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ROYALISER LA NATION ET NATIONALISER LE ROYALISME

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Message par Hervé J. VOLTO Mar 19 Mar 2019 - 20:06

-La France, sans l'invocation au Dieu qui aima les Français, est un concept dégénéré (Charles Muarras, POUR UN JEUNE FRANCAIS) !

A la Restauration, Decazes, conseiller du Roi Louis XVIII et membre du gouvernement Royal, tenta d’appliquer une politique de réconciliation des Français. Selon ses propres termes, il souhaitait "Royaliser la nation et nationaliser le Royalisme". Celà signifiait:

-protéger tousles intérets acquis, toutes les propriétès, maintenir une égalité complète et droite, ramener l'oubli du passé (comme le préconisait d'ailleurs Mme Royale), éteiondre les haines, faire aimer le pouvoir et le faire respecter, voilà tout le but que le gouvernement se propose, là règle que lui a tracé la bouche Royale, Roi qui ne peut être Roi de deux peuples, et ne peut avoir qu'une même blanace et une même justice... (Discour de Decazes devant le parlement, 15 Décembre 1817).

Mais cette politique conforme aux vœux de Louis XVIII connaîtra un coup d’arrêt avec l’assassinat du Duc de Berry en 1820 et la dégradation de la santé du Roi.

Maurras reprendra l'idée de Decasesdans son nationalisme intégral où " En France, tout ce qui est national est Royal (Jules Lemaire) " .

Certains Légitimistes attaquent aujourd'hui de temps en temps le nationalisme. Il est nous sest apparu opportun de répondre. En effet, ils réduisent cette démarche à une idolâtrie de la nation, alors que ce n’est là qu’une possible mais fort rare –et bien sûr condamnable– dérive du nationalisme. Un sain nationalisme, a fortiori UN NATIONALISME CHRETIEN, ne fait pas de la nation un absolu métaphysique. Il se donne simplement pour but de défendre l’héritage Chrétien et le bien commun national, ce qui est la finalité de la « société politique » : c’est bien le rôle du pouvoir politique, aujourd’hui défaillant.

Dans la Bible, il est écrit que Dieu a préposé pour chaque nation un Roi qui la représente auprès de Lui et qui doit gouverner leur peuple (Eccl. 17:14). Même les gitans ont un Roi ! Et "la nation des Francs, qui a Dieu pour fondateur" seraient-elle moins que la nation gitanne ?

Le nationalisme –entendu comme la traduction politique de l’amour de sa Cité– est une démarche qui découle de la nature de l’homme et que l’Eglise vient donc conforter, et non pas abolir, tout en la mettant en perspective et la subordonnant à notre fin ultime. La confusion entre le temporel et le spirituel, entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, entre la nature et la grâce, est un fléau de notre temps que l’on retrouve chez les modernes mais aussi parfois dans les milieux traditionnels : cette approche n’est pourtant tout simplement pas Catholique. La grâce n’écrase pas la nature.

Usant d’un argument boiteux, nos polémistes affirment par ailleurs refuser le nationalisme en tant qu’« appellation issue de la modernité », tout en citant favorablement le « révisionnisme », « l‘antisionisme » ou la « Contrerévolution »… La jeunesse d’un terme ne préjuge nullement du caractère nocif de la réalité qu’il veut désigner, et il faut garder en tête que si le nationalisme moderne (dans sa version saine) apparait après la Révolution française, c’est en tant que réponse et saine réaction, et non comme une évolution logique de cet épisode catastrophique.

À la lumière de sa foi Chrétienne, le nationaliste intégral ou Royaliste -le Roi est l'incanation de la Nation- selon le peuple auquel il appartient, l'état de fait où il est engagé, devra se faire une conviction de son nationalisme, sage, réaliste et prudente, dégagée de toute passion et de tout préjugé malsain. Il examinera la valeur politique de son appartenance à un peuple, à une nation, à un empire qu'il n'a pas choisis, en se purifiant de tout orgueil politique et du venin de l'esprit révolutionnaire. Ordinairement, il suivra la doctrine et la pratique de l'Église Romaine, il acceptera l'ordre séculaire dans la fidélité aux traditions de son peuple, dans le respect des lois de sa nation et des traités internationaux.

Plus que jamais, il est nécessaire de Royaliser la nation et de nationaliser le Royalisme !

