Etrange incohérence pour le "discernement"

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Etrange incohérence pour le "discernement"

Message par Valtortiste91 le Ven 4 Déc 2009 - 9:12

Cher Francesco,
Dans une file que vous avez vérouillée, vous affirmez :
"De toute facon,l'échange est terminé car l'église précise clairement que l'oeuvre de Valtorta est un roman de la vie de Jésus imaginé par Maria Valtorta et non pas une révélation divine comme elle se plaisait a le penser.Le reste est du bla bla sur les gouts personnels.Aimez vous ce genre de roman ou non?La est la seule question qui demeure car cette oeuvre n,est pas de Dieu mais de Valtorta....Point barre"
Ceci en réponse à ce que je vous rappelais :

Mais cet auteur (article de l'Osservatore Romano) était loin d'être un imbécile puisque qu'il prête à l'humble Maria Valtorta une connaissance théologique hors du commun.
Il ironise "Dans le récit des Évangiles nous admirons l'humilité et le silence de la Mère de Jésus ; par contre pour l'auteur (ou l'auteure) de cette œuvre la très sainte Vierge a la faconde d’une propagandiste moderne ; elle est présente partout, toujours prête à donner des leçons d’une théologie mariale mise à jour selon les plus récentes études des spécialistes actuels en la matière".

Le P. Rochini, fondateur de l'université pontificale mariale, dans la préface de son livre consacré à "La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta" - 1973 (ouvrage qu'il a envoyé au Pape Paul VI qui l'en a remercié) confirme en effet cette théologie hors du commun : "Qui veut connaître la Sainte Vierge en parfaite harmonie avec le Concile Vatican II, les Saintes Écritures et la Tradition de l'Église, se doit de puiser à la mariologie valtortienne […] car La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta est le plus important de mes livres. Maria Valtorta (1897-1961) de Viareggio (Italie) est une des 18 plus grandes mystiques de tous les temps. (..) la mariologie qui se dégage des écrits publiés et inédits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j'ai lus et étudiés, n'avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta".
--------------
Je trouve votre attitude étrange :
- D'abord en interdisant toute discussion par un verrouillage intempestif. Je vous rappelle que je suis seul dans ce forum où vous êtes entouré de familiers. Il serait donc tout à fait possible de m'avancer des arguments qui me "cloue le bec".
- D'autre part, je trouve très étrange que pour un spécialiste affiché du discernement marial vous rejetiez d'un revers de main une œuvre qui est reconnu comme une sommité de théologie mariale tant par les adversaires de l'œuvre de Maria Valtorta (article de l'Osservatore Romano) que par un soutien (Fondateur d'une université pontificale, conseiller au Saint-Siège).
Il est difficile de qualifier de roman "point barre" une telle œuvre qui concerne en plein votre spécialité affichée.
Vous auriez pu, si vous étiez le spécialiste que vous annoncez, induire une interrogation :
- l'oeuvre est inspirée à défaut d'être révélée
- C'est une méditation digne d'intérêt.
Etc...
Comment voulez-vous qu'on ne s'interroge pas sur votre "expertise" ?

Valtortiste91

Date d'inscription : 02/12/2009

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Re: Etrange incohérence pour le "discernement"

Message par Francesco le Ven 4 Déc 2009 - 19:51

Pris sur Wilkipedia:
Maria Valtorta est une mystique chrétienne née à Caserta en Italie le 14 mars 1897 et décédée le 12 octobre 1961 à Viareggio en Toscane. Elle est notamment l'auteur d'un livre en plusieurs volumes, L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, qui évoque des scènes de la vie du Christ qu'elle dit recevoir par visions. Cet ouvrage est d'emblée interdit de publication en 1949 par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le livre est pourtant publié en 1956-1959, en dépit de cette interdiction. Il est alors mis à l'Index par le Vatican le 16 décembre 1959. L'Osservatore Romano, journal officiel du Vatican, commente l'événement dans un article du 6 janvier 1960. En dépit de cette mise à l'Index, une seconde édition voit alors le jour. De nouveau, L'Osservatore Romano répète les termes de la condamnation, dans un article du 1er décembre 1961[1].

Malgré la dissolution de l'Index en 1966, le cardinal Ratzinger, futur pape Benoît XVI, confirme en 1985 qu'il n'est « pas opportun » de diffuser ou de recommander l'ouvrage de Maria Valtorta, en raison des « dommages qu'une telle publication peut causer aux fidèles les plus naïfs »[2] ».

Enfin, en 1993, à l'initiative du cardinal Ratzinger et de la Congrégation pour la doctrine de la foi, la Conférence des évêques italiens demande à l'éditeur de Maria Valtorta de publier un démenti à l'intérieur des volumes « qui indique clairement, dès la toute première page, que les "visions" et les "dictées" auxquelles il est fait allusion sont simplement des formes littéraires utilisées par l'auteur pour raconter la vie de Jésus à sa manière. Elles ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle »[3].

