Le calvaire d’un converti au christianisme en terre d’islam

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Message par MichelT le Mar 25 Jan 2011 - 4:16



Dans un livre, Joseph Fadelle raconte les violences qu’il a subies après sa conversion au christianisme. Il vit aujourd’hui en France

« Même à cet instant je n’y crois pas. Non ! Je ne veux pas croire que les membres de ma propre famille puissent avoir réellement l’intention de me tuer. » Joseph Fadelle est arrivé en France il y a neuf ans, comme réfugié irakien. Son vrai nom : Mohammed al-Sayyid al-Moussaoui.

En Irak, ce nom ouvre les portes de l’influence, de la richesse et du pouvoir. Les Moussaoui sont une grande famille aristocrate chiite. Par son père, Mohammed peut remonter jusqu’à l’imam Ali, cousin et gendre de Mahomet. À Bagdad, les gens le saluaient et l’appelaient « Sayid Malouana », ce qui signifie “notre seigneur”. Aujourd’hui, Joseph Fadelle n’est plus qu’« un déraciné, un apatride, un clandestin ». Parce qu’il s’est converti au christianisme. « Ta maladie, c’est le Christ, et il n’y a pas de remède. Tu ne pourras jamais en guérir », lui disent ses frères.

« Chez moi, les chrétiens sont considérés comme des parias impurs, des moins-que-rien avec qui il faut éviter à tout prix de se mélanger. Dans le Coran que je récite chaque jour depuis ma plus tendre enfance, ce sont des hérétiques qui adorent trois dieux. »Sa conversion date de 1987. Alors qu’il effectue son service militaire, à Bassora, il se retrouve dans la chambre d’un chrétien.

Pour lui, c’est une humiliation : « Chez moi, les chrétiens sont considérés comme des parias impurs, des moins-que-rien avec qui il faut éviter à tout prix de se mélanger. Dans le Coran que je récite chaque jour depuis ma plus tendre enfance, ce sont des hérétiques qui adorent trois dieux. » Massoud, son camarade de chambrée, l’invite simplement à relire le Coran. Cette lecture fait basculer sa vie. Il ne reconnaît pas dans ce texte le Dieu d’amour auquel il veut croire. « Le texte sacré de l’islam a perdu pour moi de sa force de conviction, au point de douter qu’il soit la parole d’Allah. » Le vrai basculement s’opère lorsque son camarade lui met la Bible entre les mains ; c’est alors qu’il se prend de passion « pour ce Jésus-Christ dont parlent les Évangiles ». Une passion qu’il vivra dans sa chair.

Car, en Irak, abjurer la religion musulmane, c’est risquer la mort. Pendant dix ans, Mohammed échappe au sort qui lui est promis en cachant sa conversion à sa famille. Avec son père et ses frères, il s’incline cinq fois par jour en direction de La Mecque, mais c’est Jésus qu’il invoque au lieu de dire Al-Fâtiha, le prologue du Coran que récitent chaque jour des millions de musulmans.

Le prosélytisme est passible de mort : « En demandant le baptême, tu risques ta propre vie mais aussi celle des chrétiens qui auront répondu à ta demande »
À son grand étonnement, c’est d’abord l’Église qui va le rejeter. Mohammed veut recevoir le baptême. À chaque fois, il essuie un refus. Pour les chrétiens d’Irak, un musulman qui frappe à la porte est une menace, qu’il s’agisse d’un espion ou qu’il veuille se convertir. Le prosélytisme est passible de mort : « En demandant le baptême, tu risques ta propre vie mais aussi celle des chrétiens qui auront répondu à ta demande », lui explique un prêtre. Un autre est encore plus direct : « Il n’est pas question de sacrifier un troupeau entier pour sauver une seule brebis. »

Même sous le régime présumé laïc de Saddam Hussein, les chrétiens d’Irak vivent dans un climat constant de peur et de brimades. Ils étaient plus d’un million dans les années 1980, ils seraient aujourd’hui moins de la moitié. « Cela a été douloureux de voir toutes ces portes fermées. Mais avec le recul je comprends la situation. Ils tremblent de peur. » À force de persévérance,Mohammed finit par obtenir l’autorisation de se rendre à la messe.

