Forum l'Arche de Marie
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
-50%
Le deal à ne pas rater :
-50% Baskets Nike Air Huarache Runner
69.99 € 139.99 €
Voir le deal

CONCLUSION DE LA REUNION DE CABINET : HISTOIRE DES RELATIONS ENTRE LA FRANCE ET L'EGLISE

Aller en bas

CONCLUSION DE LA REUNION DE CABINET : HISTOIRE DES RELATIONS ENTRE LA FRANCE ET L'EGLISE Empty CONCLUSION DE LA REUNION DE CABINET : HISTOIRE DES RELATIONS ENTRE LA FRANCE ET L'EGLISE

Message par Hervé J. VOLTO Mer 3 Avr 2024 - 11:07

CONCLUSION DE LA REUNION DE CABINET : HISTOIRE DES RELATIONS ENTRE LA FRANCE ET L'EGLISE




Bien Chère Âmes Fidèles,

Que Saint Louis et Sainte Jeanne D’Arc vous accompagnent !
Quelques mots pour vous remercier de croire en la Mission qui est confiée au Roi de France.
Restez ferme dans votre Foi. Dieu est auprès de vous...

Le Royalisme en France, c'est avant tout une attitude culturelle Catholique, celle de la Tradition. En politique, il participe du principe d'expension-évangélisation dont Léon XIII et Charles de Foucault reprendront l'idée : tout le contraire de l'actuel euro-mondialisme islamisant ! C'est aussi un nationalisme Français et Chrétien : mourir pour la Patrie, c'est mourir pour le salut de la société Française destabilisée par les idées révolutionnaires. C'est enfin, face à la masse, l'affirmation de la personne... voulue Chrétienne.

Cette tribune est placée sous le patronage de Saint Jospeh, Patron des amis du Sacré-Coeur et Patron de l'Eglise universelle.

Concervé dans les archives Royales de Madrid, Il ceremoniale historico e politico (c’est écrit en italien, c’est peut-être la copie destinée à la Couronne de Naples ou au Saint Siège), sous le titre Opera uilissima à tutti gliambasciatori, définit ainsi la titulature du Roi de France:

LOUIS XV (le Roi de l’époque), PAR LA GRACE DE DIEU ROI TRES CHRTEIEN DE FRANCE ET DE NAVARRE, DU SIEGE APOSTOLIQUE LE BIENFAITEUR HEREDITAIRE, DE L'EGLISE DE ROME ET DES LIEUX SAINTS LE PROTECTEUR PERPETUEL, DE LA LIBERTE DE L'EGLISE DE FRANCE LE DEFENSEUR SOUVERAIN DU DROIT.

Ici se trouve la Mission Divine du Roi de France !

Nous avions écrit une brève histoire de la politique étrangère de la France sur un autre blog
https://francechretienne.forumactif.com/t2834-histoire-de-la-politique-etrangere-de-la-france

En même temps que nous développons notre propagande pour créer un état d'esprit Royaliste qui permettra la Restauration, nous luttons chaque jour pour défendre les intérets supérieurs de la France. Et la France gagnerait à retrouver sa vocation Catholique.

Prendre la mesure de l’état des relations entre la France et le Saint-Siège est un exercice délicat. D’abord en raison des multiples dimensions (religieuses, culturelles, politiques, diplomatiques) sous lesquelles le sujet peut être examiné. Ensuite parce que, s’il n’est pas difficile de juger des actions des autorités Françaises dont les médias et tant d’autres sources font le rapport, évaluer ce qu’il en est de l’appréciation du Saint-Siège, dont on sait la traditionnelle discrétion, n’est pas aisé.

Nous proposons ici, après un bref rappel historique de certains moments qui ont marqué la relation entre la France et le Siège de Pierre.

Avant tout, nous nous en remettons à vos prière...

