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Comment bien revenir à Dieu quand on s'en est éloigné par le péché ?

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Comment bien revenir à Dieu quand on s'en est éloigné par le péché ? Empty Comment bien revenir à Dieu quand on s'en est éloigné par le péché ?

Message par Rémi Mar 16 Juin 2015 - 21:00

PETITE CLEF D’OR DE LA CONTRITION PARFAITE


Vincent Colozza S.J.

Beaucoup de gens se damnent quand ils n'auraient qu'à tourner une petite clef pour s'ouvrir le ciel; mais personne ne leur offre cette clef ou personne ne leur a appris à s'en servir. Cette petite clef, c'est un tout petit acte de contrition parfaite.



Idée exacte de la contrition parfaire

Définitions.

-- La contrition est le regret de son péché et la vo­lonté de ne plus le commettre.

La contrition imparfaite est le regret de son péché parce qu'il nous vaut le châtiment de Dieu soit en enfer, soit au purgatoire.

La contrition parfaite est le regret de sa faute parce que ce péché offense Dieu qui est si bon, si aimable.

On la croit difficile: ER­REUR ! Si elle l'était, il faudrait damner les 9/10 du monde. Comment alors croire que Dieu soit le BON Dieu ? Avant Jésus, elle était le seul moyen de salut; après Lui, elle est encore le seul moyen de sa­lut pour les 2/3 de l'univers. Donc..

Cette méconnaissance de la contrition parfaite provient, d'une triple erreur.

Erreur due d'abord à la confu­sion entre la contrition parfaite et la parfaite contrition. L'on oublie – ou l'on ignore – que la contrition parfaite a trois degrés: haine du péché mortel, haine du péché véniel, haine de toute imperfection.

Le premier degré est absolument nécessaire pour se sauver, mais il suffit à lui seul. C'est une haine du péché telle que « quand on m'offrirait tous les biens de ce monde, quand on me menacerait de m'enlever la vie, je n'envisagerais pas même la possibilité de con­sentir à un péché mortel » (S. Ignace, Ex. Sp. no 165, 1er degré d'humilité)

Cette haine peut coexister a­vec une attache au péché véniel; ce n'est pas l'idéal, certes; c'est même une attitude dangereuse que de s'en tenir au refus du péché mortel; mais enfin, strictement, cela suffit pour écarter l'enfer.

Deuxième source d’erreur – On s'imagine parce qu'on regrette ses fautes à cause de l'en­fer qu'on ne peut en même temps les détester pour un motif plus pur. Or, la contrition imparfaite n'ex­clut pas la contrition parfaite; on peut haïr à la fois et la peine (ou mal de l'homme) et la faute elle-même (ou le mal de Dieu).

Enfin, une dernière source d’erreur: on confond, dans la pra­tique, contrition parfaite et contrition sentimentale.

Les larmes de componction sont louables, mais non indispen­sables... ni à la portée de tous ! Et tel qui n'a pas assez de cœur pour regretter ses fautes par un sentiment d'amour pour Celui qui est si bon... est cependant capa­ble de les regretter par un motif d'amour envers Celui qu'il a méprisé.

Il y a en effet comme deux sortes d'amour parfait: L'amour de reconnaissance et l'amour d'es­time.


Contrition Parfaite par Amour de Reconnaissance

Notre formule de contrition parfaite l'exprime en ces termes: « Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment BON" Ce re­gret, c'est la peine d'avoir offensé quelqu'un qui nous a tout donné, quelqu'un qui a tant souffert pour nous.

Or il est facile d'éprouver ce sentiment et il suffit d'une oraison jaculatoire pour l'exprimer, par exemple, « Mon Jésus, miséricorde » ou même ce seul cri: « Jésus ! » Que de gens font des actes de con­trition parfaite sans trop s'en apercevoir : ainsi lorsqu'ils font le Chemin de Croix.

