira en 2012 ? par Howard Bloom...

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Pourquoi le monde finira en 2012 ? par Howard Bloom...

Message par Gilles le Ven 18 Juin 2010 - 14:08

Pourquoi le monde finira en 2012, par Howard Bloom

L’article qui suit a été écrit par Howard Bloom, pour les rares personnes qui ne le connaîtraient pas, Howard Bloom est un scientifique américain, auteur du best-seller « Le principe de Lucifer ». Personnalité impossible à cataloguer dans un champ d’intervention bien spécifique, Howard Bloom a marqué la pensée moderne en proposant un paradigme nouveau et original de l’évolution et de l’organisation de nos sociétés. Si pour réaliser cette rupture, il s’est appuyé sur des fondements scientifiques parfois très éloignés de son sujet, ses démonstrations n’en sont pas moins fascinantes.
Cette rupture prend toute sa dimension dans le cadre de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]dont Howard Bloom est un des fondateurs. Très (beaucoup trop même) rapidement expliqué, la mèmetique fait interagir des super-organismes, des entités polymorphes, englobant et dépassant la notion d’individus et de groupes, des mèmes, «des noyaux d’idées auto-répliquants qui deviennent le ciment qui rassemble les civilisations»[1] et le réseau neuronal qui donne aux hommes la capacité de maîtriser le flou et l’incertain qui dessinent l’horizon des sociétés humaines
Dans cet article, Howard Bloom décrypte l’idée de «fin du monde» à la lumière de cette approche révolutionnaire, vous constaterez en le lisant qu’une autre de ses qualités est de ne pas s’embarrasser du politiquement correct.
Je vous recommande vivement la visite des sites que vous trouverez en bas de page pour approfondir le sujet ainsi, bien sûr, que la lecture de ses livres.
Pourquoi le monde finira en 2012, par Howard Bloom


La catastrophe trouve-t-elle sa source dans notre cerveau ?


Publié le 3 décembre, 2009 par Howard Bloom dans [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (traduction la-fin-du-monde.fr avec l’aimable autorisation de l’auteur)
Qu’est-ce que :

  • «2012», le film,
  • plus de 100 livres sur la fin du calendrier Maya en 2012 actuellement disponibles sur Amazon.com,
  • la notion islamique du 12e Imam,
  • les débuts du christianisme,
  • le mouvement Danse Fantôme (Ghost Dance) des Indiens d’Amérique,
  • la secte japonaise Aum Shinrikyo,
  • les Adventistes du Septième Jour,
  • et le mouvement du changement climatique,

ont en commun ?
Ce sont tous des groupements concernés par la fin du monde. Ils prêchent tous l’apocalypse.
Mais pourquoi la vision de l’apocalypse est-elle si attirante ? Pourquoi fonctionne-t-elle comme un hameçon pour l’esprit humain, encore et encore ? Pourquoi notre sensibilité à cette fascination, pourtant étrange, est-elle devenue si fondamentale que sa source se situe peut-être dans nos gènes, dans notre biologie ? Pourquoi l’évolution garde-t-elle si vivantes ces croyances catastrophistes, génération après génération et dans des cultures éparpillées sur toute la planète ?
D’ailleurs, à quel point ces obsessions catastrophistes sont-elles généralisées ? L’appétit pour les scénarios catastrophes traverse-t-il vraiment les époques et les continents ? Ou est-ce l’une de nos excentricités autodestructrices occidentales ?
Tout d’abord, l’obsession de l’apocalypse remonte à très longtemps. Les premiers chrétiens étaient persuadés que Jésus avait prédit la fin du monde tel que nous le connaissons, persuadés également que Jésus avait prédit des catastrophes destructrices annonçant la venue du Royaume de Dieu. Les chrétiens du 1er siècle de notre ère s’attendaient à voir Jésus revenir de sa tombe apportant un nouvel ordre mondial d’un jour à l’autre. C’était il y a près de 2.000 ans et en plein coeur du territoire juif au Moyen-Orient. Mais, que le Christ ne soit pas revenu n’a pas discrédité sa religion. En fait, un système de croyances basées sur une prédiction discutable a grandi à pas de géant.
Deux millénaires plus tard, sur la côte ouest des États-Unis, à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], d’autres prédictions émergent. Et elles s’avèrent encore plus instantanément populaires que le christianisme primitif. Elles nous sont transmises sous la forme d’un long métrage «[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]», dont le producteur, Sony Pictures, affirme qu’il est N° 1 mondial aujourd’hui. «2012» résume son message en un slogan: «Qui survivra à la fin du monde ? »
Mais 2012 n’est pas le seul produit centré sur l’apocalypse issu de la pop culture occidentale à connaître un succès retentissant. Si vous parvenez à sortir indemne de la centaine de livres sur 2012 disponibles chez Amazon.com et que vous êtes toujours affamé d’Armageddon, vous pouvez apaiser votre soif de feu et de souffre avec la série de seize romans apocalyptiques, tendance aile droite chrétienne, de Tim LaHaye «[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]»(Laissé pour compte). Des livres vendus à 65 millions d’exemplaires dans un marché de l’édition qui d’habitude s’estime heureux de tirages de 50.000 copies.