Sommaire [masquer]
1 Biographie
2 L'œuvre de Maria Valtorta
3 Publication et mise à l'index
4 Le commentaire de L'Osservatore Romano
5 Depuis la mise à l'index
5.1 Chronologie des faits
5.2 Selon l'éditeur
5.3 Selon plusieurs sites
6 Œuvres
7 Documents et bibliographie
7.1 Documents de l'Église catholique
7.2 Bibliographie du Centro Editoriale Valtortiano
8 Notes et références


Biographie [modifier]
Sauf indication contraire, les informations de cette section sont extraites de l'autobiographie de Maria Valtorta.
Maria Valtorta est née à Caserte au nord de Naples dans un milieu relativement modeste d'un père sous-officier de cavalerie pour qui elle avait une grande et profonde affection et d'une enseignante de français, qu'elle décrit comme une femme très autoritaire et hypocondriaque qui exigeait l'exclusivité de l'attention de sa fille. La famille se déplace suivant les affectations du père.

Pendant la Première Guerre mondiale elle s'enrôle comme infirmière à l’hôpital militaire de Florence, ville où elle réside longuement. Selon Maria Valtorta, par deux fois des prétendants sont évincés par sa mère possessive. Le 17 mars 1920, elle se promène avec sa mère quand un jeune homme la frappe violemment dans le dos avec une barre métallique. Elle doit garder le lit durant trois mois et s’en remet partiellement par un séjour de deux ans à Reggio Calabria auprès de cousins.

En 1924, établie avec ses parents à Viareggio, sur la côte Toscane, elle s’engage dans sa paroisse comme déléguée d’Action catholique auprès de la jeunesse féminine, mais ses souffrances augmentent. Sa santé se détériore progressivement. Dès le printemps 1934, elle demeure définitivement clouée sur son lit.

À partir de 1943 jusqu'en 1947, et dans une moindre mesure jusqu'en 1953, Maria Valtorta écrit environ quinze mille pages de cahiers. Les deux tiers à peu près de la production littéraire de Maria Valtorta concernent l’œuvre monumentale de la vie de Jésus qu'elle affirmait connaître à travers des visions.

Selon son confesseur, Maria commence alors à se renfermer graduellement, pendant plusieurs années, dans une sorte d'isolement psychique. Elle meurt le 12 octobre 1961 après avoir vu la publication de l'œuvre qui, selon ce qu'elle disait des directives de Jésus, devait être posthume[4] puis sa mise à l'Index vingt mois avant sa mort.

L'œuvre de Maria Valtorta [modifier]
Selon ce que rapporte son éditeur, Maria Valtorta a rempli 122 cahiers, soit près de 15 000 pages manuscrites, sans aucune rature[5], avec la description des visions et révélations qu'elle dit avoir reçues de Dieu entre 1943 et 1951 essentiellement. De ces 122 cahiers a d'abord été tirée, en 1956, l'œuvre principale, Le Poème de L'Homme-Dieu (Il poema dell'Uomo-Dio). La traduction française, en 10 volumes, ne reprend que le sous-titre initial : L'Évangile tel qu'il m'a été révélé. Ce titre est dû à la volonté expresse de son premier traducteur[6].

Les autres écrits de Maria Valtorta se présentent comme des enseignements de Jésus. Ils ont été édités dans l'ordre chronologique de leur rédaction et publiés en trois volumes : Les cahiers de 1943, les cahiers de 1944 et les cahiers de 1945 à 1950. Son œuvre compte aussi une Autobiographie exécutée à la demande de son confesseur[7] , des Leçons sur l'épître de saint Paul aux romains, et le Livre d'Azarias, commentaires des textes de la messe donnés, selon Maria Valtorta, par son ange gardien.

Maria Valtorta déclare qu'elle se sent vivre au milieu de ceux qui suivent Jésus dans les scènes qu'elle décrit, et assure rapporter ce qu'elle voit et entend. Selon l'éditeur, tout en gardant le lit et malgré ses souffrances[8], elle écrivait de sa propre main et d'un seul jet, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit[5]. « Les seuls livres qu'elle pouvait consulter étaient la Bible et le Catéchisme de Pie X » note-t-il dans sa préface[9].

Maria Valtorta précise ce qu'elle appelle son « travail » : « écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi. S'il s'agit de dictée et qu'elle se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer. [...] Si c'est la vision qui se présente, comme je l'ai dit, avec une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre [...] je décris ce point, puis ce qui précède et ce qui suit »[10].

Publication et mise à l'index [modifier]
Le pape Pie XII a reçu en audience spéciale le père Migliorini, confesseur de Maria Valorta, et le père Berti, son confrère, accompagnés de leur prieur le père Andrea M. Cecchin. L'Osservatore Romano du 27 février 1948 mentionne cette audience, mais n'en révèle pas la teneur.

