Évangile et Méditation du mardi 5 février 2008

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Évangile et Méditation du mardi 5 février 2008

Message par Francesco le Mar 5 Fév 2008 - 2:00

mardi 05 février 2008

Le mardi de la 4e semaine du temps ordinaire

Saint(s) du jour : Ste Agathe, vierge et martyr (+ 254)

Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici
Saint Jérôme : « Je te le dis, lève-toi »


Deuxième livre de Samuel 18,9-10.14.24-25.30-32.19,1-3.

Absalon s'enfuyait après s'être heurté aux soldats de David. Il montait un mulet, et le mulet s'engagea sous la ramure d'un grand chêne. La tête d'Absalon se prit dans les branches, et il resta entre ciel et terre, tandis que le mulet continuait son chemin. Quelqu'un l'aperçut et avertit Joab : « Je viens de voir Absalon suspendu dans un chêne. » Joab prit trois javelots et les planta dans le coeur d'Absalon. David était assis à l'intérieur de la double porte de la ville. Un guetteur allait et venait sur la terrasse de la porte, au-dessus du rempart ; comme il regardait au loin, il aperçut un homme seul qui courait. Le guetteur cria pour avertir le roi, et le roi lui dit : « S'il est seul, c'est qu'il a une bonne nouvelle à nous annoncer. » Le roi dit au messager : « Range-toi et tiens-toi là. » Il se rangea et attendit. Alors arriva un autre messager, un Éthiopien, qui annonça : « Bonne nouvelle pour mon seigneur le roi ! Le Seigneur t'a rendu justice aujourd'hui, il t'a délivré de tous ceux qui s'étaient dressés contre toi. » Le roi demanda : « Comment va le jeune Absalon ? » Et l'Éthiopien répondit : « Que tes ennemis aient le sort de ce jeune homme, comme tous ceux qui se sont dressés contre toi, mon Seigneur le roi, pour te faire du mal ! » Alors le roi fut bouleversé, il monta dans la salle au-dessus de la porte, et il se mit à pleurer. Tout en marchant, il disait : « Mon fils Absalon ! mon fils ! mon fils Absalon ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? Absalon, mon fils ! mon fils ! » On alla prévenir Joab : « Voici que le roi pleure et se lamente sur Absalon. » La victoire, ce jour-là, se changea en deuil pour tout le peuple, car il apprit ce jour-là que le roi était dans l'affliction à cause de son fils.

Psaume 86(85),1-2.3-4.5-6.

Écoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu, sauve ton serviteur qui s'appuie sur toi.
Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j'appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur : vers toi, j'élève mon âme !
Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent,
écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43.

Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... - Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré - ... cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes : 'Qui m'a touché ?' » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher -elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour :

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 55)


« Je te le dis, lève-toi »


« Il ne laissa personne l'accompagner, si ce n'est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques ». On pourrait se demander pourquoi Jésus emmène toujours ces disciples-là et pourquoi il laisse les autres. Ainsi, lorsqu'il a été transfiguré sur la montagne, ces trois-là l'accompagnaient déjà... Sont choisis Pierre, sur qui l'Église a été bâtie, ainsi que Jacques, le premier apôtre qui ait reçu la palme du martyre, et Jean, le premier à prôner la virginité...

« Et il pénètre là où était l'enfant, et tenant l'enfant par la main, il lui dit : Talitha koum. Et aussitôt, la fillette se tint debout, et elle marchait. » Souhaitons que Jésus nous touche nous aussi, et aussitôt nous marcherons. Que nous soyons paralytiques ou que nous commettions de mauvaises actions, nous ne pouvons pas marcher ; nous sommes peut-être couchés sur le lit de nos péchés comme sur notre lit véritable. Dès que Jésus nous aura touchés, nous serons aussitôt guéris. La belle-mère de Pierre souffrait de fortes fièvres ; Jésus lui a pris la main, elle s'est relevée et aussitôt elle les servait (Mc 1,31)... « Et il leur dit de lui donner à manger. » De grâce, Seigneur, touche-nous la main, à nous qui sommes couchés, relève-nous du lit de nos péchés, fais-nous marcher. Lorsque nous aurons marché, ordonne qu'on nous donne à manger. Gisants, nous ne pouvons pas marcher, et si nous ne sommes pas debout, nous ne pouvons pas recevoir le corps du Christ, à qui appartient la gloire, avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles.

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Dieu seul suffit,l'aimer,le suivre et faire sa volonté.

Francesco
Admin
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Masculin Date d'inscription : 11/01/2008

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