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Union gay, la bénédiction protestante accordée

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Union gay, la bénédiction protestante accordée Empty Union gay, la bénédiction protestante accordée

Message par Rémi Mar 19 Mai 2015 - 21:14


Union gay, la bénédiction protestante accordée
Bernadette SAUVAGET 17 mai 2015 à 20:16


A CHAUD Calvinistes et luthériens ont voté pour à la quasi-unanimité après dix-huit mois de débat.

Parfois, le calendrier a d’heureux hasards. «Je n’ai appris qu’il y a deux jours que ce dimanche était la Journée internationale de lutte contre l’homophobie», assure à Libération Laurent Schlumberger, le président de l’Eglise protestante unie de France (EPUDF), la plus importante numériquement et la plus ancienne historiquement dans l’Hexagone, et qui regroupe les luthériens et les réformés (calvinistes). Cela tombait bien car, ce même jour, l’EPUDF a franchi un pas historique en autorisant la bénédiction des couples homosexuels (l’équivalent du mariage pour les protestants) par les pasteurs. En France, c’est une première. Jusqu’à maintenant, seule une petite branche du protestantisme, la Mission populaire évangélique, implantée dans les quartiers difficiles, autorisait depuis 2009 cette pratique, sous l’impulsion d’une poignée de pasteurs très progressistes.

Rattrapage. Réunis en synode national (assemblée générale) à Sète (Hérault), les 105 délégués de l’EPUDF ont voté quasiment à l’unanimité (94 voix pour et 3 contre) le texte qui ouvre la possibilité aux paroisses et aux pasteurs - la décision se prendra localement - de procéder à des bénédictions de couples de personnes de même sexe. «Jusqu’au scrutin, nous ne savions de quel côté la décision allait pencher», explique Laurent Schlumberger, lui-même surpris de la très large majorité qui s’est dégagée sur le texte. Ce choix intervient après une longue consultation interne, qui a duré dix-huit mois.

A l’été 2014, les discussions s’orientaient plutôt vers une réponse négative. «Je crois que les gens ne sont pas d’un bloc face à cette question, radicalement pour ou contre», estime le président de l’EPUDF. Ce qui a visiblement laissé des marges de manœuvre pour aboutir à la décision prise dimanche.

Pour le protestantisme français, ce vote ressemble à une session de rattrapage. Lors des débats sur le mariage pour tous en 2012-2013, il avait été très frileux, voire hostile. Présidée alors par un évangélique, la Fédération protestante de France (FPF) s’était à l’époque positionnée contre le mariage pour tous. Elle estimait que le projet apportait de la «confusion dans la symbolique sociale», et ne favorisait pas la «structuration de la famille». Les luthériens et les réformés avaient, eux, refusé de prendre publiquement position. Deux ans seulement ont suffi pour que le débat avance. «Depuis que le mariage pour tous a été adopté, les choses se passent sereinement au sein de la société française et cela a beaucoup joué», estime le théologien et pasteur Stéphane Lavignotte, le premier à avoir béni des couples homosexuels. «Aujourd’hui, c’est un jour émouvant, poursuit-il. Le débat s’est ouvert dès 1999. Nous avons eu le sentiment parfois qu’il n’avançait pas. Nous avons aussi entendu des choses très dures, comme si les gens se repliaient sur des lectures fondamentalistes de la Bible.»

Traîne. L’association Carrefour des chrétiens inclusifs, qui se bat pour les droits LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et trans) dans les églises chrétiennes, le vote de l’EPUDF a été accueilli avec satisfaction. «Nous étions en assemblée générale quand nous l’avons appris, raconte sa présidente, Marina Zuccon. Tout le monde a applaudi, pleuré et chanté.»

Vu d’Europe, le protestantisme français luthéro-réformé apparaissait aussi très à la traîne. La bénédiction de couples homosexuels existe depuis les années 90 en Suède et aux Pays-Bas, et s’est répandue depuis une dizaine d’années en Allemagne et en Suisse.
Bernadette SAUVAGET

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Position de l'Église catholique sur cette question.