Le Royalisme en France, c'est avant tout une attitude culturelle Catholique, celle de la Tradition. En politique, il participe du principe d'expension-évangélisation dont Léon XIII et Charles de Foucault reprendront l'idée : tout le contraire de l'actuel euro-mondialime islamisant ! C'est aussi un nationalisme Français et Chrétien : mourir pour la Patrie, c'est mourir pour le Salut de la société Française destabilisée par les idées révolutionaire. C'est, enfin, face à la masse, l'affirmation de la personne... voulue Chrétienne.

Ainsi :

1. Pour le Royaliste Français, le devoir est d'une admirable simplicité. Il appartient à une nation bénite par l'Église et créée par Dieu à travers des Rois qu'elle-même a baptisés, Sacrés et élevés à cette souveraineté glorieuse de « Lieutenants du Christ qui est vrai Roi de France » (Sainte Jeanne d'Arc), garantie par tant de prophéties, de miracles et de Sainteté, pour défendre Son Eglise. Le nationalisme Français est donc un nationalisme Catholique et n'a donc rien de révolutionnaire, rien d'agressif. Il est conservateur et créateur d'ordre. Le renforcer, c'est aider à la prospérité et à l'élévation des peuples qu'il rassemble, c'est participer à la restauration d'une communauté pacifique des nations et à l'extension de la civilisation humaine.

2. Le nationalisme Français ne peut être confondu avec n'importe quel nationalisme des autres pays européens et même latins, tous différents ; il ne doit pas conduire à une fraternité idéologique et à une entente entre les nationalistes de tous les peuples et de tous les pays. Car le substantif d'où se prend la valeur d'un nationalisme, n'est pas l'idée de nation qui pourrait être équivalemment Française, allemande, ou russe ou indienne. C'est la réalité nationale. Chaque nation a ses droits particuliers à l'existence, sa position singulière dans le nécessaire équilibre mondial, valeurs auxquelles on porterait un tort immense en les ramenant, en les réduisant à un dénominateur commun... international !

Le National-Catholicisme Français est parfait, de la perfection incomparable de la France, Fille Aînée de l'Église, seconde patrie de tout homme civilisé. Il nous dicte notre devoir d'ardente fidélité, d'amour, de confiance et de dévouement dans sa défense jusqu'à la mort ; il est un intérêt quotidien porté au bien commun, à l'ordre intérieur, aux alliances, à la sécurité, au rayonnement de notre pays dans le monde.

3. Ainsi considérée, la nation Franque, historique, civilisée, facteur de communauté internationale, d'équilibre et de paix, est une part du dessein de Dieu dans le monde pour le salut éternel des hommes et leur bonne vie temporelle. L'Anti-France est antichrétienne. Le Royaliste, bon Français, sera bon Chrétien !

La « Divine surprise » que nous accordera notre Mère Immaculée si on le lui demende abvexc dévotion et ferveur sera donc d’abord la restauration de l’autorité Royale. Elle la fera en France tout d’abord pour inaugurer le temps de paix qui sera donné au monde, elle l’opèrera aussi en Europe certainement, puis dans d’autres pays selon les desseins de la Providence Divine pour instaurer le règne universel du Divin Christ-Roi.

Le pouvoir de ce souverain voué au bien commun de la Nation sera légitime, c’est-à-dire qu’il pourra justifier son autorité et obtenir le consentement du peuple qui y verra une réalité fondamentale, une vérité, une bonté, une beauté souveraines.

Cette légitimité peut résulter, tout d’abord, du simple rétablissement de l’ordre et de la paix par la force. Dans le chaos, la ruine, le plus fort, roi, dictateur ou chef, bon ou mauvais, impose sa loi. Cependant, aucun pouvoir ne pouvant durer en s’appuyant uniquement sur la force, il lui faut acquérir une légitimité naturelle par les services rendus à son peuple qui, en retour, lui manifeste une reconnaissance capable de consacrer son autorité. Ces services concernent les nécessités naturelles : gérer l’ordre, faire respecter la justice, défendre le peuple contre les ennemis, assurer les conditions de la prospérité du pays.

