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*Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour : Parole de DIEU* : Homélie et vidéo de la Sainte Messe

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Message par Lumen Jeu 18 Nov 2021 - 11:59

Rappel du premier message :

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez comme est bon le seigneur ! *Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour : Parole de DIEU* : Homélie et vidéo de la Sainte Messe - Page 26 Am17412


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Eucharistie du Jeudi 18 Novembre 2021
Jeudi de la 33ème semaine du Temps Ordinaire (Année impaire).

Dédicace des Basiliques de Saint Pierre du Vatican et de
Saint Paul-hors-les-Murs - Mémoire
Saint Odon, deuxième Abbé de Cluny (vers 879-942).
Sainte Rose-Philippine Duchesne, Religieuse de la Société du Sacré Cœur (1769-1852).
Bienheureux Grimoald de la Purification (Ferdinand Santamaria),
Religieux Passioniste (1883-1902).

« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »





Textes du jour (1ère lecture, Psaume, Évangile) : Premier livre des Maccabées 2,15-29…
Psaume 50(49),1-2.5-6.14-15…
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,41-44.



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« Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. »

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. C’est au XIe siècle qu’apparaît dans le martyrologe de Saint-Pierre l’annonce de la dédicace de la basilique, au 18 novembre. Au siècle suivant, les calendriers du Latran et du Vatican ajoutent au même jour la dédicace de Saint-Paul. Jésus a vaincu la mort et le mal, il apaisera la tempête qui secoue encore notre barque. Les épreuves, les tempêtes, et finalement la mort physique ne sont pas épargnées aux croyants. Les eaux sont le symbole des forces du mal et de la mort. La réalité quotidienne est d’affronter les vents contraires et la mer agitée. Jésus domine ces forces du mal, cet évènement est une annonce de la résurrection à venir. Jésus ressuscité est le signe de notre victoire, signe posé dans l’histoire des hommes. Les disciples, pour marcher sur les eaux, ne doivent pas attendre la fin de la tempête qui durera jusqu’à la fin des temps. La présence de Dieu est une présence délicate et ténue qui ne s’impose pas par la force, elle se déploie dans une faiblesse apparente. A la suite de Jésus, les Apôtres Pierre et Paul continuent le même combat.

"En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.

Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Lorsque Pierre suit Jésus sur les eaux agitées, le vent souffle, mais Pierre ne s’en effraye pas, confiant dans la Parole et l’exemple de Jésus. Mais dès que Pierre prend en considération les forces contraires, il prend peur, et il coule. Jésus doit le saisir par la main pour le sauver de la noyade. La délicatesse de Dieu dans sa présence à nos côtés est remarquable. Il ne s’impose pas face aux puissances de la mort et du mal. Nous suivons Jésus à la suite des apôtres malgré notre pauvreté et notre petitesse. Nous marchons sur les eaux de l’adversité avec la grâce de Jésus, avec la force de l’Esprit Saint. Depuis deux mille ans, la puissance de Dieu est donnée à tous ceux qui mettent leur confiance en Jésus.

« Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. »

Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » En invitant Pierre à le suivre, Jésus l’invite à participer à sa victoire sur la mort et le mal. Nous faisons confiance à la Parole de Jésus, à son invitation à participer dès ici-bas à sa victoire. Jésus le premier a traversé la mort sans être englouti par les eaux. La puissance de vie de Jésus ne s’impose pas avec fracas sur les puissances de mort. Jésus marche sur les eaux. Il est le maître de la vie, il connaît la puissance de vie qui l’habite. Il laisse la mer et le vent se déchaîner car ils ne peuvent rien contre lui. Ainsi, Jésus nous assure que nous aussi, avec lui, nous traverserons les eaux de la mort. Nous aurons, nous aussi, à marcher sur des eaux agitées et à affronter des vents contraires. C’est quand Jésus sera monter dans notre barque que nous serons vainqueur avec lui. Nous comprenons que Pierre ait douté de sa capacité à résister aux éléments qui se déchaînaient contre lui. En Jésus réside la plénitude de la divinité, et rien ne peut l’engloutir. Marcher sur les eaux, signifie pour nous la rencontre de Jésus dans le quotidien au temps de l’Eglise.



Nous demandons à Jésus de nous envelopper de sa tendresse pour que nous n’ayons rien à craindre dans la mission qu’il nous donne.



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HYMNE : EN TOUTE VIE LE SILENCE DIT DIEU

En toute vie le silence dit Dieu,
Tout ce qui est tressaille d'être à lui !
Soyez la voix du silence en travail,
Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu !

Pas un seul mot, et pourtant c'est son Nom
Que tout sécrète et presse de chanter :
N'avez-vous pas un monde immense en vous ?
Soyez son cri, et vous aurez tout dit.

Il suffit d'être, et vous vous entendrez
Rendre la grâce d'être et de bénir ;
Vous serez pris dans l'hymne d'univers,
Vous avez tout en vous pour adorer.

Car vous avez l'hiver et le printemps,
Vous êtes l'arbre en sommeil et en fleurs ;
Jouez pour Dieu des branches et du vent,
Jouez pour Dieu des racines cachées.

Arbres humains, jouez de vos oiseaux,
Jouez pour Lui des étoiles du ciel
Qui sans parole expriment la clarté ;
Jouez aussi des anges qui voient Dieu.



HYMNE : TU ES VENU, SEIGNEUR

Tu es venu, Seigneur,
Dans notre nuit,
Tourner vers l’aube nos chemins ;
Le tien pourtant reste caché,
L’Esprit seul nous découvre
Ton passage.

Pour nous mener au jour,
Tu as pris corps
Dans l’ombre humaine où tu descends.
Beaucoup voudraient voir et saisir :
Sauront-ils reconnaître
Ta lumière ?

Nous leur disons : « Voyez
Le grain qui meurt !
Aucun regard ne l’aperçoit ;
Mais notre cœur peut deviner
Dans le pain du partage
Sa présence. »

Puis nous portons vers toi,
Comme un appel,
L’espoir des hommes d’aujourd’hui.
Mûris le temps, hâte le jour,
Et que lève sur terre
Ton Royaume !



HYMNE : JOIE ET LUMIÈRE DE LA GLOIRE ÉTERNELLE DU PÈRE,

R/Joie et lumière
De la gloire éternelle du Père,
Le Très-Haut, le Très-Saint !
Ô Jésus Christ !

Oui, tu es digne d’être chanté
Dans tous les temps par des voix sanctifiées,
Fils de Dieu qui donnes vie :
Tout l’univers te rend gloire.

Parvenus à la fin du jour,
Contemplant cette clarté dans le soir,
Nous chantons le Père et le Fils
Et le Saint-Esprit de Dieu.



Oraison du matin (Office des Laudes).
Dieu qui as séparé la lumière et les ténèbres,
toi qui as appelé la lumière « jour » et les ténèbres « nuit »,
arrache aussi nos cœurs à l'obscurité du péché et
fais-nous parvenir à la vraie Lumière qui est Le Christ.
Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit, maintenant
et pour les siècles des siècles. Amen.



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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !


Dernière édition par Lumen le Ven 26 Nov 2021 - 21:37, édité 2 fois (Raison : correction titre)
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Message par Lumen Lun 4 Mar 2024 - 16:42

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Lundi 04 Mars 2024
Lundi de la 3ème semaine du Temps de Carême.


Saint Adrien, Fondateur d'un monastère
sur l'île de May (+ 875)
Saint Daniel de Moscou, Fondateur du monastère
de Danilov (+ 1303)
Saint Casimir, fils de Casimir IV de Pologne.
Saint patron de la Lituanie et de la Pologne
(1458 - 1484). Mémoire (facultative)
Saint Jean-Antoine Farina, Evêque, fondateur
de l'Institut Sainte-Dorothée. (+ 1888)
Bienheureuse Louise-Elisabeth de Lamoignon
Mère Saint-Louis, fondatrice de la Charité de
Saint-Louis (+ 1825)
Bienheureux Christophe Bales, Martyrisé pour
sa fidélité à l'Église romaine (+ 1590)
Bienheureux Mitslas Bohatkiewicz, Prêtre à
Vilnius, fusillé par les nazis (+ 1942)
Bienheureux Zoltan Ludvik Meszlènyi, Evêque
hongrois et martyr (+ 1951)


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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Textes de la messe du jour

Deuxième livre des Rois 5, 1-15a… Psaume 42(41), 2-3.43(42),3-4… Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 4, 24-30.:


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« À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent,
poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement
de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. »


Commentaire de ce jour.


Prophète en sa patrie


En réponse au doute des gens de son village, Jésus leur parle à deux niveaux : il cite d’abord un proverbe : « Aucun prophète ne trouve accueil dans sa patrie » ; puis il propose une leçon d’histoire sainte.

Le proverbe semble avoir laissé les Nazaréens insensibles :... Si ce Jésus se considère comme un prophète, c’est son affaire ! Et pourtant, dans la bouche de Jésus, au début de son ministère, il ne s’agit pas d’une banale constatation d’expérience. Jésus, en fait, commence déjà à se heurter aux refus des hommes, et il admet, lucidement, qu’il n’y ait pas d’exception pour lui, et que son message soit soumis aux mêmes aléas que le message de tous les envoyés de Dieu.

Nul n’est prophète en son pays. Pour se laisser impressionner, les gens réclament toujours de l’étrange, de l’insolite, et ils n’attendent rien de ceux qu’ils connaissent trop. On croit si vite avoir fait le tour d’un homme ! Dès que l’on sait ce qu’il a, ce qu’il fait, ce qu’il vaut, on s’imagine qu’il n’a plus de mystère, et l’on ne s’attend pas à trouver en lui le moindre charisme. Or on n’a vu que l’extérieur, et presque tout nous a échappé de se motivations profondes et de la manière dont il vit devant Dieu ses richesses ou ses misères. Pour peu qu’il soit humble, on le prendra pour un homme quelconque.

Celui qui vient d’ailleurs, au contraire, garde toutes ses chances ; il n’a pas de passé, pas de racines dans le pays ; personne n’a de lui le moindre souvenir et personne n’aura sur lui de préjugés. Sa parole n’est pas dévaluée d’avance en même temps que sa personne.

« Mais voilà, dit Jésus en substance, vous me connaissez, vous savez d’où je suis, et de moi vous n’attendez rien, parce que vous m’avez vu faire les mêmes gestes que vous ; et je suis tellement l’un de vous, vous êtes tellement habitués à moi que vous êtes fermés dès maintenant à toute surprise, à tout étonnement, à tout questionne­ment : « Oui, je vous le déclare, aucun prophète ne trouve accueil dans sa patrie ! »

Brusquement Jésus change de niveau. Il quitte le plan de l’expérience humaine, qui élimine toutes les surprises, pour parler des méthodes de Dieu, qui déroutent tous les plans et déjouent tous les calculs de l’homme.

Yahweh, au IXème siècle, avait déjà un peuple, et des pauvres dans son peuple, or il envoyait Élie chez les païens de Sidon. Yahweh avait en Israël des centaines de lépreux ; or Élisée a guéri le syrien Naaman. Ainsi parle Jésus, sereinement ; et voilà que ce simple rappel de faits bien connus, irréfutables, de l’histoire sainte, réveille chez les Nazaréens toute une charge d’agressivité : il ne faut pas entamer les privilèges du peuple de Dieu !

Au fond, Jésus, à mots couverts, commence à stigmatiser les refus de son peuple, ces refus qui seront bientôt un tel mystère pour saint Paul. Si les fils de l’Alliance ne reconnaissent pas en Jésus le salut de Dieu, ce même salut sera proposé aux païens, qui l’accueilleront avec gratitude. Eux sauront voir en Jésus le prophète et l’envoyé de Dieu.

Ainsi en va-t-il de nous, les habitués de la grâce : Dieu ne parvient plus à faire entendre sa voix au creux de l’ordinaire, au milieu des choses trop connues, des habitudes déjà durcies. Plus rien n’est prophétique dans un monde où les personnes perdent leur mystère ; plus aucun prophète ne peut être reconnu lorsqu’on n’attend plus de sursaut ni de nouveauté de la part de frères ou de sœurs que l’on connaît trop bien. Il faudrait de l’inédit pour réveiller la curiosité ; il faudrait un langage surprenant pour traverser l’écran des préventions et des habitudes.

Or Dieu a décidé de s’exprimer dans le quotidien, et son Fils parlait en Galilée le patois galiléen, la langue de tous les jours. Il y avait à Nazareth un prophète pour les Nazaréens ; il était venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

Aujourd’hui, puisque l’Esprit Paraclet nous donne d’écouter la voix de Jésus et nous remémore lui-même ses paroles de vie, « ne fermons pas notre cœur, comme au désert », comme à Nazareth. Laissons Jésus prophète faire de nous ses témoins.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.


Dans la synagogue de Nazareth, Jésus vient de lire le passage d’Isaïe qui le désigne comme le Messie. Il concluait en effet sa lecture par : « Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture ».

Un tel commentaire de l’Écriture ne pouvait laisser indifférents ses auditeurs qui sont ses proches, ses amis, ceux auprès de qui il a grandi.
Mais sans doute un meilleur accueil aurait davantage convenu que leur scepticisme. « Aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays », conclut Jésus.

Jésus continue pourtant, en tentant de leur montrer le lieu de leur erreur. Il leur donne l’exemple de deux épisodes de l’Ancien Testament impliquant les prophètes Élie et Élysée, montrant la gratuité et l’universalité de l’Amour de Dieu pour les hommes.
Élie a été envoyé vers une veuve étrangère, de Sidon, et Élysée vers un lépreux syrien. Ce faisant, Jésus montre que la relation privilégiée qui lie Israël et Le Seigneur n’a pas pour but de gratifier le peuple élu de dons que les autres ne pourraient obtenir, mais de faire d’Israël un témoin pour les Nations.
Israël est le fils aîné, celui qui reçoit la Vie en premier, avant qu’elle ne soit donnée aux autres, et devant montrer aux autres comment on l’accueille.

Telle est bien la vocation que Jésus accomplit, Lui Le Fils unique devenu frère aîné de la multitude des hommes.
En Lui, Dieu se révèle à tout homme.

Mais « tous devinrent furieux ».
Jésus, ce Jésus qu’ils ont vu grandir et qu’ils connaissent si bien, ce Jésus qu’ils ont soutenu et qu’ils sont venus écouter, leur échappe. Au sortir de la synagogue, le murmure enfle. Au point de vouloir de le tuer.

Une telle attitude, tellement humaine, nous met mal à l’aise.
Comment ne pas nous reconnaître ? Nous aussi, nous connaissons bien Jésus; nous aussi, nous croyons trop souvent avoir des droits sur Lui; nous aussi, nous pensons que l’alliance dont nous sommes gratifiés devrait nous assurer le bonheur dès ici-bas.
Nous aussi, nous avons souvent murmuré au sortir de nos Oraisons, de nos assemblées liturgiques.
Irions-nous jusqu’à vouloir le tuer ? Serions nous, nous aussi, capables de le tuer ? La question effraye.

« Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin ». Rien n’est inéluctable; ce Jésus que nous souhaitons confusément maîtriser, connaît les chemins par lesquels il nous conduira à la Maison du Père.
Une foule hostile ne pourrait l’arrêter. La mort elle-même ne pourrait l’arrêter. Il va son chemin.
Il ne nous tourne pas le dos, mais il trace son chemin au milieu de nos refus. Il brise la cohésion de nos résistances à la grâce et ouvre le chemin de la Liberté.

Cet Évangile jette une lumière un peu crue sur nos obscurités. Quand Jésus vient, ce Jésus que nous disons aimer, quand la grâce passe, cette grâce que nous demandons à Dieu, une profonde colère peut se manifester, un désir irrépressible de rejeter le gêneur.
Le vieil homme est un homme bien installé qui défend sa place.
Mais rien ne peut détourner Jésus de sa volonté de nous sauver. Il déchire nos nuits, il nous guérit de nos enfermements en ouvrant le chemin de l’Évangile.

Merci Seigneur de te rendre vainqueur de nos résistances et de nos hostilités. Merci pour l’alliance que tu scelles de ton Sang.
Donne-nous de nous désolidariser de la foule de nos murmures et de nous engouffrer dans le sillage de la grâce. Ouvre-nous les chemins du Salut, fais de nous tes disciples bien-aimés.



Frère Dominique, Moine de la Famille de Saint Joseph.
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Autre commentaire de ce jour.


Prophète dans son pays ?


Quel lien y a-t-il entre Jésus expliquant les Écritures, Élie envoyé à cette veuve de Sarapta ou Élisée envoyé vers ce lépreux Naaman, un Syrien ?  Les trois sont des envoyés.  Et le propre des envoyés — nous le voyons dans les prophètes Élie et Élisée, c’est qu’ils ne sont reconnus par les gens du dehors : par une veuve étrangère, dans une ville étrangère;  par un lépreux, un Syrien. Jésus dans sa propre ville, Nazareth, ne fait pas exception. Il éprouve cette tristesse de n’être pas reconnu alors qu’il l’a été à Capharnaüm. Les gens de sa ville lui reproche sa déclaration qui précède notre texte : aujourd’hui s’accomplit ce que vous venez d’entendre. Des auditeurs qui ont peine à s’ouvrir à la lumière! Qui sont prompts à la récrimination, à la désapprobation!

Pour ouvrir cette 3e semaine de notre carême, les textes rejoignent ce que nous vivons au plus profond de nous-mêmes : Nous épuiser à reconnaître le Seigneur. Mon âme s’épuise à désirer ta présence, mon cœur et ma chair sont un cri vers toi, ô Dieu vivant disait l’antienne d’ouverture. Mon âme a soif du Dieu vivant, quand le verrai-je face à face ? (Ps) Je mets mon espoir dans le Seigneur (Acc). Textes « lumineux ».

Dans la synagogue, ce matin-là, les auditeurs de Jésus ne voyaient que Jésus, le Nazaréen, eux qui s’épuisaient à désirer sa venue. Ils ressemblaient à ce fils aîné de la parabole des deux frères, mieux connue sous le nom du Père prodigue. Comme le fils aîné, les auditeurs de Jésus bien que vivant dans le Temple, n’ont pas percé la mystérieuse beauté qui se dégageait de sa personne. Ils n’ont pas goûté sa Présence. Ils ne voyaient pas sa générosité : Ce qui est à moi est à toi. Ils avaient des oreilles mais n’entendaient pas.

Nous faisons carême, nous entrerons bientôt en retraite pour nous éviter comme les auditeurs de Jésus dans la synagogue d‘avoir des yeux et de ne pas voir; pour nous éviter comme le fils aîné, de demeurer dans la maison, au service du Père, mais avec un cœur nourrit par le désir du pays lointain et ses appâts; pour nous éviter, même vivant dans le Temple, de nous donner des comportements qui risquent de nous mériter la colère de Jésus, parce que subtilement nos cœurs marchandent une autre richesse que sa Présence.

Comme le fils aîné, nous ne savons pas apprécier en permanence la Présence du Père au quotidien et nous jalousons le fils parti au loin mené une vie légère, frivole. Comme les auditeurs dans la synagogue, nos yeux ne voient que le Nazaréen. Comme les vendeurs du temple, nous sommes incapables d’apprécier la valeur de sa Parole parce nos cœurs recherchent une autre richesse, plus éphémère aussi. Saintetés, nous aussi ne réalisons pas pleinement que nos vies se passent dans le Temple, que nous sommes ce Temple où Jésus prend le temps de s’arrêter pour nous expliquer à nous personnellement, dans le fonds de nos cœurs, sa Parole au risque d’être poussé dehors.  Nous ne savons pas comme Paul vivre en état d’action de grâce.  Depuis l'origine du monde l'oeil n'a rien pu voir, mon Dieu, des merveilles que tu as préparées pour ceux qui sont attachés à toi dans l'attente. (Is 64,1;1Co 2,9).

À votre contemplation, malgré les risques d’être incompris Jésus prend le temps de nous annoncer la Bonne Nouvelle. Il prend le temps de nous dire que nous sommes uniques à ses yeux, que nous sommes son Temple où il fait sa demeure. Jésus se révolte quand il voit que nous amoindrissons en nous cette conscience que nous sommes des liturgies vivantes dans lesquelles, depuis les origines, Il a choisi de montrer sa Présence.  Nous sommes ce que nous recevons : son corps, son Temple vivant. Amen.



Père Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Puisque le Seigneur est bon, et encore davantage bon pour ceux qui lui sont fidèles, embrassons-le, soyons à ses côtés de toute notre âme, de tout notre cœur » (Saint Ambroise)

   « Un enfant ! Une étable ! Donc, les choses simples, l’humilité de Dieu : c’est le style divin, jamais le spectacle. Cela nous fera du bien lors de ce Carême de penser à la façon dont Dieu nous a aidés dans notre vie, comme le Seigneur nous a soutenus, et nous constaterons qu’il l’a toujours fait avec des choses simples » (François)

   « Jésus-Christ est celui que le Père a oint de l’Esprit Saint et qu’il a constitué “Prêtre”, Prophète et Roi”. Le peuple de Dieu tout entier participe à ces trois fonctions du Christ » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 783)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Mar 5 Mar 2024 - 14:00

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Mardi 05 Mars 2024
Mardi de la 3ème semaine de Carême.


Sainte Olive, Martyre à Brescia (IIe siècle)
Saint Conon le Jardinier, Martyr en Pamphylie
(+ 251)
Saint Lucius I, Pape (22e) de 253 à 254 (+ 254)
Saint Adrien, Martyr à Césarée de Palestine
(+ 309)
Saint Gérasime, Fondateur de monastères
en Palestine (+ 475)
Saint Jean-Joseph de la Croix, Frère franciscain
à Naples (+ 1734)
Saint Georges, Martyr, instituteur d'un enfant
turc (+ 1818)
Saint Virgile, Evêque d'Arles (+ v. 610)


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Textes de la messe du jour

Livre de Daniel 3, 25.34-43... Psaume 25(24), 4-5ab.6-7bc.8-9... Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18, 21-35.:


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« Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin. »


Commentaire de ce jour.


Le débiteur impitoyable


         "Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout". Tous les jours, dans notre prière personnelle ou communautaire, nous faisons ainsi appel à la pitié de Dieu. Mais les années passent, et finalement, qu'avons-nous remboursé ?

           La parabole vient réveiller en nous une saine inquiétude : que nous le voulions ou non, l'enjeu de notre existence est sérieux; c'est un amour éternel qui se prépare en chacune de nos journées, et le Christ parce qu'il nous aime, ne veut pas que nous oubliions d'aimer.

           Cependant, le plus important aux yeux du Christ, ce n'est pas que nous prenions peur, mais que nous acceptions de regarder avec lui dans le cœur du Père. Alors nous comprenons les choses d'une autre manière, dans une autre lumière.

           Et la première chose que Jésus veut nous faire savoir, c'est qu'il est impossible de rembourser Dieu. Impossible de compenser l'investissement de tendresse qu'il a consenti pour nous : dix-mille talents, soixante millions de francs-or, cent millions de deniers, l'équivalent de cent millions de journées de travail, c'est le type même de la dette insolvable, même pour le serviteur d'un roi, à plus forte raison pour nous, humbles tâcherons du Royaume.

Mais Dieu, qui est Père, n'a que faire de nos remboursements : ce qui lui importe, c'est que nous nous fassions un cœur comme le sien, un cœur libre pour tous les dons et toutes les gratuités, un cœur large, incapable de rancune et qui oublie de compter, un cœur neuf tous les jours, qui ne se lasse pas de chercher à comprendre, un cœur ouvert à toute détresse, qui n'ait d'autre ambition que de semer la joie !

Qui allons-nous saisir à la gorge, en sortant de cette Eucharistie ? Voilà le vrai problème ! Quelle sœur, quel frère allons-nous emprisonner, par notre indifférence, par notre ironie, par nos silences, pour les forcer à nous rendre un malheureux bout de justice ou pour leur faire payer tout simplement de n'être pas comme nous ? À quoi sert d'être tant aimés par Dieu si nous gardons en nous tous ces relents de haine ?

           Avoir été pardonné, avoir été appelé, accueilli, fortifié, par Dieu, cela crée des devoirs, cela nous contraint à élargir l'horizon de notre dévouement, de nos rencontres et de notre amitié. D'avoir regardé Dieu, cela change notre regard. Nos équipes, nos familles, nos fraternités, nos communautés, et Dieu à travers elles, attendent de nous autre chose que des réflexes agressifs, des sautes d'humeur ou des revendications finalement infantiles.
 
       Notre Église, elle aussi, a droit à notre sourire, elle aussi a besoin de notre indulgence et de notre patience. Bien sûr, elle n'offre plus, comme autrefois, la sécurité à bon compte ; bien sûr, elle marche à son rythme ; bien sûr elle nous entraîne chaque jour plus loin dans son propre exode, mais n'est-ce pas là justement ce que le Christ attend d'elle ? Dès lors, comment pourrions-nous la saisir à la gorge pour lui faire payer ce que nous lui  donnons ? Voici maintenant le temps du salut, le moment d'entendre l'appel à la miséricorde, et de commencer ainsi à nous hâter vers la gloire.

           L'Église, plus que jamais, se retrouve servante et pauvre, au milieu du monde qu'elle a mission de sauver ; avec elle, en renonçant à toute volonté de puissance, en nous ouvrant à tout ce qui se ferme, il nous faut avancer avec des paroles de pardon; alors, avec elle, en ces temps de crise, nous saurons retrouver les réflexes du véritable Israël, l'Israël selon Dieu.

                       "Seigneur, nous voici humiliés par toute la terre,
                        aujourd'hui, à cause de nos péchés.
                        Il n'est plus, en ce temps, ni chef ni prophète.
                        Mais qu'une âme brisée et un esprit humilié soient agréés de toi.
                        Que tel soit notre sacrifice aujourd'hui devant toi.

                        Et maintenant nous mettons tout notre cœur
                        à te suivre, à rechercher ton visage.
                        Agis envers nous selon ta douceur,
                        et selon la grandeur de ton amour !"

           Jésus ambitionne pour chacune de vous la belle autonomie affective d'une épouse, qui sait qu'une fois pour toutes son cœur est pris et sa vie donnée, qui ne garde devant les yeux que son Seigneur et compagnon, qui ne mendie pas autour d'elle ce que déjà elle a reçu au centuple. Désormais, appuyée sur la force de Celui qu'elle aime, elle peut comprendre sans être comprise, elle peut porter sans se faire porter, elle peut servir sans se faire louer.

           Rien ne l'inquiète, rien ne la trouble, car elle vient au-devant des événements et des personnes avec un cœur déjà habité, déjà comblé, déjà illuminé.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Pourquoi pardonner ?


Pardonner est une chose sérieuse, humainement difficile, voire impossible. On ne doit pas en parler à la légère, sans se rendre compte de ce que l’on demande à la personne offensée, lorsqu’on lui dit de pardonner. Lorsque l’on donne à l’homme le commandement de pardonner, il faut aussi lui fournir une raison pour le faire. C’est ce que fait Jésus avec la parabole du roi et des deux serviteurs. La parabole explique clairement pourquoi il faut pardonner : parce que Dieu a pardonné et nous pardonne, le premier. Il nous remet une dette infiniment plus grande que celle que l’un de nos semblables peut avoir à notre égard. La différence entre la dette envers le roi (dix mille talents) et la dette envers le compagnon (cent pièces d’argent) correspondrait de nos jours à trois millions d’euros et quelques centimes !

Saint Paul peut dire désormais : « Le Seigneur vous a pardonné, faites de même à votre tour » (Col 3, 13). La loi du talion est dépassée : « Œil pour œil, dent pour dent ». Le critère n’est plus : « Ce que l’autre t’a fait, fais-le à lui » ; mais « Ce que Dieu t’a fait, toi fais-le à l’autre ». Jésus ne s’est pas limité du reste à nous commander de pardonner ; il l’a fait, lui, le premier. Alors qu’on était en train de le crucifier sur la croix, il pria en disant : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). C’est ce qui différencie la foi chrétienne de toute autre religion.

Bouddha a lui aussi laissé une maxime à ses disciples : « Ce n’est pas avec le ressentiment que l’on apaise le ressentiment ; c’est avec le non-ressentiment que l’on apaise le ressentiment ». Mais le Christ ne se limite pas à indiquer la voie de la perfection ; il donne la force pour l’emprunter. Il ne nous commande pas seulement de faire, il agit avec nous. C’est en cela que consiste la grâce. Le pardon chrétien va au-delà de la non-violence et du non-ressentiment.

On pourrait objecter : pardonner soixante dix fois sept fois, n’est-ce pas encourager l’injustice et donner son feu vert à la tyrannie ? Non, le pardon chrétien n’exclut pas que tu puisses aussi, dans certains cas, dénoncer la personne et la traduire en justice, surtout lorsque sont en jeu les intérêts et le bien d’autres personnes encore. Le pardon chrétien n’a pas empêché, pour citer un exemple qui nous est proche, aux veuves de certaines victimes de la terreur ou de la mafia, de rechercher avec ténacité la vérité et la justice concernant la mort de leurs maris.

Mais il n’y a pas que les grands pardons ; il y a aussi les pardons de tous les jours : dans la vie de couple, dans le travail, entre les membres d’une famille, entre amis, collègues, connaissances. Que faire lorsqu’on découvre que l’on a été trahi par son conjoint ? Pardonner ou se séparer ? C’est une question trop délicate; on ne peut imposer aucune loi de l’extérieur. La personne doit découvrir en elle-même ce qu’elle doit faire.

Je peux toutefois dire une chose. J’ai connu des cas où la personne offensée a trouvé, dans son amour pour l’autre et l’assistance de la prière, la force de pardonner à son conjoint qui avait eu tort, mais qui était sincèrement repenti. Le mariage était reparti, comme de ses cendres, et avait connu une sorte de nouveau commencement. Personne ne peut certes prétendre que cela advienne, dans un couple, « soixante dix fois sept fois ».

Nous devons être attentifs à ne pas tomber dans un piège. Il y a aussi un risque dans le pardon : celui de développer la mentalité de croire que l’on a toujours quelque chose à pardonner aux autres. Le danger de se croire toujours créditeur de pardon et jamais débiteur. Si nous réfléchissions bien, très souvent, lorsque nous sommes sur le point de dire : « Je te pardonne ! » nous changerions notre attitude et nos paroles et dirions à la personne qui est devant nous : « Pardonne-moi ! » Nous nous rendrions compte que nous aussi avons quelque chose à nous faire pardonner d’elle. Demander pardon est plus important encore que pardonner.



Cardinal Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.
Texte original en italien, publié par l’hebdomadaire « Famiglia Cristiana » – Traduction réalisée par| ZENIT - Francais

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Autre commentaire de ce jour.


Nous sommes tous des endettés ...


Quelle belle photographie de Dieu que cette page.  Il y a les dix mille talents remis. Il y a ce paralytique que les porteurs amènent : mon enfant, tes péchés sont pardonnés (Mc 2, 5). Il y a le retour du fils prodigue (Lc 15. 11-32). Il y a ce voleur Lévi que Jésus introduit dans son équipe apostolique (Mc 2, 14). Il y a, et non le moindre, ce mécréant criminel qui sur la croix, entend Jésus l'invité à être avec lui dans son Paradis (Lc 23, 43).  À lire comment Jésus inonde de sa bonté les endettés qu'ils rencontrent, une conclusion s'impose: rien ne fait plus de bien à Jésus que ceux qui lui font beaucoup de mal (Étienne Binet (1569-1639).

Jésus voit toujours en celui ou celle qu’Il rencontre un lieu d’espérance, une promesse vivante, un extraordinaire possible, un être appelé, par-delà ses limites, ses dettes, et parfois ses crimes, à un avenir tout neuf. Il voit en chaque être humain une possible restauration de la vie. Nous sommes tous des endettés (des pécheurs, dit le texte)  non en théorie mais en pratique (Pape François, homélie 2mars 2015).

À travers l'attitude de Jésus remettant les dettes, Dieu confirme que notre état de défiguration, c'est cela dont il s'agit quand la discorde, la haine, la jalousie, la colère nous habite, n'est pas notre état normal ni même un état fatal.  Nous ne sommes pas nés pour vivre en état de décadence. Dans le trou noir de la tombe. Nous avons été rendus participants de la nature divine. Nous sommes capax Dei, dit Bernard Feillet.  

Ce soixante dix sept fois sept fois martèle que nous n'avons rien à payer de nos dettes parce qu'il les a déjà payées pour nous. En Jésus, Dieu a entrepris de restaurer en nous notre état normal, celui de nos origines ; d'ensemencer nos vies de bourgeons d'avenir.  Se profile dans cette page de remise de dette un chemin, et quel chemin, qui nous évite à vivre en état de défiguration de soi et de l'autre. Il y a eu, disait dans une homélie le pape François, la première création... elle fut détournée de sa finalité. Il y a eu une deuxième création, comment y répondrons-nous ? C'est la question à nous poser à mi-temps de notre carême.

Par cet appel à agir comme Lui, Jésus nous habille d'un vêtement neuf, celui de beauté de son humanité. Il fait émerger en nous toute la vitalité de l'eau de notre baptême, nous transfigure en lumière et sel de la terre et nous autorise à être des ambassadeurs du Christ (2 Cor 5, 20).

C'est en ayant sans doute en mémoire cette page, très belle page sur le pardon, que le pape François ouvre son exhortation la Joie de l'évangile en invitant chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui (EG, no.3).   Sans cette rencontre, cette page n'est que fumisterie.

Évitons cette mode tendance de lire cette page comme adressée aux autres. Nous sommes des endettés de miséricorde. Nous devons tous quelque chose à l'autre. Nous sommes aussi des gâtés de sa miséricorde parce que Dieu, dit la première lecture, ne nous la retire pas. Il ne nous laisse pas dans le déshonneur. Il agit envers nous selon son indulgence et l'abondance de sa miséricorde.

À votre contemplation.  Jésus n'a pas dit c'est une société qui a perdu ses repères.  Il a simplement dit : Je suis le chemin, la Vie.  Ce n'est pas en criant haut et fort que notre société a perdu tous ses repères que nous évangélisons notre monde. C'est en reconnaissant en Jésus toujours prêt à pardonner l'impardonnable le chemin, pour nous redonner notre état normal. Il faut se laisser surprendre par la beauté de ce chemin du soixante-dix sept fois  sept fois. AMEN.



Père Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Celui qui pardonne et celui qui est pardonné se rencontrent en un point essentiel, qui est la dignité» (Saint Jean-Paul II)

   « Le pardon est l’instrument placé entre nos mains fragiles pour atteindre la sérénité du cœur » (François)

   « Il n’y a aucune faute aussi grave soit-elle, que la Sainte Eglise ne puisse remettre. Il n’est personne, si méchant et si coupable qu’il soit, qui ne doive espérer avec assurance son pardon, pourvu que son repentir soit sincère. Le Christ, qui est mort pour tous les hommes, veut que, dans son Eglise, les portes du pardon soient toujours ouvertes à quiconque revient du péché (cf. Mt 18,21-22) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 982)











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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Mer 6 Mar 2024 - 17:52

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Mercredi 06 Mars 2024
Mercredi de la 3ème semaine de Carême.


Saints Martyrs d'Amorium, 42 personnes (+ 845)
Saint Cyrille de Constantinople, Prieur général
des Carmes de Palestine (+ 1235)
Sainte Agnès de Bohème, Princesse, Clarisse
à Prague. Sainte Patronne de la Bohême
(1211 - 1282).
Sainte Colette de Corbie, Réformatrice des
Clarisses (1380-1447).
Bienheureuse Rose De Viterbe, Vierge du
Tiers-Ordre de Saint François († v. 1251).
Bienheureuse Hélène de Pologne, Fille du
roi Béla IV de Hongrie (+ 1298)


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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(h tt p s : // nominis . cef . fr)




Textes de la messe du jour

Livre du Deutéronome 4, 1.5-9… Psaume 147, 12-13.15-16.19-20… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 17-19.:


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« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. »


Commentaire de ce jour.


Accomplir


         Dieu travaille dans la continuité. Et pourtant il amène dans nos vies certaines ruptures.

La continuité est celle de son projet d’amour sur le monde ; projet annoncé dans la Loi et les prophètes, et réalisé en son Fils Jésus.

Parfois les auditeurs de Jésus ont eu l’impression que sa parole était en rupture avec ce qu’ils avaient l’habitude d’entendre. En fait, s’il y avait rupture, c’était avec les traditions orales accumulées par les rabbins ; car de la Loi écrite, révélée, et de la geste de Dieu commentée par les Prophètes, pas un yod, pas le moindre trait ne devait être périmé par l’enseignement de Jésus. Tout allait être repris, réaffirmé, prolongé et mené à son terme par la bonne nouvelle du Royaume. « Je ne suis pas venu abolir, disait Jésus, mais accomplir« .

Et cela demeure vrai de l’œuvre que Jésus réalise dans nos existences.

Une première parole nous a mis en route, voici bien longtemps déjà, une parole porteuse à la fois d’un appel de Dieu et d’une espérance un peu folle pour nous. Puis, parfois après bien des années, à un tournant de la vie personnelle ou communautaire, le Seigneur nous fait entendre un deuxième appel, une seconde parole, apparemment sans lien avec la première, ou même sans cohérence avec elle ; une parole si étrange qu’il faut, pour la comprendre vraiment, se tourner vers la Croix.

Et de fait, il arrive qu’elle annonce la Croix, qu’elle propose la Croix, comme la deuxième parole de Dieu à Abraham, celle qui lui redemandait l’enfant de la promesse. Dieu semble alors abolir les assurances qu’il nous avait données, ou effacer des tranches entières de notre cheminement vers Lui et avec Lui. Il nous mène « au sentier des ténèbres », et nous vivons ces passages imprévus, personnellement ou communautairement, comme des moments d’échec, comme des impasses où même l’espérance semble vaine, comme le deuil de tout ce que nous avons cherché, alors que, sur ce chemin même de la Croix, Jésus est en train d’accomplir sa promesse envers nous.

Notre communauté serait-elle moins aimée de Dieu parce qu’elle connaît l’épreuve ? Et Dieu cesserait-il d’être le Tout-puissant parce que nous n’avons plus la force de faire fond sur lui ?

Non, mes sœurs, mais simplement nous passons à côté de la véritable espérance. Nous voudrions pouvoir compter sur nous-mêmes, or Dieu accomplit son dessein en nous conduisant à n’espérer qu’en Lui.

C’est Lui qui sait, c’est Lui qui aime, c’est Lui qui fera. Avec nous, bien sûr, et en nous donnant la force, car, selon le vieux proverbe biblique : « Le cheval est préparé pour la bataille, mais de Yahweh vient la victoire ».

À nous de tendre nos mains, en gardant au cœur la parole de la promesse ; à nous de guetter patiemment la gloire de Dieu sur le visage du Christ qui s’est montré à nous au jour de l’appel.

« Garde-toi, disait Moïse, de jamais oublier ce que tes yeux ont vu : ne le laisse pas sortir un seul jour de ton cœur » (Dt 4, 9).



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.


Le sermon sur la montagne a commencé par une proclamation de la venue du Royaume de Dieu avec les Béatitudes qui offraient un renversement des valeurs du monde.
Ce qui suivait était un rappel et peut-être un encouragement pour la communauté de Matthieu: c’était l’exhortation à des disciples à demeurer le sel de la Terre et la lumière du monde. Vient ensuite notre passage qui est à la fois une déclaration et un avertissement.

Jésus déclare qu’il n’est pas venu abolir la Loi et les Prophètes, mais l’accomplir. C’est une expression qui est employée seulement pour Jésus.
Un Chrétien ou un Juif n’accomplit pas la Loi : il lui obéit ou il l’observe. Pour Jésus, cela signifie qu’il vient porter à sa perfection ce qui était commencé dans l’Ancien Testament.

C’est un thème important pour l’Évangile de Matthieu qui accumule les citations de la Bible pour montrer que la vie de Jésus est en continuité avec le passé d’Israël.
Mais, il faut le dire tout de suite, cette continuité n’exclura pas de la nouveauté. Il y aura dans le même sermon, une série de déclarations de Jésus commençant par une allusion à la Parole de Dieu dans l’Ancien Testament (Vous avez entendu.... Il a été dit....par Dieu) et continuant par une sorte d’antithèse: Et bien, Moi, je vous dis que... Et ce qui suit est plus qu’une répétition!

Il y a donc ce double aspect dans la vie et l’enseignement de Jésus, de la continuité et de la discontinuité.
Ceci pouvait poser des difficultés sérieuses dans la vie des communautés primitives. Ainsi, dans les Actes des apôtres, on voit que les apôtres, les Douze, continuent à aller prier au Temple. Même Paul ira au Temple.
Or Étienne, un Juif converti provenant d’un milieu de culture grecque et un des premiers diacres, dans son discours juste avant d’être lapidé, déclare que le Temple, c’est fini: Dieu n’est pas dans le Temple.
Un autre exemple est celui dont parle Paul: la question des viandes qui reviennent sur le marché après avoir été offertes dans les temples païens.
Il dit: toi, tu sais que les idoles sont rien. Tu peux manger cette viande. Mais ton frère, lui, ne sait pas que cette viande n’est pas impure. Pour ne pas scandaliser ton frère faible, tu t’abstiendras d’en manger.

Notre texte comporte donc l’avertissement pour ceux qui diraient que les prescriptions de l’Ancien Testament n’ont plus d’importance et violeraient ou enseigneraient les autres à violer un précepte: on s’attendrait à ce que l’avertissement se termine en disant que ces gens-là sont hors du Royaume....
Mais Matthieu a de ces gens dans sa communauté et il veut les avertir, non pas les exclure de la communauté: il dit donc qu’ils seront les plus petits dans le Royaume.
Comme Jésus le répétera, un disciple doit toujours prendre garde aux petits, aux disciples plus faibles ou moins éclairés: la liberté ne doit pas s’exprimer à leurs dépens.



Père Jean Gobeil, s.j.
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Autre commentaire de ce jour.


Sommes-nous rebelles à la loi de l’Évangile ?


Il y a une pandémie plus profonde qui devrait nous inquiéter, c’est celle du fondamentalisme, du sectarisme, du populisme qui soumet la foi à une épreuve d’une radicalité sans précédent. C’est un véritable séisme qui fragilise l’inouï de l’actualité de l’Évangile et lui enlève tout son sens. Celui qui se réfugie dans le fondamentalisme a peur de s’engager sur le chemin de la vérité et s’agrippe seulement à la vérité de la loi. Jésus s’est vivement opposé à ceux qui savent ce qu’il faut croire, mais qui n’ont pas la foi[1].Voici, je fais toutes choses nouvelles (Ap 21, 5). Dans sa venue, [le Christ] a porté avec lui toute nouveauté (Cf. EG n.11 citant St Irénée).

Jésus n’abolit pas les fondements de la loi, il la sauve du fondamentalisme qui la paralyse. Il n’a nulle part manifesté qu’il récuse la religion de son temps. Il désire seulement et j’utilise une expression forte du pape François, qu’elle soit un hôpital de campagne qui guérit les cœurs blessés en leur apportant compassion et  miséricorde.  

Un auteur québécois, Hector de Saint Denys Garneau, dit ce qu’est cet hôpital de campagne quand il écrit que le sage n’est pas celui qui s’affranchit des règles, mais celui qui les possède au point de pouvoir les dépasser. Avec Jésus, quelque chose commence qui prend possession de l’avenir (Jean Daniélou). Paul exprime cela aux Galates dans des mots très forts quand il leur demande de sortir de l’esclavage, de la servitude, de la dépendance de la loi de Moïse parce que leur foi au Christ les en a libérés.

Jésus revendique quelque chose de plus élevé qu’une observance rigide, souvent du tape-à-l’œil. Il nous sort   d’une pratique de la religion sans âme. Jésus n’est pas un metteur en scène plein de vengeance parce qu’on a manqué la messe le dimanche, oublié de payer ses dîmes ou de réciter le chapelet tous les soirs comme l’enseignait la religion de notre enfance.

Il n’a légué à ses disciples ni rituel ni code législatif ni corpus doctrinal ni enseignement écrit, rien qu’ils n'auraient plus qu’à répéter et qu’ils devraient immuablement conserver. [Il nous a légués] la perpétuelle nouveauté d’une Bonne Nouvelle à annoncer, illustrée par des paraboles à déchiffrer inépuisablement[2].

Cette observation d’un théologien de grande réputation, Joseph Moingt, soulève une question : sommes-nous encore fidèles à l’esprit de Jésus ? Sommes-nous fidèles à l’Évangile ou préférons-nous les lois de l’institution Église ? Saint Ambroise, Père de l’Église, dit que là, où est le Seigneur, il y a la miséricorde. Il ajoute là où il y a la rigidité, il y a ses ministres. Il y a les chrétiens.

Il est souvent plus facile d’échanger sur notre foi avec des gens qui se disent non- croyants plutôt qu’avec des croyants pour qui la foi est consignée dans une lecture fondamentaliste des textes. Le pape François parle de croyants souffrants d’obsession névrotique. La foi se trouve dans le cœur des gens, habitant les « Galilée ». C’est là que vous le trouverez.

L’évangile déborde d’expressions d’intolérance au sujet de la pseudo-observance de la religion. Matthieu décrit (cf. Mt 23) les vives réactions de Jésus contre les astucieuses fictions des pharisiens et des scribes. Il priorise une vraie relation avec Dieu, la sincérité du cœur, exprimée par la cohérence de la pensée, de la parole et des actes plutôt qu’une pratique religieuse de façade.

Nous n’arriverons jamais, écrit Thérèse d’Avila, au terme du chemin si nous agissons de la sorte, si nous nous imaginons que nous avançons (par des sacrifices, des actes extérieurs), plaise à Dieu que j’en sois sortie (3e demeure, chap. 2). Il faut plus qu’être chrétien, fidèle observateur de la loi. Il faut être des « christiens », des disciples de la voie (Ac 9, 1-20), capables d’expérimenter une solide relation avec Jésus plutôt que de discourir sur lui.

La loi écrite mène à la mort, mais l’Esprit mène à la vie nous dit Paul dans la lecture. Posons-nous la question : sommes-nous comme individu et comme communauté chrétienne cette lettre de recommandation […] que tout le monde peut voir et lire (v.1) ?  La loi du Christ, c’est nous comme le précise Paul, avec nos failles (1 Co 2, 3).  

À votre contemplation : ne cherchons pas à être vacciné contre ce virus de la proximité que l’évangile appelle la loi nouvelle de l’amour. Cette loi nous propulse en avant, nous déstabilise tant elle est celle de l’esprit du christianisme (J. Moingt). AMEN.



Père Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

    « Afin de préparer l’homme pour la vie d’amitié avec Dieu, le Seigneur donna les paroles du Décalogue : c’est pour cela que ces paroles sont valables aussi pour nous, et la venue en chair et en os de notre Seigneur ne les a pas abolies, tout au contraire elle leur donne épanouissement et universalité » (saint Iréné)

   « Tous les commandements révèlent leur pleine signification avec une exigence d’amour, et tous se retrouvent dans le grand commandement : aime Dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même » (François)

   « La Loi évangélique accomplit les commandements de la Loi. Le Sermon du Seigneur, loin d’abolir ou de dévaluer les prescriptions morales de la Loi ancienne, en dégage les virtualités cachées et en fait surgir de nouvelles exigences : il en révèle toute la vérité divine et humaine (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1968)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Dernière édition par Lumen le Dim 10 Mar 2024 - 10:14, édité 1 fois (Raison : Messe télévisée erronée)
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Message par Lumen Jeu 7 Mar 2024 - 13:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Jeudi 07 Mars 2024
Jeudi de la 3ème semaine de Carême.


L’Église Célèbre la Fête (en Afrique du Nord) et mémoire (obligatoire) ailleurs
des Saintes Perpétue et Félicité, Martyres d'Afrique du Nord († 203).

Mémoire facultative lorsque le 07 Mars tombe pendant le Temps du Carême,
ce qui est le cas cette année.


Saint Nathan, Prophète (Ancien Testament)
Saint Ephrem, Patriarche d'Antioche (+ 546)
Saint Laurent, Constructeur d'un monastère
dans l'île de Salamine (+ 1707)
Sainte Thérèse-Marguerite du Sacré-Cœur
de Jésus (née Anna Maria Redi), vierge,
Religieuse Carmélite italienne (1747-1770).
Saint Jean-Baptiste Nam Chong-sam
Martyr en Corée (+ 1866)
Bienheureux Luc Sy, Martyr au Laos
(+ 1970)
Bienheureux Maisam Pho Inpeng, Martyr
au Laos (+ 1970)


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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Textes de la messe du jour

Livre de Jérémie 7,23-28… Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-9a… Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,14-23.:


*Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour : Parole de DIEU* : Homélie et vidéo de la Sainte Messe - Page 26 Jzosus23
« En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse
les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. »


Commentaire de ce jour.


Béelzébul


        La guérison d’un possédé déclenche des réactions diverses dans l’auditoire de Jésus. La foule s’étonne. Certains réclament autre chose avant d’admettre qu’il est le Messie, « un signe venu du ciel », comme l’arrêt du soleil ou de la lune, ou un signe dans les étoiles. D’autres enfin vont plus loin : selon eux Jésus a passé un pacte avec le démon, avec Baal le Prince, Béelzébul, la vieille divinité phénicienne.

Et c’est l’occasion pour Jésus de se situer clairement face au faux « prince » de ce monde, de se situer et de nous situer, car c’est sur cela que débouche finalement son bref discours.