"2012" de Roland Emmerich et "Left Behind" de Tim LaHaye

D’où vient l’idée que le monde prendra fin en [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]? Pourquoi 2012 ? La date se situe prétendument dans le calendrier et la mythologie maya. Selon les Mayas, les dieux ont essayé trois fois de créer l’humanité et ont échoué à chaque reprise. Puis ils ont enfin pu créer l’homme et ont permis l’arrivée de créatures comme vous et moi, des créatures capables de chanter leurs louanges. C’était le 11 août 3114 av JC. Mais, selon les Mayas, une création ne peut survivre que 5.126 années, puis elle s’effondre et fait place à un autre essai. La nôtre, la quatrième création, doit prendre fin le 20 décembre 2012. Ainsi va l’histoire. Certains experts mayas disent qu’il s’agit d’une fabrication sauvage et frénétique. En d’autres termes, il y a de bonnes chances que nous autres, adorateurs occidentaux des calamités, nous ayons concocté ce concept de cataclysme en 2012 en utilisant les Mayas comme une excuse.
Pour un historien des religions, tout cela sonne étrangement familier. Les Américains ont une appétence pour les sensations liées aux désastres imminents depuis longtemps. Au début du 19e siècle, un agriculteur de l’État de New York, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], a prêché que le monde s’écroulerait de façon cataclysmique en 1843. Puis, comme la fin n’arrivait pas, les disciples de Miller retravaillèrent sa prédiction et prédirent que le monde cesserait d’exister en 1844. Cela aurait dû être la fin de la crédibilité de Miller. Mais ce ne fut pas le cas. Les prévisions de Miller étaient si convaincantes que le nombre de ses partisans aujourd’hui atteint seize millions de personnes. On les appelle des Adventistes du Septième Jour.
Mais cela ne concerne toujours que notre civilisation occidentale frapadingue. Les autres cultures ne sont certainement pas aussi obsédées par les catastrophes. En particulier, les cultures les plus sages de la planète, celles des peuples premiers. Autrefois il y avait un peuple autochtone en Méso-Amérique, un peuple totalement isolé de l’influence occidentale. Tellement isolé que les Occidentaux n’avaient pas la moindre idée que ce peuple et son pays existaient. Pas plus que ces autochtones n’avaient de soupçon que d’autres continents existaient au-delà des mers. Ces indigènes étaient des constructeurs de citées perfectionnées et des bâtisseurs d’Empires. Mais ils étaient également tellement obsédés par la fin du monde qu’ils ont favorisé l’arrivée d’une véritable apocalypse, la fin de leur monde tel qu’ils le connaissaient.
Ce sont les prédictions autodestructrices de leur religion annonçant que des dieux blancs viendraient de l’Est, apportant la fin des temps, qui accélérèrent leur chute. Lorsque Cortez et ses conquistadors arrivèrent, ces pâles étrangers semblaient être conformes aux prévisions. Et au début, Moctezuma, l’empereur autochtone, fit l’erreur d’accueillir ces tueurs espagnols au cœur de sa ville. Le nom de la civilisation qui fit cette énorme erreur ? Les Aztèques. Et leurs prédictions suicidaires étaient si puissantes qu’il n’y a plus d’Aztèques aujourd’hui.