L'histoire de la vocation Catholique de la France pourrait être résumé en cinq points :

1. La cité Chrétienne, la Monarchie Spirituelle et la Gaule : du baptême de Clovis à Charlemagne.
2. La Monarchie Chrétienne : la France et le Saint Siège de Charlemagne à Saint-Louis.
3. La crise de la Chrétienté : de Philippe le Bel à Henri IV, entre Guerre de Cent Ans et Guerrres de Religion.
4. La France Catholique, la Monarchie absolue et la papauté : de l'avènement d'Henri IV à la mort de Louis XIV.
5. La conjuration contre l'Eglise, le martyre et le triomphe de la fidélité Française à l'Eglise Romaine : les Royalistes et le règne de Jésus-Christ
.

Les rapports officiels de la France avec le Saint-Siège sont sans doute les plus anciens que notre pays ait entretenus avec une puissance étrangère constituée. Ils remontent au VIIIe siècle, avec l’alliance entre le Roi Pépin le Bref (714-768) et le pape Etienne II contre les Lombards qui menacent Rome (754). Victorieux, le Roi Franc rétrocède aux papes les territoires conquis dans le Nord de l’Italie, créant les États pontificaux.

C’est de cette époque que date le plus probablement l’expression de « France fille aînée de l’Eglise ». En reconnaissance du soutien apporté par Pépin le Bref au trône de Pierre, le Souverain Pontife reconnaît une filiation spirituelle à notre pays en lui donnant comme patronne Sainte Pétronille, fille supposée de l’apôtre Pierre. Cette filiation est encore rappelée aujourd’hui par la célébration, chaque 31 mai, d’une messe pour la France en la basilique Saint-Pierre de Rome, dans la chapelle de Sainte Pétronille, située près du chœur.

Mais dès la fin du V° siècle, l'occupation des Francs avait déjà affecté un temps l'implantation Chrétienne dans les régions où ils s'étient installés, le Baptême du Roi Clovis vers l'an 500 favorisant en effet la fusion de ce peuple de race blanche et de culture sparto-troyenne germanisée. Se mélangeant avec le peuple gallo-romain, un peuple lui aussi de race blanche et de religion Chrétienne, sous le couvert du Christianisme nicéen de la Gaule, les Francs et eux ne forment plus qu'un seul peuple dit Français.

Francs plus Gallo-Romains égal Français.

Cet événement apparaît a posteriori, dans l'historiographie Française ancienne, comme un tournant historique majeur, symbole à la fois de la conversion du pays au Catholicisme et de l'origine de la Monarchie Sacrée des Rois de France, « mythe de Clovis » inscrit notamment dans les Grandes Chroniques de France rassemblée sous Louis IX (1214-1270), le fameux Saint-Louis.

Le Testament de saint-Rémy donnera à la France sa vocation Catholique.

De 511 à 673, les conciles Mérovigins tendent à codifier les rapports entre le Roi de France, titulaire du Vicariat Impérial, et l'Eglise Catholique (L'Eglise Nicéenne est assimilée par la théologie Catholique à l 'Eglise Catholique et à elle seule : tous les ouvrages classiques traitant de ce sujet s'y conforment, comme Odette Pontal, Histoire des conciles mérovingiens, Cerf, 1989, p. 5 ).

Si la première des 12 Lois Fondamentales du Royaume de France
https://charte-fontevrault-providentialisme.fr/index.php/2013/09/23/les-lois-fondamentales-du-royaume-de-france-constitution-de-lancienne-france/
est la Loi Salique ou Loi de Primogéniture mâle, la Seconde est la Loi de Catholicité : le Roi de France doit être de confession Catholique et maintenir la foi Catholique dans l'Etat Français et la Couronne de France.

Le VII° siècle est une période importante, pour l'Europe comme pour la Gaule Franque, de pénétration et d'expansion Chrétienne. L'évangélisation des villes et des milieux aristocratiques dans laquelle s'impliquent directement les évêques, et celle des campagnes en pleine croissance démographique, favorise la multiplication des lieux de culte, notamment grâce aux défrichements, à l'irrigation et à la mise en culture menés à partir des fondations monastiques (tels les monastères qui deviennent très vite des centres de hautes études sacrées, à l'exemple de Cluny). Cette période d'optimum climatique voit également le développement du réseau paroissiale, les domaines ruraux de quelque importance ayant au moins au VII° siècle leur église propriétaire.