Jésus veut inculquer à ses disciples trois convictions :

La première, c’est que, si le démon est réellement chassé, le Règne de Dieu sûrement est là, que Dieu est à l’œuvre en lui, Jésus. Devant les prodiges accomplis par Moïse au nom de Dieu, les magiciens d’Egypte avaient su dire : « C’est le doigt de Dieu ! » (Ex 8, 15). Il y a maintenant plus que Moïse, et ce sont maintenant des fils d’Israël qui demeurent incrédules.

Deuxième affirmation, que Jésus présente comme une évidence : si le faux prince s’en va, c’est qu’un autre, plus fort, a réussi à le vaincre ; et cet autre, c’est Jésus Messie, par qui le Règne de Dieu fait irruption dans le monde.

Mais la troisième parole de Jésus nous concerne directement : s’il est vrai que Satan a trouvé son maître, définitivement, les suggestions du mal peuvent toujours revenir dans notre cœur si nous usons mal de notre liberté. Nous pouvons toujours tourner le dos à la victoire de Jésus ; et les rechutes peuvent être très lourdes.

La conclusion, Jésus lui-même nous la souffle, et elle tiendrait en une phrase : il est urgent de choisir.

Opter concrètement pour le Règne de Dieu est un devoir, et pour un croyant la neutralité est impensable face à l’Évangile. Ne pas choisir, c’est déjà trahir : « celui qui n’est pas avec moi, disperse » ; celui qui n’aide pas, positivement, le Berger, travaille déjà à disperser le troupeau ; celui qui n’œuvre pas pour l’unité déchire, pour sa part, le tissu de la vie fraternelle.

Paroles abruptes de Jésus, qui nous tiennent « éveillés en la foi ».

Paroles qui n’effacent pas le message de miséricorde, car, nous le savons, même nos refus, même nos inerties, même nos rechutes n’arrêteront jamais le Berger qui nous cherche. Jésus, qui a déjà su « balayer notre maison » et l’arranger pour qu’elle soit heureuse et accueillante, saura bien en retrouver le chemin.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


« Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? »


Jésus exorcise un homme muet et lui rend la parole. La foule est dans l’admiration mais certains disent que c’est par Béelzéboul qu’il fait ces expulsions du démon et d’autres réclament un signe dans le ciel. Jésus répond que si c’était par Béelzéboul cela signifierait que le chef des démons détruit son propre royaume. Si ce n’est pas Béelzéboul, cela signifie qu’un plus fort que lui est arrivé ainsi que le Royaume de Dieu. Pour ceux qui veulent d’autres signes, ils ne sont pas avec Jésus ce qui signifie qu’ils sont contre lui.

Jésus rencontre un homme muet. Son infirmité est attribuée à un démon. Pour le guérir il faut un exorcisme: c’est ce que Jésus fait. La brièveté du texte reflète peut-être la brièveté de l’exorcisme et c’est ce qui aurait provoqué l’admiration de la foule. Mais la réaction n’est pas unanime.  Le miracle fait apparaître de l’opposition.

Il y en a d’abord qui attribuent les pouvoirs de Jésus à Béelzéboul, un nom comme Satan, qui est donné au chef des démons. Cette accusation sera reprise par le Talmud (2e siècle): Il a pratiqué la magie, a séduit Israël et l’a rendu apostat. C’est une explication par une sorte de sorcellerie.

Jésus répond à cette première objection en disant que si c’est Béelzéboul qui chasse les démons cela veut dire que le royaume de Satan est divisé et qu’il va tomber en ruine. D’autre part, si les démons sont expulsés c’est qu’il y a quelqu’un de plus puissant, de plus fort qu’eux qui est à l’oeuvre: c’est l’oeuvre de Dieu. C’est par le doigt de Dieu que cela arrive.

Jésus ajoute une petite parabole. Un homme fort et bien armé domine sur un domaine jusqu’à ce que vienne un plus fort que lui. Il doit alors abandonner ce domaine et chercher ailleurs.

C’est ce que fait la venue du Règne de Dieu. Il fait reculer le règne du mal. Les miracles avaient servi  à ouvrir les disciples au mystère de la personne du Christ. La réaction était alors l’admiration qui amenait la question: Qui est cet homme? Le miracle maintenant révèle l’opposition de ceux qui ne sont pas du Règne de Dieu. Ceux qui sont incapables de reconnaître le doigt de Dieu restent les prisonnier du règne du mal et sont contre Jésus: Qui n’est pas avec moi est contre moi.

La deuxième opposition de ceux qui ne peuvent voir le doigt de Dieu dans les miracles de Jésus est de demander un signe dans le ciel. La réponse viendra un peu plus tard avec l’exemple de Jonas dont le seul signe a été la parole adressées aux gens de Ninive. Le signe de Jésus est sa parole.



Père Jean Gobeil, s.j.
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Autre commentaire de ce jour.


NOS BÉELZÉBOULS


Pour entendre cette page, ne faut-il pas avoir éprouvé en nous-mêmes l’impasse de nos vies divisées, tiraillées ? Tout Royaume divisé contre lui-même. C’est la marque de commerce de nos vies.  Dès l’origine du monde, Caïn tua Abel son frère.  Depuis ce fameux combat de Jacob (Gn28,12), nous avons toutes une blessure à la hanche. Notre histoire sainte est une histoire permanente de division, de déchirements entre la puissance des Béelzébouls et celle de la belle harmonie entre humain.

Comme chercheuses de Dieu, nous réalisons chaque jour que nos vies s’inscrivent dans un itinéraire de combat entre des attachements aux choses de la terre, ce royaume de l’éphémère « qui est a notre portée »(Paul), des béelzébouls et notre incapacité d’embrasser l’infini, cette « science de l’amour » (Thérèse de Lisieux). En nous vient de nous montrer Luc,  il y a un combat que le Fils de l’homme, Jésus, a fait sien.

N’est-il pas étonnant d’observer que l’auteur même du Royaume est accusé de le détruire? N’est-il pas encourageant de savoir que le seul homme parfait non pas de la perfection à laquelle nous rêvons tant mais de la perfection d’une vie désappropriée d’elle-même (ou de lui-même ?) soit confronté à la conséquence du péché ?  Jésus, Lui, qui n’a jamais cessé de nous dire à mots couverts, son identité, le voilà accusé d’être de connivence avec Satan.  Jésus, Lui, la véritable Lumière, a porté avec souffrance, ce combat d’être vu du coté des ténèbres. Quelle humilité nous dit Silouane, d’observer que Jésus, justement parce que né de Dieu, justement parce que marqué de l’Esprit de Dieu, devient dans sa personne même, la cible privilégiée, le terrain le plus propice à l’éclatement au grand jour de ce combat. Si Jésus a vaincu le mal, cette page confirme qu’il ne l’a pas éliminé pour autant. Dieu respecte même son ennemi.

Mes saintes démones, nous avons en nous deux cœurs : un qui dit OUI  et l’autre qui dit NON. Nous avons en nous un cœur qui se dit et qui se contredit. C'est au fond l'expérience de Paul : « Je fais ce que je ne veux pas faire et ce que je veux faire, je ne le fais pas ».  En nous, entre nous, ici au sein de la « plus belle communauté Jésus-Marie » (dixit ma sainteté des saintetés), les divisions existent.  Quand surgissent les divisions, qu’elles soient intérieures ou extérieures et qui nous font mener une vie d’enfer, il faut réaliser –et c’est ça la sainteté !- que nos bonnes volontés semblent faibles, dérisoires devant les attaques de nos « béelzébouls ». Chaque jour, chaque instant, il nous faut maîtriser nos volontés de puissance, de jalousies, de susceptibilités, de vieilles blessures.

Le combat n’est pas de choisir entre le bien et le mal, entre l’amour de l’autre ou son exclusion,  (ce qui serait tellement plus facile !) mais il porte sur le discernement de notre chemin de vie, sur son invention au jour le jour. Nous sommes des « consacrées » à une lutte permanente entre la recherche de Son Royaume, de son Évangile et celui de nos « petits royaumes » qui ont nom tantôt cette recherche démesurée de soi, tantôt de prendre la première place, de se faire valoir par la « complainte des gens heureux » chante le poète. Dans nos doubles cœurs, se logent  à la fois un appel vers ce quelque chose de plus grand, de plus noble et cette attirance vers le moins noble, le plus bas.

À votre contemplation : devant le malin qui est fort, habile, je ne fais pas la maligne disait la petite Thérèse. Devant le malin, nos fragilités et non l’orgueil de réussir, sont les armes pour le vaincre. Mais sachons –et ce sont des mots très forts que disaient aux jeunes de Toronto, Jean-Paul 11 – que « nous ne sommes pas la somme de nos faiblesses et de nos échecs. Au contraire, dit-il, nous sommes la somme de l'amour du Père pour nous et de notre capacité réelle à devenir l'image de son Fils ». François Mauriac écrivait magnifiquement: « Désormais les plus souillés des êtres savent qu'il leur appartient d'être les plus aimés parce qu'ils ont été les plus souillés ». Dans nos cœurs humains, il y a une aspiration, un appel vers quelque chose de plus grand, de plus noble que l’eucharistie seule peut combler. AMEN



Père Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Que les fidèles ouvrent grand leur esprit et essaient de pénétrer, avec un authentique examen, les attachements de leur cœur. S’ils arrivent à trouver un quelconque fruit de la charité caché dans leur conscience, qu’ils ne doutent pas que Dieu est avec eux. » (Saint Léon le grand)

   « Où tu es sur le chemin de l’amour, où tu es sur le chemin de l’hypocrisie. Ou tu te laisses aimer par la miséricorde de Dieu, ou tu fais ce que tu veux selon ton cœur, qui s’endurcit de plus en plus dans ce chemin. Ou tu es saint, ou tu chemines sur l’autre chemin. Celui qui ne "récolte" pas avec le Seigneur, éparpille. C’est un corrompu qui corrompt » (François)

   « Le doigt. "C’est par le doigt de Dieu que [Jésus] expulse les démons" (Lc 11, 20). Si la Loi de Dieu a été écrite sur des tables de pierre "par le doigt de Dieu", "la lettre du Christ", remise aux soins des apôtres, " est écrite avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs " » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 700)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

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Message par Lumen Ven 8 Mar 2024 - 15:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Vendredi 08 Mars 2024
Vendredi de la 3ème semaine de Carême.


L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de
Saint Jean de Dieu, Fondateur des Frères de la Charité
(Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu) (1495-1550).


Saint Faustin Miguez, Fondateur de la
Congrégation des Filles de Calasanz (+ 1925)
Saints Prêtres M.E.P. Martyrs de Corée Siméon
Berneux, Evêque, Just Ranfer de Bretenières,
Louis Beaulieu et Pierre-Henri Dorie (XIXe siècle))


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Textes de la messe du jour

Livre d'Osée 14, 2-10… Psaume 81(80), 6c-8a.8bc-9.10-11ab.14.17… Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12, 28b-34.:


*Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour : Parole de DIEU* : Homélie et vidéo de la Sainte Messe - Page 26 640_210
« Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain
comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »


Commentaire de ce jour.


Shema'Israël


        Enfin un scribe capable de sympathie ! Il l’est, en tout cas, dans l’Évangile de Marc, et tranche, par là, sur les précédents interlocuteurs de Jésus.

Dans son chapitre douzième, Marc a entrepris de présenter quelques thèmes de l’enseignement de Jésus à Jérusalem, et il le fait sous forme de questions disputées. La première, concernant l’impôt dû à César, a été posée par les Pharisiens et les Hérodiens. Une autre question-piège a été concoctée par les Sadducéens, à propos de la femme aux sept maris. Et voici notre scribe qui s’avance. « Il les avait entendus discuter, explique Marc, et voyait que Jésus leur avait bien répondu ». C’est donc parce qu’il se sent d’accord avec Jésus que le scribe l’aborde pour une vraie question : « Quel est le tout-premier commandement, celui qui passe avant tout ? »

Jésus répond, en somme : « Il y a un premier, et il y a un second ». Il faut donc bien admettre une hiérarchie des devoirs. Mais Jésus précise : « Le premier, c’est : Écoute, Israël...  » La phrase est brusque, et seul Marc cite ainsi le Shema‘ Israël, l’exhortation venue du Deutéronome (6, 4), avant de continuer : « Tu aimeras ».

« Écoute, Israël... tu aimeras » : le précepte s’adresse à la fois au peuple et à chaque individu, à la personne au sein du peuple.

« Écoute, Israël : le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est unique ! » C’est cette révélation, cette proclamation monothéiste et cette référence à Dieu comme notre Dieu qui vont légitimer le précepte : « Tu aimeras ». Le même appel adressé au peuple entrant dans la terre promise, sera repris, bien des siècles après, par le prophète Zacharie, annonçant les temps messianiques : « Le Seigneur deviendra Roi sur toute la terre : en ce jour-là le Seigneur sera unique et unique son Nom ! " (Za 14, 9).

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et cet amour prendra tout ton être. Tu l’aimeras de tout ton cœur, qui rassemble tout ce qui est en toi compréhension, conscience, sentiment et vouloir. Tu l’aimeras de toute ton âme, avec tout ce qui en toi vit et veut vivre. Tu l’aimeras de toute ton intelligence, sans jamais te lasser de penser Dieu. Tu l’aimeras avec toutes les ressources de ta personne, sans crisper les mains sur ce que Dieu t’a donné. Tu l’aimeras parce qu’il est Dieu, parce qu’il est l’Unique, parce qu’il a parlé à son peuple et qu’il t’a parlé au sein de son peuple. Tu aimeras ton prochain en espérant pour lui ce dont tu rêves pour toi-même ; et c’est d’un même élan que tu aimeras ton Dieu et ton frère. Il n’y a pas de précepte plus grand que ce double amour pour un même cœur.

« Maître, tu as dit vrai », répond le scribe ; et, avec les mots des prophètes, il tire les conclusions ultimes de la pensée de Jésus pour sa foi de fils d’Israël : « Cela vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices ! »

La loyauté du scribe reçoit immédiatement sa récompense : il a reconnu comme vraie l’intuition de Jésus, il a fait sienne son interprétation libérante de la Loi ; Jésus, à son tour, loue sa sagesse et l’encourage : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu ! » ; sous-entendu : « il te reste seulement à reconnaître son Envoyé. »

L’acquiescement d’un scribe au message de Jésus prend de court ses opposants. Aucun d’entre eux n’ose plus l’interroger, puisqu’un homme sorti de leurs rangs lui a donné raison.

La portée missionnaire de ce ralliement n’a pas échappé à l’évangéliste saint Marc : ce pas qu’un scribe de Palestine a su faire vers la nouveauté messianique, pourquoi les croyants de la diaspora ne le feraient-ils pas ?

En tout cas, vingt siècles après, l’adhésion de ce scribe à un programme de vie basé résolument sur l’amour vient contester nos lenteurs de disciples du Christ.

Qu’avons-nous soustrait, de notre cœur, de notre pensée, de nos ressources humaines, à l’amour du Maître qui devait tout prendre ?

Mais aussi, de quels sacrifices rêvons-nous, de quelles prestations pour le Royaume, de quelles œuvres mesurables, si nous avons cessé de rêver au bonheur du frère tout proche ? Disciples du Christ, nous savons non seulement quel est le nom de Dieu, mais jusqu’où est allé pour nous l’amour du Dieu unique. Le commandement d’aimer nous parvient maintenant par la voix de Jésus, qui s’est livré pour nous. À chaque Eucharistie, c’est le Ressuscité qui nous réunit et qui dit à chacun : « Tu aimeras ; les paroles que je te prescris aujourd’hui resteront dans ton cœur ».

Frères et sœurs, la liberté et l’allégresse que nous apporte l’Esprit Saint doivent nous aider à réentendre le premier appel, la voix du Dieu Unique intensément présent à l’histoire, à notre histoire. Aujourd’hui encore, pour nous détacher des idoles de nos mains ou de notre cœur, le Seigneur nous redit ce qu’il proclamait par le prophète Osée :

« C’est moi qui te réponds et te regarde, c’est moi qui te donne ton fruit ! " (Os 14, 9) Comment pourrions-nous faire attendre son amitié ? Comment pourrions-nous rester loin du Royaume ?

Aujourd’hui comme au premier jour un chemin nous est offert pour lui répondre : le sentier de la fidélité, que saint Paul, il y a un instant, résumait ainsi pour son cher Timothée :

« Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme qui a fait ses preuves, comme un ouvrier qui n’a pas à rougir, et qui trace tout droit le chemin pour la parole de vérité » (2 Tim 2, 15).



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Écoute, Israël : le Seigneur Notre Dieu est l’unique Seigneur.


Le premier des Commandements que Le Seigneur nous donne, c’est de l’écouter, c'est-à-dire : de tendre l’oreille de notre cœur et de nous faire tout enseignable, de recevoir avec bienveillance sa Parole.
Et que nous dit-elle cette Parole ? « Le Seigneur Notre Dieu est l’unique Seigneur ». Il n’en est pas d’autre : tous ceux qui prétendent à ce titre « sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés » (Jn 10, 8). Unique est le Bon Berger, et nous le reconnaissons au fait qu’il « se dessaisit de sa vie pour ses brebis ».
Mais nous sommes sourds, ou plutôt nous refusons d’entendre ; car ce message nous dérange : nous pressentons toute l’exigence qui en découle logiquement :
« Tu aimeras Le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ».
Aussi sommes-nous tentés de dire comme le démon : « Ne me tourmente pas, Jésus », ne vois-tu pas que « je me suis effondré par suite de mes fautes » ? (1ère lect.).
N’exige pas de moi des choses impossibles. Toi tu es d’en-haut, mais tu vois bien que je suis d’en-bas, de la terre. Passe ton chemin ; je ferai de mon mieux pour éviter l’enfer, ne m’en demande pas plus…

Comme le jeune homme riche, nous nous éloignons tout tristes, le cœur blessé, car dans cette rencontre, s’est réveillée en nous une nostalgie profonde ; nous avons pressenti quelque chose d’indéfinissable : l’espoir d’une vie en Vérité, d’un monde meilleur, d’une fraternité entre les hommes plus puissante que toutes les guerres qui nous déchirent.
Ce désir, qui brûle en nos cœurs mais dont la flamme vacille sous la force des vents contraires, est déjà l'œuvre de la grâce nous invitant à la conversion.
Il est important de ne pas le laisser s'éteindre, mais de l'entretenir en revenant à l'essentiel comme la Parole nous y invite aujourd'hui :
« Ephraïm, peux-tu me confondre avec les idoles? »

Elles sont nombreuses en effet les voix qui nous sollicitent en tout sens. A chacun l'Ennemi distille son discours empoisonné qui n’a d’autre but que de nous éloigner du Christ, c'est-à-dire de « l’unique Seigneur ».
Aux uns il argumente à partir de la pluralité des religions pour suggérer que le Christianisme ne saurait prétendre être l’unique voie du Salut pour tous les hommes ; aux autres il fait miroiter le rêve prométhéen d’un homme Divin par nature, qui n’a pas besoin d’un « Sauveur » ; d’autres enfin se laissent séduire par la perspective de posséder toutes sortes de pouvoirs préternaturels qui leur permettraient de dominer sur leurs semblables et d’être eux-mêmes le « Seigneur ».
Mais derrière toutes ces stratégies, la seule ambition du « Père du mensonge » est de nous détourner de la rencontre qui mettrait fin à sa domination : celle que nous pourrions faire avec Le Christ Jésus à travers sa Parole de Vérité, accueillie dans la Foi.

Voilà pourquoi il nous faut sans cesse revenir en ce lieu pour y écouter le Très-Haut nous déclarer son Amour ; nous laisser séduire par ses promesses, et « revenir nous assoir à son ombre », car il l'a promis : « Je les guérirai de leur infidélité, je leur prodiguerai mon Amour, je suis revenu de ma colère. Je serai pour Israël comme la rosée, comme le cyprès toujours vert, et c'est Moi qui te donne ton fruit » (1ère lect.).

Certes, ce n’est pas du jour au lendemain que nous pourrons l’aimer « de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force ».
Il faut laisser à Dieu le temps de nous « guérir de nos infidélités », de nous apprivoiser, de nous combler, pour que triomphant de toutes nos résistances et de toutes nos peurs, nous osions répondre à son Amour par le don de tout notre être, dans la force de L’Esprit qu’il nous donne.
C’est en vue de cette transformation intérieure que Le Seigneur nous « nourrit jour après jour de la fleur du froment » (Ps 80), c'est-à-dire de son Eucharistie, qu’il « nous rassasie avec le miel du Rocher », c'est-à-dire de sa Parole sur laquelle nous sommes invités à bâtir la demeure de notre Vie.
Avec tout cela, nous n’en sommes toujours qu’à mi-chemin du précepte ; mais si nous parvenons à accueillir la grâce d’obéir au premier Commandement, le second suivra spontanément.
Car si « Dieu est l’Unique » objet de notre Amour, alors nous aimerons spontanément notre prochain et nous-mêmes en Lui, de l’Amour dont Lui-même nous comblera.

« Père Saint, sois Béni d’avoir ouvert devant nous le passage qui nous donne accès à la vraie Vie, celle que tu nous offres en abondance en Ton Fils et dans L’Esprit.
Ne permets pas que trompés par le Menteur, nous édulcorions ta Parole et sombrions dans la présomption et l’idolâtrie.
“Reviens de ta juste colère, guéris-nous de nos infidélités et prodigue-nous ton Amour” (cf. 1ère lect.).
Nous ne voulons pas d’autre Dieu que Toi car il n’en est pas d’autre. Toi et Toi seul nous a arrachés à la mort de notre péché et “nous as fait monter de nos terres d’Égypte” (Ps 80).

Nous voulons nous rassasier du miel de ta Parole et nous nourrir du froment de ton Eucharistie (Ibid.) afin de faire de toute notre Vie une action de grâce pour tant de bonté.

Alors, dans la force de ton Esprit, nous pourrons t’aimer “de tout notre cœur, de toute notre âme, de tout notre esprit et de toute notre force ; et aimer notre prochain comme nous-mêmes” dans l’Amour qui vient de Toi ».



Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
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Autre commentaire de ce jour.


Tu aimeras


Écoutez cieux, je vais parler. Que la terre entende les paroles de ma bouche. (Dt32). Ce que nous avons à entendre, ce que nous avons à écouter, c’est une Parole Vérité. Une Loi délivrance. Écoute, le Seigneur ton Dieu est l’unique. Il s’agit d’une prière que tout juif fervent récite chaque jour. Ces mots sont pierre angulaire de la riche tradition catéchétique juive et chrétienne. Nous sommes ici au coeur de la loi ancienne et nouvelle. Au coeur du mystère de nos origines : Dieu nous a crée non par besoin mais pour cristalliser en nous sa loi nouvelle. Tu aimeras. Jésus n’abolit pas une loi. Il l’accomplit dans sa personne.

A la mi-temps de notre Carême, ces paroles nous lancent un défi qui exige une métanoia profonde, une transformation de nos coeurs. Elles sont une invitation pleine d’affection. Écoute. Aime. Deux mots Icône du disciple de l’avenir. Puissant langage d’évangélisation. Grande urgence de ce nouveau millénaire. Seul chemin pour voir Dieu et le faire voir.

Écouter pour aimer. Aimer jusqu’à se vider de nous-mêmes, jusqu’à taire toutes ces voix discordantes qui montent de nos profondeurs terriennes, jusqu’à fermer toutes nos portes sur ces bruits insolites qui font leur ascension en nous, genre de quoi discutiez-vous en chemin ? (L 9,46) Pourquoi ces intentions dans vos coeurs ? (L5,22) pour écouter la Voix du Seigneur.

J’insiste, non pas écouter seul mais ensemble, comme peuple, comme Eglise. Écoute Israël. Non pas écouter comme simple technique de communication mais comme mouvement qui transfigure et apaise à la fois nos Dedans. Comme ouverture qui illumine nos regards vers le Dehors jusqu’à voir Dieu dans l’autre. J’insiste, non pas aimer seulement à la verticale mais “entre nous”, s’aimer comme Dieu. Depuis que Jésus a pris chair, son visage laisse voir - à qui écoute - Dieu et Dieu dans les autres. Écouter pour voir dit une publicité de notre radio d’État. Ecouter pour voir qu’il n’y a pas de vie plus belle que d’aimer Dieu et son proche comme soi-même.

Une question honnête posée par un spécialiste de la loi qui cherchait à établir des priorités dans une législation qui comportait plus de 613 prescriptions. Une question qui, un peu avant sa mort, amène Jésus à nommer les deux axes de notre grandeur humaine : Écoute. Aime. Une loi, un commandement, non. Un événement de grâce. Un signe de notre appartenance à Jésus. Un chemin pour posséder la vie en abondance (Dt 30,15). Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? (1ère lecture)

Pour ceux et celles qui savent écouter, Jésus est cette porte d’entrée de nos repentirs (1ère lecture) Il est aussi est devenu pour nous, devant Pilate, une porte condamnée qui nous ouvre sur une vie en forme de ressuscité, sur une plénitude de vie.

À votre contemplation : aujourd’hui ne fermons pas notre coeur, mais écoutons la voix du Seigneur. Jésus offre une direction à nos vies, non un précepte. Écoute avec ton coeur, ton esprit, de toutes tes forces. Cela vaut mieux que toutes les offrandes et sacrifices. Une eucharistie pour entendre Jésus nous dire : tu n’es pas loin du royaume de Dieu. AMEN

Accueil :

Autour de nous, le “moi” est souvent ce qui est premier. Nous ne cessons de parler de nous-mêmes. Invitation ce matin à taire le moi qui parle pour laisser place au moi qui écoute. Le Dieu qui nous parle est si séduisant que se taire pour l’Écouter est un must, un commandement.



Père Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Ces jours-ci [de Carême] sont spécialement indiqués pour s’exercer à la charité. Ceux qui désirent célébrer la Pâque du Seigneur avec le corps et l’âme sanctifiés doivent s’efforcer pour obtenir, surtout, cette charité » (Saint Léon le Grand)

   « La foi c’est laisser de l’espace à cet amour de Dieu ; c’est laisser de l’espace au pouvoir, au pouvoir de Dieu, au pouvoir de celui qui m’aime, qui est amoureux de moi et désire se réjouir avec moi. C’est cela la foi. C’est cela croire : laisser de l’espace au Seigneur pour qu’Il vienne et me transforme » (François)

   « (…) L’apôtre S. Paul le rappelle : Celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi. En effet, le précepte : tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne tueras pas ; tu ne voleras pas ; tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en ces mots : tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la loi dans sa plénitude » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 2.196)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Sam 9 Mar 2024 - 12:46

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Samedi 09 Mars 2024
Samedi de la 3ème semaine de Carême.


L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de
Sainte Françoise Romaine, Pénitente romaine (+ 1440).


40 Saints Martyrs de Sébaste (+320).
Saint Grégoire de Nysse, Évêque de Nysse
(+ 394)
Saint Vital, Ermite, fondateur et abbé à
Armentum (+ 993)
Sainte Catherine de Bologne, Clarisse,
Mystique et artiste (1413-1463).
Saint Dominique Savio, Disciple de
Saint Jean Bosco (1842-1857).


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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Textes de la messe du jour

Livre d'Osée 6, 1-6… Psaume 51(50), 3-4.18-19.20-21ab… Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18, 9-14.:


*Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour : Parole de DIEU* : Homélie et vidéo de la Sainte Messe - Page 26 Pharpu10
« Le publicain était devenu un homme juste, plutôt que l’autre
Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »


Commentaire de ce jour.


Le pharisien et le publicain


        Deux hommes prient le même Seigneur, dans le même temple. Et pourtant quelle différence dans la connaissance du vrai Dieu, quelle différence d’authenticité dans la prière !

Pour le pharisien, la prière n’a qu’un pôle : le moi satisfait et sécurisé. Cet homme est, à ses yeux, le seul intact, le seul digne, l’artisan de sa propre perfection.

« Les autres » se laissent compromettre avec l’argent ; « les autres » connaissent des aventures avec la femme d’autrui ; « les autres » trempent dans des affaires injustes. D’autres encore, comme ce publicain, sont entrés dans le système fiscal de l’occupant, et leur métier leur salit les mains. Tandis que lui, le « séparé », l’homme à part, est demeuré inentamé, inattaquable. Mais il confond la paix du cœur et l’auto-justification. Pour lui la sainteté consiste à coïncider avec une image gratifiante de lui-même, à remplir les cases qu’il a lui-même tracées.

Il est le seul digne de l’amour de Dieu, ou du moins il a besoin d’être le seul à capter son estime. Il lui faut éliminer les autres pour se sentir aimé du Seigneur ; et dès lors l’autre n’est plus le frère, mais le coupable. Il n’a jamais su « être-avec » les autres devant Dieu, et pour se sentir vivre, il lui faut se percevoir comme en dehors de la destinée commune. L’insécurité n’a plus de sens pour lui : il a mis Dieu à son service, il l’a satellisé, à portée de son orgueil.

Désormais toute son assurance repose sur ses œuvres : ses comptes pour le Temple sont en règle, et, une fois la dîme versée, il se sent tranquille pour user de tout le reste comme bon lui semble. Par ailleurs ses jeûnes réguliers le rassurent sur la possession qu’il a de lui-même et le confirment dans son impression d’équilibre et de réussite.

Le plus étrange est que de tout cela il parvienne à faire une prière : « Je te rends grâces, Seigneur, d’être l’unique à tes yeux ; je te rends grâces de m’avoir élu pour être à part ; je te rends grâces de n’être pas comme le reste des hommes ; je te rends grâces de la lumière que tu me donnes sur moi-même et sur les autres. »

Non content d’introduire dans sa prière tous ses mépris, toutes ses agressivités, non content d’écraser les autres pour se pousser devant Dieu au premier rang, il va s’imaginer que Dieu l’aurait choisi en excluant les autres, comme si le cœur de Dieu était trop petit pour aimer aux dimensions du monde.

Le publicain, lui, ne vient pas au Temple pour trouver en Dieu un témoin de sa réussite, mais un confident de sa misère. Il se tient à distance, comme un homme qui n’aurait pas droit à l’amour de Dieu ; et pourtant il est venu car il sait que l’amour n’est pas une question de droit.

Il n’ose pas lever les yeux, de peur de rencontrer un regard qu’il ne saurait supporter, le regard de Dieu, chargé d’amour, mais d’un amour tellement immérité ! Il ne songe même pas à se comparer aux autres, car une première comparaison déjà l’a rendu humble, celle de sa vie lourde et lâche, fausse et mesquine, avec ce qu’il pressent de la bonté de Dieu.

Il a rejoint le sens du péché, qui ne consiste pas à nous imaginer criminel ni à nous charger de misères plus ou moins artificielles, mais à reconnaître humblement, avec une sorte d’évidence, combien le mensonge s’est installé dans nos vies, combien nous avons perdu la hâte du Royaume et combien peu nous savons aimer.

C’est alors que peut monter la vraie prière, celle qui traverse le dépit orgueilleux et exprime la vraie conversion, l’authentique retournement vers Dieu : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! »

Les années passent, les illusions tombent, le temps se fait court : seule cette prière de pauvre peut nous ouvrir le chemin de la paix, parce qu’elle nous situe devant Dieu dans notre vérité de créature, dans notre responsabilité de pécheurs, mais aussi dans la certitude de la victoire du Christ et dans l’espérance de ce qu’il nous prépare.

« Qui s’abaisse sera élevé » : c’est le Seigneur qui l’a promis,et c’est lui qui le fera. Il saura restaurer dans son amour et élever tout près de lui, sur la même croix et dans la même gloire, ceux qui pour lui se seront abaissés dans l’humilité, la douceur et le service.

C’est notre espérance, et ce sera son œuvre : « Qui se libérera de ses basses manières si Toi-même ne viens l’élever jusqu’à Toi en pureté d’amour ? Comment s’élèvera jusqu’à Toi, notre Père, l’homme venu d’en bas, si tu ne le secours de Ta main qui l’a fait ? » (St Jean de la Croix, prière de l’âme embrasée d’amour).



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Je m’illumine d’intensité.    


Il est beau, écrivait le pape François dans visage de miséricorde, que la prière quotidienne de l’Église commence avec ces paroles : mon Dieu, viens me délivrer ; Seigneur, viens vite à mon secours (Ps 69, 2). Nous devons d’abord sortir de nous-mêmes, écrit Benoit XV1 dans son livre sur Jésus-Christ, et nous ouvrir à Dieu, car rien ne peut être juste si nous ne nous tenons pas vis-à-vis de Dieu dans un ordre juste. Et ici chacune de vos journées s’ouvre sur un appel à sortir totalement de toi-même pour Dieu, et Dieu sortira totalement de lui-même pour toi (Maître Eckhart).

Nos deux priants sont loin de se tenir dans une telle attitude. Ils sont, par différents chemins, très occupés d’eux-mêmes. L’un s’auto canonise. L’autre s’auto détruit. Les deux pratiquent la religion du moi. Pas facile dans nos moments de prière de cesser de se préoccuper de soi-même !

Nos deux priants ne sont pas en état d’adoration. Ils ne savent pas s’exclamer, dans les mots du poète Giuseppe Ungaretti contemplant un matin le lever du soleil au bord de la mer, je m’illumine d’immensité. Se laisser éblouir d’infini, se laisser immerger dans l’abime infini de Dieu (Angèle de Foligno), c’est l’attitude première de tous priants. Qui ne comprend pas cela est sourd, qui ne voit pas cela est aveugle, précise le grand Bonaventure.

Prier est une sorte de naufrage dans l’océan infini de Dieu. C’est cesser de vagabonder d’une idée à l’autre pour devenir un hymne de silence. Je ne vous demande pas de penser beaucoup, mais de le regarder (Thérèse d’Avila). Regarde-le jusqu’à lui devenir semblable (Claire d’Assise).

Edith Stein a bien délimité le sens de cette adoration éblouissement quand elle écrit : celui qui recherche le Seigneur dans sa Maison ne voudra plus l’entretenir uniquement de lui-même et de ses affaires. Il commencera à s’intéresser aux affaires du Seigneur. C’est une chose très étrange, dit Thérèse d’Avila à ses filles, qu’en présence de quelqu’un de noble, de grande importance que de ne vouloir que parler de soi. Dans sa maison, nous occuper que de Lui. C’est la plus belle définition de la prière adoration. C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras.

Une femme toute simple nous offre son chemin, découvert après sa mort dans son journal spirituel : c’est quand je n’existe plus, que j’existe[1]. Nos deux priants dans le temple ne sont pas de cet avis. Même dans sa maison, nous sommes prisonniers d’une culture qui nous fait nous regarder et nous occuper que de soi. Même dans sa maison, nous cherchons à devenir celui de plus que moi je m’efforce d’être (Gilles Vigneault). Entrer dans sa maison dit Augustin, c’est sortir de soi.

Prier, rentrer en soi, n’est pas une obligation. C’est plutôt un privilège, un moment de grâce, pour s’élever au-dessus de soi. Dieu n’a pas besoin d’être adoré, d’être prié. Nous avons besoin de ce temps pour respirer de l’air pur, non vicié par notre moi. Une préface dit : tu n’as pas besoin de notre louange, et pourtant, c’est toi qui nous inspires de te rendre grâce. Nos chants n’ajoutent rien à ce que tu es, mais ils nous rapprochent de toi, par le Christ, notre Seigneur.

Interrogé par le curé d’Ars sur ce qu’il faisait dans l’église, un paysan lui répond : monsieur le curé, je ne lui dis rien, je l’avise et il m’avise. Je le regarde et il me regarde. Admirable échange de regards que nos deux priants ignorent. Tous nous avons ce besoin fondamental de revenir chez soi, d’entrer chez soi, de lâcher prise, de prendre une pause, de se reposer de penser. Je n’arrive pas à dormir tant je pense tout le temps. La prière adoration est un chemin pour porter attention à quelqu’un d’autre que soi. Être attentif à Dieu sans cacher ses imperfections, sans se faire sage par soi-même, c’est reposant. Ça illumine d’intensité.

À mi-carême, pouvons-nous dire que nous sommes retournés au Seigneur qui nous guérit et nous soigne (1er lecture) ? Que nous sommes passés de nous-mêmes à Dieu ? Ce retour au Seigneur, connaître le Seigneur, n’est pas nécessairement automatique. La lecture parle de deux jours d'attente, puis du troisième jour pour se relever et entreprendre un nouveau chemin.

Donnons à Dieu la joie de nous contempler dans le temple de nos cœurs et lui nous donnera la joie de nous savoir avec Lui dans le temple de son cœur. AMEN.



[1] Schmitz-Rouly Jeanne, journal spirituel, le bonheur d’aimer Dieu,  Ed Carmel, 2004, p.23


Père Gérard Chaput
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Autre commentaire de ce jour.


«C'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste»


Aujourd'hui, le Christ nous présente deux hommes qui, pour un observateur "ordinaire" pourraient sembler presque identiques, car ils se trouvent au même endroit et font la même chose: tous les deux sont «montés au temple pour prier» (Lc 18,10). Mais au-delà des apparences, au plus profond de leur conscience personnelle, les deux hommes diffèrent radicalement: l'un, le pharisien, a la conscience tranquille, alors que l'autre, le publicain —collecteur d'impôts— est inquiet car il ressent de la culpabilité.

Aujourd'hui, nous avons tendance à considérer les sentiments de culpabilité —le remords— comme quelque chose qui se rapproche d'une aberration psychologique. Cependant, le sentiment de culpabilité permet au publicain de ressortir du Temple réconforté, car «lorsque cet homme est redescendu à sa maison il était devenu juste alors que l'autre non» (Lc 18,14). «Ce sentiment de culpabilité» a écrit Benoît XVI quand il était encore le Cardinal Ratzinger ("Conscience et vérité") «trouble la fausse tranquillité de la conscience et on peut l'appeler "protestation de la conscience" contre mon existence faite d'auto-satisfaction. Il est aussi nécessaire pour l'homme que la douleur physique, qui signifie une altération du fonctionnement normal du corps».

Jésus ne nous incite pas à penser que le pharisien ne dit pas la vérité quand il affirme qu'il n'est pas un rapace, qu'il n'est ni injuste ni adultère et qu'il jeûne et donne de l'argent au Temple (cf. Lc 18,11); ni que le collecteur d'impôts délire en se considérant comme un pécheur. Ce n'est pas la question. C'est plutôt que «le pharisien ne se rend plus compte que lui aussi est coupable. Sa conscience est complètement nette. Mais le "silence de la conscience" le rend impénétrable vis-à-vis de Dieu et des hommes, alors que le "cri de la conscience" qui inquiète le publicain le rend capable de sentiments de vérité et d'amour. Jésus peut troubler les pécheurs!» (Benoît XVI).



Fr. Gavan JENNINGS (Dublín, Irlande)
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Le cœur est ce qui doit être brisé. Et n’aie pas peur de perdre ton cœur en le brisant, car le psaume dit aussi : Dieu, crée en moi un cœur pur. Pour que ce cœur pur soit créé, il faut que le cœur impur soit avant brisé » (Saint Augustin)

   « Nous sommes toujours prêts à passer pour des innocents. Mais ce n’est pas ainsi que vous avancez dans la vie chrétienne… Avant et après la confession, dans ta vie, dans ta prière, es-tu capable de t’accuser? Ou est-ce qu’il t’est plus facile d’accuser les autres ? » (François)

   « Sans être strictement nécessaire, la confession des fautes quotidiennes (péchés véniels), est néanmoins vivement recommandée par l’Eglise. En effet, la confession régulière de nos péchés véniels nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l’Esprit. En recevant plus fréquemment par ce sacrement, le don de la miséricorde du Père, nous sommes poussés à être miséricordieux comme lui » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.458)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Dim 10 Mar 2024 - 11:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
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« Réjouis-toi, Jérusalem ; vous tous qui l’aimez,
rassemblez-vous. Jubilez de sa joie, vous qui
étiez dans la tristesse ; alors vous exulterez,
vous serez rassasiés de consolation »
 

Antienne d'ouverture du dimanche de Laetare (​cf. Is 66, 10-11)


Eucharistie du Dimanche 10 Mars 2024
Quatrième Dimanche de Carême, de Laetare, Année B.


Saint Vivien, Soldat romain, martyr
en Cappadoce (+ 320)
Saint Macaire de Jérusalem, Patriarche
de Jérusalem (+ 334)
Saint Simplice, Pape (47e) de 468 à 483 (+ 483)
Saint Jean Ogilvie, Jésuite écossais,
martyr (+ 1615)
Saints Pierre Ch'oe Hyong et Jean-Baptiste
Chon Chang-un, Martyrs en Corée (+ 1866)
Sainte Marie-Eugénie Milleret, Fondatrice
des Religieuses de l'Assomption (+ 1898)
Saint Matthieu Del Castillo, Saint mexicain
canonisé par Jean Paul II (+ 1928)
Bienheureux Jean-Joseph Lataste, Dominicain
et Fondateur des Sœurs Dominicaines de
Béthanie (1832 -1869).
Vénérable Maria Antonia de Jesus, Mystique
espagnole (+ 1760)


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Textes de la messe du jour

Deuxième livre des Chroniques 36, 14-16.19-23… Psaume 137(136), 1-2.3.4-5.6… Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2, 4-10… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3, 14-21.:


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« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé »


Commentaire de ce jour.


Venir à la lumière


Le dimanche que nous célébrons marque une étape dans le Carême. A partir de demain les évangiles des messes de semaine seront pris dans l’évangile selon st Jean, dans l’ordre des chapitres. Seuls quelques miracles seront rapportés, et les paroles de Jésus tiendront beaucoup plus de place. Aux juifs qui l’interrogent sur son identité, Jésus répond en affirmant de multiples manières la relation unique et mystérieuse qui l’unit à son Père et en demandant à ses interlocuteurs qu’ils lui fassent confiance et croient en sa parole. La toile de fond de ces dialogues, qui sont des dialogues de sourds, est celle de la mort de Jésus.

Jésus nomme trois intervenants, lui-même sous le titre de « Fils de l’homme », ou de « Fils », le Père, son Père, enfin le monde, les hommes appelés à croire en lui, nous-mêmes. En quelques phrases, la première partie de l’évangile de ce jour récapitule et annonce les discours de Jésus. « Comme le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, en signe de guérison pour ceux qui croiraient en la parole de Moïse, il faut que le Fils de l’homme soit élevé ». Nous savons qu’il s’agit de l’élévation de Jésus sur la croix. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que tout homme qui croit obtienne la vie éternelle, et que le monde soit sauvé ». Les mots forts ici employés sont familiers à la plupart d’entre nous ainsi que les vérités fondamentales qui sont énoncées. Nous le croyons globalement : Dieu nous aime, il a manifesté son amour par l’envoi de son Fils parmi nous pour que par la foi en lui nous obtenions la vie éternelle et soyons sauvés. Et nous savons que cette vie éternelle ne désigne pas seulement quelque chose que nous vivrons après la mort. Elle est la participation à la vie de Dieu qui nous est donnée dès maintenant par la foi en Jésus mort et ressuscité pour nous. Tout cela nous le connaissons et nous y croyons.

Comment alors échapper, en entendant cet évangile, à l’impression du déjà vu et connu, et à l’usure de la répétition ? Comment accueillir ces paroles de Jésus comme des paroles vivantes qui, même si elles ont été maintes fois entendues, ont le parfum du nouveau, comme les paroles d’un amour toujours neuf ? A cette question on peut répondre de bien des manières, à commencer par un appel à avoir l’esprit et le cœur éveillés et ouverts.

Le début de l’évangile de la rencontre avec Nicodème, non reproduit dans le texte de ce jour, nous indique toutefois une ligne fondamentale. Nicodème est un pharisien, un homme qui connait très bien la Loi de Moïse et s’applique à la mettre en pratique. C’est un homme d’expérience, un notable qui fait partie du gouvernement du Sanhédrin. Il est venu trouver Jésus de nuit, sans doute a-t-il peur de ses collègues qui n’ont guère de sympathie pour Jésus, mais lui en a. Dans un esprit d’ouverture il engage la conversation : « Maitre, nous savons que tu es un maitre qui vient de la part de Dieu, car personne ne peut faire les signes que tu fais si Dieu n’est pas avec lui  ». Mais Jésus a répondu solennellement comme s’il ne tenait aucun compte de ce que Nicodème venait de dire : « En vérité, je te le dis, nul s’il ne nait de l’eau et de l’Esprit ne peut entrer dans le Royaume. Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit ». Et à la dernière question de Nicodème « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus a simplement répondu : « Tu es maitre en Israël et tu ne connais pas ces choses.  » Que pouvons comprendre à travers cet échange ?

La bonne volonté d’un homme comme celle de Nicodème, son expérience de la vie, le savoir qu’il possède des vérités de la religion, tout son acquis humain, si bon et important soit-il, reste court, radicalement insuffisant pour entrer dans la communion de vie avec Dieu, symbolisée par le Royaume de Dieu. Tout cet acquis peut même être un obstacle si nous pensons qu’il est suffisant et si nous mettons notre confiance en cet avoir au lieu de la mettre en Jésus-Christ. Ce qui revient à se faire petit comme un enfant, à renaitre à une vie nouvelle donnée gratuitement par la foi et le baptême. Il s’agit de faire confiance à Quelqu’un, à Jésus, à travers ses actes et ses paroles que nous ne comprenons pas totalement. Cela demande de lâcher nos sécurités humaines et de ne pas nous laisser arrêter par nos peurs d’un avenir où il nous serait trop demandé à notre goût et où nous perdrions les commandes de notre vie. C’est alors que se déploie la lumière «  Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que tout homme qui croit obtienne la vie, la vie éternelle  ».

Voilà qui nous permet d’entrevoir la signification de la suite des paroles de Jésus qui sont difficiles à entendre. « Celui qui croit échappe au jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé du fait qu’il n’a pas voulu croire. Et le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière ». Pourquoi refuserions-nous la lumière ? De quoi avons-nous peur ? « Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ». Nous avons tous peur d’être vus comme mauvais et coupables. Nous ne voulons pas que les autres découvrent les zones d’ombre qui sont en nous. Nous les cachons derrière de bonnes apparences. Nous ne voulons pas que nos mauvaises actions soient mises en lumière parce que nous avons peur d’être rejetés, avec toutes nos faiblesses et nos limites. Nous ne pouvons accepter notre pauvreté et notre vulnérabilité que lorsque nous nous savons aimés tels que nous sommes. Quand nous comprenons que nous n’avons pas besoin d’être intelligents, forts et savants, alors nous pouvons vivre dans la vérité, venir à la lumière et nous laisser conduire par l’Esprit de Dieu sur le chemin de la vie avec Dieu. Nous sommes délivrés de la peur. « Celui qui fait la vérité vient à la lumière afin que soit manifesté que ses œuvres sont faites en Dieu. »

Carême, chemin pour renouveler notre foi, pour choisir de croire plus profondément à l’amour de Dieu offert en Jésus-Christ. Chemin d’humilité pour reconnaitre nos peurs et les offrir au Seigneur. Chemin à parcourir en Église, avec les chrétiens du monde entier, en nous ouvrant à la joie de l’Esprit Saint qui habite notre cœur.



fr. Dominique Sterckx, ocd (Couvent de Paris)
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Autre commentaire de ce jour.


Ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en Lui tout
homme qui croit ait la Vie éternelle.


Le récit de la rencontre de Jésus avec Nicodème suit immédiatement celui de l'expulsion des vendeurs du Temple, que nous avons médité Dimanche dernier.
Par cette action prophétique, Jésus s’était opposé ouvertement au parti des grands prêtres et autres notables appartenant au parti des Sadducéens.
Ceux-ci gouvernaient le Temple de Jérusalem et la Vie Religieuse du peuple, mais la légitimité de leur pouvoir était contestée par les Pharisiens.
Il n’est dès lors pas impossible que la démarche de Nicodème ait une dimension « politique » : peut-être venait-il suggérer à ce Maître de plus en plus populaire, de se rallier à la cause de son parti dont il semblait épouser les positions.
Pour les pharisiens en effet, ce ne sont pas les sacrifices du Temple, mais l’observance de la Loi qui conduit au Salut.
Voilà pourquoi Nicodème annonce en préambule : « L’acte prophétique que tu as posé dans le Temple, nous a confirmé dans notre opinion : “tu es un maître qui vient de la part de Dieu ».

Certes la remarque est pertinente ; cependant Nicodème doit encore découvrir que Jésus n’est pas un commentateur particulièrement inspiré de la Loi ancienne, mais qu’il vient instaurer la Loi nouvelle de L’Esprit.
Contrairement aux pharisiens, Notre-Seigneur ne promet pas le Salut au prix d’une observance scrupuleuse des préceptes ; mais il invite tous ceux qui croient en Lui, à accueillir gratuitement la Vie nouvelle qu’il leur offre de la part du Père : « c’est par grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre Foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (2nd lect.).
Car « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a envoyé Son Fils unique dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé » (Ibid.).

La Loi nous condamne en dénonçant notre péché ; la Foi nous sauve en nous incorporant en celui qui non seulement accomplit parfaitement la Loi d’Amour dans tous ses faits et gestes, mais qui offre également dans le Temple de son Corps et en notre nom, le sacrifice parfait qui nous rétablit dans l’Alliance.
En Son Fils Jésus-Christ, Dieu a ouvert devant nous une voie nous permettant d’« échapper au jugement » ; à condition bien sûr que nous fixions nos yeux avec Amour et reconnaissance sur celui qui accepta d’être « élevé » sur la Croix « afin que tout homme qui croit, obtienne par lui la Vie éternelle ».