Moctezuma et Cortes

Qu’en est-il des peuples qui s’opposent activement au mode de vie occidental ? Aux peuples qui croient en des vérités radicalement différentes ? Ils ne sont sûrement pas assez tordus pour être fascinés par tous ces scénarios catastrophes. Non ? L’une des deux grandes cultures opposée à l’Occident aujourd’hui est l’empire de l’[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], un empire dont les conquêtes s’étendent sur un territoire dont la taille est onze fois supérieures à celui des conquêtes d’Alexandre le Grand, cinq fois la taille de l’Empire romain, et sept fois la taille des États-Unis. Depuis 622, l’Islam constitue le plus grand empire de l’histoire du monde, un empire qui maintient son emprise sur des croyants provenant aussi bien du Nigeria et de l’Algérie que de l’Indonésie ou la Malaisie, sur 18 000 kilomètres de distance, avec ou sans structure politique unifiée. Un tel système de croyances, qui a soutenu des réalisations aussi étonnantes, ne doit certainement pas être ramolli par des obsessions catastrophistes. Ou pas ?
Quatre-vingt-cinq pour cent des musulmans chiites duodécimains, croient au retour du 12ème Imam, disparu au IXe siècle, et qui reviendra d’un jour à l’autre pour apporter la lumière et la vérité de l’Islam au monde entier. Comment cet Imam va-t-il nettoyer la planète d’idées aussi anciennes et radicalement erronées, que sont la démocratie, la laïcité, les droits de l’homme et la tolérance ? Avec une catastrophe de fin de monde. Une catastrophe suivie d’un nouvel ordre mondial dans lequel les lois de l’Islam seront la règle d’un bout de la planète à l’autre. Nous amenant vous et moi à l’islam… ou nous éliminant entièrement. Ce qui est réellement effrayant, c’est que l’un des croyants en cette catastrophe est [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], l’actuel président de l’Iran, un homme qui semble être dans la course pour posséder prochainement les clés d’armes nucléaires.
Nous ne parlerons pas de la religion de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] des Amérindiens. Ou d’[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] au Japon. Croyez-moi sur parole, ce sont des adeptes de la catastrophe. Au lieu de cela, permettez-moi de vous ramener à la question qui me travaille. Pourquoi sommes-nous si souvent captivés par des mouvements millénaristes, des mouvements qui disent que le monde est sur le point de finir ? Quelle est la biologie sous-jacente de cette addiction délirante et contre-productive ? Une croyance qui épuise nos énergies, sape nos ressources, et se révèle être presque toujours fausse ? Dans un monde où chaque organisme est programmé pour la survie, de tels systèmes de croyances ne devraient pas exister. N’est ce pas ?

Shoko Ashara, le leader de la secte Aum responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, Mahmoud Ahmadinejad président de la République Islamique Iranienne