Sa mère ne lâche que deux mots : « Tuez-le. » La plus haute autorité chiite prononce la fatwa : « S’il se confirme qu’il est chrétien, alors il faudra le tuer, et Allah récompensera celui qui accomplira cette fatwa. » Quand elle apprend sa conversion, c’est sa famille qui le rejette. Plus pour une question de réputation que par vraie conviction théologique. Son père ne peut supporter la honte que représente le fait d’avoir un fils chrétien. D’autant que Mohammed, qui a neuf frères et dix soeurs, est l’héritier, « le préféré », désigné pour succéder à son père. Sa mère, elle, ne lâche que deux mots : « Tuez-le. » La plus haute autorité chiite d’Irak, l’ayatollah Mohammed Sadr, prononce la fatwa qui scelle son sort : « S’il se confirme qu’il est chrétien, alors il faudra le tuer, et Allah récompensera celui qui accomplira cette fatwa. »

En guise d’avertissement, il est enfermé dans la prison Hakimieh où sont détenus des prisonniers politiques. Il devient le numéro 318. Pendant trois mois, il y est battu et torturé : on veut qu’il donne les noms de ceux qui l’ont conduit à embrasser la foi chrétienne. Mohammed se tait. Il passera seize mois en prison. Il pesait 120 kilos en arrivant, il n’en pèse plus que 50 à sa sortie. Pendant les mois de solitude et de privations, une seule pensée le fait tenir : vivre jusqu’au baptême et à la communion.

Mais il risque sa vie en restant en Irak. Un prêtre lui conseille de quitter le territoire, avec ses deux enfants et sa femme, qui s’est elle aussi convertie. Mohammed choisit de fuir en Jordanie où il est hébergé par une famille de chrétiens. Dans la clandestinité, il est baptisé avec sa famille et change de nom. Le danger reste omniprésent ; ses frères le recherchent, le retrouvent, veulent le ramener en Irak. Devant son refus, son cousin lui tire dessus à bout portant. Mystérieusement, la balle ne l’atteint pas, tandis qu’une « voix féminine, intérieure, [lui souffle] de fuir à toute vitesse ». Il n’est touché qu’au mollet, s’effondre et se réveille dans un hôpital, sans savoir ce qu’il fait là ni comment il est encore en vie.

De nouveau condamné à l’exil pour mettre sa famille à l’abri, il obtient avec difficulté un visa pour la France. Quitter l’Orient est un déchirement, mais il n’a plus le choix : « L’islam et la société qui émane de cette religion m’auront privé de la plus élémentaire liberté. Elle seule m’aurait permis de vivre en paix sur cette terre d’Orient qui est aussi celle des chrétiens. […] Je me sens arraché à ma terre, telle une feuille d’arbre tombée par terre et balayée par les vents, piétinée. »

Une religion pour laquelle la laïcité ne signifie rien

La famille Fadelle débarque à Paris le 15 août 2001. Joseph, son épouse et ses deux enfants participent aussitôt, sur le sol français, à une procession dédiée à la Sainte Vierge. Impensable en terre musulmane. Aujourd’hui, Joseph Fadelle a obtenu la nationalité française. Il a écrit le Prix à payer pour témoigner : « Ce livre correspond à ma mission : dire le danger de l’islam », une religion désireuse d’imposer, à tous, ses dogmes et ses coutumes. Une religion pour laquelle la laïcité ne signifie rien.

Joseph Fadelle ne regrette rien. Il espère seulement être entendu par ceux qui l’ont accueilli. Et peut-être, un jour, « vivre dans un Irak où les chrétiens auront le droit de cité » : « Je veux que la société change ou, mieux, qu’elle devienne chrétienne. »

Valeurs actuelles 12 mai 2010 - Article non publié précédemment sur Bivouac

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Un livre poignant raconte ce que doit subir un musulman irakien qui devient chrétien. Accablant.