Dès la donation de Pépin le Bref, l'histoire du Christianisme occidental se confond tant avec celle de l'Eglise de Rome qu'avec celle de la Monarchie Française dite Très Chrétienne (Patricia Briel, Regards sur 2000 ans de christianisme, Éditions Saint-Augustin, 2000, p. 67 ). Son fils Charlemagne étend le Royaume France à l'Allemagne de l'Ouest, aux pays du Bénélux, à la Suisse et à l'Italie du Nord, crèant le Saint Empire Romain et Franc, ou Francie, et souhaite alphabétiser le peuple et astreindre tous les enfants de suivre les mêmes écoles qui sont organisées par l'Eglise Catholique. Les Carolingiens continueront l'oeuvre de Charlemagne jusqu'au parteg de Verdu. Alors que l'empire Carolingien est partagé en trois, la Francie occidentale deviendra le Saint Royaume de France et la Francie orientale deviendra le Saint-Empire Romain Germanique.

Du XI° au XIII°, sous les Capétiens, les Chevaliers et Souverains Français prennent une part prépondérante dans les Croisades en Espagne et en Terre Sainte, puis dans les Balkans. La création de l'Ordre du Temple en 1129 naît dans ce contexte de guerre Sainte et de Croisades. L'Inquisition médiévale chargée de lutter contre les « hérésies », est introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par le pape Innocent III en 1199. Avant de s'adoucir au XV° siècle pour muer en « Sacré Congrégation du Saint Office ».

Les serments du Sacre du Roi de France sont les suivants :

1. Le serment ecclésiastique :

Le Roi Très Chrétien promet au clergé Français de conserver la foi Catholique dans le Royaume et défendre les privilèges canoniques comme de protéger les biens de l'Eglise et sa liberté.

2. Le serment au Royaume :

-Conserver la paix
-Empêcher l'iniquité
-Observer la justice et la miséricorde
-Exterminer (c'est-à-dire bannir) les hérétiques, et par extendion les shismatiques et les infidèles.
-Henri IV y ajoute en 1594 un troisième serment, celui de maintenir les Ordres de Chevalerie créés par ses prédécesseurs (à savoir l'Ordre de Saint-Michel et l'Ordre du Saint Esprit).
-Louis XIV y ajoute celui de mainteneir l'Ordre de Saint-Louis.
-Louis XVI y ajoute le serment de faire observer les édits contre le duel.

Si la Pragmatique Sanction de Bourges en 1438 marque le premier pas vers le Gallicanisme, le Concordat de Bologne signé en 1516 entre le Roi François I° et le pape Léon X Médicis régira les relations entre l'Eglise Catholique et le Saint Royaume de France jusqu'en 1790. Il donne aux Rois de France un pouvoir sur l’Église dans leur Royaume, dont ne disposait aucun autre souverain Catholique, le Roi de France étant Empereur dans son Royaume.

Le Royaume de France en sera reconnaissant, venant en aide à la papauté chaque fois qu'elle sera menacée par l'Empire Germanique, qui la voit comme une puissance étrangère, les Etats de l'Eglise étant une Monarchie élective. La seule foi où la France manquera à son devoir est sous le règne de Philippe le Bel, le même Roi qui travaillera à la fin de l'Ordre du Temple.

Au sortir de la Guerre de Cent Ans, implanté en France dès les débuts de la Réforme grâce aux succès du luthéranisme, qui reprend la pensée cathare survécue en Italie et en suisse, le protestantisme coexiste avec le Catholicisme pendant une trentaine d'années, puis les Guerres de Religion se déclenchent à cause des exactions des réformés (viols de religieuses, destruction des représentantions mariales, profanations des hosties, pillages des église Catholiques et sacages des monastères), marquées notamment par la création de la Sainte Ligue à l'étranger et la Ligue Catholique en France en 1568, par le triste épilogue du Massacre de la Saint-Barthélémy en 1572 et par l'Edit de Nantes en 1598.