Cette légitimité naturelle est déjà de Droit Divin, car l’auteur des lois naturelles des États est Dieu lui-même. Si bien que le peuple ne doit pas seulement trouver intérêt à être sagement gouverné, mais, plus profondément, il doit éprouver le sentiment religieux de la soumission due à une autorité en laquelle se manifeste la puissance Divine pour son bien et pour aider au salut des âmes. Et la reconnaissance par le Roi de l'origine Divine de son pouvoir Royal intervient dans une seconde sorte de légitimité : la légitimité mystique Chrétienne.

Historiquement seule la Monarchie Capétienne, Catholique et Royale, a possédé cette double Légitimité. C'est cette continuité Capétienne qui a été interrompue en 1830: c'est bien là le sens du message de l'appariton de la Rue du Bac.

Une action ROYALISTE concrète visera à un double objectif :

-faire connaître les nombreuses activités Royalistes et en rendre compte : universités d'été, Marche pour la Vie, Veillée pour la famille, Session de jeunes, conférences, fêtes du livre, Messes pour Louis XVI, Marie Antoinette, Sainte-Jeanne d'Arc, pèlerinages de Chartres, de Pontmain, de Tilly, de Paray-le-Monial, etc...
-traiter de l'actualité et livrer des informations à la lumière de notre foi Catholique et dans la fidélité à notre tradition nationale, le tout sous le signe du SACRE-CEOUR, COEUR DE L'AMOUR surmonté de la CROIX DU SACRIFICE, espoir et salut de la France.

La presse Royaliste devra offrir des éditoriaux et des réflexions sur l'actualité politique et religieuse (défense de la famille, combat pour la Vie, salubrité morale, école, culture, etc..), des dossiers spécialisés, des entretients exclusifs, des recensions d'ouvrages, des nouvelles des activités des Princes.

En France, c'est un Aristo, le Comte Maurice d'Andigné, qui a le mieux définit le Royalisme :

-Avant d'être Royaliste, je suis Catholique et Français, je dirai même que JE ne SUIS ROYALISTE que PARCE QUE JE SUIS CATHOLIQUE ET FRANCAIS !

Tout se tient : la Patrie, le penser droit, la Foi !

Notre Royalisme n'inspire-t-il pas le Carlisme espagnol et latino-américain, le Miguélisme portugais et brésilien, le Néo-Bourbonisme napolitain, le Jacobitisme écossais et irlandais, le Magiarisme des Pays de Visegrade et le HIérosolymitisme desde Terre Sainte dert des pays de l'ex-Empire Latin de Constantinople ? Car il en va de même pour les autres nations ou patries Catholiques, même si elles n’ont pas atteint dans le passé le même degré de perfection politique que le Royaume des Lys. La France ayant perdu le sien avec sa Royauté doit les retrouver, les autres ne l’ayant pas encore eu peuvent le conquérir.

CATHOLIQUES ET FRANCAIS, TOUJOURS ! ET ROYALISTES PARCE CATHOLIQUES ET FRANCAIS...



Hervé J. VOLTO, CJA






Decazes, conseiller du Roi et membre du gouvernement, tente d’appliquer une politique de réconciliation. Selon ses propres termes, il souhaite "Royaliser la nation et nationaliser le Royalisme". Celà signifiait:
-protéger tousles intérets acquis, toutes les propriétès, maintenir une égalité complète et droite, ramener l'oubli du passé (comme le préconisait d'ailleurs Mme Royale), éteiondre les haines, faire aimer le pouvoir et le faire respecter, voilà tout le but que le gouvernement se propsoe, là règle que lui a tracé la bouche Royale, Roi qui ne peut être Roi de deux peuples, et ne peut avoir qu'une même blanace et une même justice... (Discour de Decazes devant le parlement, 15 Décembre 1817).