Essayons ceci comme premier élément de réponse. Parfois, les prédictions de catastrophe se réalisent. C’est normal. Guerres, tremblements de terre, et famines se produisent assez régulièrement sur cette terre sombre et menaçante. Donc, même si vous jouez aux dés pour savoir quand le monde finira, vous finirez bien par gagner un jour. Ce type de lancé de dés chanceux arriva à un aspirant prophète au 19ème siècle à Pittsburgh, un prédicateur nommé Charles Taze Russell, prédit qu’effondrements et catastrophes arriveraient avant 1910 et culmineraient en 1914. En un sens, Russell avait raison. En 1914, l’Europe entrait dans la Première Guerre mondiale, la toute première guerre industrielle qui allait engloutir le monde entier. Cette guerre fit une hécatombe, jusque-là sans précédent, de 40 millions de personnes. Et de l’avis de nombreux historiens, cette guerre, la guerre qui devait mettre fin à toutes les guerres, balaya les visions de la vieille Europe sur le reste du monde et inaugura une toute nouvelle weltanschauung. Mais il y avait un hic. Et un gros. Cette catastrophe n’avait pas inauguré le règne du Christ que Russell avait prédit. Cet accroc de taille, toutefois, ne mit pas fin au système de croyances millénaire de Russell, à ses prédictions de catastrophe imminente. Aujourd’hui, ses disciples sont appelés les [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Et ils sont dix-sept millions.
Quelques prédictions accidentellement vraies ne semblent pas une raison suffisante pour avoir maintenue cette obsession pour les catastrophes aussi vivante chez tous les êtres humains, à travers le temps et dans des cultures réparties sur l’ensemble de la planète. La biologie et l’évolution doivent certainement avoir une raison plus impérieuse pour nous maintenir accrochés à une passion si profonde pour les catastrophes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Voici un deuxième élément de réponse à l’énigme de l’extase face aux visions de fin-du-monde-dans-une-boule-de-flamme. Cela remonte à une expérience d’il y a 60 ans et qui joue un rôle clé dans mon premier livre, «[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]». Voici la description du Principe de Lucifer:
«À la fin des années 1940, un chercheur allemand, F. Steiniger, mis quinze rats qui ne s’étaient jamais rencontrés dans une cage. Au début, les créatures se blottirent dans les coins, apeurées et pleines d’appréhension. S’ils se croisaient accidentellement, les rats montraient leurs dents et crachaient. Peu à peu, cependant, il vint à l’esprit de certains des mâles que parmi ce lot d’étrangers il y avait des jeunes femelles attrayantes. Les rongeurs mâles devinrent des Don Juan en herbe et s’en allèrent faire leur cour.»
« Les premiers mâle et femelle à s’être séduits possédaient maintenant quelque chose qu’aucun des autres n’avait : un allié. Le couple profita de la situation : ils terrorisèrent leurs compagnons de cage. Dans un premier temps, les amoureux chassèrent tout simplement leurs compatriotes rongeurs loin de la nourriture, en les renvoyant vers la sécurité des extrémités de la cage. Mais plus tard, le duo romantique élimina ses voisins un par un. La femelle était une tueuse particulièrement rapide. Elle se faufilait vers sa victime lorsqu’elle était tranquillement en train de mâcher un peu de chou, accélérait brusquement, et mordait le malheureux sur le côté du cou, ouvrant une plaie de l’artère carotide. Certains mourraient d’infection. D’autres, malmenés et usés par les efforts frénétiques pour s’échapper, succombaient à l’épuisement. Lorsque l’heureux couple eut fini, ils étaient les seuls survivants.»
«Les rats avaient nettoyé le nouveau territoire de ses concurrents, transformant la cage en un spacieux terrain rempli de lait et de miel pour eux-mêmes. Une nouvelle terre promise. Maintenant, ils pouvaient fonder une tribu qui pourrait prospérer pour les générations à venir. Une tribu qui porterait les gènes de la lignée parentale. »
Quel rapport avec la popularité des croyances sur la fin du monde ? Réfléchissez à cela. Chaque mouvement [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]possède une accroche. Nous allons tous être grillés, frits, ou pris sous le feu des batailles apocalyptiques et de la peste. Nous serons tous anéantis. Sauf les vrais croyants. Eux seront sauvés. Et ils auront un monde tout nouveau, un monde débarrassé de nous, un monde qu’ils pourront transformer en leur propre paradis privé.
Les croyances apocalyptiques sont, je crois, des rêves de conquêtes de territoire déguisés en rêves de survivants, issus de notre passé bestial. Maintenant, levons quelques contradictions. L’un des systèmes de croyances apocalyptiques les plus populaires des 30 dernières années a été l’idée que nous, les humains, portions la possibilité de détruire la planète. Le scénario des gaz à effet de serre est en partie une hypothèse scientifique, et en partie un mythe profondément séduisant. Les croyances d’un changement climatique sont l’expression séculaire d’un modèle antique … peut-être un modèle pulsionnel. Elles sont une nouvelle façon de dire que la fin est proche et que seuls les croyants seront sauvés. Seuls ceux qui ont embrassé le bon Dieu ou la bonne philosophie survivront. Eux seuls connaîtront la vérité du nouvel ordre mondial. Et ils feront plus que restés vivants, ils seront au dessus. Ils croîtront et multiplieront.
Ce qui nous laisse avec trois questions simples. Trois questions dont les réponses peuvent avoir un effet puissant sur votre vie et sur la mienne :

  1. Les partisans du changement climatique ont-ils raison ? Ou vont-ils nous forcer à paralyser notre civilisation si brutalement que la deuxième grande civilisation avec laquelle nous sommes en concurrence aujourd’hui, l’empire, vieux de 2200 ans, de la Chine l’emportera ?
  2. L’obsession apocalyptique qui règne aujourd’hui en Iran finira-t-elle dans le feu d’une guerre nucléaire?
  3. Comment peut-on échapper à la destinée des Aztèques? Comment pouvons-nous faire en sorte que nos prévisions de fin de monde, ne deviennent pas une fin du monde réelle ? Comment ferons-nous pour que le genre de monde dans lequel nous aimons vivre survive?

Publié le 3 décembre, 2009 par Howard Bloom dans [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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Re: Pourquoi le monde finira en 2012 ? par Howard Bloom...

Message par Francesco le Mer 7 Juil 2010 - 2:28

Article vraiment tres intéressant Gilles.

Je me permet 2 hypotheses pour expliquer cette tendance humaine vers la mort....la pulsion de mort que Freud a découvert et qui se trouce chez tout humain....mais qui pourrait fort bien etre en lein avec le péché originel en nous....JPII parlait de culture de mort....La,nous ne sommes plus ds la recherche de la desctruction mais ds le vivre ds la desctruction....

Je pense que tout ca est en lien avec ce virus mortelle en nous qui s'apelle péché originelle.Ce n'est pas pour rien qu'un Dieu a donné sa vie pour nous sauver...nous guérir.....nous sommes tous malades...

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