Le Concile de Trente (1545-1563) marque « la coupure entre l'Église médiévale et l'Église des temps classiques ». La Compagnie de Jésus, fondée à Paris en 1539, s'engage fortement dans la Contre-Réforme Catholique post-tridentine. Cette Contre-Réforme est notamment marquée par un nouvel apogée du culte des Saints et des reliques : le Concile de Trente réaffirme en effet la légitimité de l’invocation des Saints et de la vénération de leurs restes, tout en soumettant ces derniers à l’authentification épiscopale qui sous-tend une historicisation des reliques existantes (Cf. Philippe Antoine Boutry, Pierre-Antoine Fabre, Domnique Julia, Reliques modernes : cultes et usages chrétiens des corps saints des Réformes aux révolutions, Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, 2009, p. 71 ).

La France adopte en 1582 le Calendrier Grégorien qui est toujours le calendrier officiel au XXI° siècle. Les Valois organisent le Protectorat Français sur les Lieux Saints, qui devient de fait un protectorat sur les Chrétiens d'Orient. Les protestants ayant recommencé leurs exactions à la mort d'Henri IV, en réaction, le développement du culte Marial en France voit son couronnement à l'occasion du Voeu de Louis XIII en 1638 au cours duquel la Vierge Marie est proclamée Sainte patronne de la France. Le même Louis XIII instituera la première ambassade permanate à Jérusalem, parachevant le Protectorat Français sur les Lieux Saints et sur les Chrètiens d'Orient, qui ne sera bandonné qu'en 1926, amorçant la perte d'influence progressive de la France au Levant.

Louis XIII épouse Anne d'Autriche, ce qui unifie la Chrétienté et leur fils, Louis XIV, cherchant à unifier Royaume Très Chrétien sur les plans religieux, administratif et politique, souhaite faire disparaître le protestantisme de France. En 1685, il signe l'Edit de Fontaibleau, souvent appelé Révocation de l'Edit de Nantes. La conséquence la plus concrète de cet édit est l'accélération de l'exil définitif de quelque 200 000 personnes, soit environ 1% de la population du Royaume, appartenant à l'élite intellectuelle. le caractère Catholique de la Couronne de France, de l'Etat Français eyt du peuple de France s'enracine. Dans le contexte de cette révocation, Louis XIV souhaite astreindre tous les enfants, quelle que soit leur confession, et notamment protestante, de suivre les mêmes écoles. Il signe l'Ordonnance Royale du 13 décembre 1698 sur les églises paroissiales. De facto, l'Église Catholique de France prend en charge gratuitement les élèves. L'Eglise a déjà le soin des malades et des blessés.

Le Jansénisme se développe au XVII° siècle et se confond au XVIII° siècle avec la lutte contre Absolutisme et l'Utramontisme. L'abbaye Port-Royal des Champs, centre névralgique de ce mouvement, est rasée sur ordre de Louis XIV en 1713. La fidélité inconditionnelle des jésuites au Saint-Siège les rend toujours quelque peu suspects lorsque le pouvoir tend vers l'Absolutisme, ce qui vaut leur banissement du Royaume de France en 1763. Les Bourbons vont ensuite organiser et financer le Missions et étendre le clute Marial à une Europe Chrétienne en gestation. La Cour de Versailles voit alors les arts baroques tournés entièrement vers Dieu, c'est l'époque du Messia de Hendel, de l'AVE MARIA, de la Grande Musique ! Pour constraster l'alliance des Pays protestants du Nord de l'Europe -Angleterre, Prusse, Pays-Bas- Louis XV le Bienaimé signe en 1756 le Pacte des Familles entre Bourbons Catholiques de France, d'Espagne, de Naples et de Parme, et Mme Isabelle, fille de Louis XV, épouse le jeune Don Félippe de Bourbon-Parme, fils d'Elisabeth Farneze.