Mais cette politique conforme aux vœux de Louis XVIII connaîtra un coup d’arrêt avec l’assassinat du Duc de Berry en 1820 et la dégradation de la santé du Roi.
Maurras reprendra l'idée dans son nationalisme intégral où " En France, tout ce qui est national est Royal (Jules Lemaire) " .
Certains Légitimistes attaquent aujourd'hui de temps en temps le nationalisme. Il est nous sest apparu opportun de répondre. En effet, ils réduisent cette démarche à une idolâtrie de la nation, alors que ce n’est là qu’une possible mais fort rare –et bien sûr condamnable– dérive du nationalisme. Un sain nationalisme, a fortiori un nationalisme Chrétien, ne fait pas de la nation un absolu métaphysique. Il se donne simplement pour but de défendre l’héritage et le bien commun national, ce qui est la finalité de la « société politique » : c’est bien le rôle du pouvoir politique, aujourd’hui défaillant.
Dans la Bible, il est écrit que Dieu a préposé pour chaque nation un Roi qui la représente auprès de Lui et qui doit gouverner leur peuple (Eccl. 17:14). Même les gitans ont un Roi ! Et "la nation des Francs, qui a Dieu pour fondateur" seraient-elle moins que la nation gitanne ?
Le nationalisme –entendu comme la traduction politique de l’amour de sa Cité– est une démarche qui découle de la nature de l’homme et que l’Eglise vient donc conforter, et non pas abolir, tout en la mettant en perspective et la subordonnant à notre fin ultime. La confusion entre le temporel et le spirituel, entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, entre la nature et la grâce, est un fléau de notre temps que l’on retrouve chez les modernes mais aussi parfois dans les milieux traditionnels : cette approche n’est pourtant tout simplement pas Catholique. La grâce n’écrase pas la nature.
Usant d’un argument boiteux, nos polémistes affirment par ailleurs refuser le nationalisme en tant qu’« appellation issue de la modernité », tout en citant favorablement le « révisionnisme », « l‘antisionisme » ou la « Contrerévolution »… La jeunesse d’un terme ne préjuge nullement du caractère nocif de la réalité qu’il veut désigner, et il faut garder en tête que si le nationalisme moderne (dans sa version saine) apparait après la Révolution française, c’est en tant que réponse et saine réaction, et non comme une évolution logique de cet épisode catastrophique.
À la lumière de sa foi Chrétienne, le nationaliste intégral ou Royaliste -le Roi est l'incanation de la Nation- selon le peuple auquel il appartient, l'état de fait où il est engagé, devra se faire une conviction de son nationalisme, sage, réaliste et prudente, dégagée de toute passion et de tout préjugé malsain. Il examinera la valeur politique de son appartenance à un peuple, à une nation, à un empire qu'il n'a pas choisis, en se purifiant de tout orgueil politique et du venin de l'esprit révolutionnaire. Ordinairement, il suivra la doctrine et la pratique de l'Église Romaine, il acceptera l'ordre séculaire dans la fidélité aux traditions de son peuple, dans le respect des lois de sa nation et des traités internationaux.
Plus que jamais, il est nécessaire de Royaliser la nation et de nationaliser le Royalisme.
1. Pour le Royaliste Français, le devoir est d'une admirable simplicité. Il appartient à une nation bénite par l'Église et créée par Dieu à travers des Rois qu'elle-même a baptisés, Sacrés et élevés à cette souveraineté glorieuse de « Lieutenants du Christ qui est vrai Roi de France » (Sainte Jeanne d'Arc), garantie par tant de prophéties, de miracles et de Sainteté. Le nationalisme Français est donc un nationalisme Catholique et n'a donc rien de révolutionnaire, rien d'agressif. Il est conservateur et créateur d'ordre. Le renforcer, c'est aider à la prospérité et à l'élévation des peuples qu'il rassemble, c'est participer à la restauration d'une communauté pacifique des nations et à l'extension de la civilisation humaine.