Voilà pourquoi l’Église nous invite à nous réjouir au cœur même de ce Carême, en ce Dimanche dit du « laetare » - d’après la première parole de l’antienne d’ouverture : « Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez à cause d’elle, vous tous qui l’aimez ! Avec elle, soyez pleins d’allégresse, vous tous qui portiez son deuil ! Ainsi vous serez nourris et rassasiés de l’abondance de sa Joie » (Is 66, 10-11).
La justice de la Foi ne nous est cependant pas simplement imputée : la justification est une nouvelle création en Jésus-Christ ; elle est participation à la Vie Divine dans L’Esprit, et devrait dès lors se manifester en des œuvres qui sont reconnaissables comme « des œuvres de Dieu ».
Croire ne saurait se limiter à une attitude passive : il s’agit de choisir concrètement le camp de la Lumière - ce qui implique de nous arracher à « nos œuvres mauvaises » pour adhérer au Christ.
C’est donc à un exode que nous sommes conviés : en Son Fils, « Le Seigneur, Le Dieu du Ciel » (1ère lect.) est intervenu avec puissance dans le cours de l’histoire ; nous tous qui faisons partie de son peuple, il nous convoque à Jérusalem (cf. 1ère lect.) pour y rebâtir la ville sainte sur la Pierre angulaire : Le Christ Jésus Notre-Seigneur.

Si par le passé nous avons « multiplié les infidélités en imitant toutes les pratiques sacrilèges des nations païennes » (Ibid.), aujourd’hui il ne doit plus en être ainsi : « Nous qui étions morts par suite de nos fautes, Dieu dans sa Miséricorde nous a fait revivre avec Le Christ ; il nous a recréés en Lui, pour que nos actes soient conformes à la voie qu’il a tracée pour nous et que nous devons suivre » (2nd lect.), « afin que nos œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu ».
Il nous faut donc apprendre à vivre dans la mémoire continuelle de Dieu, de ce qu’il a fait pour nous en Son Christ.
Dieu est Maître de l’histoire : il peut tout faire concourir au bien de ceux qui l’aiment et se confient à Lui.
Tout comme il s’est servi du roi païen Cyrus pour ramener son peuple sur sa Terre afin qu’il lui bâtisse un Temple, ainsi pourra-t-il tirer profit de tous les événements de notre vie, y compris de notre péché, pour nous attirer jusqu’à Lui.

A travers l’image du Serpent de bronze, l’Évangile de ce jour nous apprend en effet que loin d’être un obstacle à l’action de Dieu, le péché est tout au contraire l'endroit décisif où le don de Dieu se communique dans toute sa plénitude.
A condition que nous acceptions d’exposer notre péché au grand jour de la Miséricorde, au lieu de le cacher dans les retranchements de notre conscience enténébrée.
C’est en levant les yeux vers Le Christ élevé en Croix, que nous pouvons voir notre péché dans la lumière de la Miséricorde Divine et que nous pouvons pressentir le sens du verset de l’Exultet que nous chanterons dans la nuit pascale :
« Heureuse faute qui nous valut un tel Rédempteur ! » - comprenons : heureuse faute qui nous valut la révélation de l’infinie Miséricorde de Dieu à notre égard.
Comment ne pas nous émerveiller devant un tel Amour, qui dans un seul et même élan, pardonne, recrée et donne part à sa propre Vie : « à cause du grand Amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec Le Christ ; avec Lui il nous a ressuscités ; avec Lui il nous a fait régner aux Cieux, dans Le Christ Jésus » (2nd lect.).
Telle est « la richesse infinie de sa Grâce » par laquelle Le Père a voulu que nous, pécheurs, devenions bien réellement ses enfants, rassemblés par Son Fils unique pour partager dans L’Esprit, un même Amour et une même Vie.

« Seigneur apprends-nous à vivre de la mémoire de tes bienfaits. Puissions-nous ne jamais oublier le don que tu nous fais en Ton Fils Jésus-Christ, et laisser la Grâce Divine dont nous sommes héritiers, produire en abondance son fruit de Justice, de Paix et de Joie :
“Je veux que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n’élève ton Nom au sommet de ma Joie” (Ps 136). »



Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
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Autre commentaire de ce jour.


Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils unique


Il existe dans l’histoire des moments de hautes valeurs religieuses et humaines. La rencontre de Jésus avec Nicodème est l’un de ces moments. Le Christ révèle au pharisien en recherche de vérité que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que celui qui croît en lui ne meure pas mais ait la vie éternelle ».

Dieu aime notre monde, il nous aime malgré nos violences, nos injustices, nos faiblesses et nos péchés. « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

L’humanité est malade et sous l’emprise des forces du mal et de la mort : guerres, destruction, violence.  Mais il existe une autre force, une force de vie qui unit au lieu de diviser, apaise au lieu d’angoisser, guérit au lieu de blesser. Cette force nous invite à plus de justice, de paix et de fraternité.

« Dieu a tant aimé le monde ». Ces quelques paroles expriment tout le message chrétien de la rédemption. Paul Claudel écrivait : « Nous ne sommes pas chrétiens parce que nous aimons Dieu mais parce que nous croyons que Dieu nous aime ».

Nous savons que nous ne pouvons nous en sortir seuls et plus nous vieillissons, plus cette vérité devient évidente. Je ne sais si vous avez déjà vu dans un film où une personne essaie, de ses propres forces, de se  sortir des sables mouvants. Plus elle se débat, plus les sables l’attirent vers le gouffre. Seule une main extérieure, peut l’aider à s’en sortir. Nous vivons tous dans des sables mouvants et la main de Dieu est notre seule perche de secours.

Albert Camus, dans son célèbre roman La peste décrit l’état misérable et fatal de l’être humain.  Il utilise la peste comme métaphore pour indiquer le mal qui se cache en nous : « Je sais... que chacun de nous la porte en son coeur cette peste et que personne, non personne n’est immunisé. » Dans les Écritures, Dieu est souvent présenté comme le « médecin » qui peut nous guérir de cette maladie mortelle.

De nos jours, nombreux sont ceux qui ressentent une sorte de pessimisme vis-à-vis le mal dans notre univers : « le monde est pourri... il n’y a rien à y faire : violences, prises d’otage, égoïsmes collectifs, fraudes gigantesques, dépravation morale, drogue, guerres »... Nous avons parfois l’impression que le monde traverse une époque glaciale où manque la chaleur de l’amour. Mais l’amour de Dieu est toujours présent dans ce froid hivernal.

Grâce à son fils et à l’Esprit Saint, le Père veut redonner à notre monde une vie nouvelle, nous permettre de passer des ténèbres à la lumière, du péché à la grâce, de la haine à l’amour, de l’incrédulité à la foi, du découragement à l’espérance, de la mort à la vie.

Nicodème qui rencontre le Seigneur pendant la nuit est un chercheur de Dieu. Étant membre du Sanhédrin, il défendra Jésus lors du procès du vendredi saint et, après la mise à mort sur la croix, il l’ensevelira dans une tombe toute neuve. Ce chercheur de la lumière dans la nuit de ses peurs et de ses doutes, a pressenti une lueur d’espoir en Jésus.

Chaque dimanche la communauté chrétienne se rassemble pour se rappeler le projet de Dieu. Chaque dimanche, Dieu nous invite à accepter son amour, à agir comme lui pour donner à notre monde plus de joie, de paix et d’amour. Être disciple du Christ, c’est essayer de marcher derrière lui, de suivre son exemple, d’agir comme il l’a fait lui-même. Saint Paul disait aux Éphésiens « Montrez-vous bons et compatissants les uns envers les autres, vous pardonnant mutuellement, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ ».

Le message du Carême est un message d’espérance : notre vie n’est pas un voyage sans but  et sans espoir. Notre vie n’est pas une «passion inutile», comme l’affirmait Jean-Paul Sartre. Autour du pain et de la parole de Dieu, nous nous rassemblons chaque dimanche pour célébrer notre espérance chrétienne : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que celui qui croît en lui ne meure pas mais qu’il ait la vie éternelle »



Yvon-Michel Allard, s.v.d., directeur du
Centre biblique des Missionnaires du Verbe Divin,
Granby, QC, Canada.

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Selon les paroles adressées à Nicodème, Dieu donne son Fils au "monde" pour délivrer l’homme du mal, qui porte en lui la perspective définitive et absolue de la souffrance. Cette libération doit être réalisée par le Fils unique avec sa propre souffrance. Et en elle se manifeste l’amour infini, l’amour qui sauve » (Saint Jean Paul II)

   « Ressentons au fond de nous que Dieu nous aime vraiment. Voilà la plus simple expression qui résume tout l’Evangile : Dieu nous aime d’un amour gratuit et sans mesure » (François)

   « L’amour de Dieu pour Israël est comparé à l’amour d’un père pour son fils. Cet amour est plus fort que l’amour d’une mère pour ses enfants. Dieu aime son Peuple plus qu’un époux sa bien-aimée ; cet amour sera vainqueur » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 219)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Lun 11 Mar 2024 - 15:56

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Lundi 11 Mars 2024
Lundi de la 4ème semaine de Carême.


Saint Sophrone, Patriarche de Jérusalem (+ 639).
Saint Euloge, Archevêque de Cordoue, Martyr (+ 859).
Bienheureux Jean Kearney
Franciscain martyr en Irlande (+ 1653)
Vénérable Concetta Bertoli, Laïque
italienne Tertiaire Franciscaine (+ 1956).
Vénérable Claudia Russo, Religieuse
italienne, Fondatrice de l'Institut des
'Pauvres Filles de la Visitation de Marie'
(+ 1964).


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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(h tt p s : // nominis . cef . fr)



Textes de la messe du jour

Livre d'Isaïe 65,17-21… Psaume 30(29),2a.3-4.5-6.9.12a.13cd… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4,43-54.:


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« Va, ton fils est vivant » (Jn 4, 43-54)


Commentaire de ce jour.


"Ton fils vit !"


        Puissance de la parole de Dieu !

  Dieu dit: "Je vais créer des cieux nouveaux et une terre nouvelle!", et en Jésus-Christ il jette les bases du monde nouveau. Jésus dit: " Va, ton fils vit !", et à l'heure même le miracle se réalise.
  Mais même lorsque Dieu agit avec puissance, il laisse toujours un espace pour notre foi. Nous savons que Dieu déjà crée du nouveau dans l'aujourd'hui de l'Église qui est le Corps du Christ; et pourtant l'Église de Jésus ne cesse de connaître l'épreuve.
  De même, lorsque Jésus a dit au fonctionnaire royal: "Ton fils vit", non seulement cet homme n'avait pas l'é­vi­dence du miracle, mais il n'avait aucun moyen de le vérifier à distance.
  "Ton fils vit", a dit Jésus; et cela suffit pour ce père venu de loin : "L'homme crut à la parole que Jésus avait dite, et se mit en route". Et c'est seulement le lendemain, en redescendant vers Capharnaüm après une longue marche, qu'il a appris la bonne nouvelle : la fièvre avait quitté l'enfant à l'heure même où Jésus parlait !
  Pour Dieu créateur, pour Jésus rédempteur, la parole suffit: la parole créée et recrée. Le Père comme le Fils aiment être crus sur parole, car c'est alors que notre foi leur rend gloire.

       Relisons les promesses que Dieu adresse à son peuple par le prophète Isaïe:
  - Dieu promet la nouveauté, une nouveauté telle, pour chaque famille et chaque communauté, "que le passé ne remontera plus au cœur", ni comme amertume, ni comme remords, ni comme menace.
  - De plus Jérusalem et son peuple reçoivent deux noms nouveaux: "joie" et "allégresse", et c'est le programme d'un bonheur partagé par Dieu et par le peuple de l'Alliance. Car Dieu dit: "Je me réjouirai de Jérusalem; je serai joyeux de mon peuple"; mais il ajoute: "Que l'on se réjouisse de siècle en siècle de ce que je vais créer: on n'entendra plus désormais le bruit des larmes et des cris".
  - Puis Dieu donne encore deux autres signes de sa bénédiction: la vie sera longue, et efficace de bout en bout. Chaque homme fera tout son temps sur terre et profitera de ce qu'il aura bâti ou planté: "La durée de mon peuple sera telle que la durée des arbres, et mes élus useront ce que leurs mains auront fabriqué ".
  - Mais surtout Dieu mettra sa joie à devancer les désirs de tous les siens: "Avant même qu'ils appellent, je leur répondrai; ils parleront encore qu'ils seront déjà exaucés".

    Où en sont, direz-vous, les promesses de Dieu ?
    Où est la nouveauté durable ?
    Où est le renouvellement de la communauté ?
    Où est le bonheur partagé avec Dieu ?
    Où sont les perspectives de durée, les signes d'une existence dense et féconde pour l'Église?
Tout cela, nous l'avons, nous le tenons, mais c'est de nuit, c'est enclos dans la parole de Dieu. Jésus, qui nous prend tous dans son pardon, le redit à chacun, à chacune, aujourd'hui:
"Va ! Ton fils vit !
Va ! Je fais vivre tous ceux que tu portes en ton cœur,  tous ceux que je t'ai donnés à aimer".

À nous de croire à la parole de Jésus, et de nous mettre en route.
Mais croyons-nous à la puissance de Dieu ? Est-ce vraiment en Dieu que nous espérons? On obtient de lui tout autant qu'on espère, et Dieu aime que notre confiance en lui soit humainement folle; il aime remplir des mains vraiment vides, des mains qui ont tout lâché pour recevoir ses dons.

Dieu n'a pas besoin de nous pour accomplir ses merveilles, mais il nous veut "tout éveillés dans notre foi" pour appeler, recevoir et chanter les merveilles qu'il nous destine.
La force qui manque à chacun/e, la joie partagée dont rêve la communauté, demandons-les à Dieu.
Il est Père, il est proche.
Nous parlerons encore que déjà nous serons exaucés.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Je vais aller chez toi


Avouons-le, nous avons développé avec un art exquis depuis des décennies – et la théologie a martelé cela avec grande efficacité – le sentiment de notre indignité. Ce sentiment persiste. La liturgie nourrit ce sentiment au moment de la communion : Je ne suis pas digne. Pourtant, l’Évangile est traversé par cet empressement de Jésus, Fils de Dieu, à nous donner de la dignité en s’invitant chez nous. Je vais aller chez toi, dit-il au Centurion dans Matthieu (5, 1-13).  Jésus nous trouve digne de lui. Cela devrait nous remonter le moral.

En vous regardant comme « mes saintetés », je m’inscris dans ce mouvement de fond qui traverse l’Évangile. Alors qu’autour de nous, la « tendance mode » est d’orienter nos regards vers la violence, les scènes de désolation, de tuerie, à regarder ce qui est indigne, l’Évangile dirige nos regards vers l’admirable qui est enfoui dans les cœurs. La Parole de Dieu -nous sommes des convoqués à la Parole - projette sur nous un regard contemplatif alors que nous privilégions un regard de minimisation de notre grandeur aux yeux de Dieu.

Cette page du fonctionnaire royal devrait nous émerveiller, nous sortir de nos enfermements sur notre indignité. Le fonctionnaire royal avait tout pour ne pas être regardé, écouté par Jésus. Il était l’un de ces grands de ce monde qui commandait en maître et qui ne se croyait en rien obligé d’aider, d’aimer ses serviteurs. Comme tous les grands de ce monde, il faut soupçonner qu’il croyait ses serviteurs inférieurs et qu’ils étaient là pour le servir. Comme les grands de ce monde, il partageait avec eux le minimum qui leur était nécessaire pour vivre. Bref, ce fonctionnaire royal n’avait rien soit pour attirer le regard de Jésus.

Et voilà que Jésus lui porte attention parce qu’il a percé la beauté de sa foi, de sa confiance qui dormait au fond de lui-même. Et cette beauté-là plus que son comportement de « Grand » de ce monde, a attiré Jésus.  Dans les profondeurs de vos personnes et j’espère durant cette retraite réussir là où jusqu’à ce jour j’ai plutôt mal réussi – vous convaincre que se cachent des cœurs de sainteté. Cette page ouverture de notre retraite est revalorisation de notre dignité : je vais aller chez toi.

Dieu est sorti pour nous éviter de nous apitoyer sur le passé (1re lecture).  Il est sortirencontrer Adam non pour le condamner, mais pour lui redonner accès à toute sa dignité par un autre chemin que celui de se prendre pour un autre. C’est ça la faute d’Adam. Adam désirait être semblable à Dieu par orgueil alors que nous le sommes par nature, par grâce.  Dieu est sorti pour inviter Adam à découvrir que le chemin le plus infaillible pour retrouver toute sa dignité n’est pas de s’auto-regarder, mais de Le regarder jusqu’à se confier entre ses mains comme l’a fait ce fonctionnaire royal.

Ce fonctionnaire royal s’ouvrant avec confiance, c’est chacune de nous entrant en retraite. S’en remettre avec confiance entre les mains de Jésus et Marie. Pas si facile que cela à l’heure des grands scandales financiers qui ont conduit des petits épargnants à perdre tous leurs avoirs simplement parce qu’ils ont fait confiance. Pas si facile quand nous aussi nous faisons partie de « grands » de ce monde si nous considérons le pouvoir que nous avons sur les autres.

Entendons Jésus nous dire, dès les premières heures de notre retraite : Je vais aller chez toi. Dieu ne s’invite pas chez nous en regard de nos laideurs ou indignités, mais simplement parce que c’est sa nature même d’agir ainsi, dit le Starets Silouane. Dieu ne regarde pas comme nous. Si notre cœur semble ne voir que le « pas beau », le moins que beau en nous, le regard de Dieu, lui, perce à chaque instant le mystère de notre beauté originelle.

Le regard de Dieu est de créer un ciel nouveau, une terre nouvelle, une Jérusalem de joie, un peuple d’allégresse (première lecture). Ce Dieu qui a tant aimé le monde comme l’exprimait l’Évangile hier se pourrait-il qu’à nous aussi, il ne puisse nous refuser cette grâce, parce que notre prière est celle du publicain — de fermer toutes les portes sur l’extérieur pour vivre intensément ces heures de retraite en Lui, avec Lui.  AMEN



Père Gérard Chaput
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Autre commentaire de ce jour.


foi, persévérance et… courage


Foi, persévérance et courage sont les trois conditions nécessaires d’une « vraie prière », a affirmé le pape François. « Bien souvent, a-t-il regretté, la prière est seulement orale, avec la bouche, mais elle ne vient pas de la foi du coeur ; ou c’est une foi faible ». Et il a invité à la vigilance : «Soyons attentifs dans la prière : ne tombons pas dans l’habitude sans prendre conscience que le Seigneur est là, que je suis en train de parler avec le Seigneur et qu’il est capable de résoudre le problème ».


Aujourd'hui, le Christ nous présente deux hommes qui, pour un observateur "ordinaire" pourraient sembler presque identiques, car ils se trouvent au même endroit et font la même chose: tous les deux sont «montés au temple pour prier» (Lc 18,10). Mais au-delà des apparences, au plus profond de leur conscience personnelle, les deux hommes diffèrent radicalement: l'un, le pharisien, a la conscience tranquille, alors que l'autre, le publicain —collecteur d'impôts— est inquiet car il ressent de la culpabilité.

Aujourd'hui, nous avons tendance à considérer les sentiments de culpabilité —le remords— comme quelque chose qui se rapproche d'une aberration psychologique. Cependant, le sentiment de culpabilité permet au publicain de ressortir du Temple réconforté, car «lorsque cet homme est redescendu à sa maison il était devenu juste alors que l'autre non» (Lc 18,14). «Ce sentiment de culpabilité» a écrit Benoît XVI quand il était encore le Cardinal Ratzinger ("Conscience et vérité") «trouble la fausse tranquillité de la conscience et on peut l'appeler "protestation de la conscience" contre mon existence faite d'auto-satisfaction. Il est aussi nécessaire pour l'homme que la douleur physique, qui signifie une altération du fonctionnement normal du corps».

Jésus ne nous incite pas à penser que le pharisien ne dit pas la vérité quand il affirme qu'il n'est pas un rapace, qu'il n'est ni injuste ni adultère et qu'il jeûne et donne de l'argent au Temple (cf. Lc 18,11); ni que le collecteur d'impôts délire en se considérant comme un pécheur. Ce n'est pas la question. C'est plutôt que «le pharisien ne se rend plus compte que lui aussi est coupable. Sa conscience est complètement nette. Mais le "silence de la conscience" le rend impénétrable vis-à-vis de Dieu et des hommes, alors que le "cri de la conscience" qui inquiète le publicain le rend capable de sentiments de vérité et d'amour. Jésus peut troubler les pécheurs!» (Benoît XVI).



traduction de l’homélie du pape François, prononcée en italien et transcrite par Radio Vatican.
Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Dans le cas du centurion romain, sa foi était déjà parfaite, c’est pour cela que Jésus offrit d’aller chez lui, afin de nous faire connaître la vertu de cet homme ; ici par contre le fonctionnaire royal n’avait qu’une foi imparfaite, et il ne savait point encore que Jésus pouvait guérir son fils, tout en étant éloigné : et c’est ainsi que le Seigneur, en refusant de descendre, voulut nous montrer qu’il faut croire en lui » (Saint Jean Chrysostome)

   « Croyez-vous que Dieu puisse nous ignorer si l’on prie avec insistance ? Il nous écoute en toutes circonstances et n’ignore rien de nous, avec amour. Il se tient près de nous dans toutes nos luttes, et notre arme est justement la prière, qui nous fait ressentir sa présence à nos côtés » (François)

   « Les Évangiles sont écrits par des hommes qui ont été parmi les premiers à avoir la foi et qui veulent la faire partager à d’autres. Ayant connu dans la foi qui est Jésus, ils ont pu voir et faire voir les traces de son mystère dans toute sa vie terrestre (…). A travers ses gestes, ses miracles, ses paroles, il a été révélé qu’"en Lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité" (Col 2, 9) (…). Ce qu’il y avait de visible dans sa vie terrestre conduisit au mystère invisible de sa filiation divine et de sa mission rédemptrice » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 515)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Mar 12 Mar 2024 - 13:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Mardi 12 Mars 2024
Mardi de la 4ème semaine de Carême.


Saint Innocent Ier, Pape (40e) de 401
à 417 (+ 417)
Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur
de l'Église (540-604). (pour les Églises d’Orient)
Saint Théophane le Chronographe
Moine et Higoumène à Samothrace, exilé
par Léon l'Arménien (+ 817)
Saint Syméon le Nouveau Théologien
Moine et Higoumène à Constantinople
(+ 1022)
Saint Louis Orione, Prêtre et Fondateur
de nombreuses Congrégations Religieuses
(1872-1940).
Bienheureuse Angela Salawa, vierge, Tertiaire
Franciscaine à Cracovie (1881- + 1922).


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Textes de la messe du jour

Livre d'Ézéchiel 47, 1-9.12… Psaume 46(45), 2-3.5-6.8-9a.10a… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5, 1-16.:


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«Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet
état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »


Commentaire de ce jour.


Prends ton grabat


        Jésus aurait pu dire : « Je n’irai jamais dans ce lieu » ; car à la piscine de Béthesda la religion était souvent mêlée de magie, et l’on y vénérait, autant que Yahweh, Asklépios, le dieu grec de la guérison. Or Jésus a tenu justement à témoigner de la miséricorde de Dieu au bord de cette piscine où les malheureux, pour garder un espoir, se con­tentaient d’un amalgame de croyances.

C’est Jésus lui-même qui prend l’initiative. Non seulement l’homme ne demande rien, mais il s’en ira guéri, sans même savoir le nom de son guérisseur.

« Veux-tu être guéri ? », demande Jésus ; et, comme souvent dans l’Évangile de Jean, l’homme se méprend d’abord sur ses paroles. Pour ce paralysé, être guéri supposerait une triple chance : il faudrait

   * - que l’eau bouillonne,

   * - qu’il soit présent à ce moment-là,

   * - qu’il trouve quelqu’un pour le plonger dans l’eau. « Guérir, ce n’est pas pour moi », pense l’homme ; et pourtant il revient, depuis des années, sans se résigner, sans se décourager, sans renoncer à l’espérance.

« Veux-tu être guéri ? », nous demande Jésus ; et nous comprenons : « Veux-tu que je te guérisse, tout de suite, et chaque jour ? ». Si c’est Jésus qui nous guérit, alors ce n’est plus une question de chance, mais une question de foi ; et il nous suffit d’obéir aux trois ordres de Jésus : « lève-toi » ; « prends ton grabat » ; « marche ».

« Lève-toi ! » - C’est pour nous tout un programme. Il nous faut quitter le grabat, signe de la paralysie, de la puissance et de la dépendance, et accepter de vivre debout, menacés, vulnérables, certes, mais restaurés dans notre dignité et dans notre autonomie d’êtres libres.

Ce serait si facile, parfois, de se faire porter par les autres, et d’imposer aux autres le poids de nos misères et de notre inertie ! Il serait si tentant de nous installer dans nos paralysies spirituelles !

« Prends ton grabat » ; car ta guérison sera définitive. Tu n’auras pas à revenir auprès de la piscine ; tu n’auras plus en vouloir aux autres, jamais là au bon moment ! Emporte le signe de ta servitude. Renonce pour toujours à te faire porter. Et ne laisse, sous tes yeux et sous les yeux des autres, aucune trace de ton infirmité.

« Marche ». Mets en œuvre ta nouvelle liberté et la santé que moi, je te donne. Marche, et témoigne, chemin faisant, que moi, Jésus, je fais les œuvres qui n’appartiennent qu’à Dieu, les œuvres que Dieu lui-même n’interrompt pas le jour du sabbat : je donne la vie et j’accueille dans la vie éternelle.

Pour être guéris par Jésus, sur la route de notre Exode, il nous suffit de faire, avec sa force à lui, ces trois choses toutes simples que nous finissions par croire impossibles :

   * - Nous lever à son appel ;

   * - Emporter une bonne fois toutes les tristesses de notre passé,

   * - Marcher avec la certitude d’être aimés de Celui qui nous sauve.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Où est passée notre humanité ?


 Je n’ai personne pour me plonger dans la piscine. C’est la réponse du paralysé à la question de Jésus : veux-tu être guéri ?  À travers le paralysé, c’est à nous que Jésus pose une question d’une envergure sociale; cette question sera insoluble si chacun de nous et notre société dans son ensemble passent outre sans arrêter près des chassés de leur terre et pays dévastés, des sans-abris de nos villes qui se déclarent des sanctuaires de l’accueil.

Devant cette scène de Jean, je revois cette publicité récente d’un sans-abri assis le long de la route tendant la main avec sa casquette. Des pieds défilent devant lui. Personne ne s’arrête. Après quelques secondes, le sans-abri disparait, mais les pieds continuent avec l’inscription d’un appel à l’aide pour l’œuvre de l’accueil Bonneau qui leur offre repas et présence réconfortante.

Le paralysé, c’est ce migrant, cet enfant-soldat en attente de quelqu’un qui leur tendra la main, ce sans-abri, ce demandeur d’asile,  tous ceux-là qui n’ont personne pour les pousser dans la piscine de l’encouragement, de l’espoir. Qui nous guérira de cette maladie où l’autre est devenu objet de méfiance, de rejet, voire de non-reconnaissance sociale ?  On se bâtit des murs pour s'empêcher de voir ces horreurs humaines. Jésus s’est refusé de passer outre sans voir, sans s’arrêter (cf. 10, 25-37). Ce matin, Jésus nous invite à un projet de société. Il nous demande où est passée notre humanité ?

Jésus a vu, s’est arrêté. Et nous ?  Sommes-nous indignés quand l’accès aux soins est entravé par l’absence de spécialiste qui requiert davantage en émoluments ? Sommes-nous ébranlés de voir quelqu’un dont le revenu l’empêche de vivre dignement ? Sommes-nous inquiets des effets pervers de la mondialisation qui enrichit les uns et appauvrit les plus pauvres ?  Devant ce smog que nous respirons, qui plongera ces « sans-papiers », ces « sans-droits », ces « sans-logis », ces « sans-travail », tous ceux qui vivent un fort sentiment d’insécurité, de déclassement, d’injustice sociale dans la piscine de l’espoir ?

Ne perdons pas la mémoire de l’action de Jésus près de la belle porte. Ne perdons pas aussi la mémoire que Jésus s’est identifié à eux (cf. Mt 25). En fait, dans le « code génétique » de tout baptisé, se retrouve l’identité divine selon ce qu’un croyant chrétien affirmait : nonobstant les nombreuses difficultés, la bonté et la sagesse divine commencent et accomplissent ce qu’elles veulent, même quand nos moyens, selon le jugement humain, sont inadaptés.

Ce geste de Jésus de conduire à la piscine de Siloé, la piscine de l’espoir est une commande spécifique de Jésus qui nous rend humains. L’une des caractéristiques du peuple croyant est sa capacité à voir, à contempler au sein de ses ‘‘obscurités’’ la lumière que le Christ apporte (homélie du pape à Washington en 2016).

Souvent, nous nous sentons démunis devant des situations à vue humaine insoluble, mais nous pouvons sortir vers eux, les écouter, leur offrir l’apostolat de l’oreille (pape François). Le pape ajoute : quand quelqu’un nous demande de l’aide, cette personne est Jésus.  Voyons-nous cela ? Goûtons-nous que nos rencontres, notre accueil, notre écoute peuvent devenir un instant de pure prière aussi intense que nos temps de prière seul à seul avec lui dans le silence de notre chambre ?

Poussons notre regard plus loin. Chaque personne, bonne ou pas bonne, qui a besoin d’aide, c’est Jésus qui frappe à la porte de mon cœur. Ces demandeurs d’asile, ces migrants, ces sans-travail sont des «Jésus». Nous le savons, mais le voyons-nous ? L’une des plus grandes souffrances, et Jésus en a fait le premier l’expérience, c’est d’être rejeté.

Paraphrasons le prophète Ézéchiel : nous sommes cette eau qui coule, descend dans la vallée [...] en tout lieu ; [grâce à nous] parviendra le torrent [...] ; toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront. Une terre neuve jaillira. AMEN.



Père Gérard Chaput
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Autre commentaire de ce jour.


La puissance de la Parole de Jésus est sans comparaison
avec le bouillonnement de l’eau.


Il y avait à Jérusalem une piscine appelée Bézatha près de la Porte des Brebis. Il y avait là beaucoup de malades et d’infirmes parce qu’on croyait que les eaux avaient des vertus curatives quand il se faisait un bouillonnement.
Un invalide, depuis 38 ans, était couché là. Jésus lui demande s’il veut être guéri, puis lui dit de se lever et de prendre son grabat, ce qu’il fait: il est guéri.
Comme c’est un jour de sabbat et qu’il porte son grabat cela déclenche un scandale et des questions.
Mais l’infirme ne connaît pas celui qui l’a guéri. Rendu dans le Temple, il rencontre Jésus qui lui dit que maintenant qu’il est guéri, il doit être fidèle et ne pas pécher. L’infirme annonce aux Juifs que c’est Jésus qui l’a guéri.

La première partie du récit souligne la puissance de Jésus. L’infirme est malade depuis très longtemps. Il est seul: il n’y a personne pour l’aider à descendre dans la piscine au moment où il y a le bouillonnement qui est supposé guérir le premier qui se plonge dans l’eau.
C’est à lui que Jésus s’adresse: Veux-tu être guéri? L’infirme qui pense à la façon ordinaire de guérison explique qu’il n’a personne pour l’aider et qu’ainsi il y a toujours quelqu’un qui arrive à l’eau avant lui.
Jésus lui dit alors de se lever, de prendre son grabat et de marcher. Le malade accepte la Parole de Jésus et aussitôt il fut guéri.
La puissance de la Parole de Jésus est sans comparaison avec le bouillonnement de l’eau. Elle est aussi sans comparaison avec l’ordre ancien que représente la piscine.

La seconde partie passe de la piscine au Temple. Si Jésus est à Jérusalem, c’est parce que c’est une des trois Fêtes où les Juifs sont supposés de s’y rendre: Pâque, Pentecôte et les Tentes. Et c’est un jour de sabbat.
L’infirme aussi est rendu au Temple dont la partie nord de l’esplanade du Temple est très proche de la piscine Bézatha.
Il est peut-être allé rendre grâce à Dieu pour sa guérison. Il est fidèle à la Parole de Jésus: il porte toujours son grabat et ne passe pas inaperçu!
Il se fait avertir qu’il n’a pas le droit de faire cela le jour du sabbat. Mais pour l’infirme la Parole de celui qui l’a guéri, même s’il ne sait pas son nom, passe avant le sabbat.

Jésus, qui est au Temple lui aussi, le retrouve et lui dit: Te voilà en bonne santé (sain). On va découvrir, au cours du récit, que Jésus n’a pas seulement fait une guérison physique mais bien une guérison de toute la personne qui comprend le pardon des péchés.
C’est pour cela que Jésus dit: Ne pèche plus. Il pourrait t’arriver pire encore.

Il ne faut pas voir là un lien que Jésus mettrait entre le péché et une maladie physique qui en serait la conséquence.
Plus tard, les disciples, en voyant un aveugle, demanderont à Jésus: Qui a péché pour qu’il soit né aveugle? Jésus sera catégorique: Ni lui ni ses parents n’ont péché. (Jean 9,2-3)

De même, Luc rapporte le cas de ceux qui furent victimes des représailles de Pilate et un autre cas où les victimes ont été tuées par l’effondrement d’une tour: Jésus exclut un lien entre le malheur et le péché (Luc 13,1-5).
Mais quiconque a reçu cette bonne santé dont parle Jésus a désormais une responsabilité plus grande que ceux qui n’ont rien reçu.
Il y a donc là un avertissement qui vise aussi les lecteurs de l’Évangile. Eux aussi, avant la rencontre du Christ, étaient paralysés comme cet homme. Eux aussi ont été guéris et à cause de cela sont appelés à une fidélité plus grande.

Mais pour les autorités juives, qui sont plus intéressées dans la règle du sabbat que dans la guérison de l’infirme, Jésus devient quelqu’un qu’ils doivent poursuivre..



Père Jean Gobeil, s.j., La Villa Loyola, dirigée par les Jésuites de Sudbury.
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Ressentons du dégoût de nous-mêmes quand nous péchons, puisque le péché dégoûte Dieu. Et, puisque nous ne sommes pas libres du péché, ressemblons au moins à Dieu avec notre dégoût de ce qui le dégoûte » (Saint Augustin)

   « L’Eglise a toujours les portes ouvertes. C’est la maison de Jésus et Jésus accueille. Si les gens sont blessés, que fait Jésus ? Il les gronde parce qu’ils sont blessés ? Non, Il les charge sur ses épaules. Et c’est ce qu’on appelle la miséricorde » (François)

   « Jésus a posé des actes, tel le pardon des péchés, qui L’ont manifesté comme étant le Dieu Sauveur Lui-même. Certains Juifs, qui, ne reconnaissant pas le Dieu fait homme, voyaient en Lui un homme qui se fait Dieu, L’ont jugé comme un blasphémateur » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 594)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


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Message par Lumen Mer 13 Mar 2024 - 14:35

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Eucharistie du Mercredi 13 Mars 2024
Mercredi de la 4ème semaine de Carême.


Saints Rodrigue et Salomon de Cordoue,
Martyrs de Cordoue (+ 857)
Saint Frère Ange, Un des six premiers
compagnons de saint François d'Assise
(+ v. 1235)
Sainte Irmã Dulce dos pobres, Religieuse
brésilienne « Bon Ange de la Bahia »
(1914-1992).
Bienheureuse Françoise Tréhet, Soeur de
la Charité, martyre de la Révolution (+ 1794)


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Textes de la messe du jour

Livre d'Isaïe 49, 8-15… Psaume 145(144), 8-9.13cd-14.17-18… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5, 17-30.:


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« Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils
ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. »


Commentaire de ce jour.


« Mon Père, jusqu’à maintenant, est toujours à l’œuvre,
et moi aussi je suis à l’œuvre. »


        Jésus révèle aux hommes sa filiation au Père, folie nous dit les scribes. Comment ce fils de charpentier peut-il prétendre être le fils de Dieu ? Si il était vraiment le fils de Dieu, il ne violerait pas le sabbat, et il ne se croirait pas l’égal de Dieu.

Pour les scribes et les pharisiens Jésus blasphème, aucun homme ne peut se prétendre Fils de Dieu, surtout pas un fils de charpentier.

Pourtant nous dit l’évangile, "ils étaient frappés de son enseignement, car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes". (Mc 1.27)

Sommes nous comme les scribes et les pharisiens, à chercher et à garder les commandements de Dieu pour éviter le châtiment, en oubliant de rechercher la perfection par amour pour le Christ ? Atteindre la perfection par amour pour le Christ, c’est reconnaitre nos faiblesses, nos manquements, notre incapacité à aimer notre prochain et comme Jésus qui apprend tout de son Père, nous mettre à l’école de l’amour, l’école du Christ. " faites tout ce qu’il vous dira" nous dit Marie en ce jour "faite tout ce qu’il vous dira". (Jn 2.5)

"Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait". Jésus nous invite à faire comme lui, si les autorités religieuses contemporaines à Jésus n’ont pas voulu appliquer ses préceptes, aujourd’hui 2000 ans après Jésus nous invite comme lui à écouter le Père, qui par lui, par les motions du Saint Esprit nous guide et nous montre le chemin, la vérité, la vie.

Un chemin sur lequel progressivement nous rencontrons le Chemin, "Jésus" une voie empruntant les routes du monde, pénétrant dans le monde, mais n’appartenant pas au monde. "Je leur ai donné ta parole ; (dit Jésus au Père concernant les disciples) et le monde les a haï, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité". (Jn 17.14-17)

Vérité en nous que bien souvent nous ignorons, dérangeante elle met en lumière notre humanité et ses travers. dénonçant dans l’intime profondeur de notre cœur notre manque d’amour, et le péché qui détruit notre appartenance, notre filiation au Père de toute miséricorde.

"Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, (dit Jésus) afin qu’ils soient un comme nous sommes un" "Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi". (Jn 17.22.24) Par cette prière au Père Jésus confirme son sacrifice pour la rémission de nos péchés, par sa mort il détruit la mort. Il boucle la boucle en nous donnant de vivre éternellement auprès de lui, dans le cœur de la Sainte Trinité. "Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut". (Jn 5.21)

Une vie nouvelle qui commence ici bas. Et les signes que nous voyons sont là pour fortifier notre foi en Dieu le Père. "Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et Il lui montrera des œuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l’étonnement" ! (Jn 5.20) Sommes nous vraiment dans l’étonnement aujourd’hui, ou est-ce devenu banales les intervention de Dieu ? Les signes visibles et les visions privés spirituelles ne nous entrainent-elles pas à oublier l’évangile pour courir après le merveilleux ? Ont-elles été discernées et validées par l’autorité ecclésiale ?

Dieu vient à la rencontre de l’homme par amour, pour le combler d’amour. En envoyant son Fils, en faisant de lui un homme, Dieu veut nous montrer combien l’homme à du prix à ses yeux. En donnant la vie de son Fils Dieu va encore plus loin dans l’accomplissement de l’amour, Il nous dit, il te dit à toi, qui aujourd’hui regarde cette méditation Je t’aime, sans préférence aucune, je t’aime comme j’aime Jésus, l’ainé de tous mes enfants. C’est par l’amour et dans l’amour que Dieu nous appelle à vivre, car elle est la seule source de vie. La porte si étroite et si large du cœur de Dieu ne peut-être franchi que si l’amour est plénitude en chacun de nous.

Seigneur en ce jour, où pâque se fait de plus en plus proche, viens faire en nous la volonté du Père, et nous faire passer de la mort à la vie.

Amen.



Jean-Pierre Grondin
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Autre commentaire de ce jour.


Entendre pour voir


Mon Père est à l’œuvre. Laisser l’œuvre de Dieu, son chemin, se réaliser en nous est la vraie et la seule perfection. Le Fils ne peut rien faire de lui-même. Que cela est beau ! Une question monte spontanément en nous : menons-nous une belle vie, celle de laisser Dieu accomplir son œuvre en nous, sa volonté en nous, comme il le veut et où il veut ? Ce chemin, ne rien faire par nous-mêmes est un chemin de régénération, de mort à l’«humainerie» en nous.

Le défi de foi est d’entendre pour croire. Qui entend ma parole et croit (v. 24). Entendre est l’un des mots clés qui révèlent et réveillent la possibilité de voir l’œuvre du Père s’accomplir en Jésus et en nous aussi.  Ce défi nous conduit à faire des prouesses et à réduire à néant (cf. Ps 107,34) nos «humaineries». Entendre dévoile à nos yeux l’identité de Jésus. Il agit selon la volonté de son Père.  Y a-t-il désolation plus grande que de ne pas entendre ?  Posons-nous la question : savons-nous entendre Jésus ? Savons-nous entendre pour écouter, pour croire et faire nôtres les sentiments qui sont dans le cœur de Jésus (Ph 2, 5) ?

Ce mot clé de la foi ouvre un chemin qui nous sort de nos tombeaux (v. 28). C’est le point départ pour faire de notre vie un fiat permanent, celui de redire: me voici, pour faire ta volonté (He 10, 7). Entendre ouvre en nous un espace pour Jésus et conduit à vivre avec lui l’inouïe de son heure. À goûter sa volonté de n’être que dans le Père.  Questions : sommes-nous de ceux qui pour ne pas entendre Jésus entrer dans son heure, donnent toute la place à nos bruits intérieurs ? Poussons-nous de grands cris pour ne pas entendre le désir du Dieu d’en haut de nous voir tellement semblables à son fils qu’il a peine à nous distinguer de lui, tant nous sommes des jumeaux identiques ? Si cette page n’est pas une gifle (homélie, pape François, 26 janvier 2018) pour nous sortir de nos surdités, c’est qu’il y a en nous une distance entre ce que nous entendons et ce que nous disons entendre et en vivre.  Sans entendre, nous ne voyons rien, nous ne vivons rien de cette belle vie de Dieu en nous.  

Nous avons l’habitude de dire qu’il faut vivre pour entendre. Jean propose un retournement-provocation. Il faut d’abord entendre pour vivre l’œuvre de Dieu en nous qui consiste à ne rien faire par nous-mêmes. À ne pas vivre juste pour nous-mêmes. Ces mots sont à des années-lumière de la mentalité d’aujourd’hui. Des mots-mystères qu’on ne cherche pas ni à entendre ni à comprendre. Nous entendons plus facilement nos besoins, nos caprices, nos intérêts que d’obéir – le mot n’attire personne- à sa volonté.  Qu’il est difficile d’obéir, de porte-attention à l’action de Dieu en nous !

Notre défi est de nous occuper de Dieu (saint Silouane). Comment ? Par le rapetissement d’être moins préoccupés de notre santé physique et plus de notre vie spirituelle. Qu’il meure ce moi et que vive en moi un autre moi meilleur que moi-même (Thérèse d’Avila, excl. XVI). Facile à l’heure de «l’égolatrie» ! Telle est le chemin pour mener une belle vie à la ressemblance de celle de Jésus. Une vie transformée en la sienne. L’épitre aux Hébreux synthétise cette belle vie en des mots qui nous introduisent au cœur et au centre de l’œuvre du Père en Jésus. Bien que fils de Dieu, il a pourtant appris l’obéissance par les souffrances de sa passion (He 5, 8).

Pour Jésus, cette vie transformée en celle de son Père n’en est pas une de soumission, genre militaire ou celle d’enfants face à leurs parents, mais de ressemblance. Pour lui, l’œuvre de son Père n’est pas quelque chose d’abstrait. C’est très concret, voire charnel. Ma nourriture est de faire la volonté de mon Père (Jn 4, 34).  Je fais toujours ce qui lui plaît (Jn 8, 29). Je dis ce que le Père m’a dit (Jn 12, 50). Notre responsabilité baptismale n’est pas de nous soumettre à Jésus, mais de lui ressembler par pure grâce. D’être des fils du monde à venir, précise le Talmud.

À votre contemplation : que son œuvre en nous, que sa volonté en nous, se réalise et nous serons, dit Isaïe (Is 62, 5), la joie de ton Dieu. AMEN.



Père Gérard Chaput
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Autre commentaire de ce jour.


Ce qui fait bouger l’homme : la révélation de l’amour
réciproque au sein de Dieu…


« Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père » Dans une situation tendue, conflictuelle, ce qui compte se dit, la personne exprime toujours les raisons de son combat, de sa manière de faire. Elle en a besoin pour tenir. C’est bien ce que fait Notre Seigneur. Il dit ce qui l’anime, ce qui le fait tenir dans ses tensions avec ceux que Jean l’évangéliste appelle les Juifs. Jésus annonce ainsi son identité, ce qui le tient. Il est le Fils du Père. Il ne veut et ne peut qu’exprimer le mystère dont il vit en son fond. Nous avons à nous laisser pénétrer par ce qu’il dit, le tenir pour vrai… « Il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père ». L’évangile nous conduit à un pas de plus : dans les actes de Jésus, nous pouvons connaître le Fils mais aussi le Père.

« Car le Père aime le Fils » Jésus dans ce passage de l’évangile nous dit que nous accédons encore plus profondément à la raison de l’action du Fils. Le Fils aime le Père et agit donc à partir de cet amour, pour le signifier. Mais cette expression du Fils est aussi manifestation de l’amour du Père envers le Fils. Jésus exprime son amour du Père mais il a aussi conscience d’exprimer, par là, l’amour que le Père a pour lui. Nous pouvons comprendre que les actes du Fils en notre monde sont comme la source de l’amour qui s’échange entre eux deux. Jésus est, lui-même, en attente de l’action du Père envers lui. Ce champ de relations irrigue aussi l’humanité de ceux qui reçoivent ce qui s’exprime en Jésus avec toute sa richesse : l’amour du Père pour le Fils, l’amour du Fils pour le Père.

« Celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé » Jésus signifie là comment celui qui entre dans le mouvement de cette révélation, de ce qu’il est, de ce qu’est le Père est lui-même transformé. Il le dit d’une manière forte. Cette personne passe de la mort à la vie. La vie véritable est relation avec ce mystère qui se donne. Vie véritable qui cherchera comme l’eau qui s’écoule d’une source à s’écouler dans l’existence, à signifier, à manifester, à étendre cette vie de Dieu, à éprouver la présence de la source active dans le dynamise de leur propre vie.

Nous percevons ainsi l’enjeu de la fin du Carême. Il ne s’agit plus de nous centrer sur nos manières de faire, de rechercher le bien. Mais à partir de cette purification, à partir de cette liberté par rapport à nos manières de faire, d’être, de nous justifier, il s’agit d’entrer dans ce mouvement du Fils et du Père qui se donnent. Laisser cette vie véritable irriguer notre propre existence, découvrir que notre vie véritable est d’être en relation avec Elles… Et ainsi marcher vers elles et leur pleine signification dans le Mystère Pascal.



Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Le Christ, en mourant, a dû respecter la loi de la tombe, en ressuscitant, par contre, Il l’a abolie, au point d’écraser la perpétuité de la mort et Il l’a convertie d’éternelle en temporaire, puisque si par Adam tous sont morts, par le Christ tous reviendrons à la vie » (Saint Léon le Grand)

   « Le Christ est un juge divin avec un cœur humain, un juge qui désire donner la vie. Rien que l’entêtement impénitent dans le mal peut l’empêcher de faire ce cadeau, par lequel Il ne douta pas à affronter la mort » (Saint Jean-Paul II)

   « Le Christ est Seigneur de la vie éternelle. Le plein droit de juger définitivement les œuvres et les cœurs des hommes appartient à Lui en tant que Rédempteur du monde (...). Or, le Fils n’est pas venu pour juger, mais pour sauver et pour donner la vie qui est en lui. C’est par le refus de la grâce en cette vie que chacun se juge déjà lui-même, et peut même se damner pour l’éternité en refusant l’Esprit d’amour » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 679)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Jeu 14 Mar 2024 - 14:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Jeudi 14 Mars 2024
Jeudi de la 4ème semaine de Carême.


Saint Lubin, Évêque de Chartres (+ 556).
Sainte Mathilde (ou Maud) de Ringelheim,
Reine d'Allemagne (875 - 968).
Bienheureuse Eve de Liège, Compagne de
Sainte Julienne de Cornillon (+ v. 1266)
Bienheureux Jacques Cusmano, Prêtre
Fondateur de l'Institut des Missionnaires
servants et servantes des pauvres
(+ 1888)


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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Textes de la messe du jour

Livre de l'Exode 32, 7-14… Psaume 106(105), 4ab.6.19-20.21-22.23… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5, 31-47.:


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«Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres,
et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? »


Commentaire de ce jour.


La section des témoignages


        Dans l’Évangile de Jean, après la guérison de l’infirme à la piscine de Bethesda, Jésus revendique son pouvoir sur le sabbat. Il explique : « J’ai le droit de travailler même le jour du sabbat, de même que Dieu ne cesse pas, ce jour-là, de donner la vie et de juger. »

Il sent l’objection qu’on va lui faire : « Qu’est-ce qui nous prouve que tu es dans ces relations privilégiées avec Dieu ? Tu te rends témoignage à toi-même ! Ton témoignage n’est pas valable ! »

Jésus répond en montrant qu’il connaît bien la Loi. Il a pour lui, comme le demande la Loi, l’appui de plusieurs témoins, et il en énumère quatre : - Jean le Baptiste, - les miracles qu’il accomplit comme envoyé de Dieu, - les Écritures qui parlent de lui, - et enfin le Père lui-même. Mais, dans la pensée de Jésus, le témoignage primordial est celui du Père, que les trois autres doivent seulement relayer et monnayer.

Le premier témoin convoqué est donc le Baptiste. Il reflète directement le témoignage du Père, puisqu’il est « un homme envoyé de Dieu pour rendre témoignage à la lumière » (Jn 1, 6-7).

Les miracles de Jésus sont cités ensuite pour déposer en sa faveur. Eux aussi renvoient au témoignage du Père, car c’est le Père qui a donné à Jésus d’accomplir ces œuvres de puissance et de miséricorde. Déjà dans les évangiles synoptiques Jésus en appelait à ses œuvres, et déjà dans une réponse au Baptiste : « Jean, dans sa prison, écrit saint Matthieu, avait entendu parler des œuvres du Christ. Il lui envoya de ses disciples pour lui dire :’Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?’Jésus leur répondit :’Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient et les boiteux marchent ! » (Mt 11, 2-4).

Les Écritures elles aussi viennent de Dieu et sont donc une autre forme du témoignage du Père. D’après le Deutéronome et le Psaume 119, elles sont la source de la véritable vie, parce qu’elle nous réfèrent au plan de Dieu, à sa volonté de réussir l’homme. Pour l’Évangile de Jean, ces mêmes Écritures débouchent sur la vie d’une manière plus radicale encore, car elles rapportent des événements et des paroles qui préparent d’avance l’avènement du Messie Fils de Dieu, et donc l’irruption de la vie en plénitude.

À la source de ces faiceaux de lumière qui convergent sur lui, Jésus place le témoignage de Dieu ; non pas seulement le témoignage solennel de la voix du Père entendue lors du baptême de Jésus : « Celui-ci est mon fils... Écoutez-le ! », mais aussi le témoignage interieur que Dieu fait entendre dans le cœur de l’homme, quand il attire les hommes vers son Fils, quand il « tire » les hommes vers son Envoyé (Jn 6, 44). C’est ce témoignage du Père que refusent les ennemis de Jésus, et Jésus leur en fait reproche : « Sa parole n’habite pas en vous, puisque vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé. »

Malgré la force, malgré la convergence de tous ces témoignages, le résultat est désastreux : « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie éternelle ! ». " Vous ne voulez pas », dit Jésus : le seul obstacle est donc en nous seuls, car Dieu, lui, est capable de nous donner la force en dépit de nos faiblesses, et de moduler sa lumière en fonction de nos yeux.

Aujourd’hui encore les quatre témoignages existent et nous sont proposés :

   * - témoignage des précurseurs, des porteurs et des porteuses de l’Évangile, qui nous montrent le Christ ;

   * - rencontre qui nous est offerte avec les œuvres de Jésus, avec les merveilles qu’il accomplit chaque jour pour la gloire de Dieu et le salut du monde ;

   * - familiarité toujours possible avec les paroles de Jésus, avec toute l’Écriture qui nous parle de lui ;

   * - accueil filial du témoignage du Père, que le Paraclet fait entendre à l’intime de notre cœur.

Aujourd’hui encore s’ouvrent devant nous ces routes qui nous mènent au Christ, « des chemins s’ouvrent dans notre cœur » (Ps 84, 6). Avançons sans crainte : ils mènent à la vie et ils traversent tout, même la tristesse, même notre indignité, même notre faiblesse, même nos lassitudes, même nos craintes devant l’avenir. Quand Dieu s’engage, il tient promesse ; en nous donnant son Fils, il se lie à nous pour toujours.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


D’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas
en vous l’Amour de Dieu.


« Vous n’avez pas en vous l’Amour de Dieu » : parole terrible, qui frappe de plein fouet les hommes religieux à qui Notre Seigneur s’adresse.
On ne peut douter que les pharisiens aimaient Dieu : ce n’est d’ailleurs pas ce que Jésus leur reproche ; mais il les interpelle sur la nature de leur amour : « Vous n’avez pas en vous l’Amour de Dieu », c'est-à-dire : « Vous ne vous êtes pas ouvert à l’Amour qui vient de Dieu, mais vous gardez l’initiative de votre relation avec Lui ».

Certes les pharisiens aiment Dieu, mais d’un amour de convoitise : ils se servent de Dieu pour conforter leur prestige de chefs religieux ; ils ne se sont pas laissés envahir par son Amour à Lui ; car si L’Esprit de Dieu reposait sur eux, ils auraient cru en Jésus, à qui les Écritures, Jean-Baptiste et Le Père rendent témoignage.

La leçon est claire : la vraie connaissance ne peut procéder que de l’Amour de Dieu agissant en nous par L’Esprit-Saint.
Dieu a non seulement l’initiative dans l’envoi de Son Fils, mais nous ne pouvons reconnaître Le Christ qu’à la lumière de L’Esprit par lequel Le Père nous oriente vers Lui : « Nul ne peut venir à Moi si Le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jn 6, 44).

Or ce qui résiste à l’action de la grâce et fait obstacle à cette reconnaissance salutaire, c’est la philautia, l’amour que nous nous portons à nous-mêmes, véritable idolâtrie de soi qui se trahit dans une quête insatiable de gloire humaine.
Dans notre aveuglement, nous pouvons même en arriver à objectiver Dieu, nous prévalant de la connaissance que nous prétendons avoir de Lui, pour accroître notre prestige devant les hommes.
Jésus nous avertit clairement : il est impossible de croire - et donc d’être sauvé - aussi longtemps que nous cherchons la gloire qui vient des hommes et non celle qui vient de Dieu seul.

La question que nous pose la liturgie de ce jour est très claire : mon désir de connaître Le Seigneur est-il vraiment désintéressé et sincère ?
Ou bien ai-je conditionné l’action de L’Esprit de Vérité, de manière à ne garder de la Révélation que ce qui me convient ou ce qui peut me servir ?


« Seigneur, tu n’ouvres ton Royaume qu’à ceux dont le cœur est doux et humble, à l’image de Ton Fils bien-aimé.
Purifie mon cœur du veau d’or de la vaine gloire, que je ne sois pas exclu par ma folie, de l’héritage que tu m’as préparé auprès de Toi. »



Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
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Autre commentaire de ce jour.


« Et le Père qui m'a envoyé, Lui m'a rendu témoignage »


Remarquons tout d’abord qu’un temps liturgique comme ceux de préparation notamment comme l’Avent ou le Carême est un processus vivant de transformation, pas une simple action de mortification, figée et répétitive…

A ce moment du carême… se dessine une nouvelle perspective, non plus sous la forme d’une reconnaissance de son péché et de la miséricorde de Dieu mais sous la forme d’une suite du Christ allant à sa passion et ceci comme une imitation de sa vie…

L’oraison d’ouverture de dimanche prochain demandera « Que ta grâce nous obtienne, Seigneur, d'imiter avec joie la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde ».

Alors que le dimanche d’avant  on a entendu  « Dieu (toi) qui as réconcilié avec toi toute l'humanité en lui donnant ton propre Fils, augmente la foi du peuple chrétien, pour qu'il se hâte avec amour au-devant des fêtes pascales qui approchent. »

Et pour le précédent dimanche encore… « Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi ; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage ; écoute l'aveu de notre faiblesse : nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-nous avec amour. »

Il y a bien une inflexion comme si la Croix, instrument du salut, était à prendre en charge par nous même avec le Seigneur. Cela pose la question suivante : une  imitation oui, mais comment ?

Et c’est là qu’un passage de l’Evangile que nous avons entendu peut nous éclairer… « Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé.»

Une action de notre part à la suite du Christ : oui mais comment ? Comme une réponse et non comme un projet personnel. Je le redis comme une réponse et non comme un projet personnel. Alors s’ouvre un chemin qui se poursuit dans un va et vient de questions et de réponses, et à travers ce va et vient, ce dialogue, une relation se noue et s’approfondit, et, du coup, l’existence, notre existence, prend consistance, ce qui entraine son rayonnement… Le rayonnement est seulement un effet induit de ce qui se vit à l’intérieur… en aucune manière il n’est recherché comme un effet pour lui-même.

Jésus vit, pour sa part, depuis toujours, dans le secret, une relation intérieure à son Père… et sur ce chemin on peut noter comme une attestation de cette vie secrète, à Capharnaüm au début de sa vie publique, où il décide après avoir prié son père au petit matin d’aller plus loin et de renoncer à finir le travail sur place comme l’encourageaient disciples et habitants de Capharnaüm… de la même manière il y aura sa décision de monter à Jérusalem… puis il y aura son acceptation de la passion… un chemin intérieur de relations avec son père se traduit par un chemin extérieur… l’Enjeu du chemin consistera pour Jésus à ne pas dévier d’une attitude de fidélité extérieure  comme fruit et conséquence de la relation intérieure qu’il vit avec son père… là se trouve sa liberté.

Ignace aussi au moment de sa conversion profonde, à Manrèse. Il commencera à prendre ses décisions en lien avec le Seigneur… ce qui s’imposera alors à lui de plus en plus c’est la connaissance intérieure du Seigneur, l’intention droite pour la pure louange de Dieu… en aucune manière de se préoccuper de l’extérieur. De même la Figure du martyre chrétien montre comment le déploiement de la relation intérieure est bien ce qui conduit le chemin extérieur, aussi spectaculaire qu’il puisse être… il en est ainsi dans le film de Terrence Malik une vie cachée qui narre le chemin de Franz Jägerstätter, un paysan autrichien qui refusant de prêter allégeance à Hitler se retrouvera arrêté, jugé, condamné et exécuté… ou avec, plus proche de nous, le chemin communautaire vécu des martyres de Tibhirine repris dans le film « des Hommes et des Dieux ».

Le Christ l’a vécu, nous sommes invités par lui à le vivre à notre tour. « J’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé. » Faisons vraiment les œuvres de Dieu, Amen !



Père Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Il ne s’agit pas de connaître quelque chose sur Dieu, mais d’avoir Dieu dans notre âme » (Saint Grégoire de Nysse)

   « Faites que brille votre lumière dans notre société, en politique, dans le monde de l’économie, dans le monde de la culture et de l’investigation. Même si ce n’est qu’une petite lumière parmi tant de feux d’artifices, elle reçoit sa force et sa splendeur de la grande Etoile du matin, le Christ ressuscité » (Benoît XVI)

   « Les signes accomplis par Jésus témoignent que le Père l’a envoyé. Ils invitent à croire en lui. A ceux qui s’adressent à lui avec foi, il accorde ce qu’ils demandent. Alors les miracles fortifient la foi en Celui qui fait les œuvres de son Père (…) Mais ils peuvent aussi être "occasion de chute" (Mt 11, 6). Ils ne veulent pas satisfaire la curiosité et les désirs magiques. Malgré ses miracles si évidents, Jésus est rejeté par certains ; on l’accuse même d’agir par les démons » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 548)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

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Message par Lumen Ven 15 Mar 2024 - 16:53

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
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Eucharistie du Vendredi 15 Mars 2024
Vendredi de la 4ème semaine de Carême.


Saint Longin, Centurion romain (Ier siècle)
Saint Zacharie, Pape (91e) de 741 à 752
(+ 752)
Saint Aristobule, Un des soixante-douze
disciples (Ier siècle)
Sainte Louise de Marillac,Fondatrice des
filles de la Charité (+ 1660)
Saint Clément-Marie Hofbauer, Prêtre
rédemptoriste en Autriche (+ 1820)
Saint Artémide Zatti, Religieux salésien
italien (+ 1951)


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Textes de la messe du jour

Livre de la Sagesse 2, 1a.12-22… Psaume 34(33), 17-18.19-20.21.23… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7, 1-2.10.25-30.:


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« On était déjà au milieu de la semaine de la fête quand Jésus monta
au Temple ; et là il enseignait. »


Commentaire de ce jour.


Vous savez d'où je suis


        Dans les derniers mois de la vie publique de Jésus, l’acharnement de ses ennemis est allé croissant, et Jésus a senti se resserrer sur lui l’étau de la compréhension et de la haine.

Tout cela allait déboucher sur l’arrestation brutale, le procès et la mort de Jésus. C’est ce que l’Eglise nous rappelle dès aujourd’hui. En effet dans les deux textes il est question de la mort du juste.

Dans le livre de la Sagesse, il s’agit d’un homme intègre, fidèle à Dieu, et dont la droiture est comme un reproche perpétuel pour ceux qui renient le Seigneur ou en prennent à leur aise avec sa loi. Et ce juste appelle à son aide le Dieu qu’il sert et qu’il nomme son père.

Dans l’Évangile, le juste menacé n’est autre que Jésus, le propre fils de Dieu, qui est passé en faisant le bien, en guérissant les hommes, en illuminant les cœurs ; Jésus, qui nomme Dieu son Père non pas en un sens large, comme peut le faire tout ami de Dieu, mais en un sens qui n’appartient qu’à lui, puisqu’il est Fils, le Fils, de toute éternité, l’unique en qui le Père a mis toute sa complaisance.

« Je ne suis pas venu de moi-même », dit Jésus. J’ai été envoyé par celui que vous ne connaissez pas, que vous ne reconnaissez pas vraiment comme le Dieu qui sauve, puisque vous contestez son envoyé !

« Moi, je le connais », dit Jésus ; « je le connais parce que je viens d’auprès de lui ». Jésus est le seul qui puisse parler de Dieu et du monde de Dieu comme un voyageur qui raconte, et c’est lui que les hommes doivent écouter. Mais ses adversaires croient tout savoir de lui. Il croient savoir d’où il est parce qu’on l’appelle Jésus de Nazareth. Or, avant de venir de Nazareth, Jésus vient de Dieu. C’est là le mystère de sa mission, le mystère de sa personne : « il est Dieu, né de Dieu, lumière née ne de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu ». Et c’est pour cela qu’il est plus grand que nos limites d’hommes, qu’il est plus fort que toutes nos faiblesses, plus riche que toutes nos misères.

C’est parce qu’il vient du pays de Dieu que Jésus peut nous parler chaque jour de vie et d’espérance ; c’est parce qu’il vient de Dieu même qu’il peut faire de la joie avec toutes nos tristesses, nous redonner le goût de vivre, et nous rendre heureux dans le don de nous-mêmes.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


La liberté de Jésus sur le chemin du consentement


L’Eglise pour aider notre chemin vers la semaine sainte ne cesse de nous proposer, en ces jours, des passages de l’évangile selon Saint Jean. La compréhension de ceux-ci n’est pas toujours évidente tant ils ouvrent des perspectives multiples. Nous savons bien que ce qui est visé en ces passages d’évangile, c’est la mise en avant soit d’un aspect du chemin humain du Christ durant sa montée vers la Passion, soit d’un éclairage sur la relation entre Jésus et son Père qui se révèle de plus en plus en allant vers Pâques, soit encore d’un point de vigilance dans notre attitude personnelle pour nous rendre davantage disponible à la révélation du mystère du Christ. Alors que pointer en ce jour ?

Le passage d’aujourd’hui se conclut par « On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue. » (Jn 7, 30). Il est parlé de l’heure. Nous savons que cela revient souvent dans l’évangile de Jean, six fois et sous deux formes : trois fois comme « pas encore venue », avec la première apparition à Cana où Jésus répond à Marie « sa mère mon heure n’est pas venue » et trois fois l’heure « comme venue ».

L’évocation de l’heure, de la temporalité, nous rappelle donc qu’une logique est à l’œuvre, et que nous avons à la découvrir pour ce qu’elle est. Alors quelle est-elle donc la logique temporelle à l’œuvre ?

N’y en aurait-il qu’une seule, celle des événements extérieurs, repérables… comme le laisserait entendre le raisonnement des habitants de Jérusalem. Le Messie est une personne dont on ne saura pas d’où il est. Or comme on sait d’où est Jésus, il n’est donc pas le messie. Une logique donne d’éliminer tout ce qui se pointe autrement… Un peu comme dans les transports parisiens actuels où est projeté, en bien des endroits, l’heure présente ainsi que l’heure prévue d’arrivée à la prochaine station. Un monde unidimensionnel où tout est sous contrôle dans un unique présent du nombre qui optimise mais en réalité enferme dans le suivi d’un projet d’un voyage sans anicroche, interdisant ainsi l’ouverture à la nouveauté qui sans cesse frappe à notre porte dans l’imprévu, ramenant exclusivement le voyage au transfert d’un corps d’un point A à un point B dans un temps donné T.

A vrai dire, l’heure dont il est parlé est aussi celle qui vient dans la relation qui se déploie entre le Père qui envoie et le Fils qui consent à ce chemin en son humanité, depuis bien longtemps, bien avant Cana. L’heure est suspendue à la mise en accord des deux libertés, celle du Père et celle du Fils. Au-delà de ce qui s’impose apparemment de l’extérieur, il y a en fait une autre temporalité à laquelle nous avons à nous ouvrir, celle du Fils qui consentira à l’heure qui deviendra son heure. « Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. » (Jn 7, 28)

A nous de nous rendre attentifs à cette autre temporalité qui se déroule au-delà des événements extérieurs. En y devenant vigilants, nous entrons dans l’intimité du Père et du Fils, nous percevons aussi notre propre liberté, notre propre cheminement. Alors nous pourrons, comme nous y adjoint l’oraison de dimanche dernier, nous « hâter avec amour vers les fêtes de Pâques qui approchent ». Alors nous pourrons quitter le dieu chronos de la perfection extérieure pour nous ouvrir au dieu kairos, à celui de la rencontre intérieure et de l’amour.



Père Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite
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Autre commentaire de ce jour.


Nous ne serons jamais accusés du meurtre de Jésus


Avouons-le, la conspiration contre Jésus nous place en présence de l’absurde. Voici quelqu’un qui passe en faisant le bien, qui soulève admiration et dont la Parole fait autorité mais dont on veut la mort. C’est à ni rien comprendre. À qui bon faire le bien, à quoi bon se dévouer pour les autres, si cela nous vaut la condamnation à mort ? C’est insensé ! Absurde.

Nous sommes en présence de l’une de ses nuits obscures, de l’une des démarches les plus insensées de l’Histoire. Lui le sans péché, on veut le crucifier. Lui le passionné de notre bien-être, devient le plus recherché des criminels. Absurde. C’est dans l’expérience de la pire injustice de l’Histoire que nous pouvons saisir toute la Beauté du Bien. Saisir que rien ne peut tuer le Bien. Détruisez-le ici, il surgira ailleurs. La Bonne nouvelle : aucune menace, ni personne ne peuvent arrêter le bien de se répandre. Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils disent : Attirons le juste dans un piège. Le texte de la Sagesse ajoute ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’estiment pas que quelqu’un d’irréprochable puisse être glorifié (1ère lecture).

Devant ce complot, commencé il y deux millénaires, dont le dénouement n’est pas connu parce que chaque génération ajoute des pièces au dossier comme pour ne jamais le fermer, contemplatives, ne restons pas à distances. Le regard contemplatif ne fait pas de nous des spectateurs, encore moins des voyeurs. Il devient authentique dans la mesure où il nous transforme à l’image de celui que nous voyons. Si tu désires le voir dans son Élévation, regarde-le dans son abaissement. Regarde- le pour lui devenir semblable. La contemplation de la Croix est au centre nos vies.

Approchons-nous de Dieu. Sachons que jamais nous ne serons accusées par Lui d’avoir conspiré la mort de son Fils. Même en marchant vers Jérusalem, Jésus n’est pas moins Dieu. Il ne perd pas son regard de miséricorde. Il le développe davantage. Sainte madame Claire écrivait : ingrat et mauvais, Dieu ne cesse de nous faire du bien et comme il nous a crée et racheté, il nous sauvera par sa seule miséricorde (1 Reg.23,8)

Ce qui est vraiment absurde, c’est que rien, par même la croix, n’altère cette folie de Dieu à nous donner sa gloire. Nous sommes en présence d’un complot qui ne tourne pas contre nous. Qui tourne à notre avantage ! Nous sommes en présence d’une décision, celle de le faire mourir, qui inaugure le commencement d’un jour nouveau; d’un jour qui ouvre sur le dernier acte de la vie de Jésus : Il apparaît. C’est la victoire de la sagesse et de la puissance de Dieu (1 cor 1,24-25)

A votre contemplation: l’heure est venue de prendre ce chemin de la mystique de la vulnérabilité. Celle de la croix pour devenir disciples, moniales nouveau genre à la manière de ce Dieu nouveau genre que sa mort nous annonce. Avec Lui, la puissance et la gloire n’apparaissent pas là où nous avons l’habitude de les voir. Elles apparaissent dans la faiblesse et la dérision. Avoir en nous les mêmes sentiments que Jésus montant à Jérusalem. Ce Jésus qui s’est humilié pour nous. Il n’y a pas plus absurde que ce mystère de foi. Si nous souffrons avec lui, avec lui nous régnerons. Que dans cette attente, toute notre contemplation se résume dans le Christ, le Christ crucifié. Plaçons-le, dit saint Bernard, comme un sceau sur notre coeur. Suivons-le par l’empressement humble et attentif de notre manière de vivre. Tel est le chemin pour nous donner une vie mystique, un amour mystique dont cette eucharistie en est hier, aujourd’hui et demain le sommet. AMEN

Accueil : Il ne suffit pas de se mettre à l’écoute de Jésus, il faut encore partager son destin et se charger de sa Croix. Nous entrons dans la logique évangélique de la non-efficience, de l’absence de résultats apparents.



Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Très souvent, chercher Jésus est un bien car c’est la même chose que rechercher la Parole, la vérité et la sagesse. Tant que nous gardons la graine de la vérité déposée dans notre âme, et les commandements, la Parole ne s’éloignera pas de nous » (Origène)

   « La liberté ne consiste pas à faire toujours ce que l’on veut : cela nous enferme, nous rend distants et nous empêche d’être des amis ouverts et sincères. La liberté, c’est le don de pouvoir choisir le bien : c’est ça la liberté » (François)

  « Jésus, comme les prophètes avant lui, a professé pour le Temple de Jérusalem le plus profond respect. Il y a été présenté par Joseph et Marie quarante jours après sa naissance. A l’âge de douze ans, il décide de rester dans le Temple pour rappeler à ses parents qu’il se doit aux affaires de son Père. Il y est monté chaque année au moins pour la Pâque pendant sa vie cachée ; son ministère public lui-même a été rythmé par ses pèlerinages à Jérusalem pour les grandes fêtes juives » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 583)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Sam 16 Mar 2024 - 15:43

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Samedi 16 Mars 2024
Samedi de la 4ème semaine de Carême.


Saint Abbain, Fondateur de monastères
en Irlande (VIe siècle)
Sainte Eusébie, Abbesse, fille de Sainte
Rictrude (+ v. 680)
Saint Jean de Brébeuf, Prêtre s.j. et
Martyr au Canada (1593-1649).
Saint José Gabriel del Rosario Brochero,
Prêtre (1840-1914).
Bienheureuse Bénédicte, Clarisse à
Saint-Damien, succéda à sainte Claire
(+ 1260)
Vénérable Aloysius Schwartz, Fondateur
des Soeurs de Marie et des Frères du
Christ (+ 1992)


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Textes de la messe du jour

Livre de Jérémie 11, 18-20… Psaume 7, 2-3.9bc-10.11-12a.18b… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7, 40-53.:


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« En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule,
on avait entendu ses paroles, »


Commentaire de ce jour.


Jamais homme n'a parlé comme cet homme


        Jérémie ne savait pas, il n’avait pas deviné. Comme un jeune agneau insouciant, trop confiant, il ne se rendait pas compte qu’on lui préparait la boucherie, et que sa liquidation était déjà décidée par ses ennemis. Il a fallu que Dieu lui ouvre les yeux, que Dieu lui donne de vraiment voir et de lire le réel. Et Jérémie le découvre avec une sorte de surprise douloureuse : « Contre moi ils ont machiné des machinations ; ils ont dit :’Détruisons l’arbre en pleine sève, retranchons-le de la terre des vivants ! »

Qui en veut à ce point à Jérémie ? Cela aussi, Dieu vient de le lui montrer : ce sont les gens de ‘Anatôt, les pro­ches et les cousins de son propre village ! Mais à travers le prophète, c’est la mission de Dieu, c’est Dieu lui-même qui se trouve renié ; d’où la prière de Jérémie : « Que je voie ta revanche sur eux...  »

La réponse de Yahweh viendra, en effet, une revanche d’amour à travers l’exil de son peuple ; mais le prophète lui aussi sera emporté par la tourmente ; il ne partira pas à Babylone, mais il devra fuir en Égypte, emmené de force par ces nationalistes aveugles qu’il aura combattus jusqu’à la fin.

L’étau de la haine se resserre autour du prophète Jésus. Au jour le plus solennel de la fête des Huttes, les hommes en dansant remontaient de la source de Gihon jusqu’à l’autel du Temple, accompagnant un prêtre qui portait dans un broc d’argent un peu d’eau de la source. Jésus, debout, vient de crier à pleine voix : « Si quelqu’un a soif, qui vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi ! »... Mais qui a soif, et qui ose croire en lui, venir à lui, se compromettre pour lui ? L’heure du grand choix est arrivé, et l’on discute encore sur l’Écriture, on se chamaille sur Bethléem la royale, et sur la Galilée, si marginale, si ouverte aux « nations », qu’elle ne saurait donner de prophète !

Et pendant que certains tergiversent, d’autre agissent : les Pharisiens ont envoyé des gardes pour arrêter Jésus. Mais les gardes reviennent. Courageux, ils ont préféré ne pas obéir jusqu’au bout plutôt que de marcher sur leur conscience, plutôt que de trahir l’admiration, le respect, le saisissement qu’ils ont éprouvés devant Jésus : « Jamais homme n’a parlé comme parle cet homme ! » Les gardes sont venus à Jésus, sur ordre, mais ils l’ont entendu, ils ont bu ses paroles, et maintenant ils ont soif.

Cependant rien n’arrêtera la haine des Pharisiens qui ont décidé la liquidation de Jésus, même pas le courage et la loyauté de Nicodème, qui les ramène pourtant aux principes élémentaires du droit en Israël : « On ne condamne pas un homme sans l’avoir entendu ! ». Entendre Jésus, c’est cela qu’il ne veulent pas, qu’ils ne veulent plus. L’automne va passer, puis un hiver encore. Jésus, retiré à Ephraïm, non loin du désert, évite de paraître en public. Puis au printemps les événements vont se précipiter, et au moment de la Pâque, Jésus, comme un agneau très conscient, se laisse emmener au supplice. Non parce qu’il aimait la souffrance, non pas pour mettre la souffrance au centre de la perspective spirituelle, mais pour aller, même à travers la souffrance, jusqu’à l’extrême de l’amour.

« Le peuple le suivait, en grande foule, dit saint Luc, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais Jésus, se retournant vers elles, leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants, car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’adviendra-t-il du bois sec ? » ? »

Si les hommes traitent ainsi Jésus, l’arbre en pleine sève, qu’adviendra-t-il de nos sarments desséchés ?



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »


La tonalité de la liturgie devient chaque jour plus grave : du complot contre le prophète Jérémie, jusqu’à l’arrestation avortée de Jésus en passant par la supplication du psalmiste, toutes les lectures nous préparent au drame désormais tout proche de la Passion.
Pourtant ces nuages sombres qui s’accumulent, ne parviennent pas à occulter la lumière qui accompagne le Juste et l’éclaire sur les événements : « Seigneur tu m’as averti, tu m’as fait voir leurs manœuvres ».
Si Dieu prévient son ami de ce qui l’attend, n’est-ce pas la preuve qu’il demeure à ses côtés même au plus fort de la tourmente ?
Jérémie ne se fait pas d’illusion sur son sort, mais puisque sa vie est entre les mains de son Dieu, il s’abandonne totalement à Lui : « C’est à Toi que je confie ma cause ».

La confiance ne supprime pas pour autant la peur : la confiance est un acte de volonté enraciné dans la Foi ; la peur est une émotion spontanée devant un danger qui nous menace. La prière ne saurait occulter cet ébranlement affectif, bien au contraire : le psalmiste se jette avec toute l’intensité de cette passion de l’âme dans les bras de Son Dieu : « Seigneur Mon Dieu, tu es mon refuge ! On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi ! Sinon ils vont m’égorger, tous ces fauves, me déchirer, sans que personne me délivre ».
Tout se bouscule dans le cœur du fidèle. Certes il a mérité pour ses péchés le centuple de ce qui lui advient, mais il en appelle à Dieu qui fait justice : non Le Seigneur ne saurait le livrer à la rage des impies, ni abandonner son ami à la mort.

En relisant ces versets, il est bon de se souvenir que Notre-Seigneur a accompli dans sa chair et dans son âme toutes les Écritures.
Il a voulu être en proie à l’angoisse mortelle qui étreint le psalmiste ; il a fait monter vers Dieu Son Père sa prière lorsqu’il a pris conscience du sort que lui réservaient les chefs religieux : « Moi j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir.
Ils disaient : « coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom ».

Pourtant au cœur de ces menaces qui se resserrent sur Lui comme un étau, Jésus continue son ministère : imperturbable, « il enseigne au Temple de Jérusalem », car il sait bien que son Heure n’est pas encore venue et que nul ne peut l’anticiper.
Autour de lui les avis sont divisés, les opinions s’opposent, les partis s’affrontent : « Est-ce que le Messie peut vernir de Galilée ? L’Écriture dit qu’il doit venir de Bethléem, le village où habitait David ! »
Certes, mais il vient avant tout de Dieu. La messianité ne saurait se discerner sur base d’une généalogie humaine ou d’une provenance géographique. C’est à sa parole, son message, son comportement que l’Envoyé de Dieu se fait connaître.
Mais un tel discernement suppose une écoute bienveillante, sans a priori.

Curieusement, ce sont les soldats du temple qui vont se trouver dans les dispositions requises pour répondre à la question des origines du Rabbi de Nazareth. Ces hommes font leur besogne sans se poser de questions ; les débats théologiques ne les concernent pas vraiment : ils préfèrent les laisser aux « professionnels ».
S’ils attendent que Jésus ait fini son discours pour l’arrêter, c’est uniquement afin d’éviter une émeute toujours possible.
Pour être sûr qu’il ne leur échappe pas, ils gardent Notre-Seigneur à l’œil, ne le quittant pas un instant du regard.
Aussi ne peuvent-ils s’empêcher d’écouter ce que dit cet homme qui suscite tant de haine parmi les responsables religieux.
Et voilà qu’à mesure que sa parole descend dans leur cœur, une paix inhabituelle, à vrai dire inconnue, les envahit.

Jésus les a remarqués et croise volontiers leur regard, les incluant dans le cercle de ses auditeurs et s’adressant à eux comme aux disciples qui l’entourent.
Bientôt la communion est établie, l’onction de L’Esprit descend sur ces hommes qui ne sont pas aveuglés par la jalousie et n’ont pas d’à priori contre Jésus.
Oubliant pourquoi ils étaient venus, les gardes écoutent longuement Le Seigneur, et lorsqu’il a terminé son enseignement, aucun d’entre eux ne songe plus à l’arrêter.
Tandis que Jésus s’éloigne, ils ruminent ce qu’ils viennent d’entendre, tout en retournant, silencieux, vers leur caserne.
« Pourquoi ne l’avez-vous pas ramené ? » : La voix menaçante du chef des prêtres les arrache à leur méditation.
Ébahis par la question qui leur apparaît totalement saugrenue, ils répondent par un argument qui leur semble irréfutable : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! »

La situation est grave : les soldats ont non seulement formellement désobéi à l’ordre reçu, mais ils prennent la défense du prévenu.
Les pharisiens préfèrent ne pas insister : une mutinerie serait malvenue au moment où il faut agir contre ce gêneur dont l’influence s’étend de plus en plus.
Évitant l’affrontement, ils cherchent à sauver la face en se drapant dans leur dignité de spécialistes de la Loi, détenteurs de la vraie connaissance.
Mais blessés dans leur orgueil, ils se rapprochent entre eux, et baissant le ton pour ne pas être entendus par la foule et par les soldats, ils décident de la condamnation de Notre-Seigneur.

Cette précipitation illégale provoque la réaction de Nicodème, « qui était allé précédemment trouver Jésus ».
Cet homme qui est lui aussi entré dans l’intimité du Seigneur, rappelle le droit de l’inculpé de défendre publiquement sa cause.
En vain : son intervention est rejetée avec mépris et même avec une pointe de menace. Les jeux sont faits : « ils rentrèrent chacun chez soi », s’enfermant dans leur prison de haine, livrés au bon plaisir de celui qui dans l’ombre est trop heureux d’avoir su tirer profit de l’arrestation avortée, pour conduire à une décision de condamnation.

« Seigneur, seuls ceux qui se sont exposés à ta présence, ont eu le courage de prendre ta défense. Les autres se sont lâchement tus ou t’ont condamné.
Aussi je te demande la grâce de demeurer fidèle à ces moments de rencontre intime avec Toi dans la Prière, les Sacrements, l’Adoration, la Méditation de ta Parole.
Accorde-moi de trouver mon Bonheur auprès de Toi pour ne pas rougir de Toi devant les hommes.
Et lorsque l’heure sera venue de te suivre sur le chemin de l’épreuve, donne-moi Seigneur de me souvenir de ta présence à mes côtés, afin que je puise en Toi la force de la Fidélité et de l’Espérance.
»



Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
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Autre commentaire de ce jour.


On se dispute sur l’identité de Jésus


À écouter les vives réactions que Jésus suscite autour de lui, autant chez les législateurs que chez les gardiens du Temple, une question surgit : quel est le but de l’agir de Jésus ? Que vise Jésus ? Les docteurs de la Loi ou les responsables des synagogues constatent que, de toute évidence, Jésus dérange l’ordre social et religieux établi.

En cette Journée internationale du bonheur, décrétée par les Nations-Unies en 2012, Jésus propose son propre palmarès du bonheur. Il annonce une nouvelle société (Cf. Fratelli tutti 229), un projet innovant (231), celui d’une société non homogène, fondée sur le partage et le service mutuel, sur un vivre-ensemble fait de pardon et de bienveillance : ce projet, il l’appelle son royaume ou plutôt l’arrivée du  « règne de Dieu », mentionné plus de soixante-cinq fois dans les évangiles. Jésus nous « communise [1] » nous soude ensemble. Son but est de transformer en profondeur les relations humaines, d’instaurer une égalité entre les personnes, d’abolir les classes sociales. Cette nouvelle société n’a qu’une seule loi : l’amour mutuel, qu’il décrit dans toutes ses prises de paroles, ses paraboles, ses gestes concrets. Le règne de Dieu est parmi vous (Cf. Lc 17, 20).

Ce qui choque ses opposants et leur mentalité théocentrique, c’est le gros bon sens de Jésus. Ils ne digèrent pas de le voir rebrasser les cartes d’une société rigoureusement homogène, dominée par leur conception de Dieu. Jésus privilégie plutôt la priorité des êtres humains au détriment de l’observance rigoureuse de la loi du sabbat. Il n’invite pas les gens à vivre les yeux fixés au ciel. Il vit les deux pieds sur terre. Son projet de royaume n’est pas une fuite hors du monde, ni un rêve futuriste. Jésus se fait poète (Daniel Marguerat) d’une société fraternelle. Le temps est accompli (Mc 1, 11). Dans les mots de l’encyclique sur la fraternité, cela signifie que notre société gagne quand chaque personne, chaque groupe social, se sent vraiment à la maison (230).

Pour manifester cette intention divine, Jésus place aux premiers rangs les princes du Royaume que sont les gens ordinaires qui forment le peuple de Dieu, mais qu’on feint de ne pas voir sur nos routes. Il passe sa vie à leur faire du bien, à les faire exister, à leur donner de la dignité, à leur manifester de la considération respectueuse, à les aimer, les encourager, les accompagner. Sans l’exprimer clairement, Jésus fait de la fraternité le nœud de son royaume. Cela choque tellement les notables de le voir faire passer les gens avant la loi, qu’ils cherchent à le faire disparaître en prétextant faussement qu’il se fait passer pour Dieu.

C’est dans ses rendez-vous à l’écart, en prière, que Jésus reçoit du Père cette mission de compassion. C’est là qu’il puise l’énergie de se battre pour « sauver » l’humain qu’il sait capable d’harmonie en dépit de différences notables de pensée et de culture. Pour Jésus, l’humain est capable de considération respectueuse envers tout le monde, capable de fuir toute tentation de vengeance et de recherche d’intérêts personnels; il est capable d’aimer et de vivre sans toujours s’entredéchirer. C’est là qu’il entend chaque cri, chaque gémissement, chaque joie, chaque supplique.  

Ce beau projet d’une vie pacifique, harmonieuse, fraternelle, est tourné en dérision par les notables qui voient en Jésus un ennemi du peuple et de la religion, un ennemi du statu quo d’une société qui oublie les princes du Royaume. Jésus ne se préoccupe pas de savoir si on le reconnaît comme fils de Dieu. Il est venu tendre la main aux princes du Royaume, les moins que rien de la société. Sa seule préoccupation est d’agir en sauveur du peuple (Joseph Moingt) .

Quel est donc le but de Jésus ? De son agir ? Jamais personne n’agit comme lui. Il est la révélation vivante de la compassion de Dieu, de la bonté du Père : Qui me voit, voit le Père. Par quelle autorité agit-il ainsi ? Agit-il ainsi parce qu’il est le Dieu incarné ? Parce qu’il est tellement humain, et qu’à ce titre, il prend soin de tout le monde ? Joseph Moingt répond que Jésus est la révélation de l’esprit de la bonne nouvelle. Il exulte de joie quand il va chercher [les petits] dans les bouges où banquètent les « pécheurs », sur les bancs publics où traînent ceux qui n’ont pas pu trouver du travail […] dans les lieux déserts où se cachent les lépreux [2].

Durant ces jours préparatoires à Pâques, la parole de Dieu nous fera « voir » un Jésus « pré pascal » qui a entendu un appel qui retentissait depuis un temps immémorial, un appel au secours qui s’élevait du monde vers Dieu [3]. Jésus n’est pas un porte-voix de plus qui s’ajoute à la longue liste des Prophètes, il est, dans sa personne même, la réalisation du salut longtemps attendu.

La lecture de Jérémie nous décrit un prophète haï, un prophète détesté parce qu’il dénonce les irrégularités morales qu’il observe. Il promeut un message de gros bon sens qui le conduira en prison. Quand il n’en peut plus de subir de vives réactions, Jérémie expose avec confiance sa cause au Dieu de sa foi. Il s’en remet à lui. Même itinéraire pour Jésus qui continue le « travail » des prophètes. Il s’en remet à son Père avec qui il converse dans ses moments à l’écart.

Je termine par une question : avons-nous le même enthousiasme et la même énergie que Jérémie et Jésus pour mettre en œuvre ce grand projet de fraternité, au risque de nous faire écrouer comme de dangereux mécréants à liquider ?  AMEN.




[1] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

[2] Moingt Joseph, l’esprit du christianisme,  Ed Temps Présent, p. 196.

[3] Ibid p. 193




Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Le Verbe de Dieu s’est fait homme et le Fils de Dieu s’est fait Fils de l’homme pour que l’homme, uni intimement au Verbe de Dieu, puisse devenir fils de Dieu par adoption » (Saint Irénée de Lyon)

   « A la racine du mystère du salut se trouve, en effet, la volonté d’un Dieu miséricordieux, qui ne veut pas s’abandonner à l’incompréhension, à la culpabilité et à la misère de l’homme » (François)

   « Parmi les autorités religieuses de Jérusalem, non seulement il s’est trouvé le pharisien Nicodème ou le notable Joseph d’Arimathie pour être en secret disciples de Jésus, mais il s’est produit pendant longtemps des dissensions au sujet de Celui-ci, au point même qu’à la veille de sa Passion, S. Jean peut dire d’eux qu’ "un grand nombre crut en Lui", quoique d’une manière très imparfaite (Jn 12,42). Cela n’a rien d’étonnant si l’on tient compte qu’au lendemain de la Pentecôte "une multitude de prêtres obéissait à la foi" (Ac 6,7) et que "certains du parti des Pharisiens étaient devenus croyants" […] » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n ° 595)










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Message par Lumen Dim 17 Mar 2024 - 11:57

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Eucharistie du Dimanche 17 Mars 2024  
Cinquième Dimanche de Carême, Année B.


L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de Saint Patrick, Évêque
« Apôtre de l'Irlande », Co-Patron de l’Irlande (385-461).

(Mais la Célébration du Cinquième Dimanche de Carême a la
préséance sur la Mémoire de la Fête de Saint Patrick
).


Saint Joseph d'Arimathie,Membre
du Sanhédrin (Ier siècle)
Saint Gabriel Lalemant, Martyr au Canada
(1610-1649).
Bienheureuse Bárbara Maix, Fondatrice des
religieuses du Coeur Immaculé de Marie (+ 1873)
Bienheureux Juan Nepomuceno Zegrí y Moreno,
Prêtre et Fondateur de la Congrégation des
« Sœurs Mercédaires de la Charité. » (1831-1905).
Vénérable Lucie Noiret, Fondatrice de la Congrégation
des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus sous la
protection de saint Joseph (+ 1899)


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Textes de la messe du jour

Livre de Jérémie 31, 31-34… Psaume 51(50), 3-4.12-13.14-15… Lettre aux Hébreux 5, 7-9… Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12, 20-33.:


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« « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus.
Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. »


Commentaire de ce jour.


« Nous voudrions voir Jésus »


« Nous voudrions voir Jésus ». Telle était le souhait de ces païens qui avaient effectués le déplacement jusqu’à Jérusalem. Est-ce par curiosité ou parce qu’ils avaient la foi ? On ne saurait le dire. Mais tout compte fait, foi et curiosité ne s’excluent pas. Animés peut être par la curiosité de la foi, ils ont écouté la voix de leur cœur et ils ont voulu voir Jésus. N’est-ce pas là l’accomplissement de la prophétie faite par le prophète Jérémie dans la première lecture : « Je mettrai ma loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur…tous me connaitront, des plus petits jusqu’aux plus grands  ». Oui, le désir de Moïse suppliant Dieu de faire de son peuple un peuple de prophètes est traduit en prophétie par Jérémie et se réalise dans ces païens qui écoutant la voix de leur cœur, veulent voir Dieu.

Comme ces païens, chacun de nous est habité par ce désir avoué et parfois inavoué de vouloir voir Dieu quelle que soit l’idée qu’on se fait de Lui. Comme le dit Saint Augustin, les idées que nous nous faisons de Dieu divergent. Elles peuvent nous tromper et même s’entrechoquer d’une personne à une autre, d’une communauté à une autre, mais le sentiment intime de vouloir voir Dieu et de vouloir retrouver notre origine première, ne peut jamais nous tromper. Il est le même en tout cœur. Même ceux qui aspirent au suicide expriment consciemment ou inconsciemment le désir de voir Dieu et de se reposer en lui afin d’être déchargé de la complexité de leur existence.

Oui la prophétie de Jérémie s’est vraiment réalisée parce que le désir de Dieu habite véritablement le cœur de tous, et c’est au nom de ce désir que vous et moi sommes ici. C’est aussi au nom de ce désir que d’autres ont choisi d’être ailleurs, parce que les chemins du Seigneurs sont multiples, mais le désir du repos en lui est unique et habite tous les cœurs. Ce désir a parfois besoin de la communauté chrétienne déjà constituée pour être éclairé comme Philippe et André l’ont fait pour ces païens, et dans d’autres cas Dieu lui-même sait utiliser d’autres moyens pour l’éclairer sans passer par la communauté constituée, parce que tous les chemins de Dieu mènent à Pâques.

En poursuivant notre lecture, on pourrait se demander quelle serait l’attitude de ces païens lorsqu’ils verront Jésus. En tant que grecs, ils sont habités par l’idée d’un dieu puissant et fort. Et voici que selon l’évangéliste Jean, dans leur désir de voir Dieu, ils se retrouveront en face d’un Jésus bouleversé, en plein dialogue à l’intérieur de lui-même face à la mort. Comme ces grecs, nous avons aussi entendu parler de Jésus, ce prophète puissant par la parole et par les actes. Mais très souvent notre désir de voir Dieu en lui se heurte à sa passion. Nous cherchons sa gloire, et lui nous montre le chemin de la croix. Scandale et folie ! Perturbation et aberration ! Trouble et incompréhension pour les hommes de raisons que nous sommes. Comment voir Dieu dans ce Jésus dont l’âme est si bouleversée en ce jour ?

Telle est une des questions qui peut nous habiter ce dimanche. En empruntant au P. Marie Eugène ses lunettes, peut être que nous pourrions nous aussi voir Dieu en cette homme dont l’âme est bouleversée. En effet en y regardant de près on se rend compte que l’expérience d’angoisse que vit Jésus, est pour nous une expérience fondatrice qui nous éduque à voir Dieu, dans toutes les circonstances de notre vie et même dans les situations les plus douloureuses. Angoissé par la peur de la souffrance, Jésus nous apprend que la souffrance peut être aussi un chemin qui mène à Dieu. Il ne s’agit pas d’être un adepte du dolorisme et de chercher à voir la souffrance partout, parce que la souffrance, Jésus ne va pas la chercher, mais il s’agit de l’assumer. La peur de souffrir, a été pour Jésus, le lieu d’un dialogue avec Dieu car son expérience la conduit à savoir décrypter la présence de Dieu dans chacun de ses états d’âme. Voilà pourquoi sa souffrance assumée comme nous le dit St Paul dans la deuxième lecture est devenue pour lui l’espace d’un apprentissage à l’obéissance et d’une école de la perfection.

Compris dans ce sens, la souffrance elle-même ne devient plus absurdité, mais le lieu d’une révélation, d’un face à face avec nous-même et d’une intimité avec Dieu. Si la douleur ne dépend pas forcément de nous, le fait de souffrir ou de ne pas souffrir peut dépendre de nous. A la suite de Jésus et avec la grâce de Dieu, nous pouvons donc transformer les souffrances que nous imposent les vicissitudes de la vie en chemin de lumière et de rencontre. Alors, le bouleversement de notre âme ne sera plus l’expression de l’aigreur et du ressentiment, mais celle de l’élévation et de la quiétude. Car nous saurons dire avec Job, «  si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, pourquoi ne pas accepter le malheur. » Aussi faut-il remarquer que cette peur de la souffrance est généralement accompagnée de l’angoisse de la mort. Mais là encore l’expérience de Jésus est révélatrice. Elle nous montre que la séparation d’avec notre corps et d’avec ceux que nous aimons, nous découvre le visage réel de Dieu. Cela n’est pas une simple loi de la nature, mais une dimension du mystère d’amour de Dieu qui voudrait que le grain de blé puisse d’abord connaitre la chaleur de la terre avant de porter du fruit. Si l’angoisse de la mort nous rappelle notre finitude, le désir de voir Dieu nous rappelle notre participation à l’éternité de Dieu c’est dire notre glorification : « je l’ai glorifié et je le glorifierai toujours. »



Frère Elisé Alloko, ocd (Couvent de Paris)
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Autre commentaire de ce jour.


consécration religieuse


Ce qui est beau dans cette page sommet de l’Évangile de Jean qui ouvre sur l’Heure Jésus, la gloire, c’est que Jésus lui-même nous offre à travers l’image du grain de blé, à comprendre son identité profonde. Il n’est qu’enfouissement, ce qui n’est pas un ornement de sa vie, mais la réalisation même de son être divin. Le grain de blé est heureux écrit François Varillon non pas quand il est dans un grenier, mais quand on l’enfouit dans la terre.  C’est pour cela que le grain existe.  Quelle belle image pour dire Jésus!

Jésus n’existe que pour être enfoui dans les cœurs. Il n’y a que Dieu qui puisse trouver son vrai bonheur que lorsqu’il est enfoui au plus profond de nos cœurs (1re lecture) que lorsqu’il devient invisible. Il n’y a que Dieu qui puisse vivre à la perfection de ne pas exister pour Lui-même. De ne pas rien revendiquer pour lui-même parce qu’il ne possède rien, ne se possède en rien. Il n’y a que Dieu qui puisse mourir d’amour parce que l’heure de sa gloire dont parle Jean, est l’heure de l’arrivée de notre grandeur et notre grandeur montre toute sa gloire.  Il n’y a que Dieu qui puisse ne pas tenir à sa vie jusqu’à vivre sans animosité, mais s’il est bouleversé, son Heure.

Ce Dieu là, ce Dieu qui ne revendique pas le privilège de sa royauté, ce Dieu-là qui intrigue, qui surprend par ses gestes, ce Dieu-là nous dit saint Jean certains demandent non à le rencontrer, mais à Le voir. Nous voudrions voir Jésus.  La nuance est importante. Ce n’est pas une entrevue qui est demandée, c’est la grâce de Le contempler.

Sainteté Michèle, voilà ce que vous demandez aujourd’hui au Seigneur : non une entrevue pour être sélectionnée à un poste, mais la grâce de Le contempler pour apprendre à connaître le Seigneur.

Vous vous consacrez à Le regarder longuement, profondément parce qu’Il vous a déjà trouvé belle à ses yeux. Vous ne pourriez pas Le regarder s’il n’avait pas d’abord posé son regard sur vous. Le Premier (1 Jn 4, 19), Il vous a regardé. Le Premier, Il vous a trouvé de son goût jusqu’à vous épouser. Vous devenez maintenant l’Épouse de Dieu en entrant plus avant, plus profondément dans son cœur. Ce jour de votre consécration est une fête nuptiale. Nous célébrons vos noces. C’est pourquoi votre comité national a voulu que cette liturgie soit belle. Il vous offre un rituel d’engagement qui en reflète la beauté.