Le 7 novembre 1787, par son Edit de Tolérence, Louis XVI abolit la plupart des discriminations à l'encontre des protestants et des juifs de France, en leur permettant d'avoir de jure un état civil sans avoir à se convertir au Catholicisme, qui reste la religion d'Etat du Royaume de France, mais n'est plus imposé à tous les sujets.

Parmi ces jalons historiques tendus de la relation France-Saint-Siège et les plus marquants pour notre époque, il y a lieu de citer d’abord la période révolutionnaire avec l’affrontement brutal et les persécutions autour de la Constitution Civile du Clergé, la décapitation du Roi Très Chrétien, celle des résistants Contrerévolutionaire de Vendée et des Provinces de l'Ouest, la Terreur, l’occupation Française de Rome et la déportation du pape Pie VI qui meurt de mauvais traitement à Valence ! puis celle de l’Empire, marquée par le conflit entre Napoléon et le pape Pie VII lui-même emprisonné à Fontainebleau, mais aussi surtout par la signature du Concordat de 1801 qui rend à l’Église en France son autorité canonique et organise les relations avec l’État. Ce régime prévaut encore aujourd’hui en Alsace-Moselle.

La loi sur les Congrégations, la séparation de l’Église et de l’État et l’adoption de La loi de 1905 qui remplace unilatéralement le Concordat de 1801, qui n'est concervé qu'en Alsace et en Moselle, correspondent à une nouvelle phase de cette adaptation, une sorte de conclusion logique mais douloureuse de ce processus.

La Restauration (1814-1830) mérita bien son nom. Ayant trouvé un pays vaincue et ruinée, elle restaura la France en quelques années, elle releva ses fiances, et dès 1823, grâce à la sage administration du Baron Louis, le franc était au pair et la rente le dépassait à 104 francs or. En dix ans, notre commerce extérieur avait presque doublé. La prospérité devint générale. On établit les caisses d'éparge. Successivement furent fondées l'Ecole des Mines, l'Ecole des Chartres, l'Ecole Forestière, l'Ecole Centrale, etc... Aussi Renan a-t-il pu dire :

-La Restauration a fondé le vrai développement de la France au XIX° siècle.

Une autre base de la Restauration concerne le versant religieux, les Royalistes se montrant désireux de conserver la Catholicité des lois et les institutions propres de la Monarchie traditionnelle Capétienne, Salique et Catholique, et tout spécialement l'unité Catholique de la France
.

Au point de vue extérieur, la Restauration rendit à la France la place prépondérante que les défaites impériales lui avait fait perdre parce que Louis XVIII, se plaçant sur le terrain traditionnel, de la politique Royale, et s'adressant à des Souverains, put non seulement “d'égal à égal” mais “avec toute la supérorité de sa Race (Marquis de La Franquerie) !”. A tel point que, quinze après, notre ministre de la Marine ne craignait pas de répoindre à l'Anmbassadeur d'Angleterre, venu pour manifester l'opposition de son pays à l'expédition d'Alger :

-La France se fout de l'Angletrre ! Elle fera dans cette circonstance, ce qu'elle voudra sans souffrir de contrôle ni d'opposition.

Et la France alla à Alger.

A partir de la Monarchie de Juillet, dont l'origine même voue le régime à l'échec et aussi à l'athéisme politique, commence une politique anti-religieuse. Le Catholicisme, de religion de l'Etat, tombe au rang de religion de la majorité des Français. Après la fin du Second Empire (1852-1870) et la renonciation du Comte de Chambord, la III° République installe la laïcité.