La puissance du christianisme réside moins dans l’énoncé du dogme que dans la force inégalable du témoignage. Celui de Joseph Fadelle a de quoi faire frémir. Né Mohammed dans une grande famille chiite (dont l’origine remonte au Prophète), il raconte dans le détail sa douloureuse conversion au christianisme, celle d’un jeune homme que tout destinait à la carrière des affaires. Au lieu de quoi, il a subi un véritable calvaire.

Durant toute sa jeunesse, Joseph entendit ses proches insulter les Chaldéens (chrétiens d’Irak) et vit ces derniers se faire traiter comme des intouchables. “J’ai en mémoire cette insulte, une des pires qui soient, celle de “face de chrétien”.”

“J’ai en mémoire cette insulte, une des pires qui soient, celle de “face de chrétien”.De fait, Mohammed pensait, à l’instar de tous les siens, qu’il n’y avait rien de plus bas qu’un infidèle. Jusqu’à ce jour où, convoqué pour effectuer son service militaire, il se retrouve dans la même chambre que Massoud, conscrit chrétien qui montre d’entrée une grande bienveillance à son endroit. C’est la rencontre qui fait basculer sa vie. Massoud, garçon posé et réfléchi, a beau dissimuler ses lectures, son camarade de chambrée est attiré par sa paix intérieure et par sa profondeur. De fil en aiguille, Mohammed se plonge dans les Evangiles et se prépare à un martyre qui culmine au moment où, entouré de ses quatre frères qui le condamnent, il voit son propre oncle menacer de le tuer en posant un revolver sur sa poitrine. Car le Coran pourfend le converti.

Son martyre culmine au moment où il voit son propre oncle menacer de le tuer en posant un revolver sur sa poitrine.Ce récit poignant n’emprunte rien à la fiction. Il est la démonstration écrite de ce que subissent chaque jour des millions de chrétiens d’Orient. Mohammed, devenu Joseph, nous fait découvrir la persécution de l’intérieur, celle dont on ne parle pas assez. Du Nigeria à la Malaisie, en passant par le Pakistan, l’Egypte, l’Irak, le Maroc et l’Algérie, on tue chaque semaine des chrétiens. Il est juste de dénoncer les discriminations dont sont victimes les musulmans d’Europe. Mais, Dieu merci, il n’existe pas un seul pays chrétien au monde où les fidèles de Mahomet sont aussi maltraités que les chrétiens en terre d’islam.

L’Express du 23 mars 2010 - Article non publié précédemment sur Bivouac

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“Le danger ? Le Coran, pas les musulmans”

Chiite, Mohammed Moussaoui, 44 ans, vivait en Irak la vie facile que lui conférait son nom, héritier direct de la famille du prophète Mahomet : « Je n’avais pas besoin de travailler et on me baisait la main pour me saluer. » Et puis sa vie a basculé.

NR. Comment vous êtes-vous converti au christianisme ?

« J’ai relu le Coran… Et j’ai compris. » Joseph Fadelle : « Lors de mon service militaire, en 1987, je partageais ma chambre avec un chrétien, ce qui me dégoûtait ! Il connaissait bien le Coran et m’a seulement invité à le lire pour le comprendre. Pour un musulman, lire ou réciter le Coran, même sans le comprendre, suffit à espérer être récompensé par Allah. Alors, pour mieux convertir ce chrétien, j’ai relu le Coran… Et j’ai compris. »

NR. Qu’avez-vous compris de nouveau ?

Joseph Fadelle : « J’ai découvert que ce livre contient tout et son contraire, ce qui permet toutes les interprétations (sunnites et chiites n’ont pas les mêmes), mais ce qui signifie, surtout, que ce livre n’est pas la parole de Dieu, mais celle d’un ou de plusieurs hommes. Dieu, lui, je le crois, est cohérent ! Si ce livre vient des hommes, quelle religion peut donc être l’islam ? Je fais une grande différence entre les musulmans et l’islam. J’aime les musulmans, mes frères, ma famille, mais je ne reconnais pas l’islam comme religion. Pire, j’ai fait le constat que ce sont plutôt les musulmans qui ne lisent pas le Coran qui sont bons, pleins d’une juste morale. Le problème, c’est donc le Coran, pas les musulmans. »

NR Comment peut-on dire que le Coran est un problème ?