Ce Dieu, votre Époux vous dit ce matin : pose-moi comme un sceau sur ton cœur. Tous les jours, vous vous consacrez à méditer dans votre mémoire son nom, à garder dans votre esprit Sa Parole, à ruminer au quotidien combien Il vous préfère aux autres, à contempler de quelle dignité cette consécration vous ennobli, de quelle gloire et de quel honneur Il vous couronne. Jean disait tantôt : c’est pour vous que cette voix (celle de Jésus) se fait entendre par ma voix sacerdotale.

Vous vous consacrez à devenir chercheuse de Dieu. Vous connaissez sans doute la boutade qui existe chez les universitaires : un chercheur qui cherche, cela se trouve, mais un chercheur qui trouve cela se cherche. Bernard de Clairvaux dit la même chose en des mots plus mystiques : Tu veux qu’on Te trouve afin qu’on Te cherche et qu’on Te cherche afin qu’on Te trouve. Vous serez toujours chercheuse qui cherche pour trouver, qui Trouve pour chercher, parce que vous ne cesserez jamais de trouver celui qui se laisse chercher. Votre consécration confirme que vous savez ce que vous cherchez alors que beaucoup autour de nous ignore ce qu’il cherche. C’est le poète Rimbaud qui écrivait que la vraie vie est ailleurs, là où nous ne sommes pas encore nés.

Comme je l’exprimais hier, Marie, par son FIAT s’est consacrée à ne plus exister pour elle-même. Comme toute mère, elle ne vivait que pour son Fils. Vous vous consacrez à devenir rien pour le Tout.   À ne devenir rien. À consentir à n’être rien, dirait Marie de la Trinité. Ce chemin ne sera jamais atteint. Il sera à refaire chaque matin en sa Présence.

Ce qui est beau dans votre geste de consécration, c’est que vous êtes pour nous ce grain de blé. Mais sachez que votre enfouissement en Dieu, puisque c’est de cela qu’il s’agit maintenant, devient un témoignage plus fort que toutes les belles paroles que nous pouvons dire sur Dieu. Vous vous consacrez à être Présence et Vie, à être une femme au cœur de feu, une femme éprise de la beauté de votre Époux jusqu’à vous perdre en Lui.

Pour vous maintenant, unis à vos compagnes, je me fais écoute de vos paroles de consécration que je signerai au nom de Dieu. Avec vous, nous devenons pour notre monde, des petits grains de blé eucharistique. AMEN



Abbé Gérard Chaput
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Autre commentaire de ce jour.


« Si le grain de blé ne meurt... »


Des Grecs demandent à voir Jésus. Avez-vous remarqué que Jésus à qui on transmet la demande n'y répond pas directement ? Il parle plutôt de lui. Dans les derniers jours de sa vie, il est totalement concentré sur sa mission. Et au lieu de répondre à la demande des Grecs, il partage aux personnes présentes ce qui l'habite.

Ce partage est un des plus beaux que nous ayons dans les évangiles. On y voit ce que saint Jean (qui était probablement présent) en a retenu, à savoir que Jésus a vécu les derniers moments de sa vie dans une confiance totale à son Père même si le plan de Dieu sur lui prenait une direction qui le mènerait à la croix, l'« élèverait» sur la croix.

I – Le sacrifice du Christ

La deuxième lecture tirée de la Lettre aux Hébreux décrit ce qu’ont pu être les sentiments de Jésus en voyant venir la croix. Des sentiments d'abandon et d'obéissance à son Père. Le texte de la Lettre aux Hébreux ne peut être plus clair. Relisons-le ensemble si vous le voulez bien :

« Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect (en d’autres termes, en raison de son grand abandon). Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. »

Laissons ces paroles entrer en nous. Elles nous préparent avec à propos à la Semaine Sainte qui s’en vient à grands pas. Elles nous placent sur le bon chemin pour vivre les Jours Saints, car elles mettent devant nos yeux l’offrande que fait Jésus sur la croix, le sacrifice de sa vie pour que ses frères et sœurs soient réconciliés avec Dieu.

II – Une Alliance nouvelle

Cette réconciliation on l’appelle la Nouvelle Alliance qu’annonce le prophète Jérémie dans la première lecture. Sur la croix et dans ses souffrances inouïes Jésus consomme la Nouvelle Alliance. Cette Nouvelle Alliance ne tiendra plus dans des prescriptions à sauvegarder et à appliquer, mais elle se développera dans une intériorisation personnelle. La Nouvelle Alliance se fera dans le cœur des personnes. Les personnes devront, à l'exemple de Jésus, choisir de s'y abandonner dans l'obéissance et dans la confiance.

Relisons la merveilleuse promesse que nous révèle texte du prophète Jérémie.

« Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : ‘Apprends à connaître le Seigneur !’ Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés. »

« Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je l’inscrirai sur leur cœur. » Voilà l’essentiel de la Nouvelle Alliance.

III – La semence mise en terre

La réalisation de la Nouvelle Alliance passe par le sacrifice de Jésus qui donne sa vie pour le monde sur la croix. Jésus en parle comme de son Heure. Il prie pour pouvoir vivre cette Heure avec détachement et dans l’abandon total à la volonté de son Père. Cet abandon est reconnu et loué par la voix - celle de son Père - qui se fait entendre dans le récit de l’évangile, lu il y a un instant, et qui dit : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore ».

Jésus compare son Heure au parcours d'une semence mise en terre. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ».

Cette image est des plus parlantes. La semence est remplie de vie et de puissance de vie nouvelle, pourtant elle doit être enfouie en terre, se laisser défaire pour pouvoir donner toute son énergie à de nouvelles pousses qui apparaîtront petit à petit.

Ainsi de la mort de Jésus, elle est une semence. Sur la croix Jésus est non seulement élevé, mais son humanité est enfouie dans la masse humaine. Il porte toute l'humanité en lui avec ses limites et ses faiblesses. Il porte les péchés du monde. Il pourrait s'y refuser, mais c'est l'abandon à la volonté de son Père qui prend le dessus.

C’est pourquoi, celui-ci le ressuscitera après trois jours et sa mort deviendra ainsi le début d'une vie nouvelle où, ressuscité par la puissance de Dieu, il entraîne derrière lui tous ceux et celles qui l'acceptent comme le Seigneur de leur vie.

Comment le fait-il ? En nous associant à lui par le Baptême. Par ce sacrement, la personne qui s’avance est plongée dans l’eau avec le Christ, lavée de ses fautes et elle naît à une vie nouvelle avec le Christ ressuscité comme on l’explique aux futurs baptisés qui, pendant le carême, s’y préparent et qui vivront leur baptême lors de la Vigile pascale.

C’est dans le sillage de cette transformation qui ressemble à celle de la semence que toute la vie du baptisé sera désormais, en union avec le Christ et à sa suite, une vie pour Dieu : « Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes, écrit saint Paul dans sa Lettre aux Romains ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » (Romains 6, 10).

Conclusion

Demandons au Seigneur aujourd'hui d’entrer avec tout notre cœur dans cette Nouvelle Alliance avec Dieu que Jésus est venu établir et dont nous sommes partie prenant depuis notre baptême.

À chaque messe, le président, lorsqu’il consacre le vin, nous le rappelle en disant ces paroles : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. » Chaque dimanche nous présentons au Seigneur, dans le pain et vin, fruits du travail humain, nos efforts pour entrer de tout notre cœur dans cette Alliance nouvelle et éternelle que Jésus a inaugurée.

Amen!



Mgr Hermann Giguère P. H.
Faculté de théologie et de sciences religieuses
de l’Université Laval
Séminaire de Québec

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Eux ont dédaigné de croire en Jésus-Christ, parce que leur impiété ne leur a inspiré que du mépris pour sa mort, que de la moquerie pour un crucifié ; c’était pourtant la mort du grain qui devait se multiplier au centuple ; c’était l’élévation de Celui qui devait attirer tout à sa suite » (Saint Augustin)

   « Lui-même est le grain de blé venu de Dieu, qui se laisse tomber sur la terre, qui se laisse ouvrir, briser dans la mort et, précisément à travers cela, peut ainsi porter du fruit dans l'immensité du monde » (Benoît XVI)

   « (…) Il réalisera la venue de son Royaume surtout par (…) sa mort sur la Croix et sa Résurrection. "Et moi, élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi" (Jn 12, 32). A cette union avec le Christ tous les hommes sont appelés » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 542)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Lun 18 Mar 2024 - 19:09

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Lundi 18 Mars 2024
Lundi de la 5ème semaine de Carême.


L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de
Saint Cyrille de Jérusalem, Évêque, Docteur de l'Église (315-386).


Saint Édouard, roi d'Angleterre et Martyr
(vers 962 – 18 Mars 978).
Bienheureuse Marthe Aimée le Bouteiller,
Sœur des Écoles Chrétiennes de la
Miséricorde (+ 1883).
Bienheureuse Celestina Donati, vierge et
Fondatrice de la Congrégation des Filles
pauvres de Saint Joseph de Calasanz
« Sœurs Calasanctiennes » (1848-1925).
Vénérable María Rosa Gay Tibau, Fondatrice
de l'Institut des Sœurs de Saint Joseph de
Gérone (+ 1884).
Vénérable Eladio Mozas Santamera, Fondateur
des Sœurs Joséphines de la Sainte Trinité (+ 1897).


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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(h tt p s : // nominis . cef . fr)



Textes de la messe du jour

Livre de Daniel 13, 1-9.15-17.19-30.33-62... Psaume 23(22), 1-2ab.2c-3.4.5.6… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 1-11.:


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« Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus » »


Commentaire de ce jour.


La femme adultère


        Dès le point du jour, selon son habitude quand il venait à Jérusalem, Jésus, assis au parvis du Temple, se met à enseigner ceux qui se pressent autour de lui. Brusquement il est interrompu par un groupe de scribes et de Pharisiens. Ils poussent devant eux, sans ménagement, une femme apeurée. Riche ou pauvre ? on ne sait pas, ce qui est sûr, c’est qu’on l’a surprise en adultère. « Maître, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes‑là. Et toi, qu’en dis‑tu ? »

Le piège est bien monté : si Jésus répond :« Laissez‑la aller ! », on lui rétorquera :« Tu contredis la Loi de Moïse ! » ; si Jésus la laisse mettre à mort, il va contre l’autorité romaine qui se réserve, à l’époque, toutes les exécutions capitales. « Toi, qu’en dis‑tu ? » … la réponse ne vient pas.

Jésus s’est baissé et trace des traits sur le sol, sans regarder personne, comme absorbé dans ses pensées. Autour de lui les Pharisiens commencent à s’énerver ; Jésus alors se redresse : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! » Réponse merveilleuse !

D’une part Jésus prend les scribes à contre‑pied, en citant à son tour un précepte de la Loi. En effet, d’après le Deutéronome, quand une sentence de mort a été prononcée, la Loi ordonne :« La main des témoins sera la première sur l’accusé pour le faire mourir, et la main de tout le peuple ensuite » (Dt 17,5‑7). Mais en même temps, comme dans la parabole de la paille et de la poutre, Jésus remet les scribes et les Pharisiens devant leur propre condition de pécheurs : … vous n’avez le droit de la punir que si vous‑mêmes n’êtes pas condamnables !

Jésus de nouveau se baisse pour écrire sur le sol. Et voilà que tous les accusateurs, l’un après l’autre, s’éloignent, en commençant par les plus vieux, probablement les moins innocents, ou les plus lucides sur le cœur de l’homme.

On se demande parfois ce que Jésus traçait ainsi sur le sol. Certains imaginent que Jésus inscrivait des péchés, mais les Pharisiens savaient lire, et dans ce cas ils n’auraient pas « persisté » à lui poser des questions ! De plus ce qui a décidé les accusateurs à partir, ce n’est pas ce qu’ils ont vu ou lu par terre, mais ce qu’ils ont entendu de la bouche de Jésus, concernant la première pierre : « Après avoir entendu ces paroles, ils se retirèrent l’un après l’autre ».

L’important est donc non pas ce que Jésus traçait sur le sol ‑ et que l’Évangéliste ne nous rapporte pas ‑ mais le fait qu’il écrivait ; et l’on peut le comprendre de deux façons :

   * - ou bien Jésus, ostensiblement, traçait des signes avec son doigt comme certains griffonnent machinalement sur leur page quand une conférence ou une réunion les ennuie. Jésus dirait par là aux Pharisiens : votre affaire ne me concerne pas ; tout cela m’ennuie profondément, et je n’entrerai pas dans votre piège sordide.
   * - ou bien, rien que par son geste d’écrire sur le sol, Jésus renverrait les Pharisiens à un texte sévère du prophète Jérémie : Seigneur, espoir Israël, tous ceux qui t’abandonnent seront confondus, ceux qui se détournent de toi seront inscrits sur la terre, car ils t’ont abandonné, toi, la source des eaux vives !" (Jr 17,13)

Être inscrit sur la terre, c’est disparaitre avec le premier souffle de vent, et, par son geste symbolique, Jésus semble répondre aux Pharisiens, à la manière des Prophètes : « Vous condamnez cette femme ? À ce compte‑là vous seriez tous inscrits par Dieu pour la condamnation ! »

Tous les accusateurs se sont éloignés. Ils restent à deux au milieu du cercle : la femme et Jésus, la misère et la miséricorde. Jésus se redresse : « Femme, où sont‑ils ? Personne ne t’a condamnée ? » Jésus dit : « Femme » ; et dans sa bouche, c’est toujours un terme de respect. C’est celui qu’il emploie pour la Samaritaine,et même pour sa Mère Marie, à Cana et à la Croix.

Sur la pécheresse, toisée jusque là avec mépris par les scribes (« ces femmes‑là » !), un regard tout nouveau vient de se poser, qui rouvre l’espérance. Quelqu’un lui parle et lui dit « Femme ».Traitée jusque là comme un objet de rebut, elle redevient sujet dans le regard du Christ : « Femme, personne ne t’a condamnée ? » « Non, Seigneur, dit la femme, qui a cessé de trembler. » Moi non plus je ne te condamne pas, dit Jésus. Va, et désormais ne pèche plus".

La femme échappe à la mort ; elle n’échappera pas à l’effort. Il faudra qu’elle renonce à sa passion, à son désir fourvoyé, à son insouciance, qu’elle revienne au sentier de la fidélité de tous les jours ; mais le vrai moteur de sa conversion, comme pour nous tous à toute heure de la vie, ce sera le souvenir de la bonté de Jésus.

À chaque fois qu’elle sera tentée de renier ses engagements, elle revivra cet instant de la rencontre dans le Temple, elle revivra les cris, les brutalités, la haine, le sadisme de tous ces gens prêts à la tuer pour se donner bonne conscience, elle reverra le prophète Jésus, calme, écrivant sur le sol ; elle l’entendra lui dire de nouveau ce nom auquel elle croyait n’avoir plus droit, le nom de sa dignité « Femme, va ; et désormais ne pèche plus ».

C’est cela la merveille de la rédemption : Dieu ne se laisse pas arrêter par notre péché. « D’un cœur broyé, Seigneur, tu n’as pas de mépris », chantait le Psalmiste ; et Jésus veut voir en nous beaucoup moins ce que nous sommes que ce que nous pouvons devenir.

Si nous nous sentons encore si loin de Lui, c’est peut‑être que nous n’avons pas perçu encore à quel point nous sommes aimés ; si nous avons encore si peur de nous donner à Lui tels que nous sommes, c’est que nous n’avons pas suffisamment regardé sa Croix ; si nous sommes encore paralysés par notre misère, c’est que nous ne croyons pas encore à sa miséricorde.

Même quand personne ne nous a condamnés, nous sommes parfois tentés de nous condamner nous‑mêmes, au risque de perdre cœur. C’est alors que Jésus se relève, nous regarde, et nous dit : « Va ! »



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


La vague de la vie est la plus forte


Le Seigneur avance sur son chemin. Il manifeste de plus en plus clairement son identité, les relations qui le font tenir. Il exprime son système de valeurs… Sa parole trouve un écho large parmi le Peuple qui entend à travers lui un écho attirant du Mystère de Dieu. L’animosité envers lui de la part des autorités va débouler contre Lui comme une vague. Il la laissera passer en se penchant vers la terre pour ensuite se redresser. Il vit, en avance, un peu comme le mouvement même de sa mort et sa résurrection entrainant avec Lui la vie pour tous, pour cette pauvre femme et pour bien d’autres… notamment pour ses ennemis.

« Il s'assit » Voilà une situation normale pour Jésus. Il enseigne ses compagnons doucement, longuement. En fait, il exprime ce qui le fait vivre, ce qui peut faire vivre davantage ses frères. Les gens viennent à Lui, demeurent près de lui et il leur donne sa parole. Il accepte pleinement le contact de tous. Il demeure au Temple disponible, joignable… Les gens s’assemblent. Il rassemble son peuple. Il est ouvert à la nouveauté, à toute nouveauté. La nouveauté va surgir sous le trait d’une pauvre femme jetée devant lui, certainement terrorisée, une femme qui a commis, dit-on, un adultère, une faute grave qui perturbe la société et qui demande réparation. Selon la Loi, c’est la lapidation. Ses ennemis le somment d’agir, pour tenter de briser sa manière de se rapporter autrement au Mystère de Dieu… Une charge vient à lui, une vague veut le submerger, le détruire. On veut l’enfermer dans une réponse rapide ou une désobéissance de la Loi et on peut tomber sur lui ou un effacement de sa manière d’être et il ne pèse plus rien, il est décrédibilisé. Sa différence est de toutes les manières est annihilée… Il reçoit cette charge qui veut l’emporter.

« Jésus s'était baissé » Jésus pour résister à cette charge, ne fait pas face. Il n’entre pas dans le jeu de ses ennemis. Mais il se rapproche de la terre. Il se baisse. Il se calme, il calme les autres… Il amène chacun à ne plus se laisser entrainer par la vindicte collective. Il introduit un espace de liberté. Il amène les gens à attendre sa parole, à se disposer à l’entendre. Il dessine sur la terre des traits avec son doigt, qui va dans un sens, dans l’autre…. Les personnes regardent… Les questions ne sont plus d’un seul bloc… Un silence, peu à peu, se fait… Il peut alors se redresser, se mettre à parler… Et là, il s’adresse à chacun, vraiment. Il leur pose une question personnelle. Il renvoie à chacun à sa liberté, à sa capacité propre de répondre « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre ». Jésus reprend sa position d’humilité, renvoie chacun à sa liberté. Peu à peu, chacun regarde autrement la situation, il regarde la situation en y étant lui-même présent. Jésus les rend à leur propre liberté. Peu à peu, l’un puis l’autre et bientôt tous s’en vont…

« Il se redressa » La vague est passée, elle n’a rien fait, elle s’est perdue, elle a rendu les gens qu’elle avait prise dans sa furie… Un grand silence. Un homme, une femme sont là, seuls. Ils se parlent dans un dialogue essentiel. Un nouveau monde se crée. Jésus s’est redressé. Il irradie comme jamais la vie en plénitude. Il bénit. Il pardonne… La vie est une vague qui touche chacun personnellement et lui donne d’être pleinement. Jésus nous libère tous et chacun. Que son Nom soit loué !



Père Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite
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Autre commentaire de ce jour.


Misère et miséricorde, la femme adultère


Nous venons d'entendre le double récit de la misère et de la miséricorde (saint Augustin). Le récit dramatique d'une humanité - c'est cela que représente la femme - otage de toutes les séductions que nous offre notre monde.  Et l'autre non moins dramatique d'un Dieu,  et je cite Paul VI dans une audience du 14 avril 1976,[qui] est venu au secours de notre humanité tombée en ruines après la rupture du premier anneau qui la rattachait à la vie même de Dieu.

Le mot «misère» exprime notre condition, notre fatale anthropologie, précisait Paul VI. Le mot «miséricorde»  chante la bienveillance de Dieu qui vient à notre secours. Ces deux mots nous plongent, l'un dans la profondeur de notre humanité blessée que nous voyons tous les jours dans les événements dramatiques du Moyen Orient présentement, et l'autre nous élève au sommet de la révélation de Dieu dont le mystère pascal se déroule maintenant devant nos yeux. Ce matin, se présentent une prodigieuse révélation de notre état de créature entrainée vers le toujours moins qu'humain et celle non moins mystérieuse d'un Dieu qui se prescrit à lui-même jusqu'à la perfection, la miséricorde pour nous entraîner vers le toujours plus qu'humain.

Là où le péché abonde, la grâce a surabondé (Rm 5, 20). Dieu est riche en miséricorde (Ep 2, 4), dit Paul qui en a fait l'expérience sur la route de Damas. Dieu a tant aimé le monde (Jn 3, 16), répond saint Jean, qu'il y a laissé sa vie. Christian de Chergé, prieur de Tibhirine, répétait souvent ce verset du Coran (39,53): Vous qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu (L'invincible espérance, Bayard, 2010, p.101). La miséricorde est la plus grande des perfections de Dieu qui nous permet - et je paraphrase l'encyclique Dieu est miséricorde - de laisser Dieu nous juger dignes d'être sauvés jusqu'à contempler le roi dans sa beauté. Tes yeux, dit Isaïe, contempleront le roi dans sa beauté, ils verront un pays qui s'étend au loin (Is 33, 17).Cette page confirme que notre Dieu a  refondu le jugement des humains - elle est coupable- en salut... Je ne te condamne pas.  Dit autrement : devant nous, il n'y a plus de jugement, il n'y a qu'un salut réalisé.

La loi nouvelle qui pousse Jésus à clamer : va ne pèche plus le conduit à la mort. La loi, qui a autorisé scribes et pharisiens à condamner ce flagrant délit, les pousse en commençant par les plus âgés, précise l'évangile, à se retirer honteux d'être, eux aussi, pris en flagrant délit de leur aveuglement : En jugeant autrui, tu juges contre toi-même (Rm 2, 1). Notre humanité est de la même pâte, pétrie de la même fragilité que cette femme.

C'est à ce geste d'écrire sur le sol que nous connaissons désormais la grande compassion de Dieu. Dieu, et notre entrée dans la semaine sainte nous fera vivre cela, nous regarde comme un époux bafoué, qui malgré sa douleur, revient vers son épouse et veut reprendre vie commune avec elle pour rebâtir une alliance nouvelle.

Saintetés, aucune accusation ne peut vaincre la miséricorde. Aucune faute ne suffit à condamner l'humanité. Un jour du temps, Dieu s'est déclaré pour nous et pour notre salut et non contre nous. Il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ (Rm 8, 1).La miséricorde est un baiser d'amour, un toucher d'amour (Dm, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]), précise Jean-Paul II, sur les blessures les plus douloureuses de notre humanité.

              Ce regard de Jésus sur nous, encore faut-il qu'il nous atteigne, nous blesse, dirait Jean de la Croix. Entendons Jésus nous dire, redire à toute l'humanité blessée : va ne pèche plus. Ce qui a fait dire à Augustin: j'ai détruit ce que tu as fait, observe ce que je te commande, tu trouveras ce que j'ai promis.

              À votre contemplation: à quelques jours de notre entrée dans la semaine sainte, la liturgie nous présente cette femme pour nous faire comprendre qu'être chrétien n'est pas une affaire de vertu mais bien celle d'une rencontre de deux solitudes : celle de la misère et de la miséricorde.  Nous le savons, Jésus est miséricorde mais la décrire est impossible tant elle n'est pas de ce monde. AMEN.



Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Il convient d’avertir que jamais on ne se transporte de telle façon en regardant la miséricorde divine, qu’on oublie la justice ; et ne regardons pas la justice de la même façon, sans nous souvenir de la miséricorde ; afin que ni l’espérance manque de crainte, ni la crainte de l’espérance » (Frère Louis de Grenade)

   « "Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre". Ces mots sont remplis de la force de la vérité, qui désarme, qui abat le mur de l’hypocrisie et ouvre les consciences à une plus grande justice, celle de l’amour » (François)

   « Dieu manifeste sa Toute-¬Puissance en nous convertissant de nos péchés et en nous rétablissant dans son amitié par la grâce : "Dieu, qui donnes la preuve suprême de ta puissance, lorsque tu patientes et prends pitié..." (MR, collecte du 26e dimanche) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 277)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Mar 19 Mar 2024 - 12:24

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Mardi 19 Mars 2024  
Mardi de la 5ème semaine de Carême.


L’Église Célèbre la Solennité de la Fête de Saint Joseph,
père nourricier de Jésus, époux de la Vierge Marie, Patron de
l'Église universelle et Patron principal du Canada.


Bienheureux André Gallerani, Fondateur des
Frères de la Miséricorde (+ 1251)
Bienheureux Jean de Dominique, Martyr dominicain
à Suzuta au Japon (+ 1619)
Bienheureux Marcel Callo, Jeune ouvrier et Martyr
(1921-1945).
Bienheureux Vincenz Prennushi? Evêque albanais
et ses 37 compagnons, martyrs d'Albanie, tués
entre 1945 et 1974 (+ 1949)


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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(h tt p s : // nominis . cef . fr)




Textes de la messe du jour

Deuxième livre de Samuel 7, 4-5a.12-14a.16… Psaume 89(88), 2-3.4-5.27.29… Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4, 13.16-18.22… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a :


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« Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit »


Commentaire de ce jour.


La route de Joseph


Dans quelques instants, en reprenant ensemble le credo de toute l’Église, nous redirons, à propos du Christ Jésus : « Il a été conçu par une action unique de l’Esprit saint, il est né de Marie Vierge ».

Cette affirmation nous arrive en ligne droite de la première et deuxième générations chrétiennes à travers les récits de Mathieu et de Luc. Luc a vu les événements surtout du point de vue de Marie, Mathieu du point de vue de Joseph, et leur convergence n’en que plus significative : nous touchons là le sol ferme de la tradition primitive.

Évidemment, nous aimerions plus de détails, et nous aurions à l’esprit bien des solutions de rechange pour que les choses se soient passées autrement ! En particulier, il y a cette question qui revient si souvent dans les cercles bibliques : dans l’Ancien Testament, Dieu s’est servi parfois de couple longtemps stériles pour réaliser son plan, mais en suivant les processus ordinaires de la nature. Pourquoi, dans le cas de Joseph et de Marie, n’a-t-il pas fait de même ? À cette question, Dieu seul pourrait répondre, et il est bien clair que nos solutions de rechange ne peuvent changer le plan de Dieu. Or en revanche, ce que nous pouvons et devons faire, c’est de lire ces témoignages de Luc et de Matthieu avec toute la loyauté de notre intelligence pour essayer de comprendre l’initiative de Dieu.

L’évangéliste Mathieu n’a pas fouillé la psychologie de Joseph - et nous nous garderons bien, de notre côté, d’inventer quoi que ce soit - mais il a voulu éclairer théologiquement les faits et en tirer une sorte de catéchèse pour ses lecteurs, des chrétiens venus du monde juif. Et son récit, tels qu’il l’a mené, souligne deux idées principales : - Jésus vient au monde dans la lignée de David, répondant ainsi à l’attente de son peuple, - et il le fait par l’intermédiaire de Joseph, qui l’adopte légalement comme fils.

En ce qui concerne Jésus, il est dit d’abord qu’il vient au monde dans la grande famille d’Abraham et de David et qu’il est le Messie attendu. C’est le sens de la longue généalogie qui ouvre l’évangile de Matthieu, qui d’Abraham descend au roi David et se termine ainsi : « Mattan engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, appelé Messie. » Saint Paul nous le confirmait, à sa manière, il y a un instant : du point de vue humain, il est né de la race de David, et dès l’aurore du christianisme, dans la communauté où enseignait Matthieu, on a reconnu en Jésus né de Marie le Messie promis par Isaïe comme devant naître d’une vierge. Le Messie, c’est-à-dire l’Elu de Dieu rempli de l’Esprit Saint pour réaliser sa mission au milieu des hommes.

Le nom que recevra cet enfant attendu par Marie est chargé de signification. Souvent dans l’Ancien Testament, le nom indique ce qu’est et ce que doit faire un homme dans le dessein de Dieu. C’est à la fois un résumé de la personne et un programme de vie. Ce Jésus à naître sera : « le Seigneur qui sauve », il sera celui qui libérera son peuple de ses péchés.

Libération d’ordre moral et spirituel, et toute libération qui se réclame du Christ doit promouvoir cette restauration du rapport entre l’homme et Dieu.

Libération universelle, qui s’adressera non seulement au peuple de l’ancienne alliance, mais à tous ceux et toutes celles qui par la foi, deviendront enfants d’Abraham. Le titre d’Emmanuel vient compléter ce portrait théologique du Fils de Marie. Il vient du prophète Isaïe et constitue, lui aussi, un programme, une mission. Ce Jésus sera « Dieu avec nous »,

Dieu présent dans l’histoire des hommes, Dieu prenant fait et cause pour réussir l’homme, Dieu cheminant avec les hommes pour se les réconcilier.

Et ce titre d’Emmanuel, Jésus le revendiquera solennellement, au moment de quitter ses disciples et après les avoir envoyés à toutes les nations : « Voici que moi, je vais être avec vous jusqu’à la fin du monde ».

Mais si Jésus entre ainsi dans la mission qui est celle du Messie dans l’histoire du peuple de Dieu, c’est par l’intermédiaire de Joseph, qui l’adopte légalement comme fils, et c’est le deuxième point sur lequel Matthieu insiste. En un seul mot, Matthieu campe cet homme devant nous : Joseph était un homme juste. Juste au sens biblique, c’est-à-dire un croyant cohérent avec sa foi, un homme disposé, par sa sainteté, à entrer dans le dessein de Dieu, quel qu’il soit, un homme juste, parce que totalement « ajusté » au vouloir de Dieu. Joseph sait qu’au besoin il aurait la Loi pour lui, il sait aussi qu’une dénonciation fracassante aurait des conséquences terribles pour Marie et l’enfant ; il sait surtout qu’il ne sait pas et il n’en dort plus. Il se décide pour la solution la plus discrète, la plus respectueuse des personnes, la plus proche possible de celle que Dieu lui-même prendrait. Et Dieu, qui est déjà à l’œuvre par son Esprit Saint dans l’existence de Marie, intervient parallèlement dans la vie de Joseph et lui découvre l’essentiel de son plan. Aussitôt Joseph infléchit sa route : il ne craindra plus d’accueillir chez lui Marie, son épouse ; et il va avoir un rôle irremplaçable dans l’avènement du Messie. Grâce à lui, en effet, l’enfant à naître sera légalement rattaché à la lignée de David. Grâce à lui, en Jésus de Nazareth on pourra reconnaître le Christ de Dieu, tel qu’il était annoncé par Isaïe.

Au fond, la grande force de Joseph a été d’accueillir l’initiative de Dieu. C’est en cela surtout qu’il était intimement accordé à ce que vivait Marie ; c’est en cela aussi qu’il conteste nos lenteurs, nos réticences et qu’il vient nous réveiller, quand la tentation nous guette de faire de Dieu notre satellite, et de le mettre à notre service. Un jeune garçon de cinquième commentait ce passage : « Il n’y a pas à craindre de perte la face, quand c’est Dieu qui agit dans notre vie ».

Mais peut être le message le plus urgent de Joseph à notre temps est-il celui de sa mesure et de sa discrétion, parce la discrétion a été pour lui une forme héroïque de non-violence. Devant des situations inextricables, révoltantes, ou désespérées, situation d’Eglise, de paroisse, de famille, de foyer, de communauté, volontiers nous réagirions en libérant notre agressivité, en nous donnant le droit d’être intransigeants, en refusant désormais d’être solidaires des nôtres dans le difficile cheminement de l’Evangile. C’est alors qu’il nous faut réapprendre le style de Joseph. Quelquefois même, nous serions tentés de menacer, d’imposer des ruptures. Mais on ne réforme pas un corps, si petit soit-il, par une menace de rupture. C’est toujours de l’intérieur et avec une infinie patience, que l’on réanime ce qui doit être réanimé. Alors seulement la confrontation édifie. Toute rupture qui, sur le moment, semble apaiser les tensions, est, en définitive, un appauvrissement, un refus d’opérer les dépassements essentiels à toute vie chrétienne pleinement responsable et solidaire. (d’après le Pasteur Schütz).



Frère Elisé Alloko, ocd (Couvent de Paris)
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Autre commentaire de ce jour.


19 mars Fête de St Joseph - Homélie du Pape François


[...] Comment Joseph vit-il sa vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l’Église ? Dans la constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son projet, non pas tant au sien propre ; et c’est cela que Dieu demande à David, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture : Dieu ne désire pas une maison construite par l’homme, mais il désire la fidélité à sa Parole, à son dessein ; c’est Dieu lui-même qui construit la maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. Et Joseph est « gardien », parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité, avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne : le Christ ! Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création !

La vocation de garder, cependant, ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur. C’est d’avoir soin l’un de l’autre dans la famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants deviennent gardiens des parents. C’est le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous. Soyez des gardiens des dons de Dieu !

Et quand l’homme manque à cette responsabilité, quand nous ne prenons pas soin de la création et des frères, alors la destruction trouve une place et le cœur s’endurcit. À chaque époque de l’histoire, malheureusement, il y a des « Hérode » qui trament des desseins de mort, détruisent et défigurent le visage de l’homme et de la femme.

Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! Mais pour « garder » nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes ! Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie ! Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur, parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et mauvaises : celles qui construisent et celles qui détruisent ! Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la tendresse !

Et ici j’ajoute alors une remarque supplémentaire : le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse !

Aujourd’hui, en même temps que la fête de saint Joseph, nous célébrons l’inauguration du ministère du nouvel Évêque de Rome, Successeur de Pierre, qui comporte aussi un pouvoir. Certes, Jésus Christ a donné un pouvoir à Pierre, mais de quel pouvoir s’agit-il ? À la triple question de Jésus à Pierre sur l’amour, suit une triple invitation : sois le pasteur de mes agneaux, sois le pasteur de mes brebis. N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que le Pape aussi pour exercer le pouvoir doit entrer toujours plus dans ce service qui a son sommet lumineux sur la Croix ; il doit regarder vers le service humble, concret, riche de foi, de saint Joseph et comme lui, ouvrir les bras pour garder tout le Peuple de Dieu et accueillir avec affection et tendresse l’humanité tout entière, spécialement les plus pauvres, les plus faibles, les plus petits, ceux que Matthieu décrit dans le jugement final sur la charité : celui qui a faim, soif, est étranger, nu, malade, en prison (cf. Mt 25, 31-46). Seul celui qui sert avec amour sait garder !

Dans la deuxième Lecture, saint Paul parle d’Abraham, qui « espérant contre toute espérance, a cru » (Rm 4, 18). Espérant contre toute espérance ! Aujourd’hui encore devant tant de traits de ciel gris, nous avons besoin de voir la lumière de l’espérance et de donner nous-mêmes espérance. Garder la création, tout homme et toute femme, avec un regard de tendresse et d’amour, c’est ouvrir l’horizon de l’espérance, c’est ouvrir une trouée de lumière au milieu de tant de nuages, c’est porter la chaleur de l’espérance ! Et pour le croyant, pour nous chrétiens, comme Abraham, comme saint Joseph, l’espérance que nous portons a l’horizon de Dieu qui nous a été ouvert dans le Christ, est fondée sur le rocher qui est Dieu.

Garder Jésus et Marie, garder la création tout entière, garder chaque personne, spécialement la plus pauvre, nous garder nous-mêmes : voici un service que l’Évêque de Rome est appelé à accomplir, mais auquel nous sommes tous appelés pour faire resplendir l’étoile de l’espérance : gardons avec amour ce que Dieu nous a donné !

Je demande l’intercession de la Vierge Marie, de saint Joseph, des saints Pierre et Paul, de saint François, afin que l’Esprit Saint accompagne mon ministère et je vous dis à tous : priez pour moi ! Amen.



Pape François (19 mars 2013)
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Autre commentaire de ce jour.


Avoir un cœur de Père


Accueil:

Humble et discret, Joseph ne désirait pas que les projecteurs soient braqués sur lui et de surcroit qu’une année entière lui soit dédiée. Il n’a jamais envisagé être reconnu comme le Saint patron de la vie religieuse, des familles, des pères, des travailleurs, des mourants et de l’Église universelle. L’unique parole dont on peut affirmer avec certitude que Joseph a prononcée, c’est : « Jésus ». Car c’était à lui que revenait la mission de nommer l’enfant (Mt 1, 21-24). Laissons-nous toucher par la puissance de la simplicité de celui qui a le dos large et les épaules solides.  

Le samedi est jour dédié à Marie. Le mercredi et cela est moins souligné, est dédié à saint Joseph. Nous célébrons, ce matin, celui qui fut après Dieu, le premier amour de Marie, celui qui a tenu la première place dans son cœur. Marie et Joseph ne formaient qu’un seul cœur, un seul corps et qu’une seule âme (Cf. Ac 4, 32). Allons plus loin, Marie, Joseph et Jésus, il y a trois cœurs qui ne sont qu’un cœur (Jean Eudes).

Ce matin, à notre regard contemplatif, une vie qui ne se déroule pas comme Joseph l’avait prévue ; qui se joue à un niveau de profondeur qu’il n’avait jamais imaginé. Même si sa vie ne fut pas un long fleuve tranquille, Joseph refuse de vivre à la merci des événements qui l’ont dépaysé, désarçonné, dépassé. L’évangile note seulement que Joseph se lève.

C’est dans le réel de son quotidien déroutant que Joseph, un homme qui « songe »[1] (Cf. Mt 1, 18-25), entend un appel secret ne crains pas (Mt 1, 20). Sans hésiter, il avance sur une voie inconnue, non balisée, infiniment mystérieuse, voire incompréhensible. Il apprend que l'essentiel n'est pas d'aimer Dieu comme il le perçoit, mais de l'aimer comme il le veut. Pour lui, la première des béatitudes est de faire la volonté de Dieu.

Homme de l’offertoire, Joseph est un maître de l’essentiel, reconnu comme le patron de la vie cachée. Thérèse d’Avila le nomme son glorieux Père Joseph. Elle le prend pour avocat et maître et lui confie les deux tiers de ses fondations. Son crédit, dit-elle, est grand auprès de Dieu.

Homme d’offertoire, on peut lui attribuer cette béatitude proclamée par son fils. Heureux ce serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu. Heureux ce serviteur heureux que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir (Cf. Mt 24, 45-46).

Homme de l’offertoire, alors qu’à son époque, le patriarcat tenait tout l’espace, Joseph brille par sa discrétion. Ceux que l’on regarde comme chefs des nations commandent en maîtres ; les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur (Cf. Mc 10, 42-43). Aucune parole de lui dans l’Évangile. Son silence parle plus fort que toute parole. Joseph n’était que service, qu’au service de Marie, de Jésus, qu’au service du Dieu de sa foi qui ne lui a pas rendu la vie facile.

Une question à se poser : pourquoi cet homme qui n’a rien dit, qui n’a fait aucun miracle, qui ne fut qu’un simple journalier, est-il si séduisant ? Je suggère cette avenue parmi tant d’autres qui se dégage de la lettre avec un cœur de père du pape François, annonçant l’année de saint Joseph.

Joseph séduit par la simplicité de sa vie. Il ne se prend pas pour un autre, ne fait pas la une des journaux, des revues, ne cherche pas à apparaître dans les grands défilés du dernier show. Il est un homme ordinaire qui sans faire de bruit, assume son rôle d’époux, de père, avec douceur et plein d’affection pour les siens. Il ne cherche pas la notoriété. Sa vie fut à l’ombre de son fils. Sa joie est dans le don de soi. L’Écriture ne fait que répéter que la vocation de Joseph est d’être l’époux de Marie : Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ (Cf. Mt 1,16,18.19).  

Ce qui attire à Joseph est sa manière de vivre avec sérénité et confiance les nombreux imprévus de sa vie. Joseph a affronté plusieurs changements de direction dans sa vie. Sa « découverte » de l’état de sa fiancée (Cf. Mt 1, 18-19), la rencontre bouleversante avec Syméon au Temple (Cf. 2, 22-35), l’appel à quitter d’urgence, la nuit, pour sauver son fils de la main d’Hérode et d’y vivre comme un étranger (Cf. Mt 2, 13-18), chaque fois Joseph redit comme Marie par son Fiat, espérant contre toute espérance (Cf. Rm 4, 18), en se levant[2], se remettant sans crainte (Cf. Mt 1, 20) en marche.

Je vous offre en conclusion ces mots qui terminent la prière à Joseph que le pape François récite depuis plus de quarante ans : qu’il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain, et puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir. AMEN.



Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Foi, amour et espérance : tels sont les axes de la vie de saint Joseph et ceux de toute vie chrétienne. Un amour fidèle, une foi aimante et une espérance pleine de confiance soutiennent la trame de la générosité de Saint Joseph » (Saint Josémaria)

   « Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais de son âme émane une grande tendresse, qui loin d’être la vertu du faible, est tout son contraire : un signe clair de la force d’âme. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse ! » (François)

   « L’Église nous encourage à nous préparer pour l’heure de notre mort ("Délivre-nous, Seigneur, d’une mort subite et imprévue" : ancienne Litanie des saints), à demander à la Mère de Dieu d’intercéder pour nous "à l’heure de notre mort" (Prière Ave Maria), et à nous confier à saint Joseph, patron de la bonne mort » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.014)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Mer 20 Mar 2024 - 15:22

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Mercredi 20 Mars 2024
Mercredi de la 5ème semaine de Carême.


Sainte Claudia et ses Compagnes martyres
Martyrisées à Amide, en Asie mineure (IVe siècle)
Sainte Photine, Samaritaine qui rencontra
Jésus au puits de Jacob (Ier siècle).
Saint Herbert, Ermite au milieu d'un lac en
Angleterre (+ 687)
Les Martyrs de Sabas, Moines de la laure
de Saint Sabas en Palestine (+ 796)
Saint Jean Népomucène, Prêtre et Martyr
(1340-1393).
Sainte Marie du Cœur de Jésus, Fondatrice de
la Congrégation des Servantes de Jésus (+ 1912).
Bienheureux Evrard Fonda l'abbaye d'Einberg et
l'abbaye du Mont-Saint-Georges en Belgique (XIIe siècle)
Bienheureux François Palau y Quer, Fondateur
des Instituts des Sœurs et des Frères du Carmel († 1872).
Vénérable Eladio Mozas Santamera, Fondateur des
Sœurs Joséphines de la Sainte Trinité (+ 1897).
Bienheureuse Jeanne Véron, Martyre de la
révolution (+ 1794)


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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Textes de la messe du jour

Livre de Daniel 3, 14-20.91-92.95… Livre de Daniel 3, 52.53.54.55.56… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 31-42.:


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« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;
   alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »


Commentaire de ce jour.


Si vous demeurez dans ma parole


        La longue montée vers Pâques nous a permis, une fois de plus, de repérer nos esclavages intérieurs et nos aliénations, et de les amener à la lumière de Jésus :

esclavage du temps mal dominé, esclavage des choses mal possédées, esclavage des désirs, des craintes et des tristesses, esclavage des idoles, œuvres de nos mains, de notre esprit, ou images de notre cœur.

Et nous voilà devant Dieu avec notre soif de liberté, avivée par tant d’années de lutte et d’échecs. Or Dieu nous répond par la voix de son Fils : « C’est la vérité qui fera de vous des êtres libres ». Être libre, de la liberté des fils de Dieu, cela suppose donc une rencontre de la vérité, une expérience vécue de la vérité.

Mais qu’est-ce que la vérité ?

D’instinct, nous pensons à notre vérité, à cette existence authentique que nous cherchons à travers joies et souffrances ; nous évoquons cette transparence à nous-mêmes et aux autres, si difficile à réaliser. Et nous faisons fausse route, car la vérité, pour Jésus, c’est avant tout la réalité de Dieu, de ce Dieu qui est stable, fidèle, vivant et source de vie ; la vérité, c’est aussi ce que Dieu dévoile de lui-même et que lui seul peut révéler.

Or le dévoilement de la réalité inouïe de Dieu se fait en Jésus-Christ. Jésus est pour nous, tout à la fois, dévoilement de la vérité de Dieu et ouverture de la vie de Dieu qui veut être partagée. Jésus manifeste la réalité de Dieu et il communique sa vie. Il montre et il donne ; il est chemin et vie. Il est pour nous signe et moyen de salut : le grand sacrement de Dieu.

Dès lors, connaître la vérité, rencontrer la vérité, c’est rencontrer Jésus, Fils de Dieu, « en qui habite corporellement toute la plénitude divine » (Col 2, 9), « en qui se trouvent, cachés, tous les trésors de la sagesse et de la science » (Col 2, 3).

Rien d’autre ne peut nous apporter la libération ; rien d’autre, ni personne, ne nous mènera à la liberté des enfants de Dieu. Mais si le Fils lui-même nous affranchit, alors nous serons vraiment libres pour aimer et servir.

Notre liberté passe par la sienne ; notre vérité personnelle nous sera dévoilée, au rythme voulu par l’Esprit Saint, mais toujours dans une rencontre avec le Christ, vérité de Dieu pour le monde.

La grande affaire pour nous, l’unique nécessaire, c’est donc de devenir vraiment ses disciples, des hommes et des femmes qui guettent ses paroles, ses réactions, ses habitudes, qui se passionnent pour sa pensée, et qui lui font une confiance éperdue, sachant bien qu’une seule parole de lui aujourd’hui peut nous vivifier jusqu’au-delà de la mort.

C’est cela, sans doute, « demeurer dans sa parole ».



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Jésus va à la rupture


Une parole est prononcée, elle est entendue, elle produit son effet, certains suivent, d’autres quittent... Dès lors avec ceux qui suivent Jésus continue à parler... et il leur parle vraiment et de quoi peut-il parler en fait ? De l’enjeu de la situation qui se vit au sein du peuple juif avec la prétention de Jésus et de ce que cela implique... Alors, il leur parle d’eux et de lui, de la possibilité de s’entendre, de se reconnaître vraiment... Comment apporter la nouveauté, la vérité autrement sans les pervertir ? Et tout se focalise sur lui, la personne qu’il est, ce qui le fait vivre... la manière qu’ils ont de se situer, ce que cela dit en retour sur ceux qu’ils sont... C’est la matière de ces jours, juste avant le drame... tout devient tendu, électrique...

« Tout homme qui commet le péché est esclave du péché » c’est le terme du premier échange de ce passage d’évangile. Auparavant, il a été question d’une promesse, le fruit de la vérité est de rendre libre. Pour que cette promesse s’effectue, il faut demeurer avec Lui, entrer dans une évolution, se transformer soi-même ou tout du moins s’ouvrir à la possibilité d’un changement à son contact. C’est à ce niveau que s’adresse Jésus à ses interlocuteurs. Il leur dit leur situation, ils sont pécheurs, ce qui peut les sauver, c’est le contact avec lui, parce qu’il jouit d’une autre relation, il est fils, qui le rend différent et cette différence il la leur offre, mais ils doivent le reconnaître... Et là, ils ne le reçoivent pas. Ils n’acceptent pas de bouger, ils campent sur leur quant à soi... Jésus sait qu’il n’a pas prise sur eux. Ils se revendiquent d’une autre identité : « Nous sommes les enfants d’Abraham ». La situation ne fait qu’empirer dès lors...

« Agir comme Abraham a agi » Jésus ne renonce pas, il continue à les invectiver, il les prend aux mots, être d’une filiation implique de se comporter en cohérence avec elle. C’est ce que lui vit en profondeur lui-même, il en témoignera, d’ailleurs, sous peu... Il met en avant la différence d’ouverture entre Abraham qui tout au long de sa vie n’a eu de cesse de vivre, d’entreprendre à partir de la parole de Celui qui se révélait à lui... et eux qui renâclent à entrer dans l’offre de sa propre parole, parole qui lui vient d’un Autre, son Père. Grandeur de l’homme et de la parole de l’homme, pour nous entendre entre nous nous n’avons que la parole, elle peut dire la vérité, la parole de l’autre peut m’être un vrai support, un vrai lieu d’appui... Le salut consiste en son fond à se fier à la parole de l’autre, en croyant que ce qu’il dit, il va le faire... Le salut consiste à avoir foi en l’autre. Jésus leur manifeste leur enfermement. Il ouvre ainsi toujours la possibilité du changement en eux... Ils ont à reconnaître leur état présent... reconnaître qu’ils ne parlent pas en vérité...

« Aimer » Jésus les pousse encore plus loin dans leur retranchement, il les somme de reconnaître qu’ils sont agis par le mensonge, le père du mensonge... Ils se justifient en se disant fils de Dieu... et Jésus dit sa vérité qui le mène au désastre relationnel avec eux... « Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c'est lui qui m'a envoyé »... La tension est extrême, il n’y a plus d’issue de conciliation possible... le drame est en route... Amour et vérité sont tenus ensemble par Jésus... Jésus donnera sa vie pour que cette conciliation dont il vit, nous puissions la recevoir nous aussi, par sa mort il manifestera la vérité et l’amour... La conciliation ne va pas sans accepter le drame.



Père Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite
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Autre commentaire de ce jour.


Perdu dans l’innommable


Quel violent affrontement entre Jésus et ses opposants. Il y a confusion entre croire en Jésus et croire qu’on a la foi. Il y en a, dit le verset précédent, beaucoup qui crurent en lui (v.30). Plusieurs aussi, ceux qui croyaient avoir la foi, manifestent brutalement, persistent à ne voir en Jésus qu’un dangereux révolutionnaire, un menteur. Tu n’as pas cinquante ans et tu as vu Abraham (v.57). Ce qu’on reproche à Jésus, c’est moins son «entêtement» à exprimer qu’il dit ce qu’il a vu chez [son] Père (v. 38), mais plutôt son infidélité au respect de la tradition. On lui reproche de demeurer accessible aux impurs.