La laïcité Française se construit au XIX° xiècle dans le face à face entre Royalistes Catholiques et républicains athés. L'Action Française donne un rayonnement politique important au Royalisme. Si le Ralliement du 16 février 1892 sonne la glas du Royalisme politique, la crise profonde entre le Saint-Siège et Paris qui en résulte débute dès 1901 et sera marquée notamment par la rupture par la France de ses relations diplomatiques avec le Saint-Siège, ce qui démontre bien l'ingratitude du régime républicain. Il est piquant de noter que la République achète en 1907 la Villa Bonaparte pour en faire le siège prestigieux de l'ambassade de France auprès du Saint-Siège.

De 1900 à 1926, l'influence de l'Action Française est considérable et peut se jauger au seul tirage de son journal et aux effectifs des Camelots du Roi. Le Royalisme Français est une attitude philosophique, politique, religieuse : il se fonde sur la pensée Royale. Et on peut définir la pensée Royale comme une pensée foncièrement Catholique. Autant que la Doctrine Sociale de l’Eglise, la Tradition, imprégnée de Christianisme, inspire encore les coeurs de ceux qui sont foncièrement Catholique et Royalistes. Les écrits, messages et manifestes du Comte de Chambord -petit-fils de Charles X et neveu de Louis XIX, tous descendant donc de Saint-Louis- leur ont apporté l’enseignement et les directives qu’ils souhaitaient, quand ils voulaient agir avec discernement : la LETTRE SUR LES OUVRIERS de 1865 et donnant la vision du Prince sur la question sociale, la LETTRE A M. DE MUN de 1880 et montrant aux vrais Catholiques ce que doivent être leurs devoirs.

Charles Maurras a résumé la pensée Royale du plus grand de nos Princes dans son journal d’Action Française du 8 Juillet 1922 :

-Il est sans doute clair que M. de Mun et M. de La Tour du Pin, hommes d’oeuvres Catholiques s’étaient mis à l’école du Saint-Siège: les papes Pie IX et Léon XIII, comme plus tard Pie X, fournirent toutes les bases morales de leur doctrine. Mais d’autres éléments proviennent d’une source distincte, à savoir des expériences et des constitutions, des maximes et des coutumes de l’ancienne Monarchie, de ce corps d’idées et de sentiments dont le Comte de Chambord était la figure vivante !

Le MARQUIS André Le Sage DE LA FRANQUERIE, qui savait que le combat de CHARLES MAURRAS fut pour un pays, un Roi, les plus beaux qu'on a vu sous le Soeil -la France des Bourbons, de Mesdames Sainte Marie, Sainte Jeanne d'Arc et Sainte Thérèse et de Monsieur Saint-Michel- écrivit un livre : Maurras, grand défenseurs des vérités éternelles.

L'Action Royaliste Catholique du Vicomte Pierre d'André et la Contre-Révoforme Catholique de l'Abbé Georges de Nantes sont des prologements Chrétiens de l'Action Française.

Et lorsqu'arrive Vatican II en 1963, c'est un évèque Français qui organise la résistance, Monseigneur Lefèbvre : les Royalistes se retrouveront parmis les rangs des Catholiques de Tradition.

Résister, c'est un devoir !
https://tfp-france.org/appel-a-la-resistance/

Et c'est parce que le Roi est le défenseur de la liberté de l'eglise, qu'il peut choisir librement ses évèques -le pape ne leur donnant que l'investiture- il peut les choisir dans les congrégations Catholiques de son choix, Fraternité Saint-Pie X, Institut du Bon Pasteur, Fraternité Saint-Pierre, Institut du Christ Roi Souverain Prêtre : on comprendra que -même à Rome !- l'on retarde le plus possible le retour du Roi en France !

Notre devoir de laic fidèle nous commandera cepedant, tout en demeurant ferme dans la Tradition, de ne pas abonder dans la propagande anti-cléricale ou sédévacantiste et de prier pour que l'Eglise revienne de son modernisme et de son libéralisme. l'Institut du Bon Pasteur, la Fraternité Saint-Pierre, l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (que votre serviteur soutient) possède l'Indult du pape. Prions pour qiue le prochain pape soit un Saint Pontife.