Notons en passant l'excellence de cet exercice hors pair. Par l'ac­te de contrition parfaite, il nous sauve de l'enfer dès la première station; par l'indulgence plénière qu'on gagne à la fin, il peut nous ouvrir tout de suite le ciel. Seule condition requise : faire le tour des stations en pensant à la passion (aucune récitation de « Pater » ou « Ave » n'est imposée).

Cher pécheur, voici un petit raisonnement du cœur facile à fai­re et facile à retenir:

« Mon Jésus, si j'avais moins péché, vous auriez moins souffert. PARDON ! »

Comme il est vrai, ce petit raisonnement du cœur : « Le tor­rent de nos iniquités L'épouvante » (Ps. 17.5). Il est gros, ce torrent... ! Mes péchés, ce sont les gouttes d'eau qui s'ajoutent aux gouttes d'eau des autres. Si j'avais moins péché, le torrent aurait eu moins de violence...

A cause de mes péchés, Jésus a souffert davantage dans son corps (tel coup de fouet, telle giffle, telle égratignure en plus, n'est-ce pas ma rançon ?) et surtout dans son cœur : cet homme de douleurs est Dieu, et, comme tel, Il a vu, ou mieux, Il voit mes infidélités et Il en souffre d'autant plus que ces infidélités viennent de l'un des siens !

Nous avons dit un raisonne­ment du cœur, car si c'est un appel à l'amour, à la reconnaissance, ce n'est pas nécessairement un amour fortement senti.

On ne saurait trop insister sur ce point.

Car il y a une autre sorte d'a­mour que celui de reconnaissance : il y a la contrition parfaite à base d'ESTIME ou par amour de bien­veillance.

Contrition Parfaite par Amour d'Estime

Cette sorte de contrition – qu'on néglige malheureusement trop – est pour plusieurs plus faci­le à obtenir parce que moins senti­mentale ! La formule officielle la suggère par ces mots: « Je regrette de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment AIMABLE. »

Ici, pur raisonnement où le cœur n'intervient presque plus. Quand j'ai péché, qu'ai-je fait ?

Ayant le choix entre deux bonheurs – un petit plaisir passager, imparfait – et Dieu, le « condensé » de tous les bonheurs possibles, Dieu, le bien suprême, – j'ai préféré la petite créature au Créateur.

Quel mépris pour Lui, quelle bêtise! Pensant à cela, je Lui dis: « Mon Dieu, souverain Bien, Beau­té et Bonheur infini, pardon de la bêtise de mon choix. »

En disant cela, je fais un acte de contrition parfaite, car je regrette la faute non à cause de la peine mais pour la laideur de ce mépris de Dieu; et parce que je rétablis Dieu dans ses droits, en re­tour Il me pardonne.

Horreur de la faute ou de la peine : là est toute la différence en­tre la contrition parfaite et imparfaite. Dans la contrition imparfai­te, ce qu'on déteste, c'est moins la faute que la peine (poena), le châtiment qui accompagne la faute ; – dans la contrition parfaite, c'est la faute (culpa) elle-même qui est détestée parce que l'acte posé en lui-même nous choque. Dans la contrition imparfaite, je ne pense qu'à moi: dans la contrition parfaite, je pense en plus à Lui, Dieu; je regrette d'avoir mis de côté pour une telle action un Dieu si aimable en lui-même ou si bon pour moi.

Pour formuler cet acte d'a­mour parfait, il suffit aussi d'une petite invocation indulgenciée. Ainsi: « Jésus, mon Dieu, je vous aime par-dessus tout » ou tout sim­plement « MON DIEU ET MON TOUT ! »

Abus et avantages de la petite clef

A trop faciliter la contrition, ne risque-t-on pas d'encourager au mal ?

Pour saisir la portée d'un moyen de salut si commode, il faut bien comprendre que le salut est tou­jours le résultat d'une amitié : cel­le de notre âme avec Dieu; et que de la part de Dieu cette amitié est toujours offerte, même au plus grand des pécheurs. Mais Dieu ne nous sauvera pas sans nous : Il ne nous aimera pas si on ne veut pas de Lui !

