Discerner le Vrai du Faux

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Discerner le Vrai du Faux

Message par Francesco le Dim 13 Jan 2008 - 22:25

J'ai trouvé ce texte intéressant d'un certian dawidi sur le forum des coeurs de Jésus et Marie.Texte tres intéressant sur le discernement:Bonjour,

Tout d'abord, bonne année à tous !
Je me pose la question suivante: Depuis près de 200 ans le nombre d'apparitions ou locutions, messages de Marie, Jésus ou Saints ne cessent d'augmenter !

Aussi, je me demande comment discerner le vrai du faux ! Car plusieurs apparitions ont dit ceci:

Mélanie de La Salette : « On n'a pas voulu croire au surnaturel Divin, on sera confronté au surnaturel diabolique »...

M.-J. Jahenny, dans une extase du 28 juin 1880, nous met en garde : « Mes enfants, dit la Ste Vierge, faites attention à mes paroles... (...) Satan fera beaucoup de révélations (...). Il sera impossible de démarquer son langage, car il imitera trop bien les paroles du Christ et ses révélations. En chargeant ces âmes [dites privilégiées] il veut perdre beaucoup de prêtres pieux, les égarer profondément dans toutes ces choses. Il veut en perdre aussi beaucoup qui ne sont pas prêtres…»

De même à Garabandal : Aux environs de décembre 1962, Conchita déclare à de nombreuses personnes dont Margarita Huerta de Madrid, grand témoin des extases, qu’avant l’arrivée du grand Miracle, de fausses apparitions allaient se multiplier partout dans le monde.

Le discernement est donc essentiel et important ! Rappelons-nous ce que dirent Saint Paul et Saint Jean à ce sujet :

Saint Paul: “ N'éteignez pas l'Esprit; ne méprisez pas les dons de prophétie, mais examinez tout avec discernement: retenez ce qui est bon ” (1 Th 5, 19-21).

L’évangéliste Jean : « Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. À ceci vous reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu ». (1 Jn 4,1-3; cf. Jn 5,1-4)

J’appelle donc chacun à être prudent et responsable, à ne pas tout suivre ou tout rejeter ! Discerner en prières, en paix, sans précipitation, en mettant la volonté du Seigneur avant la vôtre !

Mais la question est de savoir ce qu'il faut faire ! Je vous propose ci-joint quelques critères de discernements ! Qu'en pensez-vous ? Est-ce que celà peut aider dans ce discernement, où alors faut-il laisser pousser l'ivraie avec le grain et lorsqu'ils seront à maturité, c'est à dire lorsque les choses seront accomplies, les fausses appritions se dénonceront d'elles-mêmes ?

J'aimerais avoir votre avis ? Etes-vous d'accord avec ces critères ? Comment discernez-vous sur ce sujet ?

Critères de jugement, de l’ordre de la probabilité au moins, du caractère des apparitions et révélations présumées :

1) Conformité à la foi catholique

Critères positifs :

- en ce qui concerne les révélations, leur conformité à la doctrine théologique : C’est essentiel et très important ! Si des doctrines contraires à la doctrine de l’Eglise sont professées, il ne faut pas suivre ces messages ! Un exemple : si des messages disent que le Pape actuel est faux ou qu’il ne faut pas suivre l’Eglise, il ne faut plus suivre ces messages ! De même, si des messages personnels supprime votre libre-arbitre en réalisant à votre place des choix à réaliser dans votre vie, faites très attention et remettez-vous à un directeur spirituel. De toute façon, il est bon voir essentiel que chacun ait un directeur spirituel. C’est de toute façon ce qui se réalisera à partir du moment où vous vous confessez fréquemment.

- en ce qui concerne les révélations, leur véracité spirituelle, leur exemption de toute erreur (Si une erreur, ou des sujets qui portent à confusion au niveau théologique sont professées, il est recommandé d’avoir la plus grande prudence et de contacter l’autorité ecclésiastique). Une saine dévotion et des fruits spirituels en constant progrès (notamment l’esprit d’oraison, les conversions, le témoignage de la charité, etc.)