2. Le nationalisme Français ne peut être confondu avec n'importe quel nationalisme des autres pays européens et même latins, tous différents ; il ne doit pas conduire à une fraternité idéologique et à une entente entre les nationalistes de tous les peuples et de tous les pays. Car le substantif d'où se prend la valeur d'un nationalisme, n'est pas l'idée de nation qui pourrait être équivalemment Française, allemande, ou russe ou indienne. C'est la réalité nationale. Chaque nation a ses droits particuliers à l'existence, sa position singulière dans le nécessaire équilibre mondial, valeurs auxquelles on porterait un tort immense en les ramenant, en les réduisant à un dénominateur commun... international !
Le National-Catholicisme Français est parfait, de la perfection incomparable de la France, Fille Aînée de l'Église, seconde patrie de tout homme civilisé. Il nous dicte notre devoir d'ardente fidélité, d'amour, de confiance et de dévouement dans sa défense jusqu'à la mort ; il est un intérêt quotidien porté au bien commun, à l'ordre intérieur, aux alliances, à la sécurité, au rayonnement de notre pays dans le monde.
3. Ainsi considérée, la nation Franque, historique, civilisée, facteur de communauté internationale, d'équilibre et de paix, est une part du dessein de Dieu dans le monde pour le salut éternel des hommes et leur bonne vie temporelle. L'Anti-France est antichrétienne. Le Royaliste, bon Français, sera bon Chrétien !
La « Divine surprise » que nous accordera notre Mère Immaculée sera donc d’abord la restauration de l’autorité Royale. Elle la fera en France tout d’abord pour inaugurer le temps de paix qui sera donné au monde, elle l’opèrera aussi en Europe certainement, puis dans d’autres pays selon les desseins de la Providence Divine pour instaurer le règne universel du Divin Christ-Roi.
Le pouvoir de ce souverain voué au bien commun de la Nation sera légitime, c’est-à-dire qu’il pourra justifier son autorité et obtenir le consentement du peuple qui y verra une réalité fondamentale, une vérité, une bonté, une beauté souveraines.
Cette légitimité peut résulter, tout d’abord, du simple rétablissement de l’ordre et de la paix par la force. Dans le chaos, la ruine, le plus fort, roi, dictateur ou chef, bon ou mauvais, impose sa loi. Cependant, aucun pouvoir ne pouvant durer en s’appuyant uniquement sur la force, il lui faut acquérir une légitimité naturelle par les services rendus à son peuple qui, en retour, lui manifeste une reconnaissance capable de consacrer son autorité. Ces services concernent les nécessités naturelles : gérer l’ordre, faire respecter la justice, défendre le peuple contre les ennemis, assurer les conditions de la prospérité du pays.
Cette légitimité naturelle est déjà de Droit Divin, car l’auteur des lois naturelles des États est Dieu lui-même. Si bien que le peuple ne doit pas seulement trouver intérêt à être sagement gouverné, mais, plus profondément, il doit éprouver le sentiment religieux de la soumission due à une autorité en laquelle se manifeste la puissance Divine pour son bien et pour aider au salut des âmes. Et la reconnaissance par le Roi de l'origine Divine de son pouvoir Royal intervient dans une seconde sorte de légitimité : la légitimité mystique Chrétienne.
Historiquement seule la Monarchie Capétienne, Catholique et Royale, a possédé cette double Légitimité. C'est cette continuité Capétienne qui a été interrompue en 1830: c'est bien là le sens du message de l'appariton de la Rue du Bac.
En France, c'est un Aristo, le Comte Maurice d'Andigné, qui a le mieux définit le Royalisme :
-Avant d'être Royaliste, je suis Catholique et Français, je dirai même que je suis Royaliste parce que Catholique et Français !
Notre Royalisme n'inspire-t-il pas le Carlisme espagnol, le Miguélisme portugais, le Néo-Bourbonisme napolitain, le Jacobitisme écossais et irlandais, le Magiarisme hongrois et le national-Catholicisme polonais? Car il en va de même pour les autres nations ou patries Catholiques, même si elles n’ont pas atteint dans le passé le même degré de perfection politique que le Royaume des Lys. La France ayant perdu le sien avec sa Royauté doit les retrouver, les autres ne l’ayant pas encore eu peuvent le conquérir.
Hervé J. VOLTO, CJA

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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Message par Hervé J. VOLTO Lun 24 Jan 2022 - 14:31

-La France, sans l'invocation au Dieu qui aima les Français, est un concept dégénéré (Charles Muarras, POUR UN JEUNE FRANCAIS) !

A la Restauration, Decazes, conseiller du Roi Louis XVIII et membre du gouvernement Royal, tenta d’appliquer une politique de réconciliation des Français. Selon ses propres termes, il souhaitait "Royaliser la nation et nationaliser le Royalisme". Celà signifiait:

-protéger tousles intérets acquis, toutes les propriétès, maintenir une égalité complète et droite, ramener l'oubli du passé (comme le préconisait d'ailleurs Mme Royale), éteindre les haines, faire aimer le pouvoir et le faire respecter, voilà tout le but que le gouvernement se propose, là règle que lui a tracé la bouche Royale, Roi qui ne peut être Roi de deux peuples, et ne peut avoir qu'une même blanace et une même justice... (Discour de Decazes devant le parlement, 15 Décembre 1817).

Mais cette politique conforme aux vœux de Louis XVIII connaîtra un coup d’arrêt avec l’assassinat du Duc de Berry en 1820 et la dégradation de la santé du Roi.

Maurras reprendra l'idée de Decasesdans son nationalisme intégral où " En France, tout ce qui est national est Royal (Jules Lemaire) " .

Certains Légitimistes attaquent aujourd'hui de temps en temps le nationalisme. Il est nous sest apparu opportun de répondre. En effet, ils réduisent cette démarche à une idolâtrie de la nation, alors que ce n’est là qu’une possible mais fort rare –et bien sûr condamnable– dérive du nationalisme. Un sain nationalisme, a fortiori UN NATIONALISME CHRETIEN, ne fait pas de la nation un absolu métaphysique. Il se donne simplement pour but de défendre l’héritage Chrétien et le bien commun national, ce qui est la finalité de la « société politique » : c’est bien le rôle du pouvoir politique, aujourd’hui défaillant.

Dans la Bible, il est écrit que Dieu a préposé pour chaque nation un Roi qui la représente auprès de Lui et qui doit gouverner leur peuple (Eccl. 17:14). Même les gitans ont un Roi ! Et "la nation des Francs, qui a Dieu pour fondateur" seraient-elle moins que la nation gitanne ?

Le nationalisme –entendu comme la traduction politique de l’amour de sa Cité– est une démarche qui découle de la nature de l’homme et que l’Eglise vient donc conforter, et non pas abolir, tout en la mettant en perspective et la subordonnant à notre fin ultime. La confusion entre le temporel et le spirituel, entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, entre la nature et la grâce, est un fléau de notre temps que l’on retrouve chez les modernes mais aussi parfois dans les milieux traditionnels : cette approche n’est pourtant tout simplement pas Catholique. La grâce n’écrase pas la nature.

Usant d’un argument boiteux, nos polémistes affirment par ailleurs refuser le nationalisme en tant qu’« appellation issue de la modernité », tout en citant favorablement le « révisionnisme », « l‘antisionisme » ou la « Contrerévolution »… La jeunesse d’un terme ne préjuge nullement du caractère nocif de la réalité qu’il veut désigner, et il faut garder en tête que si le nationalisme moderne (dans sa version saine) apparait après la Révolution française, c’est en tant que réponse et saine réaction, et non comme une évolution logique de cet épisode catastrophique.

Le nationalisme apparait dans la petite bourgeoisie, sous la plume des philosophe des lumières.
Le nationalisme signifiait pour eux, à cette époque, que c’est le peuple qui incarne le Pays, par opposition à la vision de l’Ancien Régime pour lequel la Pays est incarné par le Roi, Père du Peuple.

Le nationalisme signifiait pour eux, à cette époque, que c’est le peuple qui incarne le Pays, par opposition à la vision de l’Ancien Régime pour lequel la Pays est incarné par le Roi, Père du Peuple.


Le problême du nationalisme révolutionaire est que le peuple, refusant le Roi, doit se choisir un chef en l’élisant démocratiquement. Que se passe-t-il si le chef élu démocratiquement ne fait pas les intérets de la nation Française mais celles d’un des quatres “Etats Confédérés” -sionisme, protestantisme, communisme, islamisme- pouvant prendre le pouvoir à travers le système démocratique ? Le peuple s’est-il choisi de bon Chefs d’Etat depuis 1789 et surtout depuis 1958 ?!

La démocratie n’est pas une réalité, c’est une idée, et un idée mauvaise, car elle n’est pas naturelle.

La démocratie soumet la qualité à la quantité, le meilleur au nombre. La démocratie “c’est la mort” (Charles Maurras).

Le nationalisme intégral a pour ambition d’être une doctrine Contrerévolutionnaire, le Roi incarnant la nation, et censée assurer la cohésion de la France et sa grandeur, Dieu voulant que le pays soit incarné par un Roi, père du Peuple, et non pas par l’ensemble abstrait du peuple.

Louis XIV le rappelait dans une lettre à son petit-fils:

-La France est un Etat Monarchique dans toute l’étendue de l’expression. Le Roi y représente la nation entière, et chaque particulier ne représente qu’un seul individu envers le Roi. Par conséquent, toute puissance, toute autorité résident dans les mains du Roi, et il ne peut y en avoir d’autres dans le royaume que celles qu’il établit […]. La nation ne fait pas corps en France; elle réside tout entière dans la personne du Roi.