Dans l'attente du retour du Roi Très Chrétien auquel nous travaillons, nous, Royalistes parce que Catholiques et Français, nous demandons dès à présent l'abolition de la Loi de Sépération de l'Eglise et de l'Etat pour que la religion Catholique soit à nouveau la seule religon de l'Etat en Français, et que les racines Chrétiennes de la France soient inscrites dans la constitution. Nous travaillons à garder l'idéal traditionnel et tendons à assurer le règne de N.S. Jésus-Christ et de Son Sacré-Coeur dans les institutions et dans les moeurs.

Et voici, à partir de là, nos propositions pour une France Chrétienne :

1. Référence aux principes Chrétiens inscrite dans la constitution.
2. Respect de la Vie de la consception à la mort naturelle.
3. Affirmation du mariage fondé sur l'union d'un homme et d'une femme.
4. Responsabilité des parents dans l'éducation des enfants.
5. Rappel de l'action politique des penseurs Catholiques-Sociaux.
4. Lutte contre la christianophobie.
5. Soutient politique aux communautés Chrétiennes dans les pays où elles sont menacées.
6. Politique d'immigration : oui à une immigration CHRETIENNE, de culture EUROPENNE ! Respecter le principe : “cujus regno, ejus religio”;
7. Vers une Europe Monarchique et Chrétienne
.

Et avant tout :

1. Il faut reconstruire le Corps Diplomatique, et pour celà il faut supprimer le Décret du 16 avril 2022 pronant la « mise en extinction », à partir de 2023, des conseillers des affaires étrangères et des ministres plénipotentiaires
https://www.bvoltaire.fr/macron-supprime-le-corps-diplomatique-entre-les-deux-tours/

2. Ensuite, il faudra que les Nonces, doyens du Corps Diplomatique, soient accuellis en France avec les honneurs et qu'ils puissent avoir un constant accès auprès des dirigeants de l'Etat, et en premier lieu le Ministre de l'Intérieur et des Cultes et celui, bien sûr, des affaires étrangères.

3. Le concordat du 11 juin 1817 est un concordat signé entre le saint Siège et le Royaume de France. N'ayant pas été validé, il n'est jamais entré en vigueur et la France est donc restée sous le régime du Concordat de 1801 jusqu'à la la loi de séparation : nous proposons quele Concordat de 1817 soit signé entre le Chef d'Etat et le saint Siège.

La principale disposition du concordat est le retour au Concordat de Bologne (art. 1er), mais d'autres articles apportent des restrictions à ce « rétablissement » du Concordat de Bologne
https://fr.wikisource.org/wiki/Concordat_du_11_juin_1817

Un des objectifs de l'accord est d'augmenter le nombre de diocèses. Un autre article important (art. 4) dispose donc que « les sièges qui furent supprimés dans le royaume de France par la bulle de S. S., du 29 novembre 1801, seront rétablis en tel nombre qu'il sera convenu d'un commun accord, comme le plus avantageux pour le bien de la religion ».

Pour reconquérir nos libertés, protéger notre identité, rétablir notre souveraineté, rénover nos institutions.

-Il faut prier et agir, agir et prier, toujours à la lumière de la plus extra-ordinaire jeunne fille que l'on ai vu sous le Soleil : Sainte Jeanne d'Arc (François-Marie Algould) !

Toujours sous le signe du double-Coeur de l'Amour surmonté de la Croix du Sacrifice Sacré Coeur , espoir et salut de la France.

Nous vourions conclure avec cette conférence : La responsabilité du dirigeant Chrétien, par le Général Pierre de Villiers
https://www.youtube.com/watch?v=x6khPUF8PWE


Et nous sommes parfaitement d'accord avec Charlotte d'Ornellas quand elle nous dit que la France a existé avant la République et que, Dieu le voulant, elle lui survivra peut-être
https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/12/02/le-bons-sens-meme/

Puisse Saint Louis nous éclairer.




Pour le Gouvernement Royaliste Provisoire, Hervé J. VOLTO

Hervé J. VOLTO

Date d'inscription : 19/12/2016

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum