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NOTRE DAME DE PARIS : des bâtisseurs aux restaurateurs. + PARVIS DE NOTRE DAME : à la découverte des métiers du chantier

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Message par Lumen Sam 15 Avr 2023 - 19:47

Notre-Dame de Paris : des bâtisseurs aux restaurateurs


NOTRE DAME DE PARIS : des bâtisseurs aux restaurateurs. + PARVIS DE NOTRE DAME : à la découverte des métiers du chantier Statues_fleche_notre_dame_de_paris


Quatre ans après l’incendie qui a frappé Notre-Dame de Paris, une exposition replace l’actuel chantier dans la longue histoire de ce monument et de ses restaurations.

Seize statues, représentant les Apôtres et les évangélistes, ont été dessinées par Viollet-le-Duc pour orner la flèche de Notre-Dame et modelées par Adolphe Geoffroy-Dechaume. - :copyright: David Bordes / Etablissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris.


Au fil de plus de huit siècles d’histoire, nombreux sont ceux qui ont eu à cœur d’entretenir, d’embellir ou de restaurer la cathédrale Notre-Dame de Paris. Quatre ans après l’incendie spectaculaire du 15 avril 2019, la Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris 16e) leur rend hommage au travers d’une importante exposition, « Des bâtisseurs aux restaurateurs » (1). Coproduite avec l’établissement chargé de la restauration de Notre-Dame, elle débute alors que le chantier poursuit résolument sa route, en vue d’une réouverture de l’édifice au culte et à la visite en décembre 2024.

L’exposition s’ouvre sur une immense et spectaculaire photo de l’intérieur de la cathédrale au lendemain de l’incendie. C’est une vision de désolation : les voûtes sont perforées, le sol est couvert de charpentes calcinées et de débris de voûtes écroulées. À la croisée du transept, un trou béant qui laisse entrevoir le ciel a pris la place de la flèche de Viollet-le-Duc, réduite à néant. Une vision apocalyptique qui relève désormais du passé : certaines voûtes ont déjà été refermées, tandis que le premier étage de la charpente reconstituée est de retour au sommet de l’édifice.

Un peu plus loin dans l’exposition est présenté le vote de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture de juillet 2020 qui décida de restaurer la cathédrale à l’identique. Le chantier est ainsi une occasion unique de se plonger dans l’histoire de l’édifice et des travaux qui l’ont jalonnée. En particulier au milieu du XIXe siècle : à l’époque, la cathédrale, détériorée, après avoir été transformée en temple de la Raison pendant la Révolution française, menace de tomber en ruines.

« La cathédrale de la France est plus pauvrement ornée, plus abandonnée, plus nue que la moindre des paroisses de Paris », déplore une pétition de 1842, évoquant son « extrême dénuement ». Deux ans plus tard débute une restauration complète sous la houlette de Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus ; elle durera vingt ans, jusqu’en 1864. Une part importante de l’exposition est consacrée à ce pan de l’Histoire. Une rare maquette de l’édifice, datant de 1840, met en lumière à la fois les effets de la Révolution la destruction des statues de la façade principale, le retrait de la flèche médiévale qui menaçait de tomber et les apports de Viollet-le-Duc.



NOTRE DAME DE PARIS : des bâtisseurs aux restaurateurs. + PARVIS DE NOTRE DAME : à la découverte des métiers du chantier Statue_notre_dame_de_paris
Franck Renoir/Cité de l'architecture du patrimoine.


Emblématique de ces derniers, la flèche est largement documentée dans l’exposition au travers de différents plans et dessins, utiles aux charpentiers d’aujourd’hui pour reconstituer ce chef-d’œuvre de complexité. Dans son projet initial, elle était relativement simple, proche de celle du XIIIe siècle. Mais, au lendemain de la mort, en 1857, de Jean-Baptiste Lassus avec lequel il travaillait, Viollet le Duc décida de la reconstituer de manière beaucoup plus ambitieuse et ornée. Il choisit notamment de la parer de sculptures en bronze des douze Apôtres et des quatre évangélistes.