Critères négatifs :

- une erreur manifeste quant aux faits. Des erreurs doctrinales que l’on attribuerait à Dieu lui-même, ou à la bienheureuse Vierge Marie, ou à l’Esprit Saint dans leurs manifestations (compte tenu cependant de la possibilité que le sujet ajoute par sa propre industrie – fût-ce inconsciemment – à une authentique révélation surnaturelle des éléments purement humains, ceux-ci devant néanmoins rester exempts de toute erreur dans l’ordre naturel. Cf. St Ignace, Exercices spirituels, n.336) ; Là aussi c’est essentiel et il est important d’examiner ceci, n’hésitez pas à vérifier ceci, à questionner les autorités compétentes, mais ne foncez pas tête baissée sans discernement ou simplement parce que vous ressentez que cela à l’air vrai ! Il est demandé que nous discernions !

2) Fruits spirituels de l’apparition

Critères positifs :

- certitude morale, ou du moins grande probabilité, quant à l’existence des faits, acquise au terme d’une sérieuse enquête.

- Circonstances particulières relatives à l’existence et à la nature du fait : qualités personnelles du ou des sujet(s) – notamment l’équilibre psychique, l’honnêteté et la rectitude de la vie morale, la sincérité et la docilité habituelles envers l’autorité ecclésiastique, l’aptitude à mener le régime normal d’une vie de foi, etc. ;

Critères négatifs :

- une évidente recherche d’amasser de l’argent en relation avec les faits. Des actes gravement immoraux commis par le sujet, sinon par ses intimes, durant ces faits, ou à l’occasion de ces faits ;

- des troubles psychiques ou des tendances psychopathiques chez le sujet, qui exerceraient une influence certaine sur le fait prétendument surnaturel, ou bien la psychose, l’hystérie collective, ou autres facteurs du même genre. Il est important de voir aussi si la personne à des tendances à la dépression ou d’autres maladies qui jouent sur l’esprit !!! C’est essentiel ! Un exemple, il suffit de voir par exemple à Fatima et à Lourdes, le nombre de tests que durent passer les voyants, sans qu’aucun médecins ou psychiatres ne purent déceler une quelconque maladie !!! Si vous connaissez des personnes se prétendant messagers et qui ont fait face à des dépressions, il faut s’en méfier, discerner et en parler aux autorités compétentes, c’est important.

Il importe de considérer ces critères, qu’ils soient positifs ou négatifs, comme des normes indicatives et non comme des arguments définitifs, et de les étudier dans leur pluralité et leurs relations les uns avec les autres. Nous ne condamnons ici aucune apparitions, que du contraire, par ces critères nous vous proposons une aide afin que cela puisse vous guider dans votre foi, les révélations n’apportant jamais d’informations supplémentaire que ce qui est déjà enseigné par l’Eglise, mais éclairant le peuple de Dieu sur des sujets souvent oublié tels la prière, la confession, la lecture de la Bible, le jeûne, la messe…

Autres critères importants :

- Puisqu’il s’agit en premier lieu d’un charisme donné pour les autres, le voyant a toujours besoin de quelqu’un de plus initié dans les secrets de la vie spirituelle qui le guidera dans ce sens là. Sinon, il risque un décalage entre le rôle qui lui est confié et la sainteté de sa vie personnelle. Il est donc essentiel d’examiner si le messager à un directeur spirituel !

- La question décisive est de savoir si une apparition rapproche du Christ ou éloigne de lui. Si le Christ était mis à l’écart en faveur du développement, même très important, d’autres formes de dévotion, le phénomène devrait être approché avec la plus grande méfiance. En d’autres termes, plus le message se rapproche de celui de Jésus offert par le Nouveau Testament, qui est un appel à la conversion, plus grande sera la probabilité de l’authenticité.

Voilà les critères que nous souhaitions vous transmettre afin qu’ils vous aident dans votre discernement, alors que dans notre monde actuel règne le plus souvent un esprit de confusion où l’on décide parfois des choses trop rapidement sans réellement faire attention où voir les responsabilités que cela engage ! De même, règne un esprit ou notre « moi » est mis en avant plan et où l’on décide de chose parce que l’on « sent » que c’est bon ! Il nous est difficile de nous en remettre à une autorité, l’Eglise, alors que c’est la première chose que nous devons faire !

3) Un miracle est indispensable

Il manque juste un critère important à ajouter en conclusion:

Une apparition ne peut être reconnue canoniquement sans que dieu la confirme par un miracle authentique. (C'est une règle de l'Eglise). Et l'Eglise a le droit de le demander à Dieu, comme elle le fait pour la canonisation des saints et comme le demandèrent les grands prêtres Juifs à Jésus.

Un miracle n'est pas un prodige: un miracle est impossible sans la toute-puissance de Dieu.

Exemple le premier miracle de Lourdes: Un enfant qui voyait alors que ses yeux ne furent PAS guéris.