En 1949 l'ouvrage est examiné par la Congrégation pour la doctrine de la foi (appelée alors Saint-Office) en charge de ces questions. Loin de recevoir l'imprimatur, il est interdit de publication, comme l'indique l'article de L'Osservatore Romano en date du 6 janvier 1960 : « Il y a environ dix ans [donc environ 10 ans avant 1960] il circulait d'épaisses pages dactylographiées qui contenaient des prétendues visions et révélations. À ce moment-là l'Autorité Ecclésiastique compétente avait prohibé l'impression de ces pages dactylographiées et avait commandé qu'elles fussent retirées de la circulation[11]. »

Malgré cette opposition, un ouvrage comprenant Le Poème de Jésus et Le Poème de l'Homme-Dieu est publié à partir de 1956 par un imprimeur, Michele Pisani (C'est cet ensemble de textes qui sera publié en français sous le titre de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé). Dans sa postface Pisani indique, d'après le témoignage du père Berti, que lors de l'audience de 1948, Pie XII avait émis un avis bienveillant sur l'oeuvre, dont il aurait lu certaines parties, et conseillé de le publier en l'état, sans parler d'origine surnaturelle. Aucune autre source ne confirme ce témoignage.

Le quatrième tome paraît en 1959, sous le pontificat de Jean XXIII. L'ouvrage est mis à l'Index le 16 décembre 1959 (avec publication du décret le mardi 5 janvier 1960) par le Saint-Office. Le décret de mise à l'Index, signé par le notaire Massala est commenté en détail le lendemain 6 janvier 1960 par L'Osservatore Romano, l'organe de presse du Vatican[11].

Le commentaire de L'Osservatore Romano [modifier]
L'article de L'Osservatore Romano[12] explique les raisons de cette condamnation[13] , sous le titre « Une Vie de Jésus mal romancée »[14]. Le journaliste conteste la valeur littéraire des quelque 4000 pages de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, notamment en raison de la « longueur des discours attribués à Jésus et à la Très Sainte Vierge » et des « interminables dialogues que se tiennent les personnages multiples qui peuplent ces pages » , et s'étonne des propos des éditeurs, qui comparent Maria Valtorta à Dante en écrivant dans leur préface qu'elle « a donné une œuvre dans laquelle, au milieu de splendides descriptions des temps et des lieux, se présentent d'innombrables personnages qui nous adressent leur parole, soit douce, soit forte, comme admonition ».

Cependant la question de la valeur de l'ouvrage, toujours selon L'Osservatore Romano, concerne beaucoup plus les problèmes de fond, qui ont motivé la mise à l'Index. Ces problèmes tiennent notamment à la personnalité de Jésus tel que le décrit Maria Valtorta. L'article précise : « Les quatre Évangiles nous présentent un Jésus humble et réservé ; ses discours sont brefs et incisifs, mais tombent toujours juste. Par contre, dans cette espèce d'histoire romancée, Jésus est loquace au maximum, presque sur un ton publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu, et à donner des leçons de théologie dans les mêmes termes que ceux qu'emploierait un professeur de nos jours. »

De même, le journaliste relève ce type de contradiction par rapport à l'Évangile à propos de la Vierge Marie. Il oppose « l'humilité et le silence de la Mère de Jésus » que l'on trouve dans le Nouveau Testament et l'ouvrage de Maria Valtorta, où « la Très Sainte Vierge a la faconde d'un propagandiste d'aujourd'hui » et où elle apparaît omniprésente, « toujours prête à donner des leçons de théologie mariale qui suivent les développements les plus récents des spécialistes actuels en la matière ».

Enfin, les développements théologiques de Maria Valtorta frôlent « l'hérésie avérée » au sens où elles comportent « certaines… perles qui certes ne brillent pas par leur orthodoxie catholique ». Par exemple, le journaliste relève que Marie est définie dans l'ouvrage comme « la seconde née du Père » à plusieurs reprises, sans d'ailleurs que cette formule soit explicitée. La vision de la Trinité s'exprime dans un « concept hermétique et [...] confus », et « l'impression reste qu'on veut construire une nouvelle mariologie ». Il semble que Maria Valtorta accorde à Marie une place assez éloignée du dogme catholique car il lui est dit : « Pendant le temps que tu resteras sur la Terre, c'est toi qui seconderas Pierre comme hiérarchie ecclésiastique. »

Dans les dernières pages du quatrième et dernier volume de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, l'auteur apparaît. Le journaliste remarque : « L'auteur se révèle... une femme et écrit qu'elle a été témoin de tout le temps messianique, et qu'elle s'appelle Marie (Valtorta). »

Depuis la mise à l'index [modifier]
Chronologie des faits [modifier]
Malgré la mise à l'Index par le Vatican, l'ouvrage est réédité peu après, cette fois en 10 volumes. L'Osservatore Romano publie alors un nouvel article à la une de son numéro du 1er décembre 1961 pour exposer une fois de plus les termes de la condamnation[15]

En 1966, l'Index est aboli[16]. À l'époque[17], le cardinal Alfredo Ottaviani, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, précise que si la dissolution de l'Index lève la prohibition sur les ouvrages concernés, l'Index n'en garde pas moins sa force morale[16].

En ce qui concerne les œuvres de Maria Valtorta, dans un courrier daté du 31 janvier 1985 adressé au cardinal Siri, archevêque de Gênes, le cardinal Joseph Ratzinger, successeur d'Alfredo Ottaviani à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, confirme que leur diffusion ne serait pas « opportune »[18]. Il écrit à ce propos : « L'Index conserve toute sa valeur morale, par laquelle il n'est pas opportun de diffuser ou de recommander une œuvre dont la condamnation n'a pas été décidée à la légère mais pour des raisons mûrement réfléchies, afin de neutraliser les dommages qu'une telle publication peut causer aux fidèles les plus naïfs[19] ».