Si l'on passe de la théorie à la pratique, cela veut dire que l'âme déjà affectionnée au péché, qui est l'ennemi de Dieu, doit d'abord être décidée de quitter son péché pour pouvoir se retourner vers Dieu.

Ce retour peut être motivé par la crainte de l'enfer ou du pur­gatoire: alors c'est la contrition imparfaite. Elle n'est pas à mépri­ser puisque avec l'aide du sacre­ment de Pénitence elle suffit pour être pardonné. Ou bien ce retour vers Dieu est motivé, comme nous l'avons vu, par la peine d'avoir of­fensé un Dieu si bon ou par le re­gret d'avoir perdu un Dieu si ai­mable : alors c'est la contrition parfaite. Mais que la contrition soit imparfaite ou parfaite, il faut être décidé de quitter le péché, il faut le ferme propos.

Toute contrition suppose le ferme propos sincère! Quand même je dirais à Dieu: « Pardon de ma bêtise », si je suis décidé de la recommencer le lendemain, pour moi, ce n'est pas une « bêtise » : mon cœur dément mes lèvres .... Mon regret n'est pas sincère.

Le pécheur qui regrette un rendez-vous d'où il est revenu l’âme et le corps souillés, qu'il commence par renoncer à la prochaine rencontre avec celui ou celle qui l’entraîne irrésistiblement au mal !

Le jeune homme et la jeune fille qui reviennent d'une soirée ou d'un théâtre où leur honneur a sombré, qu'ils commencent par déchirer le billet déjà acheté pour le prochain « dancing » ou pour un autre film aussi risqué:

Dieu vient au-devant du pécheur prodigue; il court à lui, « ouvre la barrière, ouvre les bras: Reviens ! Reviens ! mais il exige que le prodigue revienne: Il ne le traîne pas malgré lui; Il ne
l'embrasse pas dans sa fange ». (Al. Dugré)

Pour prévenir tout abus de ta contrition parfaite, rappelons qu'elle suppose le désir (implicite) d'aller à confesse tôt ou tard, au plus tard avant d'aller communier, si l'on a commis un péché mortel certain.

Et voici un grand avantage pour éviter bien des angoisses à des âmes qui ne voient pas clair sur leur responsabilité et qui ce­pendant désirent ne pas se priver de leur communion. C'est précisément le truc du démon de troubler une âme pour lui voler une com­munion, l'empêcher de puiser au contact du Christ la force qui la rendra plus énergique lors du pro­chain assaut infernal.

Quand vous doutez si vous a­vez succombé mortellement, dites: « Mon Dieu, si je Vous ai offensé, je Vous en demande pardon. Je ne voudrais pas Vous avoir offen­sé ! » et restez tranquille; vous ve­nez de faire un acte de contrition parfaite. Ou encore; pensez à tout cela en disant simplement: “Mon Dieu, je VOUS aime. » Pour prévenir tout abus, rap­pelons une deuxième fois qu'après une faute mortelle certaine il faut s'en confesser avant d'aller communier. Ainsi le veut l’Église.

Lorsqu'on ne peut communier, – soit par l'impossibilité physique, soit par indignité morale – on devrait compenser par une bonne communion spirituelle. N'oublions pas qu'une âme redevenue en état de grâce par la contrition parfaite redevient aussitôt la demeure de la T. S. Trinité...

Signalons les autres avantages de la contrition parfaite.

Elle diminue le Purgatoire, en effaçant les fautes vénielles.

Elle augmente le bonheur du ciel en ne remettant pas au temps lointain et incertain de la prochaine confession le moment où, de nouveau, nos actes compteront pour le ciel. Car nulle bonne action faite en état de péché mortel n'est méritoire au sens strict; c’est-à-dire qu'une telle action peut obtenir des grâces de conversion mais elle n'augmente pas la Grâce, le pouvoir de jouir davantage au ciel.