Pourquoi tuer Jésus ? Parce qu’il est dangereux en dépassant la frontière de l’acceptable en refusant de diviser la société entre purs et impurs. Dangereux, parce qu'il est perçu comme un «malfaiteur» de la religion.   L’éliminer, c’est sauver la religion.  Moi je vous dis la vérité.  On ne veut pas entendre ce que Jésus dit.

Ce que dit Jésus : donnez à chaque personne sa dignité. Jésus refuse qu’un numéro remplace le nom de la personne. Pour lui, il n’y a personne qui soit des « non-personnes », des moins que rien. Il rejette avec fermeté que quelqu’un soit perdu dans l’innombrable (Marcel Légaut). Dans l’innommable que sont les « sans » : sans-papier, sans argent, sans logis, sans famille, sans équilibre mental, sans santé, etc. Jésus veut plutôt sauver l’humain que sauver la religion. Cela dépasse l’acceptable. Ce regard-là, sauver l’humain, n’est pas un regard optionnel. Ce mot, notons-le, contient aussi celui d’option. C’est un regard divin. Prioritaire.

La vérité que clame Jésus redonne du poids social à ceux qui n’en ont pas. Cette attitude représente une menace à l’ordre établi, aux valeurs véhiculées. Vous cherchez à me tuer parce que moi […] je vous dis la vérité que j’ai entendue de Dieu (v. 40). Parce que moi je veux plus de justice entre vous. Pour Jésus (et cela provoque de vives oppositions),  personne ne doit être enseveli dans l’immense (Marcel Légaut) de son inhumanité. Là est le cœur de la bonne nouvelle.

Ceux qu’on appelle « des riens » ne sont jamais rien. En dépit des limites et des finitudes, chacun est nécessaire à l’humanité. Chacun a son petit grain de sel à offrir.  Cela est exprimé avec clarté et simplicité dans une prière eucharistique pour assemblée avec les enfants : toi, tu penses toujours aux hommes. Tu ne veux pas être loin d’eux, tu as envoyé parmi nous Jésus […] à tous, il a montré ton amour.

Pour une société rapide à dénombrer les purs et écarter les impurs, ce message de Jésus, cette vérité de la beauté du vulnérable (D. Lambert), est subversif. Cela demeure aujourd’hui. Question. Comment vivons-nous cette vérité que toute personne possède en elle une dignité indélébile, peu importe son comportement enraciné dans l’inhumain ? Vous êtes, dit Paul, corps du Christ, et membre, chacun pour sa part (1 Co 12, 27). Chacun pour sa part a de l’importance et a une place irremplaçable. Pour nous aider à répondre si cela est vrai dans nos manières de voir les autres, regardons comment nous acceptons dans nos sociétés les migrants, ces étrangers qui viennent, me disait quelqu’un, prendre nos jobs. Nous enlever notre identité.

Jésus nous délivre de l’idéologie de la perfection.  À ses yeux, chaque personne est toujours inachevée, en voie d’accomplissement. Il accepte les imperfections d’un Zachée, du jeune homme riche. Il ne fait que les inviter à accroître leur carence d’être[1]. Dans nos mots, ça signifie devenir meilleur chaque jour. Devenir tellement humain qu’ils seront d’autres Jésus.

À votre contemplation : vivre le carême, c’est s’engager à devenir meilleur tout en étant imparfait jusqu’à notre dernier souffle. Je termine par ces mots de Thérèse d’Avila dans son chemin de perfection ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]) : comprenez bien cette vérité, c’est important : le Seigneur est au-dedans de nous. Cette vérité nous fait désirer devenir meilleur. AMEN.



Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Y a-t-il pour l'âme une mort pire que la liberté de l'erreur? » (Saint Augustin)

   « "Libération" signifie transformation intérieure de l’homme, qui est la conséquence de la connaissance de la vérité. La transformation est, donc, un processus spirituel dans lequel l’homme mûrit dans la justice et la sainteté véritables » (Saint Jean-Paul II)

   « Plus on fait le bien, plus on devient libre. Il n’y a de liberté vraie qu’au service du bien et de la justice. Le choix de la désobéissance et du mal est un abus de la liberté et conduit à " l’esclavage du péché " (cf. Rm 6,17) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.733)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

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Message par Lumen Jeu 21 Mar 2024 - 12:47

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Jeudi 21 Mars 2024
Jeudi de la 5ème semaine de Carême.


Saints Martyrs d'Alexandrie (+ 346)
Saint Endée, Fondateur de monastères en
Irlande (+ 530)
Saint Jacques le confesseur, Martyr à
Constantinople (+ 824)
Saint Nicolas de Flüe, Patron de la Suisse
(1417 -1487).
Saint Augustin Zhao Rong, Canonisé avec
les Martyrs de Chine (+ 1815)
Sainte Benedetta Cambiagio, Fondatrice de
l'Institut Notre-Dame de la Providence (+ 1858)
Bienheureuse Clémence, Religieuse bénédictine
(+ 1176)
Bienheureux Thomas Pilchard et Guillaume Pike
Martyrs en Angleterre (+ 1591)
Bienheureux Matthieu d'York, Prêtre et martyr
(+ 1608)


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Textes de la messe du jour

Livre de la Genèse 17, 3-9… Psaume 105(104), 4-5.6-7.8-9… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 51-59.:


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« Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »


Commentaire de ce jour.


Il ne verra jamais la mort


        « Abraham est mort, et les prophètes aussi ! »

Tout le monde meurt... Voilà l’argument des sceptiques quand Jésus parle de vie. C’est encore l’objection qui surgit de nos jours quand l’Église parle d’espérance. Tout meurt : les civilisations, les nations, les idéologies, et souvent l’on entend des chrétiens ajouter : tout meurt dans l’Église, les dogmes, les institutions, les styles de prière et les expressions liturgiques ; tout meurt, même les formes diverses de la vie consacrée.

Malgré l’élan de renouveau suscité par le Concile, il arrive que les disciples de Jésus se laissent entamer par l’antimessage, le message de la mort.

Le monde est là, pourtant, ce monde que Dieu aime et qu’il veut à tout prix sauver, ce monde en quête d’une espérance et d’une vie ; mais les porteurs de cette espérance et les témoins de cette vie se laissent paralyser par la peur de mourir, par la crainte de perdre toute sécurité et toute assurance d’avenir pour leur existence collective. Alors, sournoise, vient la tentation de perdre cœur à l’ouvrage et de baisser les bras. Et cependant la moisson est là, et les ouvriers peu nombreux.

Nos communautés de consacrés, en plein monde ou au cloître, n’échappent pas aux interrogations douloureuses de notre époque, et nous sentons de plus en plus la difficulté de trouver, pour le monde contemporain, un langage qui parle et un visage qui attire. Ne sachant plus comment paraître, nous renonçons trop vite à être ce que nous sommes, et parfois nous abordons l’avenir, notre avenir, comme des gens déjà résignés, « nous, les pauvres, qui pourrions faire tant de riches ! » (2 Co 6, 10).

« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » ; tel est le reproche que Jésus pourrait nous adresser, tout en renouvelant sa promesse : « Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort ! »

Viennent la fin d’une tranquillité ou d’un style, la fin de quelques murs ou de quelques usages, ce ne sera jamais la seconde mort, la seule qui sépare de l’amour. Les projets peuvent se perdre dans les sables, l’espoir d’une relève cesser brutalement dans un secteur d’Église et le renom d’une communauté passer à une autre, cela n’empêche pas le Ressuscité d’être le chef de la vie et sanctifier le monde, avec nous sans nous ; cela n’empêche pas sa parole de retentir dans le monde pour y apporter l’espérance.

Il devrait suffire à notre joie de nous savoir les serviteurs et les servantes d’un tel Maître, et de nous rappeler que le mystère de nos vies rejoint le mystère de la sienne.

« Si quelqu’un garde ma parole, il ne goûtera jamais la mort » ; il ne fera jamais l’expérience de la mort. Oui, quand nous habitons vraiment la parole de Jésus, certaines de nos tristesses deviennent impensables, comme autant de trahison de l’amour, et nous chassons certaines lassitudes comme autant de vertiges dangereux. Nous accueillons totalement, là où nous sommes, les forces du renouveau, et nulle part, ni dans l’Église ni en nous, nous ne laissons ramper « l’ombre de la mort ».

Car Jésus, le Frère des hommes, « se trouve, à cause de la mort qu’il a soufferte, couronné de gloire et d’honneur. Par la grâce de Dieu, c’est pour tout homme qu’il a goûté la mort, afin de délivrer ceux qui, par crainte de la mort, passaient leur vie dans une situation d’esclaves » (Hb 2, 9. 15).



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


« Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »


Dans le Temple, la confrontation entre Jésus et quelques Juifs se poursuit. Jésus prend la parole : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu'un reste fidèle à ma Parole, il ne verra jamais la mort. »
Notre Seigneur affirme ici sa mission de Salut. Sa Parole est Parole de Vie parce qu’elle préserve de la mort éternelle celui qui l’accueille et la fait sienne.
Mais quand Jésus leur parle de Vie, ses interlocuteurs ne voient que la vie terrestre. Du coup, appliquant ses propos à la seule mort physique, ils les réduisent à une simple promesse d’immortalité.
Dès lors, il leur est facile d’ironiser : « Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi. »

Les propos de Jésus ont pourtant réveillé chez eux une question fondamentale, celle de son identité : « Qui donc prétends-tu être ? »
Jésus ne va pas répondre directement. Toute pensée de vanité lui est étrangère. La seule gloire qui compte pour lui est celle qu’il reçoit de Son Père : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien ; c'est Mon Père qui me glorifie. »
Et Le Père se glorifie en Son Fils en en faisant le révélateur de son Amour pour tous les hommes.
Accueillir cette révélation de Jésus, Parole de Dieu faite chair, à travers ses gestes et ses paroles, c’est cela connaître Le Père.
Avant toute chose, cette connaissance est concrète. Elle est un rapport personnel, une communion de pensée et de Vie avec Le Père à travers Le Fils.

La preuve que les Juifs qui s’opposent à Jésus ne possèdent pas cette connaissance est qu’ils rejettent Le Fils.
Ils ne l’ont pas accueilli comme Celui qui garde la Parole du Père et la révèle à tout homme. Or, comme le dit à un autre endroit Jésus, « nul ne connaît Le Père, si ce n’est Le Fils et celui à qui Le Fils veut bien le révéler. »
En leur disant que Lui connaît Dieu et qu’eux ne le connaissent pas, Jésus dénonce donc leur illusion.
Comment se fait-il qu’ils n’aient pas été capables de reconnaître la Gloire du Père manifestée en Jésus ?
Abraham, n’a-t-il pas lui-même contemplé ce « jour » ? En tant que fils d’Abraham, ils auraient dû reconnaître en Lui, Jésus, la véritable postérité promise par Dieu à leur père, le véritable objet de sa Joie, l’Isaac véritable, dont le premier n’était que la figure (cf. Première lecture).

Nous devons ici nous rappeler que cette discussion de Jésus avec ses interlocuteurs est située par Saint Jean le jour de la Fête des Tentes.
Cette Fête commémorait les quarante années passées au désert et les miracles ayant marqué ce séjour, spécialement celui de l’eau que Moïse fit jaillir du rocher.
Elle était caractérisée par une Joie proverbiale.
D’après le Livre des Jubilés, Abraham l’aurait, en effet, instituée pour manifester sa Joie à l’annonce de la naissance d’Isaac.

En se présentant comme l’Isaac véritable, Jésus fait donc refluer vers lui la Joie de cette Fête : « Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la Joie. »
Le Jour du Salut est bien arrivé. Le rocher véritable sera bientôt transpercé et l’eau qui jaillira de lui viendra irriguer et faire refleurir les déserts d’une humanité marquée par le péché.

Mais les interlocuteurs de Jésus retournent ses paroles : « Tu as vu Abraham ! » Ils ne se rendent pas compte qu’ils viennent pourtant d’exprimer une réalité.
Jésus saisit alors la balle au bond : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, Moi, JE SUIS. »
C’en est trop. Non seulement Jésus affirme une existence qui transcende le temps mais en plus, il usurpe le Nom Divin « JE SUIS » (cf. Ex 3, 14).
Pour répondre à ce double blasphème, il n’y a que la lapidation (Cf. Lv 24, 16) : « Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. »

Que fait alors Jésus ? Il sort du Temple. On entend comme en écho ces autres paroles de Jésus : « Détruisez ce Temple et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 19). La Passion de Jésus se profile déjà à l’horizon.

« Bientôt, Seigneur Jésus, la liturgie nous invitera à te suivre jusqu’à la Croix. Que ta grâce nous aide alors à dépasser les résistances qui ne manqueront pas de se lever dans nos cœurs à ta reconnaissance, Toi dont nous attendons pourtant le jour avec impatience.
Comme le centurion au pied de la Croix, qu’elle nous assiste pour que nous reconnaissions en Toi, Jésus crucifié, Le Fils de Dieu venu nous sauver.
Et que dans la Contemplation de ton côté ouvert, nous puissions entrer dans la véritable connaissance du Père. »



Frère Élie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
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Autre commentaire de ce jour.


Se laisser surprendre par l'inouïe de ce «Je suis»


Si l’une d’entre vous m’exprimait ce matin qu’avant Mère Marie-Rose, elle existait, qu’elle a vu son jour, nous y verrions sans doute un signe évident de perte de mémoire. Il fallait beaucoup de foi pour l’entourage de Jésus dont on savait les origines, fils de Joseph, de la région de Nazareth,   « quand il viendra le Messie nous ne saurons pas d’où il vient » pour entendre Jésus affirmer « celui que vous appelez votre Dieu, moi je le connais ». «  Avant qu’Abraham ait existé, moi JE SUIS. »

Cette déclaration là comme celle que la liturgie nous fait entendre depuis quelques jours, ouvre si nous la recevons dans la foi, sur l’émerveillement dont je parlais mardi dernier. La foi en Dieu n’a jamais fini de nous surprendre. Elle donne de la vision à notre quotidien

Se laisser surprendre par Dieu.  Ce fut vrai pour Abraham qui a accueilli, sans le savoir, Dieu dans sa Tente. Qui a entendu un inconnu lui dire qu’une postérité innombrable naîtrait de lui. Promesse qui dépassait tout regard purement humain. Regardant la promesse de Dieu et laissant de coté toute vue humaine, Abraham a fait confiance aux paroles qui lui avaient été adressées. Il n’a pas hésité à se laisser surprendre par Dieu. Il anticipait dans sa personne ce que clame une hymne liturgique du Carême : « N’attendez pas qu’il soit trop tard pour que Dieu vous donne naissance ». Abraham dans la foi, a donné naissance à Dieu. A permis à Dieu de naître. Il a été « sauvé par l’espérance ». Sauvé par sa confiance en Dieu.  C’est le propre de la foi que d’ouvrir à l’inédit, l’inattendue.  C’est le propre de la foi que nous lancer vers demain, vers une Terre Promise dont nous ne pouvons soupçonner toute la beauté. Croire sans voir.

Se laisser surprendre par cette confiance en Dieu qui a poussé hier Sidrac, Misac, Abdénogo de choisir d’adorer Dieu plutôt qu’une  statue fut-elle en or. Se laisser surprendre par ces chrétiens en Irak ou ailleurs qui se tiennent debout dans la foi au risque de leur vie.

Se laisser surprendre, nous ici même avancé en âge, Abraham est tombé en extase devant une Promesse. Nous avons devant nos yeux la réalisation de cette promesse : JE SUIS.  Le connaître par le cœur. Le voir par les yeux du cœur. Être en état d’extase, c’est «ne plus exister pour soi ».  L’hymne « Venez au jour »dont je parlais tantôt : « Ne craignez pas de vous défaire, il recréera ce que vous cédez de vous-mêmes » « apprenez Dieu! Il a promis son règne à ceux qui emprunteront ses passages »

Ce JE SUIS, engendré mais non crée dit notre Credo, qui est « dans le Père et le Père en lui »,  saint Paul nous dit aux Corinthiens (1 Co2, 9) que « l’œil de l’homme n’a pas vu, que son oreille n’a pas entendu, que son cœur est incapable de sonder ».

Se laisser surprendre par la surabondance indescriptible qui se cache sous ces paroles : « Moi je connais le Père. Le Père me glorifie ».  Il faut être sourd aux choses d’en bas pour entendre cela.  « Le Père, tout invisible et illimité qu'il soit pour nous, est connu de son propre Verbe, et, tout inexprimable qu'il soit, est exprimé par lui. Réciproquement, le Verbe n'est connu que du Père seul. Telle est la double vérité que nous fait connaître le Seigneur.. Le Fils révèle la connaissance du Père par sa propre manifestation : cette manifestation du Fils, c'est la connaissance du Père, car tout nous est manifesté par l'entremise du Verbe. » (Saint Irénée 1er siècle)

Nous laisser surprendre et nous entendrons cela dans le récit de la Passion de Matthieu dimanche : « Ce qui est faible dans le monde, ce qui est d’origine modeste, méprisé, ce qui n’est rien, voilà ce que Dieu à choisi pour détruire ce qui est quelque chose (1 Cor1, 27) » « il n’a ni beauté, ni éclat, par ses souffrances, nos sommes guéris. »  Aujourd’hui ne fermons pas nos cœurs, écoutons la voix du Seigneur. AMEN



Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « La Résurrection du Christ c’est la vie pour les défunts, le pardon pour les pécheurs, la gloire pour les saints. C’est pour cela que le psalmiste invite toute la création à célébrer la Résurrection du Christ, en disant qu’il faut se réjouir et se remplir de joie en ce jour où le Seigneur a agi » (Saint Maxime de Turin)

   « Les docteurs de la loi ne comprenaient pas la joie de la promesse ; ils ne comprenaient pas la joie de l’espoir. Par contre, notre père Abraham fut capable de se réjouir parce qu’il avait la foi. Ces docteurs de la loi avaient perdu la foi : ils étaient docteurs de la loi, mais sans la foi. Plus encore : ils avaient perdu la loi, car le centre de la loi c’est l’amour, l’amour de Dieu et du prochain...» (François)

   « Seule l’identité divine de la personne de Jésus peut justifier une exigence aussi absolue que celle-ci : " Celui qui n’est pas avec moi est contre moi " (Mt 12,30) ; de même quand Il dit qu’il y a en Lui " plus que Jonas, (...) plus que Salomon" (Mt 12, 41-42), plus que le Temple ; quand Il rappelle à son sujet que David a appelé le Messie son Seigneur, quand Il affirme : " Avant qu’Abraham fût, Je Suis " (Jn 8,58); et même : " Le Père et moi nous sommes un " (Jn 10,30 ) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 590)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Ven 22 Mar 2024 - 17:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Vendredi 22 Mars 2024
Vendredi de la 5ème semaine de Carême.


Saintes Callinique et Basilisse,Martyres
en Galatie (IIIe siècle)
Saint Basile d'Ancyre, Prêtre et martyr (+ 362)
Sainte Léa, Dame romaine, disciple de saint
Jérôme (+ 384)
Sainte Renelde et ses compagnons, Martyrs (+ v. 680)
Saint Euthyme, Martyr à Constantinople (+ 1814)
Bienheureux François Chartier, Prêtre du diocèse
d'Angers martyr de la Révolution française (+ 1794)
Bienheureux Marian Gorecki, Prêtre et martyr (+ 1940)
Bienheureux Clemens August Graf von Galen,
Cardinal, surnommé « Le Lion de Münster » (1878-1946).


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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Textes de la messe du jour

Livre de Jérémie 20,10-13… Psaume 18(17),2-3.4.5-6.7… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,31-42.:


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« En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. »


Commentaire de ce jour.


J'ai dit : Vous êtes des dieux


        Dans sa réponse à ceux qui veulent le lapider, Jésus fait passer un enseignement très profond sur sa personne et sa mission.

« Toi qui n’es qu’un homme, tu te fais Dieu » : tel est le reproche que l’on fait à Jésus, un reproche de blasphème. Jésus répond en citant cette parole de Dieu dans l’Écriture : « J’ai dit : Vous êtes des dieux ! »

Dans le psaume cité (Ps 82, 6), Dieu s’adresse aux mauvais juges, pour leur rappeler qu’ils sont des êtres fragiles : « Moi, j’avais dit : Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous. Mais non ! Comme tout homme vous mourrez ! ».

Pourquoi les juges sont-ils comparés à des fils du Très-Haut ? Parce que leur fonction, en fait, est une fonction divine (Ex 21, 6 ; 22, 9 ; Dt 1, 17 ; 19, 17) et que le jugement appartient à Dieu seul. On comprend dès lors la réponse et le raisonnement de Jésus : si déjà on appelle des juges « fils du Très-Haut » parce que leur sentence transmet en quelque sorte une parole de Dieu, à plus forte raison Jésus mérite-t-il le titre de Fils de Dieu, puisqu’il est lui-même toute la parole de Dieu !

On ne peut abolir les Écritures, insiste Jésus. Cette parole du psaume doit trouver son accomplissement ; et justement, c’est lui qui l’accomplit, lui, le juge suprême, lui, l’Envoyé de Dieu.

Jésus ajoute : « Je suis celui que le Père a consacré«  ; et cette parole prend tout son sens dans le cadre de la Dédicace, fête qu’on célébrait alors à Jérusalem.

L’évangile de Jean (ch. 5-10) présente successivement le sabbat et toutes les grandes fêtes du Temple, soulignant à chaque fois l’accomplissement apporté par Jésus.

À propos de l’aveugle-né et du sabbat (ch. 5), Jésus se défendait en disant : Je fais simplement, en tant que Fils, ce que le Père lui-même continue de faire le jour du sabbat : donner la vie et juger ceux qui retournent à lui.

Dans le cadre de la Pâque (ch. 6), Jésus a remplacé la manne de l’Exode en multipliant les pains, lui, le pain vivant venu du ciel.

À la fête des Huttes (ch. 7), où avaient lieu les rites du puisage de l’eau a Gihôn et l’illumination des parvis du Temple, Jésus s’est présenté solennellement comme la source de l’eau vive et la lumière du monde.

Et maintenant, lors de la fête de la Dédicace (ch. 10), où l’on célébrait la consécration de tous les temples qui s’étaient succédé à Jérusalem, Jésus proclame qu’il est lui-même celui que le Père a consacré comme le nouveau Temple (1, 14) et comme le Saint de Dieu (6, 69).

À nous aussi la parole de Dieu a été adressée, et nous aussi sommes fils et filles du Très-haut. À quelques jours du grand anniversaire du passage pascal de Jésus à son Père, nous comprenons toute la force de la parole de saint Jean : « Voyez quel grand amour le Père nous a montré : que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes » (1 Jn 3, 1).

Nous le sommes, et nous savons à qui nous le devons : nous sommes fils dans le Fils, filles dans le Fils, et c’est vers le Fils que nous nous tournons dans la foi, pour lui dire, au cœur de cette Eucharistie :

« Oui, Seigneur, tu es celui que Dieu a consacré et envoyé dans le monde ; tu fais encore aujourd’hui les œuvres du Père ; tu es dans le Père et le Père est en toi ; tu es le Fils de Dieu ».



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


« Tu es Mon Fils ; Moi, aujourd’hui je t’ai engendré » (Ps 2, 7)


Étonnant dialogue : en réponse à Jésus qui leur offre sa Parole de Vie, les Juifs veulent lui lancer des pierres pour le tuer !
Sans s’en rendre compte, ils confirment par leurs œuvres qu’ils ont pour père le démon dont ils cherchent à réaliser les projets, lui qui est menteur et homicide dès les origines (cf. Jn 8, 44).
Avec une étonnante patience qui ne peut procéder que de l’Amour, Jésus invite encore et encore ses interlocuteurs à réfléchir sur l’incohérence de leur attitude.
Les Juifs en effet reconnaissent que Jésus a accompli des « œuvres bonnes » ; or « chacun sait que Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce » (Jn 9, 31).

Comment dès lors peuvent-ils l’accuser de blasphème ? Si réellement il mentait et revendiquait abusivement l’égalité avec Dieu Son Père (cf. Jn 10, 30), il serait incapable de poser le moindre signe car il est évident que la Grâce Divine ne coopère pas avec un blasphémateur.
Auquel cas, les Juifs auraient raison de « refuser de croire en lui ». Mais dès lors que Notre-Seigneur accomplit des œuvres qui témoignent de la faveur de Dieu, ceux qui les constatent sont bien obligés de prendre en compte l’interprétation qu’il en donne et qui éclaire son identité.

Ce que Jésus affirme n’est d’ailleurs pas si choquant : l’Écriture elle-même n’affirme-t-elle pas au Ps 82 (81) que les dépositaires de la Parole peuvent être appelés « des dieux » ? Bien plus : l’espérance d’Israël décrit le Messie en termes de filiation Divine.
Le Ps 2 met sur les lèvres de Dieu Lui-même ces paroles adressées au Messie : « Tu es Mon Fils ; Moi, aujourd’hui je t’ai engendré » (Ps 2, 7).
Les œuvres bonnes accomplies par Jésus plaident donc en faveur de la Vérité de sa Parole : il est ce Fils tant attendu, « celui que Le Père a Consacré et envoyé dans le monde, afin que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas, mais obtienne la Vie éternelle » (Jn 2, 16).

Avec une profonde humilité, et poussé par le seul souci de sauver ces hommes que Le Père lui a confiés, Jésus s’efface davantage encore, et consentant à ce que les Juifs ne croient pas en Lui, il les exhorte à « croire au moins les œuvres », c’est-à-dire à reconnaître que Dieu est à l’œuvre en Lui et à travers Lui.
Car il sait bien que s’ils concèdent ce point - qui devrait être évident vu la nature des signes accomplis, ils découvriront par la force des choses « que Le Père est en Lui et Lui dans Le Père ».

La logique n’a pas pu échapper à ses opposants ; mais comme il était hors de question pour eux de s’acheminer vers une telle conclusion, ils préfèrent rejeter en bloc tout le raisonnement, et faisant la sourde oreille, ils « cherchent de nouveau à l’arrêter ».

C’est cet aveuglement volontaire que vise Notre-Seigneur lorsqu’il dit : « Celui qui ne veut pas croire est déjà jugé.
Et le Jugement le voici : quand la Lumière est venu dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la Lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
En effet, tout homme qui fait le mal déteste la Lumière : il ne vient pas à la Lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées » (Jn 2, 18-20).

Jésus « leur échappa », et se retire en Transjordanie, « à l’endroit où Jean avait commencé à Baptiser ».
Notre-Seigneur laisse chacun de nous avec sa conscience, confronté à la fois aux « œuvres bonnes » qu’il a accomplies sous nos yeux, et à nos propres œuvres, nettement moins glorieuses.
Si en constatant le contraste flagrant, nous reconnaissons notre péché et la Justice de celui qui nous parle, si nous acceptons de croire en Lui, nous échappons au Jugement (cf. Jn 3, 18), « car Dieu a envoyé Son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par Lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17).
« Mais du moment que nous disons : “Nous voyons !”, notre péché demeure » (Jn 9, 41).



Père Joseph-Marie, Moine de la Famille de Saint Joseph.
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Autre commentaire de ce jour.


En marche vers le service des services


Nous sommes « tirés », « nés » du mystère de Dieu. Nous sommes non un « portrait », mais bien une « image» vivante de son propre mystère. Il y a en nous un ADN de Dieu. « Il est écrit : vous êtes des dieux ». L’article premier du catéchisme clame que « Dieu nous a créés pour participer à sa vie ». « Celui qui t’a modelé t’a aussitôt doté, par nature, d’une aptitude à voir Dieu » (Grégoire de Nysse) qui ajoute « mais le mal s’est répandu sur l’empreinte divine. Il a rendu ce bien inutilisable pour toi en le cachant sous des voiles souillés ».

Pour effacer ce « mal répandu sur notre empreinte divine », pour que resplendisse à nouveau notre beauté initiale, tout l’effort de l’action de Jésus fut de mener une vie en accord constant de volonté entre lui et son Père. Cette « œuvre-là » a nécessité un détachement, un arrachement tellement douloureux que l’épître aux Hébreux précisait dimanche dernier « que le Fils de Dieu apprit à servir – le texte dit l’obéissance – par les souffrances de sa Passion ».  Cet accomplissement des « œuvres de son Père » ne se fit pas sans déchirement intérieur. « Mon âme est troublée. »

Contemplatives, contemplatifs, aucune créature raisonnable ne fut-elle angélique, ne peut être sauvé sans renoncer à sa volonté propre pour la conformer à celle de Dieu. Nous sommes ici d’emblé situé au cœur du Mystère de cette semaine sainte qui nous fera voir ou plutôt contempler ce qu’est une vie offrande au Père dans ce qu’elle est de plus essentielle et de plus scandaleux aussi. « Celui qui perd sa vie la donne » « Si le grain de blé ne meurt. »

Cette semaine sera sainte si elle imprime en nous ce point d’orgue qui sous-tend toute cette page de Jean. Si elle burine en nous l’image d’un Jésus en état d’Exode, de Pâques qui consiste à ne plus vivre que pour Lui et non pour nous. Elle sera sainte si nous savons – et j’utilise ici une expression familière de François – porter les souffrances de notre monde parce que nous sommes « les frères et sœurs de Jésus (lettre aux fidèles) ». Si nous savons porter « avec la force de Dieu (1 Pi 4,10) » le mal qui dépasse les limites de l’humain en le suppléant par le bien qui manque. Elle deviendra sainte si nous devenons « une seule volonté avec la volonté de Dieu de sorte qu’il ne soit plus possible ni loisible de vouloir autre chose que Dieu et ce qu’il veut. (Ruysbroeck) ».  «Le service fondamental de l’Église est de porter pour guérir» (Benoît XV1 3 mars dernier à des évêques africains en visite Ad Limina)

Nous sommes constamment écartelés entre cet empressement de voir Jésus « porter » nos reniements pour nous «re-introduire dans le Père », à s’abaisser devant la femme adultère jusqu’à écrire sur le sol et nos pesanteurs qui nous attirent vers le bas.  Ce qui faisait dire au théologien Hans Van Balthasar « que cette liberté de choisir lui faisait peur ». Il ajoutait cette demande qui est la nôtre : «donne-moi Seigneur de me tourner vers Toi et la force de me détourner de moi.»

Notre époque est marquée par le refus de cette manière de servir. Nous dépensons une énergie   incroyable, des efforts inimaginables pour nous détourner de ce que nous sommes : image d’un Dieu « service ». D’un Dieu qui n’existe que pour disparaître dans l’autre. Qui pour demeurer en état permanent d’accueil va jusqu’à s’agenouiller devant la femme pécheresse.  « Ne vouloir que ce que Dieu veut » ne sera jamais un chemin d’anéantissement, mais l’unique moyen pour « être dans le Père et le Père en nous ».

À votre contemplation : ces mots de la légende major (14,1) qui fait dire à François  « Commençons à servir, car nous n’avons pas fait grand-chose jusqu’ici ». S’il est doux de nous associer à « l’œuvre du Père », mais en regard d’en devenir Évangile, «nous n’avons pas fait grand-chose jusqu’ici». Nous sommes convoqués à la contemplation adorante d’un Dieu, grain de blé, nourriture. « Que cette eucharistie écarte de nous tout ce qui pourrait nous perdre » (Oraison finale) AMEN



Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Crois pour comprendre et comprends pour croire » (Saint Augustin)

   « De nombreuses personnes ont été au contact proche de Jésus et n’ont pas cru en Lui… Et si ton cœur est fermé, la foi ne peut pas y entrer. Dieu le Père nous attire toujours vers Jésus : c’est nous qui ouvrons notre cœur ou bien qui le fermons » (François)

   « Les signes accomplis par Jésus témoignent que le Père l’a envoyé. Ils invitent à croire en lui. A ceux qui s’adressent à lui avec foi, il accorde ce qu’ils demandent. Alors les miracles fortifient la foi en Celui qui fait les œuvres de son Père : ils témoignent qu’il est le Fils de Dieu (cf. Jn 10, 31-38) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 548)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

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Message par Lumen Sam 23 Mar 2024 - 18:23

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Samedi 23 Mars 2024
Samedi de la 5ème semaine de Carême.


L’Église fait mémoire (facultative) de la Fête de Saint Turibio de Mogrovejo,
Archevêque de Lima. Il est le protecteur des Évêques Missionnaires
et le patron du Pérou (+ 1606).


Saint Victorien et ses Compagnons - Martyrs
en Tunisie (+ v. 484)
Sainte Rafqa Ar-Rayes, Moniale de l'Ordre libanais
maronite (+ 1914)
Bienheureux Edmond Sykes, Prêtre et martyr en
Angleterre (+ 1587)
Bienheureux Pierre Higgins, Dominicain martyr en
Irlande (+ 1642)
Bienheureuse Annonciade Cocchetti, Cofondatrice des
Religieuses de Sainte Dorothée (+ 1882)
Bienheureux Méthode-Dominique Trcka, Prêtre rédemptoriste
et martyr en Slovaquie (+ 1959)
Vénérable Ilia Corsaro, Religieuse italienne fondatrice des
Petites Missionnaires Eucharistiques (+ 1977)


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Textes de la messe du jour

Livre d'Ézéchiel 37, 21-28... Livre de Jérémie 31, 10.11-12ab.13... Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11, 45-57.:


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« En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs,
qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui. »


Commentaire de ce jour.


« si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui »


        La réanimation de Lazare porte son fruit de conversion : les témoins, nombreux, « crurent en Jésus ». L’Evangile précise qu’il s’agit de juifs venus entourer la famille dans son deuil ; aussi, vu la situation sociale de Lazare, on peut supposer qu’il s’agissait de notables. Probablement même du parti des pharisiens puisque « quelques-uns allèrent trouver leurs confrères pour leur raconter ce que Jésus avait fait ».

Devant ce regain de popularité, qui atteint même les membres influents de la communauté, on comprend l’inquiétude des autorités religieuses. L’affaire leur semble suffisamment grave pour « convoquer d’urgence le grand conseil ». L’évangéliste nous fait discrètement pénétrer dans l’hémicycle, afin de nous permettre d’assister aux débats de cette assemblée de « sages », regroupant des représentants des principaux partis religieux. Hélas, leur délibération est un modèle de démagogie. Ces messieurs reconnaissent que « cet homme accomplit un grand nombre de signes », et des signes suffisamment parlants pour provoquer un vaste mouvement de conversion : « si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui ». Mais au lieu de se pencher sur l’interprétation des faits à la lumière des Ecritures - ce qui était le ministère spécifique du Grand Conseil - les chefs religieux se soucient avant tout - et même uniquement - des éventuelles retombées politiques de l’affaire.

L’intervention de Caïphe exprime tout haut ce que le groupe pensait sans oser le formuler : la raison d’Etat doit l’emporter sur le sort d’un individu particulier. Pour juguler la violence qui risque de déferler sur la collectivité, il n’est pas d’autre moyen que de la détourner sur un bouc émissaire. L’histoire abonde cependant d’exemples démontrant le caractère illusoire et éphémère de ces pseudo solutions. La paix ne se maintient pas au prix du sang innocent, car celui-ci crie vengeance et nourrit la spirale de la violence, qui reprend bien vite ses droits.

Pourtant l’évangile ajoute qu’en raison de son ministère de grand prêtre, c’est-à-dire de représentant de Dieu auprès du peuple et de porte-parole de celui-ci devant Dieu, « ce que disait Caïphe ne venait pas de lui-même ; mais il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation ». Non seulement Notre-Seigneur va donner sa vie pour la multitude, mais son sacrifice, offert « une fois pour toutes » (Rm 6, 10 ; He 7, 27), portera un fruit de paix et de réconciliation qui demeure. Car contrairement aux holocaustes instaurés par les hommes, l’offrande de Jésus n’est pas une expiation symbolique à renouveler sans cesse, précisément parce que la mort n’aura pas le dernier mot. Le déferlement de violence sur « l’Agneau émissaire » ne conduira pas à sa destruction. Son anéantissement (kénose) librement consenti sur la croix, est en vue d’un relèvement dans la gloire. Son holocauste dans le Feu de l’Amour ne nourrit pas une vengeance future, car « en sa personne il a tué la haine » (Ep 2, 16). Ses bras étendus entre ciel et terre « rassembleront dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés », bien au-delà des frontières « de la nation » juive.

Cette page d’Evangile aurait dû prévenir toute tentation d’antisémitisme - et plus largement d’exclusion ou de violence religieuses - en milieu chrétien : quel contresens dramatique d’invoquer le sacrifice rédempteur pour entretenir la haine ! Pourtant, que de sang versé tout au long de l’histoire, « au nom du Christ » : toutes ces guerres religieuses fratricides trahissent la profonde incompréhension des belligérants, qui ont mésinterprété la Parole de celui dont ils prétendent défendre la cause. La haine creuse la blessure, élargit la déchirure ; seul l’Amour cautérise, seule la miséricorde guérit.

Puissions-nous nous en souvenir dans nos relations quotidiennes : ne sommes-nous pas invités à reconnaître le Christ en chacun de nos frères ? A nous de décider si nous prenons le parti de ses accusateurs et de ses bourreaux, ou si nous répandons sur son Corps le « parfum très pur » (Jn 12, 3) de la charité fraternelle, qui « n’entretient pas de rancune, supporte tout, espère tout, endure tout » (1 Co 13, 6-7).

« Seigneur que de fois dans nos petits conciliabules entre personnes partageant les mêmes idées, n’avons-nous pas condamné tel ou tel frère sans même nous soucier d’entendre ses arguments. Puis, satisfaits de nous-mêmes et bien sûr convaincus de notre bon droit, nous nous sommes retirés, la conscience tranquille ; sans nous rendre compte que c’est toi que nous venions d’exclure de notre cercle - ou plutôt : que nous nous étions exclus de ta présence, puisque tu te joins toujours à celui qui est sans défense. Donne-nous assez de délicatesse de cœur pour ne pas nous laisser entrainer à la médisance, mais accorde-nous tout au contraire de toujours chercher à comprendre, justifier, pardonner, plutôt que d’exclure, accuser et condamner. »



Père Joseph-Marie de la Famille de Saint Joseph.
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Autre commentaire de ce jour.


Qu'un seul homme meure


Caïphe ne croyait pas si bien dire. Sans le savoir, et sans le vouloir, il a proclamé une vérité dont le monde entier vit encore aujourd’hui. « Notre avantage », c’était bien que Jésus, seul, entre dans la mort, puisque de cette mort du Fils unique Dieu allait faire la vie pour nous tous.

C’est ce jour‑là, après l’intervention de Caïphe, que les ennemis de Jésus décidèrent de le faire périr. L’Heu­re approchait pour Jésus, cette Heure qui était le but de sa vie parmi nous : l’Heure de sa passion, de sa mort et de sa glorification auprès du Père. Les mailles du filet se resserraient sur lui, et Dieu n’a rien empêché. Il a laissé la haine faire son œuvre, toute son œuvre. Faiblesse volontaire de Celui qui peut tout ; folie de Dieu, plus sage que toutes nos sagesses ; longue descente de Jésus jusqu’au fond de nos laideurs et de nos lâchetés, parce qu’il voulait nous sauver jusque là, nous sauver même de cela.

Il fallait que la mort changeât de signe, que la souffrance changeât de visage. Alors le Fils s’est laissé défi­gurer. C’était nos péchés qu’il portait ; c’est de nos douleurs qu’il s’était chargé.

Mourir, seul, pour le péché du monde, ce fut le destin de l’Agneau de Dieu, du Fils de Dieu fait homme ; et il n’y a pas d’autre sauveur pour l’humanité. Mais plus nous nous approchons de Jésus, par la foi, l’espérance et l’amour, plus Il nous donne part à son destin, à son mystère pascal de mort pour la vie.

Nous nous étonnons parfois que la coupe du sacrifice nous soit présentée si souvent, dans la vie com­mu­nautaire, sous la forme du service obscur, du dévouement non valorisé, de responsabilités sources de ten­sions. C’est tout simplement que Dieu propose les sacrifices à ceux qui pourront les comprendre et les assu­mer avec amour ; c’est que Jésus offre une place au pied de la Croix à celles qui pourront rester debout avec Marie, sans révolte, sans rancœur et sans plaintes, en acte d’offrande et de compassion.

Jésus disait : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime », pour ceux que Dieu nous demande d’aimer. Une grande part de notre réponse à Dieu, et le plus clair de notre sainteté ici‑bas, consistera dès lors à livrer notre vie, nos forces et notre temps, selon un rythme et des modalités qui échappe­ront à nos prises et à nos prévisions.

Jésus est mort « pour rassembler », et toute œuvre d’unité à laquelle nous serons associés impliquera une mort à nous‑mêmes, une désappropriation de nos projets personnels, une entrée sans retour dans le secret que Dieu habite.

Dans le destin de ceux et de celles qui veulent s’identifier à Jésus, un moment vient toujours où il faut cesser de mesurer, de calculer, de regretter en murmurant, afin de laisser toute la place aux choix du Père et aux inventions de l’Esprit.


Par là passe le bonheur d’être tout à Dieu ; par là est donnée la preuve de notre amour ; par là Jésus nous ouvre à sa joie et nous donne part à sa liberté de Fils.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


On cherche Jésus pour Le faire mourir


Nous venons d’entendre le récit du chemin du ciel. La grande leçon que Jésus nous offre à contempler durant ces prochains jours est son humanité. Tellement humain dans son geste plein d’amitié pour Marthe et Marie qui précède notre lecture que Jésus se voit condamner par un pouvoir quasiment dictatorial sur lui.

Ce qu’a bien pu vivre Jésus, je l’entrevois dans ces récits d’enlèvements comme celui de sœur Gilberte Bussière qui, à 75 ans, fut enlevé au Cameron par des djihadistes de Boko Haram[1], simplement parce qu’elle aidait des gens, leur redonnait de la dignité. Au sortir de son enlèvement, elle écrit que jamais je n’ai autant gouté la parole de Dieu et ressenti sa présence.  

Il me semble que Jésus aurait signé cette déclaration. Il n’a plus rien à perdre. Il est traqué de toute part. Sans ses longs moments de prière où il tombe littéralement entre les mains de son Père (He 10,31), il n’aurait pas tenu le coup. Là, il puise une force intérieure qui le fait tenir debout au milieu de tant de haine à son endroit. Sr Gilberte reprend autrement les dernières paroles de Jésus sur la Croix Père, pourquoi m’as-tu abandonné quand elle dit que c’est quand on n’a plus rien qu’il ne reste que Dieu.

Jésus éprouve en permanence pour la nation le paradoxe de vivre ce qu’il enseigne. Rien de grand, de plus honorable ne se vit sans paradoxe que l’évangile appelle le mystère pascal. En prendre conscience est le chemin pour vivre avec Jésus cette semaine sainte.

Ézéchiel dans la lecture entrevoit avec précision l’action de Jésus. Je les rassemblerai…, je les ramènerai…, j’en ferai une seule nation. Jésus ramasse cette vision quand il dit moi, je vous dis (Mt 5, 27). Cette déclaration fait de Jésus le criminel le plus recherché, le plus dangereux parce qu’il élimine les clôtures comme celles du Sabbat, qu’il supprime la distance entre le pur et l’impur, le dire et le faire. Son acceptation des autres tels qu’ils sont sans les convertir fait de lui l’ennemi de la religion. Jésus vit et meurt pour son histoire d'amour avec les gens. Il en est le protagoniste.

 Nous vivrons ces prochains jours l‘itinéraire d’un modèle parfait d’une vie paradoxale : humain et divin, impuissant et puissant, mis en mort et vivant. L’évangile est une collusion constante d’opposés, de paradoxes, de contradictions.  Jésus veut sortir des gens, des petites gens, de leur indignité, mais n’élémine pas ceux qui lui en veulent à mort. Il passe en faisant le bien, mais est poursuivi comme destructeur de la nation, victime de la cruauté et de la haine.

Il faut renoncer à cette voie surplombante (Marcel Légaut) qui consiste à affirmer que Jésus connaissait d’avance son destin parce qu’il est dans le Père et le Père en lui. Il y a consensus aujourd’hui chez les exégètes que c’est par sa radicalité non violente en faveur des rejetés par la classe dirigeante, pour son refus de voir des vies humaines devenir des maisons de trafic (Jn 2, 13-25), pour sa parole libre, libératrice qu’il fut tué. Jésus déstabilise les tenants d’un ordre social axé sur le visible. Un homme, écrit Matthieu (13, 19-20), ensemence du bon grain, mais pousse aussi de mauvaises herbes qu’il refuse d’enlever. En rassemblant les mauvaises herbes, vous déracineriez le blé avec elles.

 Cette semaine sainte, prenons le temps d’accueillir une vie paradoxale et demandons-nous comment nous vivons ces paradoxes ? Nous entendrons des récits de mort transformés en chemin de vie ; une souffrance profonde transfigurée en bonheur ; une victoire écrasante des puissants leaders déclaration de leur faiblesse. Il faut oser donner sens à une folie, celle de la croix, sagesse de Dieu, qui reste un non-sens. Ce qui adoucit ce chemin de croix et le rend aimable, c’est de contempler l’amour avec lequel il est parcouru.

En ces temps de désolation, nous avons de grandes difficultés à voir un horizon futur où la lumière remplace les ténèbres, où l'amitié remplace la haine, où la coopération remplace la guerre. Cette semaine nous redira que nous sommes les témoins d’un tel horizon. L’essentiel est de ne pas laisser nos opacités nous enlever la lumière de Pâques. AMEN.





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Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Un seul est mort pour tous, et c'est le même qui, à travers toutes les maisons de l’Eglise, dans le mystère du pain et du vin, réconforte en étant immolé, donne la vie en étant cru, sanctifie ceux qui le consacrent en étant consacré » (Saint Gaudence de Brescia)

   « Pour les chrétiens, il y aura toujours les persécutions, les incompréhensions. Mais elles doivent être affrontées avec la certitude que Jésus est le Seigneur, et qu’en elles résident le défi et la croix de notre foi » (François)

   « (…) La Bible vénère quelques grandes figures des " nations ", tels qu’" Abel le juste ", le roi-prêtre Melchisédech (…), ou les justes " Noé, Daniel et Job " (Ez 14, 14). Ainsi, l’Écriture exprime quelle hauteur de sainteté peuvent atteindre ceux qui vivent selon l’alliance de Noé dans l’attente que le Christ " rassemble dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 52) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 58)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Dim 24 Mar 2024 - 13:06

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Dimanche 24 Mars 2024

Célébration du Dimanche des Rameaux et
de La Passion du Seigneur, Année B.

La Célébration du Dimanche des Rameaux comporte deux parties
d'abord la Liturgie des Rameaux, puis la Messe de la Passion.


Saint Artémon, Disciple de saint Paul,
Evêque de Séleucie de Pisidie en Asie
Mineure (Ier siècle)
Sainte Catherine de Suède, Fille de sainte Brigitte,
moniale à Vadstena (+ 1381)
Saint Oscar Arnulfo Romero, Archevêque de San
Salvador, Martyr de la Foi (1917-1980).
Bienheureux Józef et Wiktoria Ulma et leurs enfants
Martyrs polonais (+ 1944)
Bienheureuse Marie-Séraphine du Sacré Coeur
Fondatrice de l'Institut des Soeurs des Anges (+ 1911)
Bienheureuse Marie Karlowska, Fondatrice des
religieuses du Bon Pasteur (+ 1935)
Vénérable Maria Teresa Camera, Fondatrice des
Filles de Notre-Dame de la Miséricorde (+ 1894)


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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(h tt p s : // nominis . cef . fr)




Textes de la messe du jour

Messe de la Passion : Livre d'Isaïe 50, 4-7… Psaume 22(21), 8-9.17-18a.19-20.22c-24a… Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2, 6-11… Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14, 1-72.15,1-47.:


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Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël !
Jean 12, 13


Commentaire de ce jour.


Celui qui Aime ( Homélie Rameaux)


Avons-nous remarqué qu’il n’a pas beaucoup parlé ? Et même, à vrai dire, à mesure que les événements de la Passion se déroulaient et que la violence aveugle se déchaînait contre lui, le Seigneur Jésus a été de plus en plus silencieux. « S’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : "Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ?" Mais lui gardait le silence et ne répondait rien ». Au cours de sa Passion, le Verbe de Dieu parle avec parcimonie, puis garde le silence, jusqu’à entrer dans le grand silence de la mort : « Jésus, poussant un grand cri, expira ».

Il faut dire qu’il lui a fallu peu de mots pour exprimer son amour pour nous et pour le Père, son amour indéfectible, son amour jusqu’au bout : l’amour n’a pas besoin de grands discours, l’amour n’est pas bavard.