Mgr Dionigi Tettamanzi, secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, demande en 1992 à l'éditeur de l'ouvrage qu'il ne soit pas fait mention d'une origine surnaturelle des visions et dictées[20].

En 1992 un évêque canadien de l'Église grecque-catholique ukrainienne de Toronto, Roman Danylak, évêque titulaire de Nevşehir (Turquie), théologien et docteur en droit canonique, après avoir étudié en profondeur « l'Evangile tel qu'il m'a été révélé » dans sa version originale italienne, avec ses introductions, notes, appendices, ainsi que le décret de mise à l'index et les articles du frère Philip Pavich [21] ...réfute les principales critiques et affirme la totale conformité de l'œuvre avec l'orthodoxie catholique romaine.[22] En 2001, "l'Evangile tel qu'il m'a été révélé" reçoit son imprimatur.[23] L'imprimatur ne concerne que le diocèse d'un évêque, en l'occurrence celui de Nevsehir en Turquie. Il ne concerne en rien l'ensemble du monde catholique.

L'année suivante, en avril 1993, l'Église catholique se prononce de nouveau à propos de Maria Valtorta, après l'interdiction de publier dès 1949, la mise à l'Index en 1960 et la lettre du cardinal Ratzinger en 1985. De nouveau, la Congrégation pour la doctrine de la foi répète que les « visions » et les « dictées » qu'aurait reçues Maria Valtorta « ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle ». À l'initiative du cardinal Ratzinger et de la Congrégation, la Conférence des évêques italiens demande à l'éditeur de Maria Valtorta de publier un démenti à l'intérieur des volumes « qui indique clairement, dès la toute première page, que les "visions" et les "dictées" auxquelles il est fait allusion sont simplement des formes littéraires utilisées par l'auteur pour raconter la vie de Jésus à sa manière. Elles ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle »[24].

En Alabama, à Birmingham, une société du nom de « Caritas », qui n'a aucun rapport avec l'œuvre catholique Caritas[25], diffuse l'ouvrage de Maria Valtorta. La société « Caritas » est également présente à Medjugorje[26], où un ou deux des « voyants » auraient reçu une apparition mariale leur conseillant d'acheter le livre de Maria Valtorta.cette assertion relève d'une imagination fertile... de nombreux évêques et prêtres se rendent à Medjugorje. L'un d'eux a demandé s'il était permis de lire "l'évangile tel qu'il m'a été révélé" à l'un des "voyants" qui s'est contenté de transmettre la demande à la très Sainte Vierge. Celle-ci a très simplement répondu "vous pouvez", rien de moins, rien de plus... Non seulement l'Église catholique n'a jamais, en aucune façon, validé cette rumeur, mais c'est à la demande de Mgr Boland, évêque de Birmingham, que le Saint-Siège a une fois de plus répété que les prétendues « dictées » et « visions » de Maria Valtorta « ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle »[27].

Depuis lors, plusieurs théologiens catholiques, dont le prêtre jésuite Mitch Pacwa[13], ont réexpliqué pour quelles raisons l'Église catholique a clairement condamné, à plusieurs reprises, l'ouvrage de Maria Valtorta. Ils ont relevé de nombreuses et graves incohérences théologiques, incompatibles avec le dogme catholique : par exemple, le « péché originel » est décrit comme une scène d'attouchements sexuels ou encore Maria Valtorta désigne Jésus-Christ sous le nom de « l'Homme-Dieu » alors que pour le catholicisme il est « Dieu fait homme »[28]. Sur un plan plus anecdotique, l'ouvrage présente des anachronismes, par exemple l'usage de tournevis à l'époque christique, alors que les vis n'avaient pas encore été inventées. Enfin, pour leur part, Mgr Lefebvre et la FSSPX ont également rejeté les prétendues « visions » de Maria Valtorta.

L'Église catholique n'est jamais revenue sur cette condamnation, prononcée au minimum sept fois : en 1949, 1959, 1960, 1961, 1985 et deux fois en 1993.

Selon l'éditeur [modifier]
En 1985, le fils de Michele Pisani, premier éditeur de Maria Valtorta, Emilio Pisani créé une société privée ad hoc, le Centro Editoriale Valtortiano (CEV). Les statuts du CEV indiquent que la société a pour "vocation spécifique et prioritaire de développer, documenter et diffuser la connaissance de Maria Valtorta, de sa personne, de ses écrits, de ses idéaux, au moyen de l'impression et de la vente de ses œuvres littéraires"[29].

Le CEV parle du soutien de plusieurs ecclésiastiques de haut rang qu'aurait reçu L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, avant et après sa mise à l'Index. Ces témoignages ont été exclusivement publiés par le CEV : en 1946, Alfonso Carinci, secrétaire de la Congrégation des rites sacrés[30], en 1948 Pie XII[31], en 1952, Agostino Bea, futur cardinal et confesseur de Pie XII[32], deux conseillers du Saint-Office : monseigneur Lattanzi et le père Roschini[31], Padre Pio[33], en 1970, Gabriele Allegra[34].