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Le thème de la bénédiction des unions homosexuelles n’a pas été demandé dans les réponses au synode
19 mai 2015 / pas de commentaires / 922 vues

Suite à la décision de l’église protestante unie de France (EPUdF) de permettre la bénédiction des unions homosexuelles, Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier, vice-président de la Conférence des évêques de France, déclare à La Croix :

« La bénédiction, c’est invoquer le secours et l’appui de Dieu en vue de réaliser sa volonté. Le Livre des bénédictions, qui regroupe les textes pouvant être prononcés lorsque l’on bénit, manifeste un certain nombre de réalités humaines sur lesquelles on peut demander à Dieu d’être attentif. L’ordre dans lequel sont classées ces prières est significatif : d’abord les personnes – les familles, les malades –, puis les activités humaines – les premières pierres, les maisons… –, et les objets pour le culte. Enfin, l’Église propose des textes pour bénir les objets de dévotion.

Dans ce cas, l’Église catholique pourrait-elle aussi conférer une bénédiction à un couple homosexuel ?

L’Église a toujours voulu éviter toute ambiguïté entre le mariage et ce qui pourrait y ressembler. C’est pourquoi elle ne pratique pas de bénédiction des couples homosexuels. Certes, il est possible de bénir une famille, mais il ne s’agit pas d’un mariage. Chez les catholiques, le mariage est un sacrement, ce qui signifie qu’il est plus large et plus profond qu’une bénédiction : un sacrement est un signe de Dieu, et non une parole humaine qui vient s’appliquer sur une réalité.

Vous avez examiné les réponses des catholiques français aux questions qui leur était adressées par Rome en vue du synode sur la famille. Le thème de la bénédiction des couples homosexuels a-t-il été abordé ?

Non, je ne me souviens pas avoir eu connaissance de demandes liturgiques pour les personnes homosexuelles. En revanche, beaucoup ont insisté sur l’importance d’accueillir ces personnes.

La bénédiction n’est-elle pas une forme d’accueil ?

Non, précisément parce qu’elle comporte un trop grand risque de confusion avec le mariage. En revanche, il est possible d’accueillir les personnes homosexuelles de bien d’autres manières : en accompagnant leur cheminement spirituel, en les soutenant, en prenant le temps de l’écoute, de l’échange, en priant avec elles. Ces étapes, qui demandent du temps, doivent être prises au sérieux dans les paroisses. Je connais plusieurs personnes homosexuelles, et je les rencontre régulièrement : certains vivent en couples, d’autres non. Certaines me parlent de leur parcours spirituel mais ne demandent pas une telle bénédiction.

L’accompagnement des couples homosexuels peut-il être abordé, à Rome en octobre, au synode sur la famille ?

Il est difficile de répondre à cette question. Quoi qu’il en soit, il faut bien avoir en tête que ce synode ne regroupe pas que des évêques européens, les participants viendront du monde entier. Or, ce genre de questions n’est pas du tout abordé en ces termes dans d’autres parties du monde  : en Afrique, l’Église catholique est par exemple beaucoup plus attentive à la polygamie qu’à l’homosexualité. Nos questions occidentales ne préoccupent pas le monde entier.

Quelles peuvent être les répercussions œcuméniques de la décision prise par l’Église protestante unie de France?

Cela ne va sans doute pas simplifier les choses. Cette décision souligne les différences qui existent aujourd’hui entre nous pour ce qui relève des questions morales. Mais je garde en tête les propos du cardinal Kurt Koch, qui préside, à Rome, le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Il nous rappelle que dans le domaine des relations œcuméniques, au fur et à mesure que nous progressons dans le dialogue, nous en venons désormais à parler de ce qui constitue le cœur de nos différences, comme les questions concernant l’Église, les sacrements et l’éthique. Mais n’oublions pas que l’unité ne dépend pas que de nous  : elle est l’œuvre de Dieu. »


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