Au jardin de l’agonie, d’abord. Là, Jésus expérimente au plus profond de son être ce vacillement que nous connaissons si souvent : la peur de la mort, l’angoisse de l’inconnu, le doute, peut-être, au sujet de l’amour bienveillant du Père : « Mon âme est triste à mourir ». Mais même au fond de cet abîme, Jésus ne perd pas le lien avec le Père et fait le choix de la foi, le choix de la confiance en l’amour bienveillant du Père : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi tu veux ». « Ce que toi, tu veux. » « Que ta volonté soit faite » : ce sont les mots mêmes de la prière que Jésus nous a enseignée, le Notre Père. Ces mots sont restés ceux de sa prière jusque dans la nuit de la Passion. Jésus nous a montré le chemin pour que nous marchions sur ses traces : « Père, ce que toi, tu veux », non pas par résignation, mais dans la confiance en ton amour bienveillant ; non pas avec légèreté, mais en sachant qu’il s’agit d’une offrande engageante ; non pas en m’imaginant que j’y serai fidèle par mes propres forces, mais en attendant de ton Fils Jésus que, jusqu’au bout, il prononce en moi ce « oui » de l’offrande confiante à toi, son Père et notre Père : « Père, ce que toi, tu veux ».

Face au traître, il en est de même : Jésus n’a pas besoin de mots pour dire la fidélité de l’amour jusqu’au bout. « Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : "Rabbi !" Et il l’embrassa ». Il se laisse embrasser par le traître : en faut-il plus pour manifester que cet homme est fils de Dieu ? qui d’autre que Dieu serait capable d’être victime de la violence la plus abominable et de conserver à son bourreau amour et bienveillance ? Nous, ne cherchons pas trop vite à embrasser ou à nous laisser embrasser par nos propres persécuteurs, petits ou grands. Là encore, comme pour le « oui » au Père, il faut que Jésus lui-même, lui qui est pardon toujours offert, prononce cette parole en nous pour que nous la disions en vérité. Mais dès aujourd’hui, au pied de la croix, malgré le péché qui menace de nous éloigner de lui, nous pouvons reconnaitre que Jésus ne cesse de demeurer fidèle à l’alliance qu’il a faite avec chacun de nous. Rien ni personne n’est assez puissant pour nous séparer de l’amour de Dieu, pourvu que nous ayons l’humilité de reconnaître notre péché et que nous acceptions de laisser le regard miséricordieux de Dieu se poser sur nous.

Alors, au cours de cette grande Semaine sainte qui s’ouvre aujourd’hui, demeurons avec Jésus. Ne soyons pas de ceux qui l’acclament au jour de la liesse et qui s’enfuient tout nus lorsque plus aucun bénéfice sensible n’est reçu de sa présence. Écoutons-le nous dire de façon indéfectible : Demeure avec moi, marche avec moi vers le Père, sans craindre qu’aucun obstacle, pas même ton péché, ne puisse t’en rendre indigne, pourvu que tu accueilles la grâce du pardon que je t’ai acquis par le sang de ma croix. Avec lui, répondons avec courage et confiance aux appels du Père : «  Père, je crois en ton amour bienveillant pour moi. Que ta volonté soit faite en moi : quelle qu’elle soit, je l’accueille avec reconnaissance, car je crois que tu veux mon salut et que tu me le donnes en ton Fils Jésus. Amen ».



fr. Anthony-Joseph de S. Th. de Jésus - (Couvent de Paris)
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Autre commentaire de ce jour.


Dimanche des Rameaux - qui meurt sur la Croix ?


ACCUEIL :


Nous célébrons dans une même liturgie deux processions qui semblent opposées : une entrée triomphale dans la ville de Jérusalem et celle d’une sortie vers le Golgotha. Nous lirons tantôt un évangile où la joie déborde et puis celui où la haine atteint des sommets inégalés contre celui qui est passé en faisant la paix. D’un coté, une foule en délire  de joie ou de haine; de l’autre, Jésus louangé ou tourné en dérision.

Et nous, dans quelle foule sommes-nous? Celle  qui acclame ou celle qui condamne ? Nous aus-si, parfois, nous avons peur de nous affirmer chrétiens, disciples. Parfois, nous prions, parfois nous tombons.

Ce matin, ce n’est pas la tristesse qui doit dominer en nous, mais notre action de grâce pour les portes du jardin fermé qui s’ouvrent à nouveau à nous. Voici donc une célébration pour ne pas regar-der nos misérables misères, mais pour contempler, adorer ce Christ [qui] s’est fait, pour nous, obéis-sant jusqu’à la mort de la croix, c’est pourquoi Dieu l’a exalté.


HOMÉLIE : QUI MEURT SUR LA CROIX ?


Pour voir autrement, il faut changer de regard. Pour changer de regard, il faut changer d’être en évacuant de nos personnes cette ivresse de nous-mêmes pour entrer dans celle de Jésus. Si nous regardons avec le regard de Jésus, si nous écoutons ce récit avec les oreilles de Dieu, une question étonnante surgit : qui meurt sur la croix ? Sur la croix, c’est Dieu qui meurt (Zundel).

La personne qui est sur la croix, c’est Jésus. Mais Jésus a dit : Qui me voit, voit le Père. Celui qui meurt sur la croix, c’est Dieu, ce Dieu inconnu des chrétiens tant nous avons peine à le contempler dans son identité trinitaire. Nous n’avons pas l’habitude de concevoir que le Fils est tellement dans le Père et le Père en lui, que le Fils est tellement habité par l’Esprit du Père, que nous oublions de saisir que sur la cCroix, c’est Dieu Trinité qui meurt. Sur la croix, nous voyons l’immense clarté de la Trinité (Zundel) qui se donne, se livre par amour. Sur la croix, ce qu’il faut regarder à travers ce Jésus défiguré   et méconnaissable, c’est un Dieu Trinité qui souffre, qui meurt d’amour et qui a soif d’être aimé. Cette soif a fait souffrir Mère Térésa parce qu’elle éprouvait son incapacité de répondre à cette soif dans les plus pauvres des pauvres.

Devant nos yeux, cette semaine, voici un Dieu qui souffre pour nous, en nous, plus que nous, comme une mère pour ses enfants. Il serait incroyable d’affirmer que Dieu nous aime sans que nous croyions qu’il est le premier touché par tout le mal qui peut nous atteindre (Zundel). Un Dieu qui souffre d’un amour d’identification. Si les gens savaient, écrivait le philosophe Jacques Maritain, que Dieu souffre avec nous, bien des âmes seraient libérées.

Dans le récit de la Passion que nous venons d’entendre, Marc nous a présenté un Dieu à visage découvert. Tellement à découvert que, lorsqu’il a affirmé : au grand prêtre : tu le dis je le suis, on s’empressa de lui couvrir le visage, parce qu’on ne pouvait pas voir, concevoir qu’un Dieu puisse être si fragilisé, si démuni. Quand le visage de Dieu fut transfiguré devant eux par la souffrance, il devint brillant comme le soleil au point qu’on cacha son visage. Et le silence de Dieu qui suivit trahissait tout son mystère.

Ce que nous contemplons, c’est un Dieu qui ne fait pas tout ce qu’il veut, un Dieu sans armé ni pouvoir, un Dieu fragile remis entre nos mains, un Dieu qui souffre de se voir mal aimé, lui qui a tout fait pour nos montrer son amour.  Devant un tel Dieu impuissant, Maurice Zundel disait qu’il s’agit moins de nous sauver que de sauver Dieu lui-même. Très fort!

Ce que nous contemplons, c’est un Dieu qui a besoin d’aide, a besoin d’être protégé. S’il n’y a rien de plus fort que l’amour, il n’y a rien de plus fragile que l’amour.  Le récit de la Passion est l’itiné-raire d’un Dieu, Père, Fils et Esprit, qui nous tend les mains, qui nous ouvre ses bras pour nous dire : j’ai soif moi aussi d’être aimé, reconnu, aidé, soulagé. Rien n’est plus anti évangélique que de voir Dieu comme une super puissance contrôlant tout.

Nous vivons ce que nous n’aimerions pas vivre : le mystère d’un Dieu qui n’a pas l’air d’un Dieu, tant non impuissance détonne sur nos images de Dieu. Ce récit fait basculer nos conceptions de Dieu à 180 degré et requiert de nous une véritable conversion du regard et du cœur.

Nous qui sommes fascinés, comme nos contemporains, par les réussites bruyantes, l’éclat somptueux des gloires de ce monde, nous avons du mal, et mal, d’accepter la gloire de l’échec, la gloire de la descente dans l’humiliation de la crèche et celle de l’imprenable souffrance de la croix. L’incro-yable impuissance de notre Dieu a quelque chose d’agaçant pour nous  qui nous sentons si faibles, si fragiles, si menacés.

Ce chemin de la Passion, d’un Dieu fragile, nous le vivons aujourd’hui dans nos personnes. Ce n’est plus notre sang qui est versé, nos corps qui sont déchirés par les fouets. Notre passion débute quand nous aimerions  que nos Églises se retrouvent en avant scène, regardées, appréciées, applaudies. Notre passion prend racine en nous quand nous entendons parler de notre Église, décrier ses faiblesses, pour la crucifier, la ridiculiser, la couronner d’humiliation. Ça nous fait mal.

Cet évangile de la Passion invite à la conversion de nos regards, de nos cœurs. Notre grandeur, il faut la contempler dans la crèche, dans l’effacement, dans la solitude de Gethsémani et l’humiliation de la croix. La gloire que nous propose Jésus, le bonheur dont il est venu nous combler, la réussite qu’il nous propose, sont aux antipodes de ces rêves de puissance dont la crise actuelle nous fait découvrir la fragilité sans avenir. En effet, le Christ sera glorifié, mais il y parviendra en passant par la souffrance et la mort.

Depuis deux milles ans, combien d’empires ont sombré dans l’oubli, combien de rêves et de fortunes colossales  ont été engloutis dans la tourmente de l’histoire. Mais la beauté sans éclat de Bethléem,  la beauté de l’abaissement, la beauté du sans beauté demeurent encore le seul chemin qui a franchi les siècles. La discrétion de Bethléem, le sans beauté de Dieu en Jésus en Croix, le sans éclat du fils de l’homme et fils de Dieu, voilà ce qui porte notre monde blessé et meurtri par tant de haine entre nous. C’est lui, l’accablé par la croix qui nous relève comme il a relevé par son regard les témoins de sa passion.

Je termine par cette vision de Saint Léon le Grand : ne te laisse pas déconcerter par la faiblesse que j’ai prise. Si moi, j’ai tremblé, c’est en raison de ce que j’ai de toi, mais toi, sois sans crainte en raison de ce que tu tiens de moi(Sermon 54, 3ème sur la Passion). Nous n’aurons jamais fini de prendre et de vivre sereinement ce chemin. Entrons dans ce grand mystère que nous revivons maintenant dans cette eucharistie. AMEN.



Abbé Gérard Chaput
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Autre commentaire de ce jour.



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Dimanche des Rameaux et de la Passion


Aujourd’hui, nous célébrons dans une même fête deux évènements qui semblent plutôt en opposition : l’entrée triomphale du Christ à Jérusalem et sa condamnation à mort. Entre l’évangile lu avant notre procession et celui que nous venons de lire, le contraste est saisissant. Le premier nous raconte l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem, assis sur un jeune ânon et acclamé par le peuple. Le second Evangile relate la sortie de la ville pour la crucifixion du Christ, sous le poids de la croix et l’animosité de la foule. Comment peut-on célébrer en une même cérémonie ces deux épisodes de la vie de Jésus ? N’est-ce pas réunir l’inconciliable ? N’y a-t-il pas quelque chose de choquant de se réjouir en célébrant la Passion ?

Peut-être trouve-t-on un élément de réponse à ces questions si on demeure attentif non aux oppositions, mais aux points communs de ces deux textes. Car si les contrastes entre les Rameaux et la Passion sont considérables, il y a cependant deux constantes majeures. Dans les deux textes, on retrouve deux acteurs principaux dans des attitudes semblables : la foule et Jésus. Et plus précisément, la foule unanime qui proclame sa joie ou sa haine, et Jésus honoré des insignes royaux, par louange ou par dérision. Il y a, dans ces deux points communs, une double invitation pour nous en ce début de semaine sainte : d’une part, vérifier notre attitude de foi face au Christ, et d’autre part, garder constamment notre regard de foi sur la personne du Christ Jésus.

Tant en ce qui concerne les disciples et les amis de Jésus que ses opposants, le comportement de la foule est révélateur d’un positionnement face au mystère de la personne de Jésus. En relisant ces textes, nous pouvons nous interroger sur notre propre attitude. À qui je ressemble le plus ? Ou plutôt ma vie n’est-elle pas un mélange des différentes attitudes des contemporains de Jésus ? Parfois, j’accueille avec joie le Christ et son évangile. D’autre fois, je crains d’avouer être son disciple, d’une manière ou d’une autre. Parfois, je veille avec lui dans la prière pour ne pas entrer en tentation. D’autre fois, j’abandonne celui qui est la source de vie, et je préfère crier avec la foule. Parfois, je me tiens debout dans la foi au pied de la croix. D’autre fois, je perds l’espérance dans la puissance de vie de notre Dieu. La richesse des personnages, de leurs gestes et de leurs paroles, est une source inépuisable pour notre méditation, pour notre propre examen.

Quant à la personne de Jésus, les deux textes nous le présentent avec les insignes royaux, pour le louer ou pour se moquer. Il est remarquable que Jésus, si humble et si proche des humiliés, ne les rejette pas. Et même il écarte ceux qui veulent empêcher la proclamation : « je vous le dis, s’ils se taisent les pierres crieront. » Il me semble que c’est pour nous une invitation à poser sur Jésus un véritable regard de Foi. Le contraste entre sa dignité réelle, signifiée extérieurement par ses insignes royaux, et sa Passion humiliante nous mène à ne pas nous arrêter à ce qui est visible.

La valeur de la Passion de Jésus ne provient pas des souffrances subies, certains hommes au cours de l’histoire ont supporté des tortures malheureusement plus terribles. La valeur unique et universelle de la Passion du Christ résulte de l’être unique de Jésus en qui Dieu s’est réconcilié avec les hommes (2 Co 5, 18 ; Rm 5, 10), et de sa fidélité jusqu’à la mort. La passion du Christ est source de salut, car il y met tout le poids de l’amour, d’une vie offerte. Jésus nous montre que la voie de la confiance et de l’amour envers Dieu notre Père n’est pas une impasse. Au contraire, c’est la seule voie, la seule porte qui traverse la mort pour nous mener à la vie éternelle. Notre regard de foi sur la personne de Jésus pendant les jours de sa passion ne doit pas nous amener à nous apitoyer d’abord sur le sort de Jésus. Comme le dit Jésus : « pleurer d’abord sur vous ». Car lorsque nous contemplons Jésus dans son chemin de croix, ce n’est pas d’abord l’injustice de son sort qui doit nous frapper, mais la manière dont Jésus nous ouvre le chemin de la vie. Nous devons moins nous apitoyer sur les malheurs qui frappent Jésus qu’accueillir la leçon de vie qu’il nous donne dans sa passion.

Ainsi lorsque nous écoutons et méditons la Passion, ce n’est pas d’abord la tristesse qui monte au cœur du croyant, mais l’action de grâce. Jésus nous rouvre la porte du jardin jadis fermé, la voie vers l’arbre de vie. La tristesse et les larmes nous saisissent si notre regard s’arrête à l’échec apparent, à l’injustice qui frappe Jésus. Tandis que la conscience que le Christ Jésus réalise sous nous yeux l’œuvre de salut qu’aucun homme ne pouvait réaliser de lui-même, cette conscience nous fait chanter une action de grâce : Le Christ s’est fait, pour nous, obéissant jusqu’à la mort de la Croix, c’est pourquoi Dieu l’a exalté. La passion de Jésus révèle la passion d’amour de Dieu notre Père pour chacun de nous, et c’est pourquoi ce sont des larmes de joie et de reconnaissance qui doivent couler en relisant cette passion.



Fr. Antoine-Marie, o.c.d. (Carmel)
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Jésus, qui n’avait commis aucun péché, a été crucifié pour toi ; et toi, ne te feras-tu pas crucifier pour Lui ? Ce n’est pas toi qui lui fait une faveur, puisque c’est toi qui a d’abord reçu ; ce que tu fais c’est lui rendre la faveur, en remboursant la dette que tu dois à Celui qui a été pour toi crucifié sur le Golgotha » (Saint Cyrille de Jérusalem)

   « De la même façon qu’Il est entré à Jérusalem, Il désire aussi entrer dans nos villes et dans nos vies. Tout comme Il l’a fait dans l’Evangile, en montant sur un simple ânon, Il vient à nous humblement, mais Il vient "au nom du Seigneur" » (François)

   « (…) Le "Roi de Gloire" (Ps 24, 7-10) entre dans sa Ville "monté sur un ânon" (Za 9, 9) : Il ne conquiert pas la Fille de Sion, figure de son Église, par la ruse ni par la violence, mais par l’humilité qui témoigne de la Vérité (cf. Jn 18, 37). C’est pourquoi les sujets de son Royaume, ce jour-là, sont les enfants (cf. Mt 21, 15-16 ; Ps 8, 3) et les "pauvres de Dieu", qui l’acclament comme les anges l’annonçaient aux bergers » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 559)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Lun 25 Mar 2024 - 18:14

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Lundi 25 Mars 2024
L’Église Célèbre le Lundi-Saint.


La Fête de l’Annonciation du 25 Mars 2024 est repoussé
au Lundi qui suit le Dimanche de la Miséricorde Divine.


Saint Dismas, Le Bon Larron qui, en Croix,
reconnut Jésus comme le Messie (Ier siècle)
Sainte Marguerite Clitherow, Martyre à York, en
Angleterre (+ 1586)
Sainte Lucie Filippini, Fondatrice de l'Institut des
Maîtresses pieuses (+ 1732)
Sainte Marie Alphonsine Danil Ghattas, Cofondatrice
de la Congrégation du Rosaire (+ 1927)
Bienheureux Jacques Bird, Martyr en Angleterre (+ 1592)
Bienheureuse Marie-Rose Marguerite Flesch, Fondatrice
des Franciscaines de Notre-Dame des Anges (+ 1906)
Bienheureux Émilien Kovc, Prêtre ukrainien martyr (+ 1944)
Bienheureux Hilaire Januszewski, Carme polonais
martyr (+ 1945)(+ 1977)


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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Textes de la messe du jour

Livre d'Isaïe 42, 1-7... Psaume 27(26), 1.2.3.13-14... Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12, 1-11.:


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«« Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! » (Jn 12, 1-11)


Commentaire de ce jour.


L'onction à Béthanie


        Marie de Béthanie apparaît dans l’Évangile comme une femme extraordinairement intuitive ; et sans doute beaucoup de ses amis la jugeaient-ils, à certaines heures, étrange et imprévisible.

Les jours de presse à la cuisine, on la trouvait assise aux pieds du Seigneur ; et ce jour-là, six jours avant la Pâque, alors que tous fêtaient Lazare revenu de la mort, Marie a été la seule à deviner ce que Jésus avait dans le cœur. Son frère reprenait goût à la vie ; mais Jésus, lui, allait goûter la mort.

Marie ne faisait pas exprès de réagir autrement que les autres ; elle ne cherchait pas à se singulariser. Simplement, c’était une femme qui, en chaque occasion, rejoignait l’essentiel, et posait les gestes que son cœur lui dictait ; non pour braver les autres ou leur faire des reproches, mais par une sorte de nécessité intérieure, qui était la force même de son amour.

Et ses choix, les choix de son amour, lui attiraient des reproches, qui auraient pu la paralyser. Un jour Marthe lui avait dit : « Tu me laisses travailler seule  ! ». Plus exactement, elle chargeait Jésus de le lui dire. Et ce jour-là aussi, six jours avant la Pâque, que n’a-t-elle pas entendu : « Regardez-moi ce gaspillage  ! Il fallait faire des sous avec ce parfum, au lieu de le gâcher ainsi  ! Et les pauvres, y a-t-elle seulement pensé  ? Et d’ailleurs, où se croit-elle ? Qu’est-ce que cette comédie ? Veut-elle accaparer le Seigneur pour elle toute seule ? Et de toute façon, ce ne sont pas des choses à faire  ! »

Jésus, lui, a toujours pris la défense de Marie de Béthanie, car il voyait en elle, non pas une paresseuse ou une excentrique, mais une femme capable de tous les courages pour suivre jusqu’au bout les certitudes de son cœur, une croyante prompte à s’oublier pour entrer dans les désirs de son Seigneur et dans le mystère du plan de Dieu. Jésus allait vers la mort, et tous ces gens ne pensaient qu’à la fête ! Gentiment, amicalement, certes, mais ils passaient à côté de l’essentiel. Marie a voulu dire à Jésus ce qu’elle entrevoyait, ce qu’elle pressentait du mystère de Dieu qui traversait sa vie de prophète ; mais comme ces choses-là sont au-delà de toute parole, Marie les a dites avec son parfum et ses cheveux, avec son gaspillage définitif, avec son geste démesuré et un peu fou, qui la rendait si heureuse.

« Laisse-la », dit Jésus à Judas : elle a gardé ce parfum pour ma sépulture. « Laisse-la » : elle a su entrer, par amour, dans le mystère de ma mort. « Laisse-la » : c’est un geste qui la dépasse elle-même. Déjà toute la maison est remplie de son parfum, et partout où sera proclamé cet évangile, dans le monde entier, on racontera aussi, en souvenir d’elle, ce qu’elle a fait (Mt 26, 13 ; Mc 14, 9).

Ce qu’elle a fait lui a semblé tout simple ; et c’était ce jour-là « l’unique chose nécessaire ». Elle a fait ce jour-là ce qu’elle essayait de faire à chaque rencontre : ne pas manquer le moment de Jésus.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


La grâce du nez


Une femme, Marie dite Madeleine, qui n'avait plus rien à perdre tant sa réputation était peu enviable, que personne ne la considérait tant sa vie dégageait un arôme au parfum de mort, en versant un parfum de grand prix (Mc 14, 3) sur les pieds de Jésus, exprimait non seulement son désir profond de changer de vie mais surtout prophétisait que six jours avant la Pâque, ce parfum répandu, cet onction de Béthanie, allait au sortir du tombeau, répandre dans toute la maison un parfum de compassion qui se compose, précise saint Bernard, de toutes les peines et angoisses des humains, même de ses ennemis. C'est un baume qui guérit.

Saintetés, qu'avons-nous à nous offrir de plus beau en entrant dans cette semaine sainte - permettez moi cette expression - que cette grâce du nez? Qu'avons-nous à humer de plus précieux que ce nom qui est un parfum répandu (Ct 1, 2)? Saint Bernard ajoute : ça fait du bien de le humer (Sermon [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], 1 et 5 et # 22, 1-2 sur le Cantique).

Pour humer la qualité exceptionnelle de ce parfum, nous n'avons qu'à regarder ce livre de vie qu'est le Christ crucifié. Notre regard, s'il est pénétrant, devrait allumer en nous quelque chose comme un buisson ardent, quelque chose de semblable à ce feu intérieur qui brûlât les disciples d'Emmaüs, quelque chose comme un exode, une sortie de nous-mêmes, quelque chose qui nous fait goûter, savourer et voir comment ce crucifié, pauvre, dénudé de sa réputation, de sa beauté, est vraiment le parfum de Dieu.

Oui, à le regarder, ce crucifié, nous saisissons qu'il n'a pas revendiqué la douceur à laquelle il avait droit, mais qu'il nous a aimé jusqu'à l'amertume de la mort abjecte. C'est en nous unissant à ce voici l'homme que toutes nos personnes, nos vies seront imprégnées de cette saveur de Dieu, signe-commencement en nous de l'inauguration d'une nouvelle identité de créature nouvelle, de nouveaux nés d'entre les morts.

Dans une homélie sur le Cantique des Cantiques, saint Bernard écrit : Je te rends grâces, Seigneur Jésus, d’avoir bien voulu m’admettre à respirer au moins ce parfum [de ta Croix] ... et je respire je ne sais quelle indicible senteur de ta condescendance et de ton amour (Sermon 67 sur le Cantique).

Devant nos yeux, à travers ce récit, voici un double monde : le nôtre et comme je l'exprimais la semaine passée, avec ses aromates de misères, ses odeurs de mort que représente le geste de cette femme et l'autre (monde) qu'un homme tellement humain, tellement soucieux de nous sortir de nos embaumements, nos atta-chements, nous offre à humer cette semaine et plus spécialement ce vendredi saint qui vient. Cet autre monde dégage un parfum de compassion qui, précise saint Jean, remplit toute la maison.  

Pour humer ce parfum répandu qu'est Jésus crucifié, pour courir à l'odeur de tes parfums (Ct 1,3) jusqu'à devenir parfum répandu dans toute la maison de notre monde, Claire d'Assise dont c'était hier l'inauguration de l'année de son 800e centenaire de la fondation de l'Ordre, nous indique son chemin, pas compliqué du tout, un chemin à quatre échelle, qu'elle offrait  à ses compagnes qui ne savaient pas nécessairement lire.

Elle écrit à Agnès de Prague : Regarde-le, médite-le, contemple-le, imite-le. Pose ton regard sur ce livre de vie du Christ crucifié. Dans une autre lettre, elle ajoute : place ton esprit devant le miroir d'éternité, place ton âme devant la splendeur de la gloire, place ton cœur devant la figure de la substance divine et par la contemplation, transforme-toi en l'image même de la divinité pour ressentir toi aussi ce que ressentent les amis [de Jésus] (3 LAg 12). Ce chemin-programme, et c'est le but ultime de toute vie  de religieuses apostoliques, nous fera le mettre au monde parce que nous serons devenus LUI.
À votre contemplation ces mots de Pascal : il ne faut pas dormir pendant ce temps-là. Une semaine à le regarder. Ce sera notre oraison. Puissiez-vous, au sortir de cette semaine, racontez par votre vie, ce que vous aurez entendu, vu de vos yeux, touché du Christ crucifié pour nous et notre salut. Si tu souffres avec lui, avec lui tu règneras. Si tu t'affliges avec lui, avec lui tu te réjouiras. Si tu meurs avec lui sur la Croix, avec lui tu répandras dans toute la maison de notre monde un parfum de la résurrection. AMEN.



Abbé Gérard Chaput
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Autre commentaire de ce jour.


« du cœur des habitudes, la nouveauté de la promesse éternelle cherche à surgir… »


Nous avançons dans la Semaine Sainte. Quelques attitudes résonnent aussi dans notre contexte culturel actuel, le repas, l’ensevelissement des morts, la violence destructrice…

« On donna un repas en l’honneur de Jésus ».Honorer, respecter, considérer, recevoir. La culture donne de se rassembler sur ce qui est la vie.  Au cours des repas, toute communauté se rassemble, évoque doucement son histoire, le temps qui passe, qui avance. Et même ici à Blomet (communauté de Vie chrétienne - Paris), avec le repas des vœux, le repas de Noël, le repas des ordinations, le repas de fin d’année, ensemble nous faisons ce qui est nécessaire pour vivre et nous exprimons aussi le désir de vivre ensemble. Dans la page évangélique, nous sommes dans une histoire, du déjà connu, avec Marthe et son affairement,  avec Lazare leur frère dans sa nouvelle existence, avec Marie qui nous imaginons sans peine, toujours être à la recherche d’un geste symbolique…. Sur cette base de coutume, un sens particulier, actuel peut surgir… Le mouvement de la vie… Le Seigneur aussi fera de même lors de la dernière Cène. Lorsque la Parole se dit, surgissent alors les oppositions…

« Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! » Respecter ce mouvement en soi, en l’autre, qui consiste à partir de l’usage jusqu’à la prise de parole personnelle. L’usage se révèle alors non un enfermement mais la base nécessaire de la parole personnelle… Dès lors, les attaques seront de deux types ou rabattre sur l’utile strict, à l’efficace, au constatable mais l’homme ne vit pas seulement de pain, ne vit pas seulement de résultats, mais de perspective, d’horizons, de mise en mouvement. Le Seigneur le dit avec libéralité à Judas, « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! »… Ou encore aller vers la destruction pure et simple…

« Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare » L’avers du repas partagé qui donne à chacun de se situer à sa manière dans l’histoire partagée du collectif auquel il appartient, c’est la violence qui veut arracher certains de la mémoire collective, et qui, pour cela, cherche à tuer, détruire, anéantir…Nous pouvons penser à l’exécution de Ben Laden avec le cadavre abandonné en mer, la gêne pour enterrer les terroristes du 13 novembre, la passion sur la question du rejet de nationalité pour les terroristes… Cette rage chez les grands prêtres, elle est aussi en nos cœurs, de manière plus ou moins explicite mais agissante en chacun de nous, la rage de l’exclusion, de l’anéantissement de ce qui ne nous va pas…

Voilà, à l’occasion de ce passage de l’Ecriture proposé à l’entrée de la Semaine Sainte, notre humanité et  notre humanisation revisitées. Nous nous découvrons certainement toujours à la fois victimes et bourreaux, cherchant un chemin personnalisant de vie, nous rabattant vers l’utile, le concret, le simple, l’évident qui nous enferme, ou même pris par une rage de détruire, d’anéantir…

Sachons que nous pouvons trouver un réconfort en faisant nôtre la prière ecclésiale de ce jour « Dieu tout-puissant, nous t’en supplions : quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la passion de ton Fils bien-aimé. » Laissons-la-nous toucher pas à pas, doucement, en percevoir et en recevoir la vie véritable.

Bonne semaine sainte à chacun !



Père Jean-Luc Fabre
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Oh quel cadeau si précieux que la Croix ! Quelle splendide apparence elle a ! Elle n’a pas, tel l’arbre du paradis, le bien et le mal mélangés. C’est un arbre qui engendre la vie, sans causer la mort ; qui illumine sans produire d’ombres ; qui introduit dans le paradis, sans expulser personne » (Saint Théodore le Studite)

   « L’amour ne calcule pas, ne mesure pas, n’épargne aucune dépense, ne met pas de barrières, par contre il sait donner avec joie, il cherche uniquement le bien de l’autre, il vainc la méchanceté, l’avarice, les rancœurs, l’entêtement que l’homme porte parfois dans son cœur » (Benoît XVI)

   « Jésus fait sienne cette parole : " Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous : mais moi, vous ne m’aurez pas toujours " (Jn 12, 8). Par là il ne rend pas caduque la véhémence des oracles anciens : " Parce qu’ils vendent le juste à prix d’argent et le pauvre pour une paire de sandales ... " (Am 8, 6), mais il nous invite à reconnaître sa présence dans les pauvres qui sont ses frères » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.449)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Mar 26 Mar 2024 - 13:00

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Mardi 26 Mars 2024
L’Église Célèbre le Mardi-Saint.



Sainte Larissa et ses Compagnons,
Martyrs en Crimée (IVe siècle)
Saints Emmanuel, Sabin, Codrat et Théodose
Martyrs en Anatolie (+ v. 304)
Saints Montan et Sainte Maxime, Martyrs  la Foi à
Sirmium (IVe siècle)
Saint Jean de Dalyatha, Moine mystique Syro-oriental
(VIIIe siècle)
Bienheureuse Madeleine-Catherine Morano? Religieuse
de l'Institut des Filles de Marie Auxiliatrice (+ 1908)


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Textes de la messe du jour

Livre d'Isaïe 49,1-6… Psaume 71(70),1-2.3.5a.6.15ab.17… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38.:


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« Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors :
« Ce que tu fais, fais-le vite... Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.»


Commentaire de ce jour.


Quand vient l'heure du Mardi Saint

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs...
Le Seigneur a fait de ma bouche une épée tranchante,
il m'a protégé par l'ombre de sa main...
Il m'a dit : Tu es mon serviteur, en toi je me glorifierai.


        Depuis des siècles déjà, l'Écriture annonçait la venue mystérieuse de ce Serviteur, à la fois souffrant et Rédempteur.
Malgré son sentiment de s'être fatigué pour rien, et d'avoir en pure perte usé ses forces, Le Seigneur maintenait une immense promesse : Je vais faire de Toi la Lumière des nations pour que mon Salut parvienne jusqu'aux confins de la Terre.
Et les siècles passaient sans que le peuple de Dieu puisse voir se lever l'aube de ce Salut tant attendu.
Mais un jour Jésus est enfin apparu. Je suis la Lumière du monde ; qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la Lumière de la Vie (Jean 8,12) on sait qu'alors, pour tout une part, les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. (...)

Nous voilà donc au cœur de ce grand combat entre les ténèbres et la lumière qui veut nous révéler un prodigieux mystère : le Mystère de notre Salut (Colossiens 1, 24-27) ! Nous voilà enfin arrivés à l'heure tant attendue.

Voici donc Jésus seul sur une route où nul n'est capable de le suivre. Pour marquer cette solitude absolue du creux de laquelle jaillira la suprême communion, cette noire solitude en face de l'incompréhension et de l'hostilité, deux figures se dressent au seuil de la nuit.
Celle de deux apôtres dont il a voulu faire des amis et qui vont devenir tous deux, l'un Judas, un traître et l'autre, Simon-Pierre, un renégat.
Tel est, dans son réalisme abrupt, la dure réalité de ce que Le Christ est venu souffrir non seulement pour nous, mais encore par nous.
Trahi par l'un, renié par l'autre, abandonné de tous, Jésus s'enfonce aujourd'hui dans la nuit la plus noire et la plus longue de notre propre histoire.

Voici venue l'heure - et elle est venue - où vous serez dispersés, chacun de son côté, et me laisserez seuls (Jean 13, 32).
Mais cette heure Le Christ l'a voulue. Il l'a choisie. Il l'a préparée. Et il proclame même que c'est celle de sa Glorification. (...)
Que nous reste-t-il à faire en ce Mardi Saint, nous qui sommes un peu, à nos heures, renégats comme Pierre ou traîtres comme Judas ?
Il nous reste à contempler la route où Jésus s'enfonce tout seul vers cet endroit où nous ne pouvons pas aller, tant est profond l'abîme de sa kénose (anéantissement) où nul d'entre nous n'est à même de l'accompagner.

Il nous reste à contempler cette route avec la certitude que ce Jésus qui s'en va, ce soir, vers la Croix, c'est aussi Le Christ vainqueur de la mort qui en reviendra afin de nous prendre un jour tout entiers, avec Lui, dans son Royaume, sachant bien que Celui qui a ressuscité Le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus et nous placera près de Lui avec vous (2 Corinthiens 5, 14).

Ne soyons pas plus présomptueux que Simon-Pierre ou plus désespérés que Judas. La nuit va nous envelopper à nouveau tout à l'heure.
Nous ferons glisser une fois encore nos pas dans le dédale des trottoirs et des rues. Nous nous retrouverons dans la solitude de nos appartements ; et le grand silence du soir viendra envelopper nos âmes.

Mais nous savons que nous ne sommes plus seuls. Jésus Christ a lavé nos reniements et racheté nos trahisons.
Nos pires solitudes sont habitées par la présence de son Amour.
Comment donc ne pas espérer, au soir de ce Mardi Saint où nous avons vu Le Fils du Dieu vivant partir mourir d'Amour pour nous, afin que notre mort ne soit plus qu'une pâque vers Lui !



*******


Autre commentaire de ce jour.


L'un de vous va me livrer


Amitié et trahison : deux mots qui résument la dernière soirée de Jésus avec les siens, deux mots qui traduisent la réalité de notre vie avec lui.

Notre amitié, vraie, pour Jésus, ne nous met pas à l’abri des retombées, des chutes, des lâchages. Ce soir-là, où Jésus n’avait au cœur que le projet de racheter le monde et le souci de sa communauté dans l’avenir, Judas pensait à l’argent, à son intérêt, à son confort individuel.

Même la dernière initiative de Jésus, son dernier geste d’amitié, la bouchée qu’il lui réservait, même cette délicatesse n’a pas retourné le cœur du traître. Pour lui, Jésus était devenu celui qui faisait fausse route, celui qui s’en allait à l’échec. Suivre Jésus acclamé sur la route, suivre un Messie capable de nourrir une foule, cela, Judas l’avait accepté ; et il s’était senti à l’aise dans le projet de Jésus tel qu’il l’imaginait. Mais entrer dans le pardon, dans la non violence, dans le silence au moment des affronts, c’était trop demander. Vivre en exode, assumer une existence sans cesse désinstallée, sans cesse livrée, c’était trop d’aléas, trop d’insécurité, trop d’aventures pour le cœur.

Contrastant avec cette tristesse de Judas qui s’enfonce dans la nuit, nous avons lu à l’instant l’assurance de Jésus dans sa relation au Père. La trahison du disciple, qui amorce pour Jésus le processus de sa mise à mort, n’interrompt pas son échange total avec le Père. Maintenant « le Fils de l’Homme a été glorifié par Dieu, et Dieu a été glorifié par lui ». Jésus, depuis toujours en consonance avec le vouloir du Père, le glorifie en obéissant jusqu’à la mort ; et en retour le Père, qui n’a « jamais laissé Jésus seul » (8, 16. 29 ; 16, 32), va le glorifier en l’exaltant auprès de lui, en le prenant, avec son corps, dans sa propre gloire.

Quant à nous, notre lot est de chercher le Seigneur : « Vous me chercherez... Là où je vais, vous ne pouvez venir ». Là où est Jésus, dans la gloire définitive, nous ne pouvons le suivre maintenant. Il faut d’abord unir notre passion à la sienne, d’abord donner notre vie, au cœur de l’Église, en demeurant présents à Dieu au nom de tous nos frères les hommes. Il nous faut d’abord, comme Pierre, apprendre à dépasser nos propres trahisons, et faire l’expérience du pardon de Jésus.

« Je donnerai ma vie pour toi ! », s’écriait Pierre. Et Jésus, en somme, lui a répondu : « Oui, tu la donneras, ta vie, mais pas aujourd’hui, et pas en un coup ! »

L’amour vrai, c’est l’amour qui dure.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


Judas, est-ce nous ?


Il faut bien lire ce texte relatif à Judas. Le lire sans arrière pensée. Le lire sans sauter trop vite aux conclusions. Oui, Judas a trahi Jésus. Oui, Judas a été «trahi» par l'argent, ce vrai concurrent de Dieu, vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent (Mt 6, 24), dont il avait la responsabilité dans l'équipe apostolique. Oui, le parfum de Béthanie (Jn 12, 6) l'a révolté. Oui, il y a ce fameux que voulez-vous me donner, si je vous le livre (Mt 26, 15). Et ce Judas n'est-il pas le prototype de chacun d'entre nous ? Atténuons notre regard sévère sur notre «frère Judas». Au fond de moi, au fond de chacun d'entre nous, il y a un Judas qui a tout moment risque de se réveiller.

En insérant son nom dans la liste des apôtres, l’évangéliste Luc écrit quelque chose de très beau : Judas Iscariote celui qui devint un traître (Lc 6, 16). Judas n’est donc pas né traître. Il ne l’est pas au moment où Jésus l’a choisi. Il le devint. Nous sommes devant un des drames les plus sombres de la liberté humaine.

Pourquoi le devint-il ? Il y a eu l'attrait de l'argent. Il y a aussi chez lui, une grande déception. Jésus n'est pas celui qu'il attend. En appelant des disciples à le suivre, Jésus a pris les risques que son appel ne soit pas total, mais plutôt à condition que cela ne s'oppose pas à ma volonté.  Jésus a été trahi par un de ses proches. C'est ça l'humain.

Me vient en mémoire le récit de la Passion selon saint Matthieu de J.S. Bach qui me fait sursauter. À l’annonce de la trahison de Judas, tous les apôtres demandent à Jésus : Serait-ce moi, Seigneur ? Et le chœur répond:   C’est moi, c’est moi le traître ! Je dois faire pénitence !  Tout est dit, n'est-ce pas ?

Trahir, c'est l'expérience que nous faisons tous et toutes quand nous suivons Jésus à condition qu'il n'exige rien de nous, surtout pas l'abandon de notre sainte volonté. Cela se produit chaque fois que je passe outre près du samaritain tombé sur la route (cf. Lc 10, 25-37). Chaque fois que je trouve toutes sortes d'excuses, de circonstances atténuantes  pour m'éviter des gestes courageux pour favoriser la réconciliation, promouvoir des expériences de partage, jeter des ponts de dialogue, servir les plus faibles et les exclus.  Cela s'appelle la culture de la rencontre dont parle le pape François dans son message du carême.

Pour bien entrer dans les sentiments de Jésus, de sa compassion jusqu'à interpeller Judas par ce mot bouleversant à entendre à l'heure de la trahison ami, contemplons le «trahi» Jésus. Demandons-nous comment nous réagissons quand nos meilleurs amis nous font mal ?  Les appelons-nous ami ? Et que dire du baiser que Jésus a donné à Judas en réponse au sien et qui n'était rien d'autre qu'un geste de tendresse à son endroit. Ce geste, le posons-nous quand nous sommes trahis ?

À l'heure où nous célébrons ces jours qui viennent comme des jours saints, Jésus nous montre ce qu'est l'inviolable amitié. À celui qui le conduit à la mort, il ne refuse pas son baiser de glace. Il ne lui retire pas cette marque ultime de sa douceur allant même jusqu'à l'appeler ami (Mt 26, 50). Par ce mot ami,  comme par ce baiser, Jésus annonce ainsi l'arrivée de notre bien, dit saint Augustin. Nos trahisons ne sont qu'un chemin pour entendre Jésus nous dire ami....je ne te condamne pas et de nous offrir un baiser de paix.

Dans l’histoire de Judas, ce qui importe le plus, ce n’est pas sa trahison, mais la réponse que Jésus lui donne et le baiser de paix qu'il lui offre. De même que Jésus chercha le visage de Pierre après son reniement pour lui donner son regard de pardon, Jésus a sans doute cherché Judas sur son chemin de croix, pour lui offrir ce même regard. Et quand sur la croix il prie: Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23, 34), il n’exclut certainement pas Judas qui avait exprimé son repentir en déclarant : j'ai péché en livrant un innocent (Mt 27,4). Ne serait-ce pas notre propre aveu en entrant dans ces jours saints. AMEN.



Abbé Gérard Chaput
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Il vaut mieux pour moi mourir en Jésus-Christ qu’être roi des extrémités de la terre. Je veux Celui qui est mort pour nous ; je veux Celui qui est ressuscité pour nous… Permettez-moi d’être un imitateur de la passion de mon Dieu » (Saint Ignace d’Antioche)

   « Le Cénacle nous rappelle la communion, la fraternité, l’harmonie, la paix entre nous. Tant d’amour, tant de bien a découlé du Cénacle ! Tous les saints ont bu d’ici » (François)

   « C’est précisément dans la Passion où la miséricorde du Christ va le vaincre, que le péché va manifester sa violence et sa multiplicité : incrédulité, haine meurtrière, rejet et moqueries […]. Cependant, à l’heure même des ténèbres et du Prince de ce monde, le sacrifice du Christ devient secrètement la source de laquelle jaillira intarissablement le pardon de nos péchés » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.851)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Mer 27 Mar 2024 - 15:51

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Mercredi 27 Mars 2024
L’Église Célèbre le Mercredi-Saint.



Sainte Lydie, Martyre en Illyrie (+ 121)
Saints Zanitas et ses huit compagnons,
Groupe de martyrs perses (+ 326)
Sainte Augusta, Martyre honorée à
Trévise (Ve siècle)
Saint Rupert de Salzbourg, Evêque (+ 718)
Bienheureux Louis-Edouard Cestac,
Fondateur des Filles de Marie (+ 1868)
Bienheureux François Faà Di Bruno, Prêtre
(+ 1888)
Bienheureux Giuseppe Ambrosoli, Prêtre
et médecin italien (+ 1987)


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Textes de la messe du jour

Livre d'Isaïe 50,4-9a… Psaume 69(68),8-10.21-22.31.33-34… Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-25.:


*Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour : Parole de DIEU* : Homélie et vidéo de la Sainte Messe - Page 26 Trahis10
« Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux
celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il
ne soit pas né, cet homme-là ! »


Commentaire de ce jour.


Jésus, voyant que son heure est proche, fait préparer la Pâque.
Il annonce la trahison de Judas pendant le repas


        Alors que Judas mène ses tractations secrètes avec les chefs des prêtres, Jésus révèle au grand jour leur complot : « L’un de vous va me livrer ». Judas marchande avec les ennemis du Seigneur sur le prix de sa trahison ; Jésus annonce qu’il livre sa vie gratuitement : « Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jn 10, 17). Judas est à l’affût d’une occasion favorable pour livrer son Maître ; Notre-Seigneur prend l’initiative et déclare : « Mon temps est proche. L’heure est venue : voici que le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs » (Mc 14, 41). Les hommes tendent leurs filets, croyant saisir Jésus à l’improviste, mais ils n’auraient aucun pouvoir sur lui, si cela ne leur avait pas été donné d’en haut (cf. Jn 19, 11). Certes, « il vient le Prince de ce monde », c’est lui qui est déjà à l’œuvre à travers ces complots mortels ; « mais il n’a aucun pouvoir » sur Jésus (cf. Jn 14, 30). Notre-Seigneur, parfaitement uni à son Père dans l’Esprit, maîtrise le déroulement des événements qui conduisent à un rythme accéléré vers la Passion.

Cette maîtrise n’est cependant pas en vue d’une « reprise en main » d’une initiative qui lui aurait échappé. Jésus n’utilise la connaissance infuse qu’il possède sur l’évolution du drame, que pour consentir librement à chaque étape de son déroulement, pour répondre à chaque action négative menée contre lui, par une parole d’amour sur laquelle la vague déferlante de haine vient s’écraser sans parvenir à l’ébranler.

La dernière Pâque préfigurative que le Maître a célébrée au milieu des siens, et au cours de laquelle il a institué l’Eucharistie, devait être pénétrée à la fois d’une profonde joie et d’un recueillement empreint de tristesse. Joie du Seigneur, pleinement conscient qu’il s’apprête à sauver le monde ; tristesse à la pensée du désarroi que son départ va causer dans le groupe des disciples ; tristesse en raison de la souffrance que sa Passion va causer à ceux qu’il aime, en particulier bien sûr sa Mère ; tristesse devant la trahison de son apôtre qu’il avait choisi avec amour, et que jusqu’au bout il aura entouré d’une tendresse toute particulière afin qu’il ne sombre pas, même après avoir commis l’irréparable.

Si Jésus avertit ses apôtres : « Amen je vous le dis : l’un de vous va me livrer », ce n’est pas pour jeter le trouble, ni invoquer sur lui l’apitoiement. Mais pour avertir les disciples de tous les temps des ruses de l’ennemi qui rôde comme un lion, cherchant qui dévorer (cf. 1 P 5, 8). Ce qu’il suggère dans les ténèbres, Jésus le révèle au grand jour afin que nous puissions nous appuyer sur cette connaissance pour combattre victorieusement « fermes dans la foi » (Ibid.).
Il y a mille manières de trahir. En vendant son Maître, c’est-à-dire en le trahissant ouvertement et en rompant le lien de compagnonnage avec lui ; en décriant publiquement sa doctrine, son style de vie, sa personne, son Eglise. Mais cela peut se faire aussi plus subtilement, en diluant son message, en consentant à des compromissions, en relativisant le caractère surnaturel et unique de la révélation qu’il nous apporte, en mélangeant sa doctrine avec des apports d’autres traditions avec lesquelles l’Evangile est mis sur un pied d’égalité…

« Serait-ce moi, Seigneur ? » demandons-nous, attristés et inquiets. « C’est toi qui l’as dit ! » Poser la question trahit que nous nous sentons concernés, et pour cause : qui n’a pas été tenté par les interprétations réductrices de la foi, ou par le syncrétisme tellement prisé de nos jours ? Souvenons-nous que jamais Jésus n’a retiré son amour à Judas : au moment où celui-ci le trahissait par un baiser, c’est du nom de « mon ami » qu’il l’a accueilli (Mt 26, 50). Quelque soit notre parcours, revenons de tout notre cœur à celui qui nous attend, pour nous combler de sa grâce.
Non, le Christ n’est pas un « produit » parmi d’autres dans le supermarché du « spirituel » ; il est l’unique Sauveur de tous les hommes, car « nul ne connaît le Père sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler ». Tout notre pèlerinage sur terre n’a d’autre finalité que de découvrir son visage, de naître à la vie divine par la foi qui nous unit à lui dans une communion d’amour, et de le suivre dans l’espérance de le rejoindre bientôt dans la maison du Père.


Non, la foi n’est pas une option secondaire et l’apostasie un simple changement de parcours dans une quête spirituelle subjective et strictement privée : « Malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! » Il nous faut entendre ce cri de douleur de l’amour rédempteur : « Qu’il est malheureux celui qui, ayant rencontré son Sauveur, s’en détourne pour prendre d’autres voies. Qu’il est à plaindre celui qui est rené d’eau et d’Esprit, mais qui oublie son baptême, le considère comme peu de choses : il aurait mieux valu pour lui qu’il ne soit pas né dans les eaux baptismales et qu’il ne soit pas marqué par le sceau du saint chrême, car son ignorance aurait plaidé en sa faveur, alors que maintenant sa négligence, sa tiédeur et son ingratitude l’accusent ».

Pourtant il n’est jamais trop tard : « Il est proche celui qui me justifie » (1ère lect.). Un seul regard de foi vers celui que nous avons transpercé suffit à libérer sa miséricorde et à nous guérir de la blessure de la trahison. « Car le Seigneur écoute les humbles, il n’oublie pas les siens emprisonnés. Aussi je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui rendre grâce pour sa patience et sa miséricorde. Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête : “Vie et joie à vous qui cherchez Dieu” (Ps 68) ».

« Puisque tu as voulu, Seigneur, que ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, mets en œuvre ta miséricorde, pour qu’en célébrant la Passion de ton Fils, nous entrions dans son mystère d’amour et puissions recevoir la grâce de la résurrection » (Or. d’ouv. et Or. sur les offr.).



Père Joseph-Marie, de la Famille de Saint Joseph
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Autre commentaire de ce jour.