Conclusion

Et Cela en conclusion mérité d'être rappelé:

""Il sera impossible de démarquer le langage du démon, car il imitera trop bien les paroles du Christ et ses révélations. """
Donc, sauf si on est théologien, si on n'est pas accompagné par un directeur spirituel mieux vaut s'en tenir à ce qui est reconnu...
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Message par Francesco le Dim 13 Jan 2008 - 22:27

Critères de discernement des apparitions et des révélations




Note préliminaire : De l'origine et du caractère de ces normes.

Lors de la Congrégation Plénière Annuelle tenue au mois de novembre 1974, les Pères de cette S. Congrégation ont étudié les problèmes relatifs aux apparitions et révélations présumées, avec les conséquences qui souvent en découlent, et ils sont parvenus aux conclusions suivantes :

1. Aujourd'hui davantage qu'autrefois, la nouvelle de ces apparitions se répand plus rapidement parmi les fidèles grâce aux moyens d'information (« mass media ») ; par ailleurs, la facilité des déplacements favorise des pèlerinages plus fréquents. Aussi l'autorité ecclésiastique est-elle amenée à reconsidérer ce sujet.

D'autre part, à cause des instruments de connaissance actuels, des apports de la science et de l'exigence d'une critique rigoureuse, il est plus difficile, sinon impossible de parvenir avec autant de rapidité qu'autrefois aux jugements qui concluaient jadis les enquêtes en la matière (« constat de supernaturalitate non constat de supernaturalitate ») ; et par là, il est plus délicat pour l'ordinaire d'autoriser ou de prohiber un culte publie ou toute autre forme de dévotion des fidèles.

Pour ces raisons, afin que la dévotion suscitée chez les fidèles par des faits de ce genre puisse se manifester comme un service en pleine communion avec l'Eglise, et porter du fruit, et pour que l'Eglise soit à même de discerner ultérieurement la véritable nature des faits, les Pères ont estimé qu'il faut promouvoir la pratique suivante en la matière.

Afin que l'Autorité ecclésiastique soit en mesure d'acquérir davantage de certitudes sur telle ou telle apparition ou révélation, elle procédera de la façon suivante :

a) en premier lieu, juger du fait selon les critères positifs et négatifs (cf. infra, n. 1).

b) ensuite, si cet examen s'est révélé favorable, permettre certaines manifestations publiques de culte et de dévotion, tout en poursuivant sur les faits une investigation d'une extrême prudence (ce qui équivaut à la formule : « pour l'instant, rien ne s'y oppose ») .

c) enfin, un certain temps s'étant écoulé et à la lumière de l'expérience (à partir de l'étude particulière des fruits spirituels engendrés par la nouvelle dévotion), porter un jugement sur l'authenticité du caractère surnaturel, si le cas le requiert.



I. Critères de jugement, de l'ordre de la probabilité au moins,

du caractère des apparitions et révélations présumées.


A) Critères positifs :

a) certitude morale, ou du moins grande probabilité, quant à l'existence des faits, acquise au terme d'une sérieuse enquête.

b) circonstances particulières relatives à l'existence et à la nature du fait :

1. qualités personnelles du ou des sujet(s) ? notamment l'équilibre psychique, l'honnêteté et la rectitude de la vie morale, la sincérité et la docilité habituelles envers l'autorité ecclésiastique, l'aptitude à mener le régime normal d'une vie de foi, etc.

2. en ce qui concerne les révélations, leur conformité à la doctrine théologique et leur véracité spirituelle, leur exemption de toute erreur.

3. une saine dévotion et des fruits spirituels en constant progrès (notamment l'esprit d'oraison, les conversions, le témoignage de la charité, etc.).

B) Critères négatifs :

a) une erreur manifeste quant aux faits.

b) des erreurs doctrinales que l'on attribuerait à Dieu lui-même, ou à la Bienheureuse Vierge Marie, ou à l'Esprit Saint dans leurs manifestations (compte tenu cependant de la possibilité que le sujet ajoute par sa propre industrie - fût-ce inconsciemment ? à une authentique révélation surnaturelle des éléments purement humains, ceux-ci devant néanmoins rester exempts de toute erreur dans l'ordre naturel. Cf. St Ignace, Exercices spirituels, ri. 336).

c) une évidente recherche du lucre en relation avec les faits.

d) des actes gravement immoraux commis par le sujet, sinon parses intimes, durant ces faits, ou à l'occasion de ces faits.

e) des troubles psychiques ou des tendances psychopathiques chez le sujet, qui exerceraient une influence certaine sur le fait prétendument surnaturel, ou bien la psychose, l'hystérie collective, ou autres facteurs du même genre.