En d'autres termes, un pécheur peut bien, en faisant pénitence, mériter sa conversion; il ne gagne aucun degré de gloire de plus pour le ciel: sa vie est nulle !

Grosse bêtise donc de rester longtemps en état de péché mortel et de gaspiller sa vie au lieu de la rendre méritoire grâce à la con­trition parfaite, « Baguette magique qui change tout en or, en or de mérites surnaturels. » (J. de Driesch)

La bêtise est encore plus grande si l'on songe que l’omission d'un acte de contrition parfaite peut nous précipiter en enfer: Et de nos jours, il y a tant d'accidents...

Si l'on veut au moment de la mort, surtout de la mort subite, faire un acte de contrition, il importe qu'auparavant on en ait pris l’habitude !

Mais le moyen d'être certain de prendre et de garder cette habitude? Confions cette importante affaire à la Sainte Vierge: c'est comme si nous lui demandions d'aller sûrement au ciel ... Une mère ne saurait refuser pareille demande à ses enfants.

Cher ami, je viens de vous offrir ce qu'on a appelé si bien « la clef du ciel ». Puissiez-vous
vous en servir. Mais pour qu'à l'heure du danger, vous ne vous excitiez pas, pour que vous ne
mêliez pas la serrure, il faut vous habituer à la tourner souvent. Autrement, il vous arrivera comme à cette foule prise de panique dans un incen­die d'église, et qui mourut écrasée contre les portes sans pouvoir les ouvrir. Le sacristain essaya bien de faire sortir les gens par une porte de sauvetage; mais jusqu'a­lors il n'avait jamais essayé de l’ouvrir... et on retrouva le malheureux, près de cette petite porte, la clef, serrée de rage, entre ses mâchoires calcinées !

Apprenez à tourner votre clef du ciel ! Autrement, s'il vous ar­rive un accident, j'ai bien peur que dans votre excitation, vous ne mêliez la serrure… Chaque soir, donc, un bon acte de contrition parfaite avant de vous endormir ! Et si jamais vous retombez dans la boue.. . la belle affaire ! On ne reste pas dans la boue ! vite un acte de contrition, et debout, en route pour le ciel !

Quelques actes de contrition par­faite variés et courts.

Une âme aimante peut varier ses expressions, mais au fond, elle dit toujours la même chose. Tout revient à cette idée qu’on L’a mis de côté, Lui si bon et si aimable ! Tantôt on Lui dira : « Votre cœur, Jésus, a eu de la peine : je le consolerai » ; et tantôt on répétera : « Autant j’ai péché, Jésus, autant je veux Vous aimer ! » ; ou encore ces formules déjà données : « Mon bon Jésus, si j’avais moins péché, Vous auriez moins souffert : PARDON » (contrition par amour de reconnaissance);

« Mon Dieu, pardon de m’être détourné de vous, le bien suprême Je ferai mieux. » (contrition par amour d'estime.)

enfin cette phrase qui réunit les deux amours:

« Mon Dieu, bonté et beauté in­finie, pardon d'avoir préféré ce qui passe à ce qui demeure. »

Groupons ici certaines oraisons jaculatoires indulgenciées (300 jours) qui peuvent devenir comme de courts actes de contrition parfaite, lorsqu'on les dit en songeant à ses péchés :

Mon Jésus, miséricorde.

Jésus, mon Dieu, je vous aime par-dessus tout.

Celle-ci, semblable et encore plus courte:

MON DIEU, JE VOUS AIME.

enfin celle-ci, qui résume tout :

MON DIEU ET MON TOUT !


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Comment bien revenir à Dieu quand on s'en est éloigné par le péché ? Empty le pardon apres le peché

Message par chantmie Dim 5 Juil 2015 - 14:20

la petite Thérèse disais : si j' avais commis tous les péchés du monde je garderai la même confiance il suffit de ce jetais entre les maints de Jésus comme un enfant entre les bras de sa mère. Il a pardonné le péché de Marie Madeleine parce-que elle a beaucoup aimais

chantmie

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