Le P. Gabriel M. Roschini de l'ordre des Servites de Marie, professeur à l’Université pontificale du Latran à Rome, souligne la valeur théologique des écrits de Maria Valtorta qui serait « une des dix-huit plus grandes mystiques de tous les temps » [35].

Tous ces soutiens ont été exclusivement publiés par le CEV.

Toujours selon l'éditeur de Maria Valtorta, dans une lettre envoyée au CEV en 1986, une lettre du Père Dreyfus[36] o.p (dominicain), professeur à l’École Biblique et Archéologique de Jérusalem dit avoir « trouver dans l’œuvre de Maria Valtorta le nom d’au moins six ou sept villes qui [...] ne sont connus que par quelques rares spécialistes et grâce à des sources non bibliques »[37]. Mais là encore il s'agit d'une lettre où un expéditeur qui n'est pas nommé parle d'une lettre qu'il aurait reçue du P. Dreyfus et l'on ne sait même pas si la phrase citée entre guillemets est du P. Dreyfus lui-même ou du mystérieux correspondant.

Selon plusieurs sites [modifier]
Dans les années 1980, les écrits de Maria Valtorta sont mentionnés dans les visions de deux des visionnaires de Međugorje. Selon Marija Pavlovic et Vicka Ivankovic les écrits et les conversations de Maria Valtorta avec Jésus sont véridiques. Selon Ivankovic, en 1981, la Vierge Marie lui aurait dit : « si une personne veut connaitre Jésus il devrait lire "l'Evangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta. Ce livre est la vérité. »[38] Dans un autre message à Marija Pavlovic, la Vierge Marie l'aurait confirmé : « Oui, vous pouvez lire le livre de Maria Valtorta »[39]

Œuvres [modifier]
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé - 10 tomes – 4.856 pages – traduction française de 1985 – Éditions Centro Editoriale Valtortiano – de ISBN 88-7987-051-3 à ISBN 88-7987-060-2. La première édition française, en dix volumes, est en cours de retraduction complète par le Centro Editoriale Valtortiano (Isola del Liri, Italie).
L'Évangile tel qu'il m'a été révélé – l'œuvre complète en audio au format MP3 – Éditeur Rassemblement à son Image
Les Cahiers de 1943 – 2002 – Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-091-2. Dictées qu'aurait reçues Maria Valtorta sur divers sujets d'ascèse, d'exégèse, de doctrine, incluant des descriptions des scènes évangéliques et du martyre des premiers chrétiens.
Les Cahiers de 1944 - 2003 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-099-8. Suite du précédent.
Les Cahiers de 1945 à 1950 – 2004 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-128-5. Suite et fin des précédents
Leçons sur l'Epître de saint Paul aux Romains – 2001 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-069-6. Commentaires de Jésus qu'aurait reçus Maria Valtorta : la Création, la Grâce, la venue du Royaume de Dieu, la justice et de la miséricorde de Dieu.
Le livre d'Azarias – 2002 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-094-7. Ce livre aurait été dicté en 1946 et 1947 à Maria Valtorta par Azarias, son ange gardien. Il comporte un commentaire théologique et spirituel des messes festives du missel romain.
Autobiographie – 1993 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-011-4. Maria Valtorta affirme dans son introduction : on y trouve ma chair avec ses passions humaines, mon âme avec ses espérances spirituelles, mon esprit avec son amour d'adoration.
A l'aube d'une ère nouvelle - 3e édition 2002 - Éditions du Parvis - ISBN 2-88022-038-6. Prophéties sur l'évolution du monde.
Prières – 1995 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-019-X. Prières choisies et extraites principalement des Cahiers.
Le Rosaire dans les écrits de Maria Valtorta – 1997 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-039-4. Méditation des 15 mystères du Rosaire à partir des écrits de Maria Valtorta.
Florilège de Paraboles – 2001 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-090-4. Paraboles connues ou inconnues, extraites de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé
Marie-Madeleine – 2005 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-092-0. Ce personnage à qui Jésus est apparu au matin de sa Résurrection, est un personnage important de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé
Documents et bibliographie [modifier]
Documents de l'Église catholique [modifier]
(it) Commentaire de la mise à l'Index dans L'Osservatore Romano, 6 janvier 1960
(it) Décret d'abolition de l'Index des livres prohibés - "Notificatio de indicis librorum prohibitorum conditione" – Acta Apostolicæ Sedis (AAS 58) du 14 juin 1966, publié dans l'Osservatore Romano du 15 juin 1966 – (Université Rome 3)
(en) La lettre du cardinal Ratzinger traduite en anglais, 31 janvier 1985
Bibliographie du Centro Editoriale Valtortiano [modifier]
Maria Valtorta, qui est-tu ? - Jean Aulagnier - 1992 - ISBN 2-85268-219-2. Les raisons qui poussent l'auteur à croire dans l'œuvre de Maria Valtorta. Annexes sur Marie d'Agréda et Anne-Catherine Emmerich
Avec Jésus au jour le jour – Jean Aulagnier – 1994 – Éditions Résiac - ISBN 2-85268-253-2. Reconstitution pas-à-pas, à la lueur des données de calendrier, de l'agenda de Jésus dans l'œuvre de Maria Valtorta.
La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta – P. Gabriel M. Roschini O.S.M. – 1973 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 2-920285-01-7. Analyse par un mariologue reconnu, professeur à l'Université du Latran à Rome.
Padre Pio et Maria Valtorta - Emilio Pisani – 2000 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-073-4. Courte biographie de Padre Pio en liaison avec la vie de Maria Valtorta et tout ce qui les réunit.
Valtorta et Ferri – recueil de 447 illustrations couleurs ou bichromie - 2006 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 88-7987-134-X - Lorenzo Ferri (1902-1975), peintre et sculpteur était un spécialiste de l'art sacré et du Saint Suaire. Il a travaillé avec Maria Valtorta sur ces illustrations, mais toutes n'ont pas pu être validées par elle.
Notes et références [modifier]
↑ Chronologie des événements [archive].
↑ Voir la lettre du cardinal Ratzinger traduite en anglais, 31 janvier 1985 [archive] et le texte original de la lettre en italien [archive], cote 144/158, datée du 31 janvier 1985.
↑ Texte en anglais sur la position de l'Église catholique [archive]. Le document exprimant la position du Vatican, c'est-à-dire la condamnation, est enregistré sous la cote Prot.N. 144/58i et daté du 17 avril 1993.
↑ Les cahiers de 1943, dictée du 23 août, page 256. La première publication, désormais introuvable, ne portait pas de nom d'auteur, conformément au vœu de Maria Valtorta.
↑ a et b L'Évangile tel qu'il m'a été révélé – traduction française de 1985 – Tome 1 – Éditions Centro Editoriale Valtortiano – ISBN 88-7987-051-3 – Préface de l'éditeur, page 9
↑ Ibid – Préface de l'éditeur, page 10
↑ Introduction de l'autobiographie
↑ « Si vous saviez quel esclavage c’est que d’être instrument de Dieu […] Cela entraîne sommeil, faim, souffrances, fatigues, envie de penser à autre chose, de lire des écrits qui ne soient pas des paroles de source surnaturelle, de parler et d’entendre des choses ordinaires, l’envie d’être et de vivre comme tout le monde, ne serait-ce qu’un seul jour : tout cela, la brûlure inexorable de la volonté de Dieu les empêche de l’avoir et de le réaliser. Sur tout cela, la hargne des hommes dépose son sel et son acide, comme si le maître de la galère mettait du sel et du vinaigre sur les brûlures de ses esclaves. », Les cahiers de 1944, dictée du 24 septembre, page 565 - CEV - ISBN 88-7987-099-8
↑ "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" – traduction française de 1985 – Tome 1 – Éditions Centro Editoriale Valtortiano – ISBN 88-7987-051-3 – Préface de l'éditeur, page 1
↑ Ib - Tome 2, Chapitre 21, page 102 - ISBN 9788879870528
↑ a et b Voir l'article de L'Osservatore Romano de janvier 1960, cité en lien externe [archive] dans la bibliographie
↑ On consultera le Commentaire de la mise à l'Index dans L'Osservatore Romano, 6 janvier 1960 [archive].
↑ a et b article du père Mitch Pacwa [archive] S.J. dans le New Covenant de février 1994 [1] [archive]
↑ Voir aussi la traduction intégrale en anglais [archive] de l'article de L'Osservatore Romano publiée par la Libreria Editrice Vaticana.
↑ Chronologie des événements [archive].
↑ a et b Voir les Acta Apostolicæ Sedis (AAS 58) du 14 juin 1966 cités dans la bibliographie en lien externe
↑ L'Osservatore Romano du 15 juin 1966
↑ Voir un extrait de la lettre en lien externe [archive] et le texte d'origine en italien, 144/158 [archive].
↑ « L'Index conserva tutto il suo valore morale per cui non si ritiene opportuna la diffusione o raccomandazione di un'Opera la cui condanna non fu presa alla leggera ma dopo ponderate motivazioni al fine di neutralizzare i danni che tale pubblicazione puo arrecare ai fedeli più sprovveduti. »
↑ Tiré à part mai 1994 du Centro Editoriale Valtortiano, repris dans Pro e contro Maria Valtorta
↑ Moine franciscain américain d'origine croate lié aux pèlerinages de Medjugorje, qui soutient la position de l'Église catholique au sujet de Maria Valtorta.
↑ In Defense of The Poem,1992 by Bishop Roman Danylak. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [archive]
↑ Imprimatur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [archive] ; [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [archive]
↑ Texte en anglais sur la position de l'Église catholique [archive]. Le document émanant du Vatican est enregistré sous la cote Prot.N. 144/58i et daté du 17 avril 1993.
↑ Œuvre caritative dont fait partie le Secours catholique. Aux États-Unis, cette œuvre se nomme « Catholic Charities », et non pas « Caritas ».
↑ Chronologie des événements [archive]
↑ Chronologie des événements [archive].
↑ Critique de l'ouvrage [archive].
↑ Voir le Site officiel du CEV [archive]
↑ Bollettino Valtortiano de juin 1979 – Centro Editoriale Valtortiano
↑ a et b L'Évangile tel qu'il m'a été révélé – Tome 10 – Éditions Centro Editoriale Valtortiano – Postface de l'éditeur
↑ Lettre à Emile Pisani datant de 1952, reprise dans le Bollettino Valtortiano – Centro Editoriale Valtortiano
↑ Padre Pio et Maria Valtorta – Emilio Pisani – 2000 – Centro Editoriale Valtortiano
↑ Lecteur depuis 1965 des œuvres alors à l'Index de Maria Valtorta, Gabriele Allegra a écrit en 1970 à Macao une étude sur Maria Valtorta. Étude rapportée dans le Bolletino Valtortiano n° 29 – Centro Editoriale Valtortiano – jan.-juin 1984, pp. 114-116, consultable en anglais [archive]
↑ La Vierge Marie dans l'œuvre de Maria Valtorta – Gabriel M. Roschini – Centro Editoriale Valtortiano – 1973 – p. 365 - ISBN 2-920285-01-7
↑ le Père Dreyfus [archive]
↑ Lettre au Centro Editoriale Valtortiano, citée dans Bollettino Valtotiano – ISBN 88-7987-045-9
↑ Voir les liens suivants : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [archive] ; Semper Fi Catholic :: View topic - Marian Helper Problems.../Medjugorje [archive] ;Valtorta Publishing [archive] ;002_Correspondence [archive] ; Valepic [archive] ; Queen of Peace Newsletter (Pittsburgh Center for Peace, P.O. Box 1218, Coraopolis, PA 15108): 1988, vol. 1, no. 2.
↑ "Words from heaven: Messages of Our Lady from Medjugorje: a documented record of the messages and their meanings" page 145. Saint James Publishing, 1990: ISBN 1878909053 ; Valtorta Medjugorje confirmation [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] [archive]

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Re: Etrange incohérence pour le "discernement"

Message par Francesco le Ven 4 Déc 2009 - 19:53

Publication et mise à l'index [modifier]
Le pape Pie XII a reçu en audience spéciale le père Migliorini, confesseur de Maria Valorta, et le père Berti, son confrère, accompagnés de leur prieur le père Andrea M. Cecchin. L'Osservatore Romano du 27 février 1948 mentionne cette audience, mais n'en révèle pas la teneur.

En 1949 l'ouvrage est examiné par la Congrégation pour la doctrine de la foi (appelée alors Saint-Office) en charge de ces questions. Loin de recevoir l'imprimatur, il est interdit de publication, comme l'indique l'article de L'Osservatore Romano en date du 6 janvier 1960 : « Il y a environ dix ans [donc environ 10 ans avant 1960] il circulait d'épaisses pages dactylographiées qui contenaient des prétendues visions et révélations. À ce moment-là l'Autorité Ecclésiastique compétente avait prohibé l'impression de ces pages dactylographiées et avait commandé qu'elles fussent retirées de la circulation[11]. »

Malgré cette opposition, un ouvrage comprenant Le Poème de Jésus et Le Poème de l'Homme-Dieu est publié à partir de 1956 par un imprimeur, Michele Pisani (C'est cet ensemble de textes qui sera publié en français sous le titre de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé). Dans sa postface Pisani indique, d'après le témoignage du père Berti, que lors de l'audience de 1948, Pie XII avait émis un avis bienveillant sur l'oeuvre, dont il aurait lu certaines parties, et conseillé de le publier en l'état, sans parler d'origine surnaturelle. Aucune autre source ne confirme ce témoignage.

Le quatrième tome paraît en 1959, sous le pontificat de Jean XXIII. L'ouvrage est mis à l'Index le 16 décembre 1959 (avec publication du décret le mardi 5 janvier 1960) par le Saint-Office. Le décret de mise à l'Index, signé par le notaire Massala est commenté en détail le lendemain 6 janvier 1960 par L'Osservatore Romano, l'organe de presse du Vatican[11].

Le commentaire de L'Osservatore Romano [modifier]
L'article de L'Osservatore Romano[12] explique les raisons de cette condamnation[13] , sous le titre « Une Vie de Jésus mal romancée »[14]. Le journaliste conteste la valeur littéraire des quelque 4000 pages de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, notamment en raison de la « longueur des discours attribués à Jésus et à la Très Sainte Vierge » et des « interminables dialogues que se tiennent les personnages multiples qui peuplent ces pages » , et s'étonne des propos des éditeurs, qui comparent Maria Valtorta à Dante en écrivant dans leur préface qu'elle « a donné une œuvre dans laquelle, au milieu de splendides descriptions des temps et des lieux, se présentent d'innombrables personnages qui nous adressent leur parole, soit douce, soit forte, comme admonition ».