Il importe de considérer ces critères, qu'ils soient positifs ou négatifs, comme des normes indicatives et non comme des arguments définitifs, et de les étudier dans leur pluralité et leurs relations les uns avec les autres.



II. De l'intervention de l'Autorité compétente locale


1. Comme, à l'occasion d'un fait présumé surnaturel, un culte ou une forme quelconque de dévotion naît de façon quasi sponta­née chez les fidèles, l'Autorité ecclésiastique compétente a le grave devoir de s'informer sans tarder et de procéder à une investigation diligente.

A la demande légitime des fidèles (dès lors qu'ils sont en communion avec leurs pasteurs et ne sont pas mus par un esprit sectaire), l'Autorité ecclésiastique compétente peut intervenir pour autoriser et promouvoir diverses formes de culte et de dévotion si, les critères énoncés ci?dessus ayant été appliqués, rien ne s'y oppose. Que l'on veille néanmoins à ce que les fidèles ne tiennent pas cette façon d'agir pour une approbation par l'Eglise du caractère surnaturel du fait (cf. supra, Note prélimi­naire, c).

3. En raison de son devoir doctrinal et pastoral, l'Autorité ecclé­siastique compétente peut intervenir immédiatement de son propre chef, et elle doit le faire dans les circonstances graves, par exemple lorsqu'il s'agit de corriger ou de prévenir des abus dans l'exercice du culte ou de la dévotion, de condamner des doctrines erronées, d'éviter les dangers d'un faux mysticisme etc.

4. Dans les cas douteux, qui le moins du monde porteraient atteinte au bien de l'Eglise, l'Autorité ecclésiastique compétente s'abstiendra de tout jugement et de toute action directe (d'autant plus qu'il petit arriver que, au bout d'un certain temps, le fait soi-disant surnaturel tombe dans l'oubli) ; qu'elle n'en reste pas moins vigilante, de façon à être en mesure d'intervenir avec célérité et prudence, si cela est nécessaire.



III. D'autres Autorités habilitées à intervenir


1. C'est à l'Ordinaire du lieu qu'il appartient au premier chef d'enquêter et d'intervenir.

2. Mais la Conférence épiscopale régionale ou nationale peut être amenée à intervenir :

a) si l'Ordinaire du lieu, après avoir rempli les obligations qui lui incombent, recourt à elle pour étudier l'ensemble du fait.

b) si le fait concerne également la région ou la nation, moyennant le consentement préalable de l'Ordinaire du lieu.

3. Le Siège Apostolique peut intervenir, soit à la demande de l'Ordinaire lui-même, soit à la demande d'un groupe qualifié de fidèles, ceci en raison du droit immédiat de juridiction univer­selle du Souverain Pontife (cf. infra, IV).



IV. De l'intervention de la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi


1. a) L'intervention de la S. Congrégation peut être requise soit par l'Ordinaire, après qu'il a rempli les obligations lui incombant, soit par un groupe qualifié de fidèles. Dans ce deuxième cas, on veillera à ce que le recours à la S. Congré­gation ne soit pas motivé par des raisons suspectes (par exemple la volonté d'amener, d'une façon ou d'une autre, l'Ordinaire à modifier ses décisions légitimes, ou de faire rati­fier la dérive sectariste d'un groupe, etc.)

b) Il appartient à la S. Congrégation d'intervenir de son propre mouvement dans les cas graves, notamment lorsque le fait affecte une large portion de l'Eglise ; mais l'Ordinaire sera toujours consulté, ainsi que la Conférence épiscopale si la situation le requiert.

2. Il appartient à la S. Congrégation de discerner et d'approuver la façon d'agir de l'Ordinaire, ou, si cela s'avère nécessaire, de pro­céder à un nouvel examen des faits distinct de celui qu'aura effectué l'Ordinaire ; ce nouvel examen des faits sera accompli soit par la S. Congrégation elle-même, soit par une commission, spécialement instituée à cet effet.


Les présentes normes, définies dans la Congrégation plénière de cette S. Congrégation,ont été approuvées par le Souverain Pontife, le pape Paul VI, le 24 février1978.

A Rome, du palais de la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 27 février 1978.

François, cardinal Seper, Préfet

Fr. Jérôme Hamer, o.p., secrétaire



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