« le Coran n’est pas un problème, c’est un danger » Joseph Fadelle : « Vous avez raison, le Coran n’est pas un problème, c’est un danger, pas les musulmans ! Mais si vous ne possédez pas parfaitement la langue arabe, alors vous ne pouvez pas mesurer ce danger car vous ne pouvez pas savoir qu’il y a autant de » corans « que de traductions. Et les traductions occidentales sont très douces pour les non-musulmans alors qu’au fond, pour l’islam, il n’y a pas de place pour les non-musulmans.

Je le sais, je l’ai vécu et le vis encore : qu’est donc cette religion qui interdit de la quitter ? L’islam interdit à un chiite de devenir sunnite (et réciproquement), mais punit de mort le musulman qui devient chrétien. C’est pourquoi les chrétiens (y compris arabes) habitant des pays musulmans vivent leur foi dans la plus totale clandestinité. J’ai dû m’enfuir secrètement d’Irak vers la Jordanie, quitter la Jordanie secrètement et je vis caché en France. Mais là, au moins, je peux vivre ma foi, aller à la messe tous les jours ! »

NR. Êtes-vous en guerre contre l’islam ?

Joseph Fadelle : « Si j’en avais les moyens, je ferais un procès contre le Coran qui appelle à la haine et par lequel sont possibles les fatwas de mort. Si je le pouvais, je ferais retirer du Coran tous les versets qui appellent à la haine et à la violence. Certains religieux ou érudits musulmans le souhaiteraient aussi, mais n’osent pas le dire : ils ont peur. Certains versets du Coran condamnent les chiites, d’autres les sunnites… L’islam une religion de paix ? Voyez ce qui se passe en Irak (*), et ce n’est pas fini : chiites et sunnites vont continuer de se combattre et ce sont les chrétiens qui seront les premières victimes. Ils devront mourir ou quitter le pays, alors qu’ils étaient en Irak avant même l’arrivée de l’islam. Et l’Irak perdra alors définitivement une partie de lui-même. Je voudrais que les Européens comprennent tout cela. J’essaie de le leur dire, mais veulent-ils entendre ? »

(*)L’interview a été réalisée avant la prise d’otages dans l’église de Bagdad, le 1er novembre 2010

Nouvelle République - 3 nov 2010 -
[b]

MichelT

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Message par essenien le Mar 25 Jan 2011 - 20:23

On ne priera jamais assez pour les chrétiens d'Orient.
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Message par Francesco le Mar 25 Jan 2011 - 23:34

Le pire c'est que c'est la meme situation ds des pays musulmans dit modéré comme l'Égypte,la Tunisie.....


Dieu seul suffit,l'aimer,le suivre et faire sa volonté.
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Message par veronica le Mer 26 Jan 2011 - 14:30

Le livre de Joseph Fadel a pour titre "Le prix à payer" aux Editions Fayard. N'hésitez pas à le réclamer à votre libraire ! Si les vidéos-conférences de l'Abbé Pages ne vous ont pas convaincues, là vous ne pourrez plus nier l'évidence ! Joseph Fadel cite tous les versets du Coran qui incriminent les Chrétiens. Son livre parle de sa religion d'origine avec beaucoup de pondération, ce que j'admire, sachant le calvaire qu'il a vécu.
C'est un témoignage poignant rédigé dans un langage simple qui ne rebutera pas ceux qui n'aiment pas lire.
Vous pouvez également retrouver Joseph Fadel dans une des émissions de "l'Esprit des Lettres" sur le site de KTO. Il me semble qu'elle avait été diffusée en avril,mai ou juin 2010.

veronica
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Féminin Date d'inscription : 14/01/2011

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