Seize statues magistrales

Miraculeusement, ces seize statues magistrales avaient été déposées quelques jours avant l’incendie de 2019 pour être restaurées. Elles ont donc été remises à neuf et peuvent être contemplées dans cette exposition. Par leur volume, leur mouvement, la force qui en émane, elles sont saisissantes. « Elles font partie des objets présentés dans cette exposition qu’on ne verra jamais plus jamais d’aussi près par la suite, puisqu’elles ont vocation à retourner au sommet de la flèche », explique Lisa Bergugnat, commissaire de l’exposition. D’ailleurs, l’idée de cette exposition est née de ces statues restaurées. La Cité de l’architecture et du patrimoine ayant accepté de les accueillir après leur restauration dans l’attente de leur réinstallation, l’exposition s’est construite autour d’elles.

Clin d’œil de l’histoire, c’est Viollet-le-Duc qui créa le musée des Monuments français, devenu Cité de l’architecture et du patrimoine en 2004 (qui abrite les moulages à l’échelle 1 des principaux édifices religieux français), cadre de cette exposition. « En ces lieux magiques où l’art français et religieux du Moyen Âge est extraordinairement mis en valeur, nous rendons hommage aux bâtisseurs d’aujourd’hui, en lien avec les bâtisseurs des XIIe et XIIIe siècles, et les restaurateurs du XIXe siècle », résume Philippe Jost, directeur délégué de l’établissement public chargé de la restauration de Notre-Dame.



Plusieurs vestiges de la cathédrale

Autre allusion à la flèche présente dans les objets exposés : le fameux coq, qui avait été retrouvé dans les décombres. Plusieurs vestiges de la cathédrale sont ainsi présentés (charpentes du XIIIe siècle, voûtes, toitures), ce qui donne une dimension très concrète à cette exposition dont le principal apport est historique. Outre les statues magistrales de la flèche, la présentation d’autres œuvres restaurées y contribue aussi. C’est le cas d’un vitrail de la sacristie représentant la vie de sainte Geneviève, de tuyaux du grand orgue, et de l’un des tableaux qui se trouvaient dans Notre-Dame avant l’incendie : Saint Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés, de Carl Van Loo (1743).

(1) « Notre-Dame de Paris. Des bâtisseurs aux restaurateurs », à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris 16e. Plein tarif 9 €, tarif réduit 6 €. Ouvert tous les jours sauf le mardi.




Jean-Marie Dumont Actualité , 15/04/2023
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Message par Lumen Sam 15 Avr 2023 - 20:05

Parvis de Notre-Dame : à la découverte des métiers du chantier


NOTRE DAME DE PARIS : des bâtisseurs aux restaurateurs. + PARVIS DE NOTRE DAME : à la découverte des métiers du chantier Chantier_notre_dame_0


Dans l’ancien parking situé sous le parvis de la cathédrale, la « Maison du chantier et des métiers » met en lumière les savoir-faire qui contribuent à sa restauration.

Des tuyaux du grand orgue de Notre-Dame sont exposés et un orgue miniature peut être manipulé. - :copyright: Romaric Toussaint / Établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris.


Carrier, couvreur ornemaniste, restaurateur de sculptures en métal, cordiste... La liste est longue de ces métiers peu ou pas connus impliqués dans la restauration de Notre-Dame de Paris, quatre ans après l’incendie du 15 avril 2019. Pour les faire connaître, l’établissement public qui pilote les travaux a ouvert en mars une « Maison du chantier et des métiers » sous le parvis de la cathédrale, où se trouvait un parking souterrain avant l’incendie. Elle occupe une partie de ce vaste sous-sol réaménagé et transformé en « Espace Notre-Dame », qui abrite aussi une exposition « Revivre Notre-Dame », organisée par le diocèse de Paris, et le spectacle « Éternelle Notre-Dame » sur l’histoire de l’édifice.