Notre frère Judas


Voici un homme qui a été choisi pour devenir membre de l’équipe de Jésus. Luc précise en mentionnant le nom de Judas qu’il devient un traitre (Lc 6, 16). Il n’est pas né traitre. Comment en est-il arrivé à trahir Jésus ?  On mentionne que l’argent, il était l’économe du groupe (Jn 12, 6b), lui semble tellement prioritaire qu’il perd la tête jusqu’à proposer de vendre Jésus. Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraine et le séduit (Jc 1, 14). D’autres perçoivent en ce geste sa déception devant un Jésus peu combatif, qui ne défend pas les intérêts de son peuple, qu’il n’est pas le Messie attendu[1].

C'est une évidence, Judas, l’un des douze (Mt 26, 14), au nombre des douze  (Lc 22, 3) a le cœur fermé, citant ainsi une parole favorite du pape François. Il se tient dans la proximité physique de Jésus. Il est à sa table, partage la route avec lui. Il n’a pas encore fait l’expérience d’une rencontre authentique, vraie, avec Jésus. La parole est près de lui (cf. Dt 30, 14), elle n’entre pas dans son cœur. Une trop grande proximité conduit souvent à l’indifférence, à ne plus voir. Comme le dit l’adage : trop de familiarité engendre le mépris. Être proche de quelqu’un ne signifie pas être en communion avec lui.

Que nous sommes rapides à condamner Judas ! Sa question (c’est moi, Seigneur ?) est aussi la nôtre. Son itinéraire se poursuit en nous et nous révèle quelque chose de nous-mêmes. Nous sommes des jumeaux authentiques de Judas, des frères de Judas, qui avons perdu la foi à un moment donné jusqu’à nous fermer à la miséricorde de Jésus. Par son suicide, Judas met une limite à la miséricorde qui ne connait pas de limites. Il ne s’est pas laissé contaminer par l’offre de Jésus de demeurer son ami (cf. Mt 26, 50). Et nous ?

Au moment de ces heures précédant les jours saints, la réaction de Judas nous pousse à nous demander s’il n’y a pas dans notre vie des moments où nous avons abandonné Jésus et quitté sa proximité en prétextant une fatigue pour ne pas le rencontrer dans les sacrements, pour privilégier un bénéfice personnel plutôt que le service de la charité ou pour encore, subtilement, nous «venger» de Jésus parce qu'il nous refuse une demande plusieurs fois répétée.  

Ce matin, ne regardons pas nos trahisons. Nous ne sommes pas tout (cf. Jn 13, 10) «clean» devant Jésus. Il me semble que la pire tentation est de rester là à ruminer nos chagrins[2]. Ne restons pas abattus. Acceptons ce que nous sommes plutôt que de déplorer ce que nous sommes. Les évangélistes ne craignent pas de montrer les failles des apôtres, celle de Pierre, d’André et Jacques, celle de Judas aussi. Que cela nous plaise ou pas, l’évangile nous place en face de notre réalité : faillir est humain. Supprimer toute faille est illusoire. La valeur d’une vie ne réside pas dans une prétendue perfection, inatteignable, mais dans ce mouvement constant à devenir évangile, donc plus humain.

Écoutons Jésus nous dire comme à Judas : ami. L’écrivain français Emmanuel Carrère dans son livre Le Royaume (2014) écrit : je t’abandonne, Seigneur, Toi, ne m’abandonne pas. Allons plus profond encore et contemplons dans nos éloignements de Jésus, l’occasion privilégiée pour toucher à sa tendresse et ses caresses. Nos petites et grandes erreurs de notre cœur [Jésus] les caresse (homélie du pape du 11 avril 2016). Notre grandeur est de nous retrouver avec lucidité devant nos failles plutôt que de nous réjouir de nos exploits.

À votre contemplation : Judas est la figure qui nous fait le mieux comprendre que nous sommes la brebis perdue que Jésus refuse de condamner pour ses escapades et à qui il manifeste une attention particulière en la portant sur sa croix dans ses bras miséricordieux. AMEN.



Abbé Gérard Chaput
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Autre commentaire de ce jour.


L'un de vous va me livrer

Amitié et trahison : deux mots qui résument la dernière soirée de Jésus avec les siens, deux mots qui traduisent la réalité de notre vie avec lui.

Notre amitié, vraie, pour Jésus, ne nous met pas à l’abri des retombées, des chutes, des lâchages. Ce soir-là, où Jésus n’avait au cœur que le projet de racheter le monde et le souci de sa communauté dans l’avenir, Judas pensait à l’argent, à son intérêt, à son confort individuel.

Même la dernière initiative de Jésus, son dernier geste d’amitié, la bouchée qu’il lui réservait, même cette délicatesse n’a pas retourné le cœur du traître. Pour lui, Jésus était devenu celui qui faisait fausse route, celui qui s’en allait à l’échec. Suivre Jésus acclamé sur la route, suivre un Messie capable de nourrir une foule, cela, Judas l’avait accepté ; et il s’était senti à l’aise dans le projet de Jésus tel qu’il l’imaginait. Mais entrer dans le pardon, dans la non violence, dans le silence au moment des affronts, c’était trop demander. Vivre en exode, assumer une existence sans cesse désinstallée, sans cesse livrée, c’était trop d’aléas, trop d’insécurité, trop d’aventures pour le cœur.

Contrastant avec cette tristesse de Judas qui s’enfonce dans la nuit, nous avons lu à l’instant l’assurance de Jésus dans sa relation au Père. La trahison du disciple, qui amorce pour Jésus le processus de sa mise à mort, n’interrompt pas son échange total avec le Père. Maintenant « le Fils de l’Homme a été glorifié par Dieu, et Dieu a été glorifié par lui ». Jésus, depuis toujours en consonance avec le vouloir du Père, le glorifie en obéissant jusqu’à la mort ; et en retour le Père, qui n’a « jamais laissé Jésus seul » (8, 16. 29 ; 16, 32), va le glorifier en l’exaltant auprès de lui, en le prenant, avec son corps, dans sa propre gloire.

Quant à nous, notre lot est de chercher le Seigneur : « Vous me chercherez... Là où je vais, vous ne pouvez venir ». Là où est Jésus, dans la gloire définitive, nous ne pouvons le suivre maintenant. Il faut d’abord unir notre passion à la sienne, d’abord donner notre vie, au cœur de l’Église, en demeurant présents à Dieu au nom de tous nos frères les hommes. Il nous faut d’abord, comme Pierre, apprendre à dépasser nos propres trahisons, et faire l’expérience du pardon de Jésus.

« Je donnerai ma vie pour toi ! », s’écriait Pierre. Et Jésus, en somme, lui a répondu : « Oui, tu la donneras, ta vie, mais pas aujourd’hui, et pas en un coup ! »

L’amour vrai, c’est l’amour qui dure.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Béni sois-tu, mon Seigneur Jésus-Christ, qui a annoncé ta mort à l’avance et, lors de la dernière Cène, a consacré le pain matériel, le transformant en ton corps glorieux, et par amour tu l’as donné aux apôtres en mémoire de ta plus digne Passion, et tu leur as lavé les pieds avec tes saintes mains précieuses, montrant ainsi humblement ta plus grande humilité » (Sainte Brigitte)

   « Dans les prochains jours nous commémorerons la confrontation suprême entre la Lumière et les Ténèbres. Nous devons nous aussi nous situer dans ce contexte, conscients de notre "nuit", de nos fautes et responsabilités, si nous voulons revivre le Mystère Pascal avec un bénéfice spirituel » (Benoît XVI)

   « Jésus a choisi le temps de la Pâque pour accomplir ce qu’il avait annoncé à Capharnaüm : donner à ses disciples son Corps et son Sang » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.339)









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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Jeu 28 Mar 2024 - 13:11

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Jeudi 28 Mars 2024  
Jeudi-Saint. Messe du soir du Jeudi-Saint en mémoire de
la Cène du Seigneur.


Fête du Triduum Pascal : Jeudi-Saint.
(Cette Fête du Jeudi-Saint est composée de 4 évènements majeurs :
Le Lavement des pieds, la Sainte Cène, L’Agonie à Gethsémani,
l’arrestation de Jésus).


Saint Gontran Confesseur., Petit-Fils de
Clovis et Roi de Bourgogne (+ 592)
Saint Joseph-Sébastien Pelczar, Évêque en Pologne,
Fondateur de la Congrégation des
Servantes du Sacré-Cœur de Jésus (+ 1924).
Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, Veuve, Tertiaire
Franciscaine, Pénitente à Tours (+ 1414).
Bienheureux Christophe Wharton, Prêtre et martyr
en Angleterre (+ 1600)
Bienheureuse Renée Feillatreau, Martyre sous la
révolution française (+ 1794)
Bienheureux Jean-Baptiste Malo, Martyr au Laos
(+ 1954)


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Textes de Livre de LA MESSE EN MÉMOIRE DE LA CÈNE DU SEIGNEUR

Livre de l'Exode 12, 1-8.11-14… Psaume 116(115), 12-13.15-18… Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11, 23-26… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13, 1-15..:


*Donne-nous aujourd'hui notre Pain de ce jour : Parole de DIEU* : Homélie et vidéo de la Sainte Messe - Page 26 Fottvagning
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »


Commentaire de ce jour.


Le lavement des pieds


Pierre a failli passer à côté d'une grande grâce. En voyant Jésus s'avancer avec son linge et son bassin, il a voulu le stopper dans son initiative: "Toi, Seigneur, me laver les pieds? Jamais!"

C'était bien dans le tempérament de l'Apôtre. Déjà il ne supportait pas que Jésus prédise sa passion et sa mort; à plus forte raison s'est-il cru le devoir de réagir quand il a vu Jésus à ses pieds, en position de serviteur.

Pierre avait son idée sur le rôle de Jésus. Il croyait savoir, et c'est sur ce point d'abord que Jésus va le détromper: "Ce que je fais, Pierre, tu ne peux le savoir à présent; mais par la suite, tu comprendras". Par la suite, l'Esprit Paraclet te le fera comprendre ... peu à peu!

Au fond, Pierre se laisse paralyser par la disproportion qu'il ressent entre la majesté de Jésus et sa propre indignité. Mais là encore Jésus met les choses au point: l'humilité de Pierre est bonne en soi, mais si elle le crispe devant Jésus, c'est que déjà l'orgueil a repris ses droits et que le dépit fausse la conversion.

C'est bien le même réflexe qui explique certains de nos échecs spirituels: nous acceptons mal de nous retrouver toujours pécheurs devant Jésus, toujours rétifs, toujours inconstants, toujours en dette d'amour; et notre indignité nous fascine parfois plus que la miséricorde du Christ.

 Or l'enjeu est important, et c'est la qualité même de notre amitié avec Jésus: "Si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi". Ou bien nous laissons au Maître l'initiative, et alors tout ce qui est à lui est à nous; ou bien nous lui ôtons le bassin des mains, et nous ne connaîtrons pas la joie d'être lavés par Jésus.

"Alors, Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête!" ... Le brave Pierre! le cœur y est, cette fois encore; mais il n'a pas compris que Jésus, à partir du moment où nous le laissons faire, n'a besoin ni de temps, ni d'espace, ni de surface, et que son amour est là, offert tout entier dans l'instant, tout entier serviteur, tout entier sauveur.

 Mais pour entrer à fond dans la pensée de Jésus au soir de ce Jeudi Saint, le plus sûr est encore de l'écou­ter commenter son geste: "Comprenez-vous ce que j'ai fait pour vous? Vous m'appelez le Maître et le Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Dès lors, si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres".

Non seulement, donc, il faut se laisser faire par Jésus, mais il faut faire ce qu'il a fait: "C'est un exemple que je vous ai donné: ce que j'ai fait pour vous, faites-le vous aussi ". Notre imitation du Christ va donc jouer à plein, et la destinée du Serviteur va devenir la nôtre. Tout ce qui est à lui est à nous, et nous avons à revivre tout son mystrère de mort et de vie, de mort pour la vie, de service pour la gloire, celle de Dieu et la nôtre.

 Le lavement des pieds est pour Jésus à la fois et indissolublement un geste d'humilité et un geste d'amour, et l'Évangile de Jean décrit cet ultime service et cet abaissement de Jésus comme un premier pas dans l'extrême de l'amour: "Il les aima jusqu'au bout".

Quand l'amour est vrai, il se fait humble, et quand l'amour est vraiment humble, il s'épanouit en service. C'est tout cela à la fois que Jésus a voulu nous faire comprendre par son geste prophétique du lavement des pieds. Et ce geste, nous le recevons comme faisant partie du testament spirituel de Jésus, car Jésus lui-même l'a voulu comme un condensé de son message.

Il savait que son heure était venue, cette Heure dont il avait parlé si souvent: l'heure de son passage glorifiant à travers la souffrance et la mort, l'heure de son exaltation à la droite de Dieu.

Il savait - Jean y insiste - que sa mission terrestre touchait à sa fin. Sorti de Dieu, il s'en allait vers Dieu, et, parvenu à l'extrémité de son cheminement, il a voulu pousser à l'extrême son amour, son humilité, sa volonté de servir. L'un de ses derniers gestes d'homme libre a été un geste d'esclave: il a fait librement ce qu'un homme libre ne devait pas faire sous peine de déchoir, pour nous prouver que l'on ne déchoit jamais lorsqu'on se fait serviteur par amour. Selon Jésus, le service n'est jamais servitude, et l'humilité élève l'homme quand elle est signe d'amour.

Il savait que le Père avait remis toutes choses en ses mains, que le salut du monde passait par sa parole et ses actes. "Vous m'appelez le Maître et le Seigneur, et vous dites bien, car je le suis", souligne Jésus, et c'est en pleine conscience de sa seigneurie qu'il s'approche des siens avec le linge et le bassin.

Il s'approche de tous; il s'approche de Pierre et de Juda. Mais Judas se tait, et c'est Pierre qui parle. Sa révolte est un peu la nôtre. Il accepte le message de Jésus, il compte sincèrement sur son amitié, mais il n'admet pas que l'amour se fasse humble et que le Seigneur se veuille serviteur de tous. Il refuse d'être purifié à ce prix-là. Car pour Pierre, c'est le monde renversé: si le Messie s'abaisse devant les hommes, jusqu'où ira-t-on?

Oui, jusqu'où faudra-t-il aller à la suite du Christ? C'est cela, finalement, qui est en cause dans le refus de Pierre. Il devine trop bien ce que Jésus va déclarer solennellement aussitôt: "C'est un exemple que je vous ai donné, afin que vous aussi, vous fassiez de même". Pierre pressent que le serviteur ne sera pas plus grand que son maître, et si le Maître de Pierre se fait lui-même serviteur, jusqu'où Pierre devra-t-il aller dans son attitude de service?

 À la suite du Christ, et tout spécialement dans la vie consacrée, il n'y aura jamais d'humilité qui ne soit un langage de l'amour, ni non plus d'amour authentique qui ne trouve les mots et les attitudes de l'humilité et du service. À l'école de Jésus, c'est par amour que l'on saisit le linge et le bassin; c'est l'amour qui assume le service, mê­me le plus humble. Peu importe, dès lors, que l'obéissance au Père et le service de nos frères nous mettent en pleine lumière ou nous laissent dans l'ombre. D'ailleurs l'heure vient, dans l'Église, et déjà elle est là, où l'une des épreuves les plus lourdes sera d'être ou de rester en position de responsable.

 Frères et sœurs, l'amour du Christ pour nous et son humilité de Serviteur du Père l'ont conduit jusqu'à la mort, la mort sur une croix, et l'Eucharistie que Jésus a laissée à son Église, ce mémorial de son corps livré et de son sang versé, atteste pour nous tous les jours le réalisme de son obéissance. Que la Cène du Seigneur soit pour nous également le mémorial de sa victoire et le signe de sa présence parmi nous, avec nous et pour nous.

En accueillant, dans le pauvre espace de notre cœur, toute l'espérance du monde, approchons-nous avec confiance de Celui qui est passé de ce monde au Père. Puisque déjà il nous a lavés, qu'il nous donne à tous, à tous ensemble, d'avoir part avec lui.



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


C’est l’heure de la dernière Cène.


Au soir d’une vie humaine, Jésus et les apôtres sont réunis dans la chambre haute pour célébrer la Pâque juive, le mémorial de la sortie d’Égypte : « Tu te souviendras que tu as été esclave en Égypte et que le seigneur, ton Dieu, t’en a fait sortir d’une main forte, d’un bras étendu… » (Dt 5,15). L’événement historique devient une réalité qui s’actualise sans cesse au cours de l’histoire. C’est pour cette raison que la Pâque est le repas que l’on prend debout, en tenue de voyage, pour gagner le pays où l’on vivra libre.

« Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout » (Jn 13,1). C’est ainsi que commence l’extrait de l’évangile de Jean qui vient d’être proclamé. Celui qui est devenu semblable aux hommes a pris la condition du serviteur pour prouver son amour indéfectible. Et il les aima jusqu’au bout, malgré « l'inquiétude des disciples, leur peur, leur incertitude, l'heure des magouilles, des petites trahisons, des dénonciations, comme le rappelait Mgr Albert Rouet. Avez-vous pensé un instant que ce Christ qui se met à genoux devant ses douze apôtres sait très bien ce qu’il en est de chacun. Il sait que Judas l’a déjà vendu. Il lui lave les pieds. Il sait que les autres vont le renier, à commencer par Pierre, ils vont fuir et l’abandonner. Seul Jean sera au pied de la croix, impuissant. Il leur lave les pieds. Ce qui compte à cet instant, c’est que le Christ aille au creux de chacun, là où sont les péchés, les trahisons, les infidélités, les fautes, là où nous mourons à notre liberté, là où nous mourons à nous-mêmes. Il plonge encore plus profondément dans cet espace d’espérance. »

Le Christ, qui au jour du baptême reçu de Jean, reçoit l’Esprit Saint, confirmé à la transfiguration, et que certains appellent « Maître » et « Seigneur », manifeste une très grande liberté, malgré l’incompréhension de ses contemporains. Son attitude n’est pas figée, pétrifiée dans des lois votées par un quelconque parlement. Il signifie l’humanité en prenant la place du serviteur pour conférer en quelque sorte à ses disciples un « baptême de renaissance ». Il verse l’eau… mais pas sur la tête ou les mains comme le souhaiterait l’apôtre Pierre, mais sur les pieds. Un baptême de la tête aux pieds ! Pourquoi leur lave-t-il les pieds ?

« Ce que le Christ attend de ses apôtres, par conséquent de leurs successeurs, est qu’ils soient des hommes et des femmes de la Parole, poursuit Mgr Rouet. Qu’ils portent une Parole qui les porte, plus grande qu’eux-mêmes, plus grande que nous. Laver les pieds, c’est considérer que ces gens-là, même Judas, sont capables dans leur faiblesse de porter la Parole. Ayant fait l’expérience mortifère, crucifiante de leur impuissance, et celle de se relever au matin de Pâques, à la voix des femmes, comme capables de porter une Parole qui les a reconnus au plus creux de leur détresse » (Mgr Albert Rouet).

Et si cette histoire était la nôtre ? N’avons-nous pas été baptisés pour la plupart ? Ne sommes-nous pas des marcheurs de Dieu à la suite du Christ sur les chemins de notre humanité, sur les chemins d’humanité ? Certains sont peut-être davantage chercheurs de Dieu… qu’importe. Nous ne valons pas beaucoup plus que les disciples qui fréquentaient Jésus. Petites et grandes trahisons, petites ou grandes lâchetés, jalousies, mesquineries ou rancœurs… mais aussi capables d’amour, de joie, de partage, d’amitié.

Comme l’affirme encore par ailleurs l’ancien archevêque de Poitiers, ce qui nous est demandé « ce n’est pas d’abord une attitude de sacré, sauf envers la seule réalité qui soit sacrée sur cette terre, le visage de l’homme. Donc le vrai problème pour notre Eglise, est qu’elle n’aura aucune autre identité évangélique que le service qu’elle rendra humblement, quotidiennement, aux autres. La seule justification de croire, est la vie que nous sommes capables de donner. La seule raison d’être chrétien, est de servir par amour les autres jusqu’au point de donner sa vie, goutte à goutte, pas à pas, jour après jour. C’est la seule exigence que le Christ nous laisse. » N’est-ce pas ce que vos frères de Tibirihne ont vécu – et remarquablement rendu par le film de Xavier Beauvois « Des hommes et des dieux » particulièrement dans la scène où frère Luc apporte deux bouteilles de vin pour l’ultime partage… – signifiant une fraternité en la commune humanité au-delà des différences qui séparent ? « Retrouvons ce qui nous unit, savourons ce qui nous distingue, évitons ce qui nous sépare » disait Boutros Boutros Ghali, ancien secrétaire général des Nations-Unies, en 2002.

Mais le geste du Christ, ne serait qu’un geste parmi d’autres, s’il n’était pas posé au cours d’un repas. Et quel repas ! Le pain rompu et le vin partagé ne symbolisent-ils pas le corps brisé et le sang versé pour la multitude, cette vie offerte pour tous ? Mais là encore, et aujourd’hui encore, la part humaine est essentielle. Sans l’agriculteur, sans le meunier, sans le boulanger, sans le vigneron, sans le maître de chais, sans les transporteurs, les commerçants et les consommateurs, sans quelques banquiers et même les collecteurs d’impôts, autrement dit sans les parties prenantes d’une chaine économique, sans le travail des hommes et des femmes, il n’y aurait ni pain, ni vin. Nous participons ainsi à ce qui est transmis de génération en génération. Nous transmettons à notre tour ce que nous avons reçu. Porteurs d’une parole, elle se donne à voir dans le partage fraternel du pain et du vin. Voilà ce que Dieu veut. Il n’est pas un Dieu qui se garde, mais un Dieu qui se donne… et nous sommes invités à notre tour à ne pas nous garder, nous retenir, mais nous donner… Ainsi par notre vie, personnelle, familiale, sociale, professionnelle, communautaire, nous donnons à voir de cette Vie de Dieu qui est pour tous. Nous donnons à voir, nous révélons, que quelque chose de la liberté de Dieu qui se donne, s’accomplit, grandit au cœur même de l’humanité.


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Et cela nous dépasse, dépasse nos petites communautés chrétiennes, ou même les différentes Églises chrétiennes dans leur ensemble. Cela transcende nos différences et nos divisions. C’est cela que voulaient signifier les responsables des Églises chrétiennes d’Europe (1), il y a 10 ans, à Strasbourg le 22 avril 2001, en signant le jour de Pâques la Charte œcuménique européenne, décrivant des lignes directrices pour un travail œcuménique en Europe, approfondissant la communion avec le judaïsme (n°10), cultivant les relations avec l’Islam (n°11), rencontrant d’autres religions et idéologies (n°12). Les signataires écrivaient en préambule : « De nombreuses formes de collaboration œcuménique ont déjà fait leurs preuves. En fidélité à la prière du Christ : "Que tous soient un…" (Jn, 17, 21), nous ne devons […] pas en rester à la situation actuelle. Mais, ayant conscience de nos fautes et en étant prêts à nous convertir, nous devons nous efforcer de vaincre les divisions qui existent encore entre nous, pour annoncer ensemble, de manière crédible, la Bonne Nouvelle de l’Évangile parmi les peuples. Dans l’écoute commune de la Parole de Dieu dans l’Écriture Sainte et appelés à confesser notre foi commune, comme à agir ensemble, en conformité avec la vérité que nous avons reconnue, nous voulons témoigner de l’amour et de l’espérance pour tous et pour toutes. Sur notre continent européen, de l’Atlantique à l’Oural, du Cap Nord à la Méditerranée, marqué plus que jamais par une pluralité culturelle, nous voulons, avec l’Évangile, nous engager pour la dignité de la personne humaine comme image de Dieu, et, comme Églises, contribuer à la réconciliation des peuples et des cultures » [fin de citation].

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Le Christ a lavé les pieds de ses disciples. Le Christ a partagé avec eux le pain et le vin. Nous avons été baptisés dans l’eau du même baptême du Christ. Dans un instant reposera en nos mains le corps du Christ. Il nous donne son amour. Il nous donne sa gloire. Il nous donne tout ce qu’il est, pour qu’à notre tour, habité par l’Esprit de notre baptême, nous donnions tout ce que nous sommes, manifestant ainsi la liberté des enfants de Dieu.


Père Marc Feix, Université de Strasbourg
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Autre commentaire de ce jour.


Si Moi, Le Seigneur et Le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi
vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.


Aujourd'hui nous commémorons le premier Jeudi-Saint de l'histoire, quand Jésus-Christ se réunit avec ses disciples pour célébrer la Pâque.
Il inaugure alors la nouvelle Pâque de la nouvelle Alliance, où Il se livre en Sacrifice pour notre Salut.

À la Sainte Cène, en même temps que l'Eucharistie, le Christ a institué le Sacerdoce Ministériel.
Par son intermédiaire, le Sacrement de l'Eucharistie pourra se perpétuer. La préface de la Messe Chrismale nous en révèle le sens: «Tu choisis quelques frères pour les faire participer au Ministère de son Sacerdoce; pour qu'en son nom ils offrent le Sacrifice Rédempteur, qu'ils nourrissent ton peuple de la Parole et qu'ils les fassent vivre de tes Sacrements».

Et ce Jeudi même, Jésus nous donne le commandement de l'Amour: «Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres» (Jn 13,34).
L'amour était jadis fondé sur la récompense attendue en échange, ou sur l'accomplissement d'une norme imposée au préalable.
Maintenant, l'Amour Chrétien est fondé sur Le Christ. Il nous aime jusqu'à donner sa Vie: telle doit être la mesure de l'Amour du disciple pour le Maître et tel doit être aussi le signe, la caractéristique de la reconnaissance Chrétienne.

Mais l'homme n'est pas capable d'aimer ainsi. Il ne s'agit pas simplement du fruit de son effort, mais d'un don de Dieu.
Heureusement, Dieu est Amour et —en même temps— source d'Amour, qui nous est livrée avec le Pain Eucharistique.

Enfin, aujourd'hui nous contemplons le lavement des pieds. Jésus prit l'attitude du serviteur et lava les pieds des Apôtres, en leur recommandant de le faire les uns aux autres (cf. Jn 13,14). Dans ce geste du Maître, Il y a quelque chose en plus qu'une leçon d'humilité. C'est comme l'anticipation, comme le symbole de la Passion, de l'humiliation totale que Jésus doit souffrir pour le Salut de tous les hommes.

Le théologien Romano Guardini dit que «l'attitude du petit qui se prosterne devant le grand, n'est pas exactement humilité. C'est, tout simplement, la vérité. Qui est vraiment humble est le grand qui s'humilie devant le petit».
C'est pour ça que Jésus-Christ est vraiment humble. Devant ce Christ humble les schémas traditionnels sont brisés.
Jésus-Christ renverse les valeurs purement humaines et nous invite à le suivre pour construire un monde nouveau et différent, fondé sur le service.



Monseigneur. Josep Àngel SAIZ i Meneses,
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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

   « Si grande est l’utilité de l’humilité humaine que la majesté divine l’a recommandée par son exemple, car l’homme orgueilleux périrait à jamais si le Dieu humble ne le trouvait pas » (saint Augustin)

   « Vivre implique de se salir les pieds sur les chemins poussiéreux de la vie, de l’histoire. Nous avons tous besoin d’être purifiés, d’être lavés » (François)

   « Le Seigneur, ayant aimé les siens, les aima jusqu’à la fin. Sachant que l’heure était venue de partir de ce monde pour retourner à son Père, au cours d’un repas, il leur lava les pieds et leur donna le commandement de l’amour. Pour leur laisser un gage de cet amour, pour ne jamais s’éloigner des siens et pour les rendre participants de sa Pâque, il institua l’Eucharistie comme mémorial de sa mort et de sa résurrection, et il ordonna à ses apôtres de le célébrer jusqu’à son retour, " les établissant alors prêtres du Nouveau Testament " » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.337)










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Quand je dis Dieu c'est un poème, c'est une étoile dans ma vie,
du feu qui coule dans mes veines, un grand soleil pour aujourd'hui !


Je T'aime Dieu ma Force, mon Bonheur et mon Unique Espérance !

Sub tuam misericordiam confugimus, Dei Genitrix !





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Message par Lumen Ven 29 Mar 2024 - 12:50

Bonjour à vous tous, amis qui aimez la Parole de Vie, goûtez et voyez
comme est bon le seigneur !
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Eucharistie du Vendredi 29 Mars 2024  
Vendredi-Saint : Célébration de la Passion du Seigneur.

Sainte Gladys, Veuve, Ermite au pays
de Galles (Ve siècle)
Saint Berthold, soldat puis Fondateur de la première
Communauté érémitique du Mont Carmel en Palestine.
Il devient le premier Prieur général de l'Ordre. (+ 1188).


NOMINIS : Saints, Saintes et Fêtes du Jour
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(h tt p s : // nominis . cef . fr)




Textes de la messe du jour

Livre d'Isaïe 52, 13-15.53,1-12… Psaume 31(30), 2a.2b.6.12.13-14.15-16.17.25… Lettre aux Hébreux 4, 14-16.5,7-9… Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 18, 1-40.19, 1-42.:


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Commentaire de ce jour.


Es-tu le roi des Juifs


« Es-tu le roi des Juifs ? », demande Pilate ; et Jésus, dans un premier temps, questionne à son tour pour clarifier les intentions du gouverneur : « Dis-tu cela à la romaine, ou reprends-tu des accusations que les Juifs ont portée contre moi ? » Et l’on devine le raisonnement de Jésus : « si tu parles à la romaine, tu vises une royauté purement politique ; sache cependant que, dans la bouche des Juifs qui m’accusent, le mot roi peut renvoyer à une royauté d’un autre type. »

Pilate, visiblement, s’en tient au sens romain des termes : « Est-ce que je suis Juif, moi ? » ; et dès lors Jésus lui répond sur le fond des choses : « Ma royauté n’est pas de ce monde ». Pilate peut donc se rassurer : si Jésus briguait la royauté comme les souverains de la terre, il s’appuierait sur une force armée, revendiquerait un territoire particulier et devrait composer avec d’autres royaumes ainsi qu’avec Rome, omniprésente dans la région ; mais en réa­lité le pouvoir de Jésus sur les hommes ne fait pas nombre avec les monarchies d’ici-bas, et là où Pilate continue à parler de royauté, Jésus parle désormais uniquement de témoignage : « Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité ».

La vérité, c’est ce que Dieu est et ce qu’il fait pour les hommes ; c’est aussi ce que l’homme est et doit faire pour Dieu. Au fond, le contenu de la vérité, c’est la réalité de l’Alliance.

Aux yeux de Jésus, la base de son pouvoir, c’est uniquement la force rayonnante de cette vérité. Jésus n’a pas de sujets : il n’a que des disciples ; il ne contraint personne et ne veut que des volontaires ; mais son offre de la vé­rité engage l’homme bien plus intensément que l’autorité des rois. Un souverain, en effet, se contente d’obtenir un comportement extérieur et se soucie fort peu de régner sur les cœurs, tandis que la vérité dont Jésus est porteur prend tout l’homme : intelligence, cœur et volonté ; elle fait appel à sa liberté et rejoint son besoin de trouver un sens à la vie. La vérité venue de Dieu apporte une lumière sur l’homme et sur le monde, elle propose une route de fidélité et appelle chacun à une obéissance spontanée et filiale.

De cette vérité, de ce propos d’Alliance né dans le cœur de Dieu, Jésus se dit le « témoin » ; c’est ainsi qu’il comprend son passage parmi nous sur la terre, c’est ainsi qu’il résume sa mission. Et de fait Jésus se présente à nous comme témoin de bien des manières.

Tout d’abord il témoigne de ce qu’il a vu et entendu auprès du Père. « Personne n’a jamais vu Dieu, mais lui, le Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l’a fait connaître » (Jn 1, 18), comme un voyageur qui raconte. De plus il est habité lui-même par le message qu’il apporte aux hommes, au point qu’il s’identifie expressément à la vérité : « Je suis, le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). Ensuite il ne cesse de proclamer l’irruption du Règne de Dieu, et de nous garantir cette vérité par toutes les œuvres qu’il accomplit de la part de son Père. Enfin il va jusqu’à donner sa vie pour authentifier son message.

Jésus ne règne donc que par la vérité. « Pauvre royaume », devait penser Pilate, comme le pensent encore bien des Pilate de par le monde. En réalité la vérité de Jésus, qui pénètre et commande la vie de tous ses disciples, lui assure une royauté déjà universelle, qui traversera tous les temps jusqu’au jour de sa venue en gloire.

Quant à nous, frères et sœurs, qui recevons le témoignage de Jésus, d’une part nous entrons dans son règne de vérité, nous laissons le Christ régner en nous par sa vérité, et d’autre part nous sommes envoyés par son Esprit pour témoigner à notre tour et réaliser ce que saint Paul appelait « la course de la parole ». Configurés par l’Esprit Saint au Christ témoin, là où Dieu nous a plantés, nous expérimentons la puissance de l’Évangile « com­me force de salut pour tous les hommes » qui « sont de la vérité », c’est-à-dire qui se laissent attirer par le message de Jésus, et en même temps nous butons sur nos limites de témoins et sur le scepticisme de Pilate, qui fait dire à tant d’hommes et de femmes désabusés : « Qu’est-ce que la vérité ? »

C’est le moment alors de nous rappeler le prix immense que Jésus a payé pour aller jusqu’au bout de son témoignage, et de redire comme Paul exhortant Timothée :

« La parole de Dieu n’est pas enchaînée ! C’est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle. Elle est digne de confiance, cette parole : Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous souffrons avec lui, avec lui nous régnerons » (2 Tm 3, 9-11).



Frère Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (Carmel).
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Autre commentaire de ce jour.


« La tunique était sans couture »


« Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d'une pièce à partir du haut ; ils se dirent donc entre eux : 'Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura' : afin que l'Ecriture fût accomplie : Ils se sont partagés mes habits, et mon vêtement, ils l'ont tiré au sort ». (Jn 19, 23-24).

On s'est toujours demandé ce que l'évangéliste Jean a voulu dire en donnant une telle importance à ce détail de la Passion. Une explication, relativement récente, est que la tunique rappelle les ornements sacerdotaux du grand prêtre et que Jean a donc voulu affirmer que Jésus n'est pas mort seulement comme roi mais aussi comme prêtre. Cependant, la Bible ne dit pas que la tunique du grand prêtre devait être sans couture (cf. Ex 28, 4 ; Lv 16, 4). Pour cette raison, la plupart des exégètes préfèrent s'en tenir à l'explication traditionnelle selon laquelle la tunique sans couture symbolise l'unité de l'Eglise (1).

Quelle que soit l'explication que l'on donne au texte, une chose est sûre : l'unité des disciples est, pour Jean, l'objectif pour lequel le Christ meurt : « Jésus allait mourir pour la nation, et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 51-52). Lors de la dernière cène, il avait dit lui-même : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m'as envoyé » (Jn 17, 20-21).

La bonne nouvelle que nous devons proclamer le vendredi saint est que l'unité, avant d'être un objectif à atteindre, est un don à accueillir. Le fait que la tunique soit tissée « de haut en bas », explique saint Cyprien, signifie que « l'unité apportée par le Christ vient d'en haut, du Père céleste, et qu'elle ne peut par conséquent être divisée par celui qui la reçoit, mais doit être accueillie intégralement » (2).

Les soldats ont divisé en quatre « la veste », ou « le manteau » (ta imatia), c'est-à-dire le vêtement extérieur de Jésus, mais pas la tunique, le chiton, qui était le vêtement qu'il portait près du corps. Ceci est également symbolique. Nous les hommes, pouvons diviser l'Eglise dans ce qu'elle a d'humain et de visible, mais pas son unité profonde qui s'identifie avec l'Esprit Saint. La tunique du Christ n'a pas été et ne pourra jamais être divisée. Elle est, elle aussi, sans couture. C'est la foi que nous professons dans le Credo : « Je crois en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique ».

* * *

Mais si l'unité doit servir de signe « pour que le monde croie », celle-ci doit également être une unité visible, communautaire. C'est cette unité que nous avons perdue et que nous devons retrouver. Elle est bien plus que des relations de bon voisinage ; c'est l'unité mystique intérieure elle-même - « un Corps, un Esprit, comme il n'y a qu'une espérance... un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; un seul Dieu et Père de tous » (Ep 4, 4-6) - dans la mesure où cette unité objective est accueillie, vécue et manifestée concrètement par les croyants.

« Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël ? » demandèrent les apôtres à Jésus après Pâques. Aujourd'hui, nous posons souvent cette même question à Dieu : est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer l'unité visible de ton Eglise ? La réponse est aussi la même qu'à l'époque : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité. Mais vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous » (Ac 1, 6-8).

Le Saint-Père l'a rappelé dans l'homélie qu'il a prononcée le 25 janvier dernier, dans la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, au terme de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens : « L'unité avec Dieu et avec nos frères et soeurs, disait-il, est un don qui vient d'en Haut, qui naît de la communion d'amour entre le Père, le Fils et l'Esprit Saint et qui en elle croît et se perfectionne. Il n'est pas en notre pouvoir de décider quand ou comment cette unité se réalisera pleinement. Seul Dieu pourra le faire ! Comme saint Paul, nous replaçons nous aussi notre espérance et notre confiance dans la grâce de Dieu qui est avec nous ».

Aujourd'hui encore, si nous nous laissons guider, c'est l'Esprit Saint qui nous conduira à l'unité. Comment l'Esprit Saint a-t-il fait pour réaliser la première unité fondamentale de l'Eglise, l'unité entre les juifs et les païens ? Il est descendu sur Corneille et sa maison, comme il était descendu sur les apôtres à la Pentecôte. Si bien que Pierre ne pouvait que conclure : « Si donc Dieu leur a accordé le même don qu'à nous, pour avoir cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour faire obstacle à Dieu ? » (Ac 11, 17).

Au cours du siècle dernier, nous avons vu se renouveler sous nos yeux ce même prodige, à une échelle mondiale. Dieu a répandu son Esprit Saint, de façon nouvelle et inattendue, sur des millions de croyants, appartenant à presque toutes les dénominations chrétiennes et, afin qu'il n'y ait pas de doute sur ses intentions, il l'a répandu avec les mêmes manifestations. N'est-ce pas là un signe que l'Esprit nous pousse à nous reconnaître les uns les autres comme des disciples du Christ et à tendre ensemble vers l'unité ?

Il est vrai que cette unité spirituelle et charismatique, à elle seule, ne suffit pas. Nous le voyons déjà dans les débuts de l'Eglise. L'unité entre les juifs et les païens est à peine réalisée que déjà apparaît la menace de schisme. Une « longue discussion » eut lieu au cours du fameux concile de Jérusalem, et l'accord auquel le concile était parvenu fut annoncé aux Eglises avec la formule : « L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé ... » (Ac 15, 28). L'Esprit Saint oeuvre donc également à travers une autre voie, qui est celle de la confrontation patiente, du dialogue et même du compromis entre les parties, lorsque l'essentiel de la foi n'est pas en jeu. Il oeuvre à travers les « structures » humaines et les « ministères » fondés par Jésus, surtout le ministère apostolique et pétrinien. C'est ce que l'on appelle aujourd'hui l'oecuménisme doctrinal et institutionnel.

* * *

L'expérience nous montre cependant que même cet oecuménisme doctrinal, ou au sommet, n'est pas suffisant et ne progresse pas, s'il n'est pas accompagné d'un oecuménisme spirituel, de base. Les plus grands promoteurs de l'oecuménisme institutionnel nous le répètent avec une insistance toujours plus grande. à l'occasion du centenaire de l'institution de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens (1908-2008), méditons sur cet oecuménisme spirituel au pied de la croix : en quoi consiste-t-il et comment pouvons-nous progresser dans ce domaine ?

L'oecuménisme spirituel naît du repentir et du pardon et se nourrit de la prière. En 1977, j'ai participé à un congrès oecuménique charismatique à Kansas City, dans le Missouri. Il y avait 40.000 participants, près de la moitié catholiques (dont le cardinal Suenens) et le reste d'autres dénominations chrétiennes. Un soir, l'un des animateurs au micro a commencé à parler d'une façon qui était étrange pour moi, à l'époque : « Vous prêtres et pasteurs, pleurez et gémissez parce que le corps de mon Fils est brisé... Vous laïcs, hommes et femmes, pleurez et gémissez parce que le corps de mon Fils est brisé ».

Les personnes qui étaient autour de moi commencèrent à tomber à genou, les unes après les autres, et plusieurs pleuraient, saisies de repentir pour les divisions dans le corps du Christ. Une énorme banderole installée dans le stade portait l'inscription suivante : « Jesus is Lord , Jésus est Seigneur ». J'étais là, en observateur encore très critique et détaché, mais je me souviens avoir pensé : « Si un jour tous les croyants sont réunis en une seule Eglise, ce sera ainsi : lorsque nous serons tous à genou, le coeur contrit et humilié, sous la grande seigneurie du Christ ».

Si l'unité des disciples doit être un reflet de l'unité entre le Père et le Fils, celle-ci doit être avant tout une unité d'amour, car telle est l'unité qui règne dans la Trinité. L'Ecriture nous exhorte à « faire la vérité dans la charité » (veritatem facientes in caritate) (cf. Ep 4, 15). « On n'entre dans la vérité qu'à travers la charité », écrit saint Augustin: non intratur in veritatem nisi per caritatem (3).

Ce qui est extraordinaire, c'est que ce chemin vers l'unité basé sur l'amour est déjà, maintenant, grand ouvert devant nous. Nous ne pouvons pas « brûler les étapes » sur le plan doctrinal car les différences existent et doivent être affrontées patiemment dans les sièges appropriés. Nous pouvons en revanche dès à présent, brûler les étapes dans le domaine de la charité et être unis. Le signe véritable et sûr de la venue de l'Esprit n'est pas, écrit saint Augustin, le fait de parler en langues, mais l'amour pour l'unité : « Sachez que vous avez l'Esprit Saint quand vous permettez que votre coeur adhère à l'unité à travers une charité sincère » (4).

Repensons à l'hymne à la charité de saint Paul. Chacune de ses phrases acquiert une signification actuelle et nouvelle si on l'applique à l'amour entre les membres des diverses Eglises chrétiennes, dans les relations oecuméniques :

« La charité est longanime...

elle n'est pas envieuse...

ne cherche pas son intérêt (ou seulement l'intérêt de son Eglise).

ne tient pas compte du mal reçu [mais plutôt du mal fait aux autres !]

elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité [elle ne se réjouit pas des difficultés des autres Eglises, mais se réjouit de leurs succès].

Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Co 13, 4 ss.)

Cette semaine, nous avons accompagné à sa demeure éternelle une femme - Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari. Elle a été une pionnière et un modèle de cet oecuménisme spirituel de l'amour. Par sa vie, elle nous a montré que la recherche de l'unité entre les chrétiens n'est pas une manière de se fermer au reste du monde ; elle est en revanche le premier pas et la condition pour un dialogue plus large avec les croyants d'autres religions et avec tous les hommes qui ont à coeur le destin de l'humanité et de la paix.

* * *

On dit que « s'aimer ce n'est pas se regarder l'un l'autre mais regarder ensemble dans la même direction ». Entre les croyants des différentes Eglises aussi, s'aimer signifie regarder ensemble dans la même direction qui est le Christ. « Il est notre paix » (Ep 2, 14). Regardons ce qui se passe avec les rayons d'une roue quand ils partent du centre vers l'extérieur : à mesure qu'ils s'éloignent du centre, ils s'éloignent aussi les uns des autres, et terminent à des points distants de la circonférence. Regardons en revanche ce qui se passe lorsqu'ils se dirigent de la circonférence vers le centre : plus ils s'approchent du centre, plus ils se rapprochent les uns des autres, jusqu'à ne former qu'un seul point. Dans la mesure où nous irons ensemble vers le Christ, nous nous rapprocherons les uns des autres, jusqu'à être vraiment, comme il l'a demandé, « une seule chose avec lui et avec le Père ».

* * *

La seule chose qui pourra réunir les chrétiens divisés est la diffusion d'une nouvelle vague d'amour pour le Christ parmi eux. C'est ce qui est en train de se produire à travers l'action de l'Esprit Saint et qui nous remplit d'émerveillement et d'espérance. « L'amour du Christ nous presse, à la pensée que... un seul est mort pour tous » (cf. 2 Co 5, 14). Un frère d'une autre Eglise - et même tout être humain - est quelqu'un « pour qui le Christ est mort » (Rm 14, 15), comme il est mort pour moi.

* * *

Une raison doit surtout nous pousser sur ce chemin. L'enjeu du début du troisième millénaire n'est plus le même qu'au début du deuxième millénaire, lorsque se produisit la séparation entre l'orient et l'occident, et il n'est pas non plus le même qu'au milieu de ce même millénaire quand eut lieu la séparation entre catholiques et protestants. Pouvons-nous dire que la manière exacte de procéder de l'Esprit Saint du Père, ou la façon dont se produit la justification du pécheur sont les questions qui passionnent les hommes d'aujourd'hui et dont dépendent la survie ou non de la foi chrétienne ? Le monde a évolué et nous sommes restés rivés à des problèmes et des formules dont le monde ne connaît même plus la signification.

Dans les batailles médiévales, il y avait un moment où, après avoir dépassé les fantassins, les archers, la cavalerie et tout le reste, la mêlée se concentrait autour du roi. C'est là que se décidait le résultat final de la bataille. Pour nous aussi, aujourd'hui, la bataille est autour du roi. Il existe des édifices ou des structures métalliques faits de telle manière que si l'on touche un point névralgique ou si on enlève une pierre bien précise, tout s'écroule. Dans l'édifice de la foi chrétienne, cette pierre angulaire est la divinité du Christ. Si on l'enlève, tout s'effrite et, avant tout, la foi dans la Trinité.

Cela nous montre qu'il y a deux oecuménismes possibles : un oecuménisme de la foi et un oecuménisme de l'incrédulité ; un qui réunit tous ceux qui croient que Jésus est le Fils de Dieu, que Dieu est Père, Fils, et Esprit Saint, et que le Christ est mort pour sauver tous les hommes, et un qui réunit tous ceux qui, par respect pour le symbole de Nicée, continuent à proclamer ces formules, mais en les vidant de leur véritable contenu. Un oecuménisme dans lequel, à la limite, tous croient aux mêmes choses car personne ne croit plus à rien, au sens du mot « croire » du Nouveau Testament.

« Quel est le vainqueur du monde, écrivait saint Jean dans la première Lettre, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jn 5, 5). Si l'on se base sur ce critère, la distinction fondamentale entre les chrétiens n'est pas entre catholiques, orthodoxes et protestants, mais entre ceux qui croient que le Christ est le Fils de Dieu et ceux qui ne le croient pas.

* * *

« La deuxième année du roi Darius, le sixième mois, le premier jour du mois, la parole du Seigneur fut adressée par le ministère du prophète Aggée..., en ces termes : Ce peuple dit : 'Il n'est pas encore arrivé, le moment de rebâtir le Temple du Seigneur !' Est-ce donc pour vous le moment de rester dans vos maisons lambrissées, quand cette Maison-là est dévastée ? » (Ag 1, 1-4)

Ces paroles du prophète Agée nous sont adressées aujourd'hui. Est-ce le moment de continuer à nous préoccuper uniquement de ce qui concerne notre ordre religieux, notre mouvement, ou notre Eglise ? Ne serait-ce pas précisément la raison pour laquelle nous aussi « nous semons beaucoup, mais nous engrangeons peu » (cf. Ag 1, 6) ? Nous prêchons et nous nous activons de multiples manières, mais au lieu de se rapprocher du Christ, le monde s'en éloigne.

Le peuple d'Israël écouta le rappel du prophète ; ils cessèrent d'embellir chacun leur propre maison pour reconstruire ensemble le temple de Dieu. Dieu envoya alors à nouveau son prophète avec un message de consolation et d'encouragement qui est aussi pour nous : « Mais à présent, courage, Zorobabel ! oracle de Yahvé. Courage, Josué, fils de Yehoçadaq, grand prêtre ! Courage, tout le peuple du pays ! oracle de Yahvé. Au travail ! Car je suis avec vous - oracle de Yahvé Sabaot ! » (Ag 2, 4). Courage, vous tous qui avez à coeur la cause de l'unité des chrétiens et au travail, car je suis avec vous, dit le Seigneur !

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(1) Cf. R. E. Brown, The Death of the Messiah, vol. 2, Doubleday, New York 1994, pp. 955-958.

(2) S. Cyprien, De unitate Ecclesiae, 7 (CSEL 3, p. 215).

(3) S. Augustin, Contra Faustum, 32,18 (CCL 321, p. 779).

(4) S. Augustin, Discours 269,3-4 (PL38, 1236 s.).



Prédication du Vendredi Saint 2008 - par le P. Cantalamessa
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Autre commentaire de ce jour.


Passion de notre Seigneur Jésus Christ


Jésus sait qu’il va être livré, l’émotion est à son comble. Nous le voyons bien nous même dans notre quotidien, quand un évènement important nous arrive, notre cœur s’accélère et selon la gravité l’angoisse nous assaille. Jésus et les disciples sont réunis au jardin de Gethsémani, Judas connait l’endroit il y était venu souvent avec Jésus. Conduisant un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens, Judas venait pour se saisir de Jésus. Quand nous agissons mal, nous angoissons, nous ne sommes pas bien dans notre peau. Judas devait ressentir ce malaise lier à la trahison, mais il s&#