Cependant la question de la valeur de l'ouvrage, toujours selon L'Osservatore Romano, concerne beaucoup plus les problèmes de fond, qui ont motivé la mise à l'Index. Ces problèmes tiennent notamment à la personnalité de Jésus tel que le décrit Maria Valtorta. L'article précise : « Les quatre Évangiles nous présentent un Jésus humble et réservé ; ses discours sont brefs et incisifs, mais tombent toujours juste. Par contre, dans cette espèce d'histoire romancée, Jésus est loquace au maximum, presque sur un ton publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu, et à donner des leçons de théologie dans les mêmes termes que ceux qu'emploierait un professeur de nos jours. »

De même, le journaliste relève ce type de contradiction par rapport à l'Évangile à propos de la Vierge Marie. Il oppose « l'humilité et le silence de la Mère de Jésus » que l'on trouve dans le Nouveau Testament et l'ouvrage de Maria Valtorta, où « la Très Sainte Vierge a la faconde d'un propagandiste d'aujourd'hui » et où elle apparaît omniprésente, « toujours prête à donner des leçons de théologie mariale qui suivent les développements les plus récents des spécialistes actuels en la matière ».

Enfin, les développements théologiques de Maria Valtorta frôlent « l'hérésie avérée » au sens où elles comportent « certaines… perles qui certes ne brillent pas par leur orthodoxie catholique ». Par exemple, le journaliste relève que Marie est définie dans l'ouvrage comme « la seconde née du Père » à plusieurs reprises, sans d'ailleurs que cette formule soit explicitée. La vision de la Trinité s'exprime dans un « concept hermétique et [...] confus », et « l'impression reste qu'on veut construire une nouvelle mariologie ». Il semble que Maria Valtorta accorde à Marie une place assez éloignée du dogme catholique car il lui est dit : « Pendant le temps que tu resteras sur la Terre, c'est toi qui seconderas Pierre comme hiérarchie ecclésiastique. »

Dans les dernières pages du quatrième et dernier volume de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, l'auteur apparaît. Le journaliste remarque : « L'auteur se révèle... une femme et écrit qu'elle a été témoin de tout le temps messianique, et qu'elle s'appelle Marie (Valtorta). »

Depuis la mise à l'index [modifier]
Chronologie des faits [modifier]
Malgré la mise à l'Index par le Vatican, l'ouvrage est réédité peu après, cette fois en 10 volumes. L'Osservatore Romano publie alors un nouvel article à la une de son numéro du 1er décembre 1961 pour exposer une fois de plus les termes de la condamnation[15]

En 1966, l'Index est aboli[16]. À l'époque[17], le cardinal Alfredo Ottaviani, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, précise que si la dissolution de l'Index lève la prohibition sur les ouvrages concernés, l'Index n'en garde pas moins sa force morale[16].

En ce qui concerne les œuvres de Maria Valtorta, dans un courrier daté du 31 janvier 1985 adressé au cardinal Siri, archevêque de Gênes, le cardinal Joseph Ratzinger, successeur d'Alfredo Ottaviani à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, confirme que leur diffusion ne serait pas « opportune »[18]. Il écrit à ce propos : « L'Index conserve toute sa valeur morale, par laquelle il n'est pas opportun de diffuser ou de recommander une œuvre dont la condamnation n'a pas été décidée à la légère mais pour des raisons mûrement réfléchies, afin de neutraliser les dommages qu'une telle publication peut causer aux fidèles les plus naïfs[19] ».

Mgr Dionigi Tettamanzi, secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, demande en 1992 à l'éditeur de l'ouvrage qu'il ne soit pas fait mention d'une origine surnaturelle des visions et dictées[20].

En 1992 un évêque canadien de l'Église grecque-catholique ukrainienne de Toronto, Roman Danylak, évêque titulaire de Nevşehir (Turquie), théologien et docteur en droit canonique, après avoir étudié en profondeur « l'Evangile tel qu'il m'a été révélé » dans sa version originale italienne, avec ses introductions, notes, appendices, ainsi que le décret de mise à l'index et les articles du frère Philip Pavich [21] ...réfute les principales critiques et affirme la totale conformité de l'œuvre avec l'orthodoxie catholique romaine.[22] En 2001, "l'Evangile tel qu'il m'a été révélé" reçoit son imprimatur.[23] L'imprimatur ne concerne que le diocèse d'un évêque, en l'occurrence celui de Nevsehir en Turquie. Il ne concerne en rien l'ensemble du monde catholique.

L'année suivante, en avril 1993, l'Église catholique se prononce de nouveau à propos de Maria Valtorta, après l'interdiction de publier dès 1949, la mise à l'Index en 1960 et la lettre du cardinal Ratzinger en 1985. De nouveau, la Congrégation pour la doctrine de la foi répète que les « visions » et les « dictées » qu'aurait reçues Maria Valtorta « ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle ». À l'initiative du cardinal Ratzinger et de la Congrégation, la Conférence des évêques italiens demande à l'éditeur de Maria Valtorta de publier un démenti à l'intérieur des volumes « qui indique clairement, dès la toute première page, que les "visions" et les "dictées" auxquelles il est fait allusion sont simplement des formes littéraires utilisées par l'auteur pour raconter la vie de Jésus à sa manière. Elles ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle »[24].


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