C’est contre l’idée de souveraineté populaire -qui est à la foi une hérésie blasphématoire, un sacrilège et une idolatrie- qu’il convient de lutter.

Le nationalisme intégral, qui porte au Royalisme, part d’un mot d’ordre, « Politique d’abord », qui pour l’Abbé de Nantes se résumer par « Dieu, premier servi ».

C’est pourquoi nous ne devons pas nous laisser happer par les mensonges de la démocratie et retrouver les principes d’une société Chrétienne, seuls à même de remodeler une société juste, équilibrée, sereine. Une société d’Amour. Et pour cela, il faut sortir d’une gouvernance par opinion et retrouver une gouvernance par autorité.

-Le Roi est la seule autrorité Légitime émanant de Dieu (Abon de Fleury).

À la lumière de sa foi Chrétienne, le nationaliste intégral ou Royaliste -le Roi est l'incanation de la Nation- selon le peuple auquel il appartient, l'état de fait où il est engagé, devra se faire une conviction de son nationalisme, sage, réaliste et prudente, dégagée de toute passion et de tout préjugé malsain. Il examinera la valeur politique de son appartenance à un peuple, à une nation, à un empire qu'il n'a pas choisis, en se purifiant de tout orgueil politique et du venin de l'esprit révolutionnaire. Ordinairement, il suivra la doctrine et la pratique de l'Église Romaine, il acceptera l'ordre séculaire dans la fidélité aux traditions de son peuple, dans le respect des lois de sa nation et des traités internationaux.

Plus que jamais, il est nécessaire de Royaliser la nation et de nationaliser le Royalisme !

Le Royalisme en France, c'est avant tout une attitude culturelle Catholique, celle de la Tradition. En politique, il participe du principe d'expension-évangélisation dont Léon XIII et Charles de Foucault reprendront l'idée : tout le contraire de l'actuel euro-mondialime islamisant ! C'est aussi un nationalisme Français et Chrétien : mourir pour la Patrie, c'est mourir pour le Salut de la société Française destabilisée par les idées révolutionaire. C'est, enfin, face à la masse, l'affirmation de la personne... voulue Chrétienne.

Ainsi :

1. Pour le Royaliste Français, le devoir est d'une admirable simplicité. Il appartient à une nation bénite par l'Église et créée par Dieu à travers des Rois qu'elle-même a baptisés, Sacrés et élevés à cette souveraineté glorieuse de « Lieutenants du Christ qui est vrai Roi de France » (Sainte Jeanne d'Arc), garantie par tant de prophéties, de miracles et de Sainteté, pour défendre Son Eglise. Le nationalisme Français est donc un nationalisme Catholique et n'a donc rien de révolutionnaire, rien d'agressif. Il est conservateur et créateur d'ordre. Le renforcer, c'est aider à la prospérité et à l'élévation des peuples qu'il rassemble, c'est participer à la restauration d'une communauté pacifique des nations et à l'extension de la civilisation humaine.

2. Le nationalisme Français ne peut être confondu avec n'importe quel nationalisme des autres pays européens et même latins, tous différents ; il ne doit pas conduire à une fraternité idéologique et à une entente entre les nationalistes de tous les peuples et de tous les pays. Car le substantif d'où se prend la valeur d'un nationalisme, n'est pas l'idée de nation qui pourrait être équivalemment Française, allemande, ou russe ou indienne. C'est la réalité nationale. Chaque nation a ses droits particuliers à l'existence, sa position singulière dans le nécessaire équilibre mondial, valeurs auxquelles on porterait un tort immense en les ramenant, en les réduisant à un dénominateur commun... international !

Le National-Catholicisme Français est parfait, de la perfection incomparable de la France, Fille Aînée de l'Église, seconde patrie de tout homme civilisé. Il nous dicte notre devoir d'ardente fidélité, d'amour, de confiance et de dévouement dans sa défense jusqu'à la mort ; il est un intérêt quotidien porté au bien commun, à l'ordre intérieur, aux alliances, à la sécurité, au rayonnement de notre pays dans le monde.

3. Ainsi considérée, la nation Franque, historique, civilisée, facteur de communauté internationale, d'équilibre et de paix, est une part du dessein de Dieu dans le monde pour le salut éternel des hommes et leur bonne vie temporelle. L'Anti-France est antichrétienne. Le Royaliste, bon Français, sera bon Chrétien !

La « Divine surprise » que nous accordera notre Mère Immaculée si on le lui demende abvexc dévotion et ferveur sera donc d’abord la restauration de l’autorité Royale. Elle la fera en France tout d’abord pour inaugurer le temps de paix qui sera donné au monde, elle l’opèrera aussi en Europe certainement, puis dans d’autres pays selon les desseins de la Providence Divine pour instaurer le règne universel du Divin Christ-Roi.

Le pouvoir de ce souverain voué au bien commun de la Nation sera légitime, c’est-à-dire qu’il pourra justifier son autorité et obtenir le consentement du peuple qui y verra une réalité fondamentale, une vérité, une bonté, une beauté souveraines.

Cette légitimité peut résulter, tout d’abord, du simple rétablissement de l’ordre et de la paix par la force. Dans le chaos, la ruine, le plus fort, roi, dictateur ou chef, bon ou mauvais, impose sa loi. Cependant, aucun pouvoir ne pouvant durer en s’appuyant uniquement sur la force, il lui faut acquérir une légitimité naturelle par les services rendus à son peuple qui, en retour, lui manifeste une reconnaissance capable de consacrer son autorité. Ces services concernent les nécessités naturelles : gérer l’ordre, faire respecter la justice, défendre le peuple contre les ennemis, assurer les conditions de la prospérité du pays.

Cette légitimité naturelle est déjà de Droit Divin, car l’auteur des lois naturelles des États est Dieu lui-même. Si bien que le peuple ne doit pas seulement trouver intérêt à être sagement gouverné, mais, plus profondément, il doit éprouver le sentiment religieux de la soumission due à une autorité en laquelle se manifeste la puissance Divine pour son bien et pour aider au salut des âmes. Et la reconnaissance par le Roi de l'origine Divine de son pouvoir Royal intervient dans une seconde sorte de légitimité : la légitimité mystique Chrétienne.

Historiquement seule la Monarchie Capétienne, Catholique et Royale, a possédé cette double Légitimité. C'est cette continuité Capétienne qui a été interrompue en 1830: c'est bien là le sens du message de l'appariton de la Rue du Bac.

Une action ROYALISTE concrète visera à un double objectif :

-faire connaître les nombreuses activités Royalistes et en rendre compte : universités d'été, Marche pour la Vie, Veillée pour la famille, Session de jeunes, conférences, fêtes du livre, Messes pour Louis XVI, Marie Antoinette, Sainte-Jeanne d'Arc, pèlerinages de Chartres, de Pontmain, de Tilly, de Paray-le-Monial, etc...

-traiter de l'actualité et livrer des informations à la lumière de notre foi Catholique et dans la fidélité à notre tradition nationale, le tout sous le signe du SACRE-CEOUR, COEUR DE L'AMOUR surmonté de la CROIX DU SACRIFICE, espoir et salut de la France.

La presse Royaliste devra offrir des éditoriaux et des réflexions sur l'actualité politique et religieuse (défense de la famille, combat pour la Vie, salubrité morale, école, culture, etc..), des dossiers spécialisés, des entretients exclusifs, des recensions d'ouvrages, des nouvelles des activités des Princes.

En France, c'est un Aristo, le Comte Maurice d'Andigné, qui a le mieux définit le Royalisme :

-Avant d'être Royaliste, je suis Catholique et Français, je dirai même que JE ne SUIS ROYALISTE que PARCE QUE JE SUIS CATHOLIQUE ET FRANCAIS !

Tout se tient : la Patrie, le penser droit, la Foi !

Notre Royalisme n'inspire-t-il pas le Carlisme espagnol et latino-américain, le Miguélisme portugais et brésilien, le Néo-Bourbonisme napolitain, le Jacobitisme écossais et irlandais, le Magiarisme des Pays de Visegrade et le HIérosolymitisme desde Terre Sainte dert des pays de l'ex-Empire Latin de Constantinople ? Car il en va de même pour les autres nations ou patries Catholiques, même si elles n’ont pas atteint dans le passé le même degré de perfection politique que le Royaume des Lys. La France ayant perdu le sien avec sa Royauté doit les retrouver, les autres ne l’ayant pas encore eu peuvent le conquérir.

CATHOLIQUES ET FRANCAIS, TOUJOURS ! ET ROYALISTES PARCE CATHOLIQUES ET FRANCAIS...




Hervé J. VOLTO, CJA

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

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