La « Maison du chantier et des métiers » est avant tout une maison des métiers. Elle donne la première place au travail sur la matière et fait parler les artisans. « Nous souhaitons mettre en valeur ces savoir-faire, explique Philippe Jost, directeur délégué de l’établissement public chargé de la restauration de Notre-Dame, les faire connaître, mais aussi donner envie, susciter des vocations. » En effet, ces « superbes » métiers ont « du mal à recruter ». Accessible gratuitement, cette initiative cible notamment collégiens et lycéens, et plus généralement tous ceux qui s’interrogent sur leur orientation professionnelle, voire leur reconversion.



Les trois parties de la « maison »

Divisés en trois parties, les 400 m2 de la « maison » souterraine s’ouvrent sur une maquette en bois à l’échelle 1/55e de la cathédrale. À côté d’un film de quinze minutes restituant les principales étapes du chantier, celle-ci permet d’appréhender quatre opérations clés de la restauration : la charpente de la nef (la fameuse « forêt » du Moyen Âge), les voûtes, le beffroi Nord (affecté par l’incendie) et la charpente de la flèche.

Dans une deuxième partie, des espaces thématiques (« îlots ») détaillent chaque « sous-chantier » et les métiers qui y sont impliqués. Enfin, une grande « fresque des métiers » présente l’ensemble des savoir-faire mobilisés, auxquels sont associées des « fiches métier » détaillant les modalités concrètes de chacun d’eux et les formations qui permettent de les apprendre et de les exercer.

La deuxième partie est la plus riche. Les huit « îlots » présentent de manière très concrète huit familles de métiers liés aux différentes parties du chantier : la couverture et ses ornements, les peintures et les vitraux, les voûtes et les éléments sculptés, la charpente, le grand orgue et les cloches, la conduite du chantier et les fonctions support.

« Chaque îlot est constitué de la même manière pour chaque métier concerné, décrit Lisa Bergugnat, responsable de la médiation culturelle à l’établissement public chargé de la restauration de Notre-Dame. À l’avant, le visiteur peut voir un vestige de l’incendie, et un film qui présente l’opération de manière pédagogique ; à l’arrière, des artefacts décrivent les étapes de la restauration ; enfin, dans des vidéos, des artisans expliquent leur métier. »

Du point de vue de la découverte des métiers, ces vidéos sont les plus intéressantes. Chacune contient une interview de quelques minutes avec un artisan impliqué dans la restauration de l’édifice. Celui-ci explique ce qu’il fait concrètement et parle aussi plus généralement de son métier : pourquoi il le passionne, les raisons qui l’ont poussé à le choisir, la formation qu’il a suivie, ce qui fait son quotidien.



Des « îlots » à compléter

Autant d’éléments très parlants pour qui cherche à s’orienter ou s’interroge sur un futur métier. À titre d’exemple, on peut ainsi voir des interviews avec un bûcheron, un charpentier et un expert forestier (partie charpente) ; un maître verrier et une restauratrice de peintures (partie peintures et vitraux) ; un carrier, un restaurateur de sculptures et un maçon tailleur de pierres (partie voûtes et éléments sculptés) ; un échafaudeur, un cordiste et un grutier (partie fonctions support).

Le contenu de certains « îlots » devrait être complété au fil de l’évolution du chantier et de l’implication de nouveaux artisans, explique encore Lisa Bergugnat, qui cite notamment celui consacré aux « sons » de Notre-Dame (orgues et cloches). À la présentation du métier de facteur d’orgue, jusqu’à présent largement impliqué dans le nettoyage des 8 000 tuyaux du grand orgue, devrait ainsi s’ajouter celle du métier de campaniste lorsqu’aura lieu la refonte de « Gabrielle » et « Anne-Geneviève », les deux cloches du Beffroi Nord, détérioré pendant l’incendie.

Cette évolution, et d’autres semblables qui pourraient arriver, permettront au nouvel espace de vivre au rythme du chantier.




Source: Voir le poste ci-dessus.
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